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Les patrons de PME insensibles aux initiatives du gouvernement

Source : La Tribune.fr - 22/02/2011 | 10:38 - 451 mots  | 
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Selon le baromètre mensuel La Tribune LCL Ipsos, 60% des dirigeants de petites et moyennes entreprises ne croient pas que l'emploi aidé puisse réduire le chômage. Le plan Export du gouvernement ne les incite pas plus à s'attaquer aux marchés internationaux.

Et si le gouvernement s'agitait pour rien ? À la lecture des réponses aux questions d'actualités posées aux dirigeants de PME par Ipsos dans le cadre du baromètre "La Tribune" - LCL, on peut légitimement se poser la question. En effet, 60 % d'entre eux ne croient pas à la solution des contrats aidés pour résoudre le problème du chômage. Ils ne sont que 32% à accueillir favorablement cette initiative. Le plan Export lancé par Pierre Lellouche, le secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, qui comprend notamment la création prochaine d'un guichet unique en région pour les entreprises exportatrices, n'est pas réellement incitatif puisque 70% des PME déclarent ne pas avoir l'intention de prendre le chemin de l'international cette année.

Le salut venu d'Allemagne ?

Pourtant, comme l'explique Yves Fradier, directeur de clientèle chez Ipsos, "le salut pourrait notamment venir de l'Allemagne qui a connu une croissance de + 3,6% en 2010, quand elle n'a été que de + 1,5% en France. Rappelons que 22.000 PME françaises exportent en Allemagne, quand 35.000 PME allemandes exportent en France". Selon les résultats du baromètre, la demande à l'export a nettement progressé en février, atteignant son plus haut niveau depuis juin 2007.

Cette conquête des marchés étrangers permettrait de stimuler une activité toujours trop peu dynamique en France, en témoigne la stabilité de ce baromètre en février à un niveau tout juste supérieur à sa moyenne de longue période. Certes, l'activité se redresse dans l'industrie et les services, comme en témoigne la nouvelle hausse constatée ce lundi de l'indice PMI réalisé par la société d'études Markit. Mais ce redressement de l'activité n'est pas assez puissant pour relancer l'emploi dans les PME. Interrogés par latribune.fr, près des trois quart des PME n'embaucheront pas au premier semestre.

Perspectives guère réjouissantes

Évidemment, dans ce contexte, l'investissement ne repartira pas non plus, en particulier dans l'industrie où 16% des entreprises comptent augmenter, moderniser ou renouveler leurs capacités de production. Sans être catastrophiques, les perpectives ne sont guères réjouissantes. Compte tenu de la baisse attendue de la consommation, provoquée notamment par l'arrêt de certaines mesures de soutien budgétaire comme la prime à la casse, Olivier Eluère chez LCL n'est pas d'un optimisme débordant.

"Une croissance auto-entretenue, avec reprise de l'emploi et des dépenses d'investissement, devrait se mettre en place, mais très progressivement. Après une croissance mitigée au quatrième trimestre, [+ 0,3 %], la progression du PIB est prévue à 0,5% au premier trimestre. La croissance annuelle devrait atteindre 1,5% en moyenne en 2011, soit le même rythme que celui enregistré en 2010", anticipe l'économiste. S'il est encore trop pour gloser sur l'objectif de croissance du gouvernement, qui s'élève à 2%, on peut tout de même dire que les choses sont mal engagées.

Fabien Piliu - 22/02/2011, 10:38  | 
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Commentaires sur l'article

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  • Miche a écrit le 24/02/2011 à 00:23 :

    • Je ne pense pas que les emplois aidés fassent véritablement reculer le chomage mais j'attire votre attention sur le fait que ces contrats permettent aux structures associatives de vivre 'le bénévolat a ses limites). Sans ses contrats, des liens sociaux vont encore s'écrouler dans nos villes et nos villages de France car les associations sportives, culturellles, économiques embauchent par ce biais. Cela permet aussi de sortir des jeunes de la spirale infernale du chômage et leur met un pied à l'étrier. Pour 2011, budget divisé par 2 pour ces contrats, et plus rien pour l'instant dans le Var, complètement suspendus. On attend la mise en forme des annonces présidentielles, puissent-elles être fondées et non pas des "effets-d'annonces".

  • sauros a écrit le 22/02/2011 à 19:30 :

    • Dans les années 80 la R§D en France a été arrêtée ,depuis nous en payons les conséquences. Allez dans un salon professionnel de la machine outil que ce soit pour les métaux ou le bois vous trouverez très peu de fabricant Français. C'est Allemand Italien,Autrichien.

      • Exact déclin a répondu le 22/02/2011 à 22:18 :

        • Vous avez raison Sauros. En haute savoie, il y avait 3 constructeurs de machines outils pour le décolletage. aujourd'hui, plus aucun, les seuls présents sont Allemands, Japonnais, Anglais, Italiens, bientôt Chinois. Dans la plasturgie, les constrcteurs français représentent des parts de marchés faibles, les dominants sont Allemands, Japonnais, Italiens ... Tous ces désastres industriels constatés ne sont pour grande partie la conséquence du comportement irresponsable d'Oseo/Anvar ... établissement parapublic faussoyeur de l'industrie française au profit des médicaments qui coutent si cher 2 fois, une 1ère fois pour la Ret D, une 2ème fois lors des remboursements de la Sécurité Sociale, et de bien d'autres déviances ...

  • pascual a écrit le 22/02/2011 à 14:00 :

    • On ne peut se fier a rien, cela bouge sans cesse; pourquoi voulez que l'on se projette dans le futur alors que les priorités auront changer demain, surtout dans un monde global ou parait-il le maitre mot est l'adaptation rapide et, il faut dèjà savoir si... cela en vaut la peine!? non?

  • un SEUL CREDO a écrit le 22/02/2011 à 13:50 :

    • La seule solution pour reconstituer un avenir INDUSTRIEL à la France : Donner aux porteurs de projets industriels la possibilité de capter l'épargne publique volontaire DIRECTEMENT, sans les filtres des banquiers voyous. Fermer OSEO qui n'est qu'un microcosme constitué de carriéristes ignorants, faux sachants, planqués et payés trop grassement sur le dos des français qui se lèvent tôt pour innovover.

  • Kipo a écrit le 22/02/2011 à 13:32 :

    • Quand est-ce que l'état voudra bien considérer les entrepreneurs comme des adultes ? Les plans x ou y de l'administration ne servent à rien (cf. le "plan calcul" de notre héros national - ce n'est que le plus bel exemple parmi bien d'autres plus récents). Ce qu'il faut, ce n'est pas soigner les symptômes (les PME sont frileuses, ne veulent pas grandir, n'exportent pas - je néglige les exceptions, arbres qui cachent la forêt). Ce qu'il faut soigner, c'est le mal : rigidité du marché du travail ; seuils absurdes d'effectifs qui compliquent la vie des entrepreneurs avec tel ou tel niveau d'emprise syndicale au fur et à mesure que se développe l'entreprise ; tolérances de grèves abusives et nullement imposées par l'esprit ni la lettre du préambule de la Constitution : grèves de la SNCF, qui n'est pas concernée, pour les retraites des autres etc ; tolérance de violences illégales qui, agriculteurs en tête, ont été installées et récompensées par M. Chirac, telles que piquets de grève, séquestrations, blocages d'accès, entraves à la circulation, immondices sur la voie publique, destructions d'ouvrages publics ou privés etc. Sur ces points aussi, il faudrait imiter l'Allemagne, dont le succès, sur lequel nous ayons longtemps fermé les yeux, n'est plus niable maintenant. Honte à nous : si nous avions été gouvernés par les Allemands (depuis 1948, attention !) au lieu de nos péroreurs, notre pays serait en bien meilleure forme et tout le monde s'en trouverait mieux. Au moins M. Sarkozy a-t-il le mérite de le re

      • boss a répondu le 22/02/2011 à 20:18 :

        • Donc si l'on résume votre analyse, "le désarroi" des patrons vient des grèves et de la rigidite de la legisltation du travail. Pour les grèves, mis à part celles liées à la fermeture d'entreprise si vous pouvez nous citer des salariés en grève pour des augmentations de salaires ces derniers mois faites parvenir la liste. Tout le monde sait que le chomage de masse est le meilleur rempart contre toute forme de revendication des salariés. Mais peut etre faudrait il supprimer le droit syndical, déja bien faible dans les boites ? Concernant la rigidité du travail, entre les cdd, l'interim, les stagiaires,l'annualisation il semble que le patronnat dispose d'un arsenal pour ajuster au mieux leur besoin en personnel Faudrait il copier le modèle chinois pour satisfaire le patronnat ? 5euros de l'heure et 60h pour tout le monde ? Les patrons n'échappent pas à ce mal francais qui consiste à ce plaindre constamment. Cela dit il reste une solution pour les patrons malheureux qui désire échapper à leur triste sort DEVENIR SALARIE...

      • Tonio Delavega a répondu le 23/02/2011 à 02:56 :

        • Bien dit :) "il reste une solution pour les patrons malheureux qui désirent échapper à leur triste sort DEVENIR SALARIE" ou PATRON DE SALARIES CHINOIS ... mais les Chinois n'ont pas besoin de patrons Français .... Bref on en revient au sujet du départ , si nous voulons nous en sortir il faut innover , nous ne serons plus jamais concurrentiels pour produire la même chose que les chinois..... Il doit bien y avoir moyen de sélectionner et d'aider les patrons créatifs ??

      • lachcor a répondu le 23/02/2011 à 13:18 :

        • Et oui innover pour proposer des produits créatifs et novateurs à des clients qui puissent l'acheter. Car vouloir le beurre (des ventes en hausse) et l'argent du beurre (des niveaux de salaires bas) cela ne marche pas surtout quand le seul objectif de nos grandes sociétés et de rémunérer les actionnaires (qui eux, ne se plaignent pas ...). Retrouvons nos entrepreneurs créatifs et foutons à la poubelle nos PDG financiers qui ne sont là que pour valoriser le cours de bourses et majorer les dividendes. Quand à cette litanie "Nous les pauvres patrons" je suis d'accord avec les 2 commentaires du dessus : Si cela est si dure qu'ils deviennent salariés à 1100 euros par mois dans une boite de 50 personnes (Car à les entendre c'est cela le bonheur...

  • cursus a écrit le 22/02/2011 à 12:40 :

    • Qu'ils passent leur bac + 5 d'abord, et qu'ils fassent quelques stages ou tiennent des jobs, en dehors de l'entreprise de papa ou de maman d'abord. Un vrai Bac+ 5 en fac ou dans une école d'ingénieur tenant la route, pas des sup de co à la noix y en a pas une de bonne.

      • Tirelire a répondu le 22/02/2011 à 15:45 :

        • Votre commentaire est "sublime"! Ras le bol des ces petits patrons sans aucune envergure (à de très rares exceptions : 1 sur 100.000) qui ont une mentalité d'assistés permanents, pleurent en permanence des zaides, s?imaginent qu?en baissant les salaires et les charges ils vendront les produits qui sont sortis de leur petit esprit et qui ne se vendent pas. Avec des charges ou pas de charges, sans ou avec un salaire à la chinoise, un produit de « merde français » reste un produit de « merde français» et ne se vend pas. Créer une entreprise devrait être autorisé après des examens très rigoureux et une période probatoire de 5 ans afin d?éliminer les dirigeants qui se révèleront totalement incompétents et coûteront beaucoup d?argent à l?Etat et la collectivité. Il est fascinant, dramatique et ridicule d?entendre les créateurs « dynamiques » d?entreprises se plaindre en permanence de la durée des formalités : si c?est le seul argument qui les empêche de créer, je leur conseille de stopper immédiatement leur projet. Il y a d?autre vraies difficultés dans la vie d?une entreprise : les produits, l?innovation, la recherche et le développement, le marketing, les langues étrangères? Se focaliser sur l?immatriculation, le Kbis etc révèle une mentalité d?assisté permanent ; stoppez tout!

      • entrepreneur a répondu le 22/02/2011 à 15:49 :

        • commentaire qui montre à qu'elle point l'image de l'entrepreneur est loin, très loin de notre réalité...Aucune formation de donne LA capacité à être chef d'entreprise (pas cadre dirigeant, salariat pour sup de co).

      • entrepreneur bis a répondu le 22/02/2011 à 17:38 :

        • C'est hallucinant, j'ai l'impression d'être dans la 4° dimension... le seul juge de paix pour un entrepreneur est la réalité, qui elle ne pardonne JAMAIS. Une société qui ne vend pas à cause des produits qu'elle essaye de fourguer est morte à brève échéance. La conséquence n'est pas pour la collectivité qui se nourrit sur notre dos, mais uniquement pour le chef d'entreprise sur son patrimoine et l'indemnité qu'il ne peut plus se verser., la collectivité (urssaf, impôt) susse le cadavre. L'abération de parler du kbis et de l'immatriculation, qq micro seconde dans la vie d'une entreprise, n'a aucun intérêt. Les aides sont des idées de politique et des administrations qui essayent de justifier de leurs malheureuses existences. La très grande majorité des entrepreneurs veulent qu'une chose, qu'on leurs foutent la paix. Avoir un environnement comme nos voisins, sans obligation kafkaïenne a chaque palier qui sort de nul part (10 salariés, 20 salariés, puis le top en Europe les 50 salariés qui pousse au 49,9 avec hantise de passer juste au dessus sans pouvoir aller TRES rapidement beaucoup plus haut (les entrepreneurs comprendront). Et le top du top, une formation avec (des fonctionnaires??) pour devenir entrepreneur, c'est être sous LSD et ne connaître strictement rien à ce choix de vie, car c'est avant tous ceci. De plus, c'est les pseudos élites à la française qui seront juge, ou encore mieux : des fonctionnaires!!! Autant faire un suicide collectif. Mais si on nous laisse vivre, sans avoir 3 réglementations (contradictoires, évidemment) à chaque fois que l'on fait un pas, on arrivera à continuer de faire des miracles : embaucher des salariés dans ce pays de fou, faire de l'innovation en étant sous capitalisé vue l'environnement fiscale, développer notre business malgré les banques, l'urssaf et les x couches de notre fantastique code du travail (je met au défi quiconque d'en connaître, aller, un tiers!!!!) Pour finir, un article parle des études d'économistes qui montre que quand l'état était dans l'incapacité d'emmerder les entrepreneurs (plus que nécessaire évidement), l'économie se porte à merveille (exemple de la Belgique sans gouvernement et des US dans les périodes d'immobilisme pour cause d'opposition entre congré et exécutif.

      • Tonio Delavega a répondu le 23/02/2011 à 03:12 :

        • Si il y a un effet de seuil qui explique pourquoi nous n'avons pas de PME assez fortes pour être présentes sur les marchés étrangers (l'export c'est le principale) , pourquoi n'avoir pas pu utiliser le MEDEF et les élus (de droite depuis 9 ans , ça aurait du aider ....) pour démontrer/expliquer cela et obtenir des ajustements nécessaires (vu qu'apparemment les règles du jeu changent tout le temps, c'est que le changement est possible ...). Bref depuis 9 and l'environnement était idyllique pour obtenir un résultat sensé, efficace ... non ? Non le gouvernement et le MEDEF ne s'intéressent qu'aux gros groupes et aux multi nationales ...

  • villeroy a écrit le 22/02/2011 à 12:36 :

    • L'assistanat, la subvention, que ce soit pour l'emploi, l'export,... sont des méthodes couteuses en temps et moyens pour le demandeur, qui doit passer des journées à réaliser ses dossiers, et pour l'administration qui les initie, distribue (et qui, en "vit" et justifie ainsi existence, effectifs, budgets de fonctionnement,...). Sur un budget public de x euros, à la sortie, seule une fraction de ces x euros sont ainsi rendus disponibles aux entreprises, pour l'action terrain. Donc, plus d'initiatives et moins de dirigisme archaïque svp.

  • jean a écrit le 22/02/2011 à 12:26 :

    • C'est potoyable ! Les "initiatives" du gouvernements sont des cerises !!! Or il n'y a plus de gateau ! Attachons à resoudre les problèmes essentiels ! La cout du travail, la durée du travail, la gestion des contrats des employés !! Tout cela c'est mettre la charue avant les boeufs !

  • Laurent a écrit le 22/02/2011 à 11:31 :

    • Il n'y a rien de fait envers les TPE/PME. On attendait de vraies réformes. La crise a été très dure et il n'y a pas eu d'aide de l'Etat pour amortir la chute. Beaucoup de TPE que je connais fermeront cette année ou l'année prochaine s'il n'y a pas une reprise forte.

      • henri a répondu le 22/02/2011 à 12:27 :

        • Idem pour moi ! En juin l'affaire sera pliée ! Et hop 8 chaumeurs de + ! Mais avec 2 millions on est plus à 1 ou 2 en près !

      • Tirelire a répondu le 22/02/2011 à 16:20 :

        • @ henri : commentaire hallucinant : parce que rien n'est fait pour les TPE/PME, la responsabilité de l'échec est "forcément" de "l'autre", mais JAMAIS CELLE DU CHEF D'ENTREPRISE! Étiez-vous fait pour diriger une entreprise, aviez-vous les compétences nécessaires pour diriger, pourquoi vos concurrents ont réussi dans le même secteur et pas vous, saviez-vous VENDRE, respectiez-vous ou méprisiez-vous LE CLIENT, aviez-vous aussi du respect pour vos collaborateurs, et vos produits, vos marchés, en un mot votre étude de marché l?aviez-vous faite etc etc?. Des tonnes de questions et des tonnes de remises en cause qu?il vous appartient désormais de faire pour analyser votre propre échec et avant de vous lancer dans la création d?entreprise qui, manifestement, semble dépasser vos compétences. Bien souvent, il vaut mieux abandonner un projet foireux et rester salarié plutôt que d'être un assisté permanent comme la quasi-majorité des chefs d'entreprises français!majorité des chefs d'entreprises français!

      • Halley a répondu le 22/02/2011 à 18:11 :

        • @Tirelire. Vous avez peut-être raison sur certains points... mais pour votre info "l'étude de marché" est un concept complètement « has been » qui est à l'origine d'un grand nombre d'échec d'entreprises en France. Cela fait bien longtemps que l'époque des prévisionnels et des études préalables est révolu ! Il n'y a plus que les conseillers de Pôle Emploi pour servir de telles salades. La réalité d'aujourd'hui c'est qu'avec ses petits moyens, un chef de TPE/PME n'a pas le temps de terminer son étude de marché, que le marché est déjà passé à autre chose ! Aujourd'hui, les idées s'essayent et fonctionnent... ou échouent. C'est pour cette raison qu'il faut un marché du travail extrêmement souple et non contraignant. Là où je vous rejoint, c'est qu'au delà de la législation du travail dont les patrons de PME ne sont pas responsables, ils ne doivent rien attendre de l'Etat. Si éventuellement, ils peuvent profiter de quelques avantages financiers sans que cela les détournent du coeur de leur activité, qu'ils en profitent. Mais surtout, qu'ils n'attendent rien d'autre du secteur public. Je dirai même que s'ils souhaitent vraiment réussir, ils ont tout intérêt à rester le plus éloigné possible de tout organisme soi-disant créé pour leur venir en aide : Pôle Emploi, APEC, organismes consulaires...

      • legal a répondu le 22/02/2011 à 20:02 :

        • @tirelire sont faites pour rester sous l'édredon, par pour prendre des risques. Mais les donneurs de leçons en donnent rarement!

  • AWI a écrit le 22/02/2011 à 11:30 :

    • UNE INITIATIVE MADE IN "OBAMA" DONT POURRAIT S'INSPIRER NICOLAS SARKOZY L'accord sur des critères d'évaluation des déséquilibres économiques auquel sont finalement parvenus les pays du G20 tout en évitant soigneusement toute référence directe aux points de friction avec la Chine s'est trouvé dépassé par une préoccupation franco-française. Les médias étaient en effet davantage soucieux de déceler dans l'attitude de l'actuel président du FMI un mot ou rictus révélateur de ses intentions dans la perspective de la présidentielle de 2012. Si rien n'est apparu, Dominique Strauss-Kahn a déclaré : "La crise financière est passée mais la crise sociale est toujours là, et très forte. Si vous avez une croissance qui ne se transforme pas en emplois, que voulez-vous que cela signifie pour l'homme de la rue? ". Offres d'emplois et de croissance sont également une préoccupation majeure en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, où les demandes pour plus de démocratie et d'égalité se font de plus en plus pressantes et se répandent par effet dominos. Voilà pourquoi la webradio indépendante AWI a voulu s'intéresser à l'une des initiatives prises par Barack Obama, qui a réuni une douzaine de grands leaders de l'innovation pour échanger des idées sur la façon de créer des emplois et rendre son pays plus compétitif au niveau mondial. Car là on touche au concret: à ce qui intéresse vraiment les hommes et les femmes toutes générations confondues partout dans le monde. On est surtout en présence d'un président qui mesure la nature des vrais défis à relever. Et qui n'hésite pas à engager une véritable réflexion avec des acteurs de poids de l'économie qui font leurs preuves sur les cinq continents. Qu'attendons-nous en France pour faire de même ?

      • villeroy a répondu le 22/02/2011 à 12:29 :

        • Et qu'est-il sorti de cette initiative dans laquelle pourrait être, effectivement, cherché inspiration ?

      • Stormy a répondu le 22/02/2011 à 12:33 :

        • Vous avez raison, qu'attendons nous mais c'est évidant , un autre gouvernement... un autre président assurément ! La lecture en creux de la couverture média de ces derniers jours le révèle clairement...

      • Halley a répondu le 22/02/2011 à 18:38 :

        • @AWI Il s'est surement dit des choses très intéressantes lors de cette réunion mais j'observe que le bilan d'Obama en matière d'emploi n'est vraiment pas terrible pour l'instant... mais est t-il vraiment en mesure de faire quelque chose ? L'avenir nous le dira. Néanmoins, il faut quand même souligner que si les américains s'adaptent facilement aux nouvelles situations, et éventuellement aux nouvelles propositions issues de ce type de rencontres, cela n'est pas le cas des français qui refusent toute évolution de la société depuis plus de 30 ans ! Invoquer la responsabilité de Sarkozy dans la situation économique actuelle de la France, comme le fait Stormy dans son commentaire, est d'une naïveté sans borne, voire l'illustration d'extrême mauvaise foi. Les français devraient plutôt regarder les choses en face : pourquoi depuis maintenant près de 40 ans, que le gouvernement soit à gauche ou à droite, que la croissance soit là ou pas, le chômage est t-il aussi important en France ? Moi je crois plutôt que le peuple français, par sa rigidité et sa fermeture d'esprit, est en train de mener le pays à sa perte. Opter pour une société libérale ou plus sociale, comme les pays scandinaves, est un choix qui comporte certains avantages et inconvénients... mais en France, par peur du changement, aucun choix clair n'est fait depuis des années. Et plus les présidents sont mous et inefficaces, plus les français les aiment. Le vrai problème ne vient pas des politiques mais bien de l'état d'esprit étriqué, apeuré et corporatiste des français. Tout cela est pitoyable.

      • Tonio Delavega a répondu le 23/02/2011 à 03:30 :

        • D'accord avec @Halley. Mais si on organisait une mise à jour globale , faisons simple avec par exemple un contrat de travail unique , un préavis d'un mois (en cas de licenciement et de démission) et un préavis pour quitter son logement d'un mois aussi .... et bien 100 % de français seraient contre . Les employés de peur d'être licenciés , les entrepreneur de peur que leur salarié se barrent sans qu'ils aient le temps de retrouver le mouton a 5 pattes et le propriétaire de peur de ne pas avoir le temps de retrouver un locataire digne de confiance blanc, bien élevé , ayant du travail dans la même entreprise depuis au moins 6 mois .... Toutes les strates (de droites comme de gauche) de la sociétés Française ont peur du risque ... Et du coup a ne rien risquer collectivement ... on ne gagne rien (croissance en berne) et on se rejette tous cet échec les uns sur les autres

      • lachcor a répondu le 23/02/2011 à 13:25 :

        • Dans quel monde aimerais tu vivre tonio delavega? Moi je me veux citoyen d'une république qui respecte, protege et aide ses citoyens. la société à l'américaine, à l'anglaise ou à la chinoise merci bien. Et d'ailleurs pourquoi ne vas tu pas riquer ta chance en chine où aux USA? Liberté égalité fraternité et pas Fléxiblilité, pauvreté, exploitation

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    • Je ne pense pas que les emplois aidés fassent véritablement reculer le chomage mais j'attire votre attention sur le fait que ces contrats permettent aux structures associatives de vivre 'le bénévolat a ses limites). Sans ses contrats, des liens sociaux vont...

      par Miche le 24/02/2011 à 00:23

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