Le gouvernement adopte le projet de transition énergétique avec 10 milliards d'euros à la clé

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Parmi la batterie de moyens prévus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, 1.500 projets de méthaniseurs seront par exemple lancés aux côtés de l'éolien et du photovoltaïque. (Reuters)
Parmi la batterie de moyens prévus pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, 1.500 projets de méthaniseurs seront par exemple lancés aux côtés de l'éolien et du photovoltaïque. (Reuters) (Crédits : Reuters)
La ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a annoncé mercredi les grandes lignes de son projet de "programmation de la transition énergétique pour une croissance verte", qui mise sur les énergies renouvelables, les transports et le bâtiment mais laisse la main à EDF sur le nucléaire. Adopté en Conseil des ministres dans la matinée, il sera examiné en octobre par le Parlement.

Maintes fois reporté, redouté mais aussi très attendu, le projet de loi sur la transition énergétique voit finalement le jour. Le Conseil des ministres a adopté mercredi le texte présenté par la ministre de l'Écologie, qui sera donc examiné à partir du 1er octobre à l'Assemblée. Pour faire un pas vers une "croissance verte", Ségolène Royal définit des objectifs chiffrés et annonce notamment 10 milliards d'euros de financement pour les mettre en place.

Des objectifs pour "décarboner" la France

Les 64 articles du texte visent à atteindre deux buts en particulier : "lutter contre le dérèglement climatique" et "réduire la facture énergétique de la France qui s'élève à près de 70 milliards d'euros par an", comme le rappelle la ministre citée par Le Monde. Autant de fins qui doivent en faire l'un "des plus grands chantiers du quinquennat".

  • Mettre en oeuvre le "facteur 4". Il prévoit de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre du pays à l'horizon 2050. Cet engagement participerait, selon un membre du GIEC mentionné par Le Monde, à limiter à 2°C le réchauffement de la planète.
  • Réduire la consommation d'énergie fossile de 30% pour 2030.
  • Porter la part des énergies renouvelables à 23% pour 2020, puis 32% pour 2030, contre les 13,7% qu'elles représentaient en 2012.
  • Ramener la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50% d'ici à 2025. Un sujet brûlant qui divise déjà les industriels et écologistes. Ces derniers fustigeant le renoncement de l'État à s'imposer dans le dossier nucléaire en laissant à EDF la décision de fermer un réacteur. La puissance nucléaire sera cependant plafonnée à son niveau actuel de 63,2 gigawatts.
  • Créer 100.000 emplois "durables et non délocalisables en trois ans".

Des moyens chiffrés et des mesures qui ciblent des secteurs "polluants"

Bien que certains adversaires politiques, comme l'UMP Hervé Mariton, affirment qu'elle ne trouvera pas les financements, Ségolène Royal assure que 10 milliards d'euros seront débloqués sur trois ans pour mettre en oeuvre son plan.

  • 10 milliards d'euros "qui ne relèvent pas de la dépense budgétaire. Ils permettront de générer trois fois plus de travaux", promet la ministre. La somme devrait être répartie entre les différents grands projets.
  • La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) proposera une enveloppe de cinq milliards d'euros de prêts "croissance verte", destinés aux collectivités territoriales pour les encourager à prendre la voie de la rénovation énergétique des bâtiments publics.
  • La ministre veut également rendre les transports, responsables de 27% des émissions de gaz à effet de serre, "propres". Ainsi, 50% des véhicules de l'Etat devront être électriques ou à faibles émissions et 7 millions de bornes de recharges devront êtres installées pour les particuliers d'ici à 2030.  Une prime à la conversion allant jusqu'à 10.000 euros pour l'abandon d'un véhicule diesel au profit d'une voiture "propre" sera également intégrée à la loi pour favoriser leur acquisition par les ménages.
  • La part des énergies renouvelables devra être doublée avant 2030 pour qu'elles produisent 40% de l'électricité, 38% de la chaleur et 15% des carburants. 1.500 projets de méthaniseurs seront par exemple lancés.
  • Des prêts "verts" seront proposés par la Banque publique d'investissement aux entreprises développant les énergies renouvelables. Elle prévoit d'accorder chaque année, d'ici à 2017, jusqu'à 800 millions de prêts.
  • Pour développer les territoires à "énergie positive" et "zéro déchet", un fonds doté de 1,5 milliard d'euros sera créé.
  • Le Fonds Chaleur, destiné à favoriser les installations de chaleur renouvelable comme la biomasse, sera doublé, passant progressivement de 220 à 440 millions d'euros.

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a écrit le 31/07/2014 à 18:40 :
Toujours rien de concret... Quand on voit l'augmentation du prix de la construction du aux normes 2012 et ce pour un gain sur la facture EDF quasi inexistant par rapport aux normes 2005... Là on recommence encore. Vous voulez quoi que les Français fassent construire massivement à l’étranger? Vous voulez qu'on rejoigne Depardieu?
a écrit le 31/07/2014 à 15:55 :
La rénovation thermique de l'habitat reste hors de prix. J'ai investi dans l'isolation: fenêtre, portes, toiture, isolation intérieure des murs.

Quand on voit le cout total de la facture (une rénovation en entraine une autre non prévue) et la baisse si peu significative au final sur la facture énergétique, ça ne donne pas vraiment envie d'entreprendre des travaux. Dans 20 ans, quand les travaux seront amortis, nous serons bon pour recommencer.
Réponse de le 01/08/2014 à 10:45 :
+1000
a écrit le 31/07/2014 à 12:11 :
Ca va faire mal.
a écrit le 31/07/2014 à 12:10 :
Il apparait de plus en plus clairement que l'Energiewende allemand tourne à la catastrophe et que les "renouvelables" sont essentiellement une captation de subventions.Royal pourrait faire de substantielles économies en arrêtant ces gadgets.
a écrit le 31/07/2014 à 9:49 :
- Les épaisseurs d'isolants collés en extérieur sont limitées et ne permettent pas de respecter les normes d'isolation.
- Ces isolants sont fragiles, notamment en partie basse.
- N'ayant pas d'avant-toit, l'isolant fait saillie en partie haute au niveau de la noue de toiture, et placer un profil métallique filant avec un mastic à la pompe est particulièrement inesthétique et demande un entretien.
- les retours en tableau, en linteau et sur appui des menuiseries et porte-fenêtres diminuent fortement les surfaces d'éclairement, fragilisent les appuis tout en laissant des ponts thermiques.
- Un pont thermique apparaît à la jonction du plafond et du mur extérieur.
- Le plancher bas n'est pas isolé, ce qui ne permet pas de respecter les normes d'isolation. Si on veut isoler, on casse tout et la maison devient inutilisable.

Isoler sa maison individuelle par l'extérieur, c'est bien, mais bonjour les dégâts !
Et par l'intérieur, ce n'est même pas la peine d'en parler !
Il faut passer au moins 1 an à l'hôtel.
Comme on touche à tout, la quantité de travaux à réaliser est très fortement sous-estimée.
a écrit le 31/07/2014 à 9:34 :
Mais pourquoi consommons nous de l'énergie, c'est si simple de l'économiser? Il y a quelque chose qui m'échappe!
a écrit le 31/07/2014 à 9:13 :
La plupart des " financements " indiqués, ne sont pas de vrais financements ,pas des nouvelles entrées de moyen. Donc on augmente la vraie dette.

Par ailleurs, on cache les vrais montants qu'il va falloir investir, pour réaliser les objectifs données. Il faudra selon certains experts plus de € 40 milliards, et si on regarde les montants des coûts estimées en Allemagne, pour la même operation ( mais avec moins de centrales concernées ) ils sont déjà , à plus court terme ) € 76 milliards.
a écrit le 31/07/2014 à 0:30 :
Bon programme dans l'ensemble qui pour rappel est la conclusion de nombreuses consultations. Il arrive au bon moment à savoir : celui où la reprise va commencer à revenir en France, où les technologies renouvelables sont plus évoluées, moins chères et de plus en plus souvent très compétitives, où les entreprises du secteur se sont restructurées et où les prix des énergies fossiles vont être plus tendus. De même au moment où la demande mondiale dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique est en hausse de 7% en moyenne pour au moins les 10 ans à venir et alors qu'il est temps de commencer à réduire la part de nucléaire de 3eme génération qui a dépassé sa date limite initiale de 30 ans, coûte de plus en plus et produit des déchets nuisibles pour des durées ingérables. Donc programme réaliste et constructif dont on espère que les députes et sénateurs ne vont pas l'écorner négativement.
a écrit le 31/07/2014 à 0:28 :
Bon programme dans l'ensemble qui pour rappel est la conclusion de nombreuses consultations. Il arrive au bon moment à savoir : celui où la reprise va commencer à revenir en France, où les technologies renouvelables sont plus évoluées, moins chères et de plus en plus souvent très compétitives, où les entreprises du secteur se sont restructurées et où les prix des énergies fossiles vont être plus tendus. De même au moment où la demande mondiale dans le domaine des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique est en hausse de 7% en moyenne pour au moins les 10 ans à venir et alors qu'il est temps de commencer à réduire la part de nucléaire de 3eme génération qui a dépassé sa date limite initiale de 30 ans, coûte de plus en plus et produit des déchets nuisibles pour des durées ingérables. Donc programme réaliste et constructif dont on espère que les députes et sénateurs ne vont pas trop l'écorner négativement.
Réponse de le 31/07/2014 à 0:34 :
Bien vu en effet, çà correspond aux réalités actuelles et à venir que beaucoup ne semblent pas vouloir regarder en face.
a écrit le 30/07/2014 à 23:47 :
Le problème est de savoir pourquoi , on "doit" faire une transition énergétique?? et surtout une loi ?
-Le recours aux energies renouvelables a été lancé dans la mesure du possible en enrichissant qqs investisseurs auquels on rachète l'électricité à prix d'or
-Les économies d"énergie aussi autant que possible en isolant les batiments aux frais de on ne sait qui ?
La loi va confirmer tout ça à coups de pub
Réponse de le 31/07/2014 à 0:33 :
On importe pour quelques 70 milliards d'euros par an d'énergies fossiles et voyez les rappels de Luc.B plus bas, çà répondra au moins à plusieurs de vos questions conservatrices et aveugles face à la réalité des évolutions dans le domaine énergétique.
a écrit le 30/07/2014 à 19:36 :
Et si on utilisait le gaz de schiste -et le pétrole de schiste-pour ne plus dépendre de l'étranger et faire des économies
Avec l'affaire ukrainienne et l'attitude de l'Europe, le prix de l'énergie risque fort d'augmenter brutalement, ruinant ainsi encore plus la France
Réponse de le 30/07/2014 à 23:13 :
Super idée. De cette façon, nous pourrons massacrer nos paysages, empoisonner nos nappes phréatiques, et continuer de polluer à donf notre pays. Le rêve en effet.

Ainsi, nous perdrons nombre de touristes, nous devrons importer plus de nourriture, et tomberont de plus en plus malades à cause des mauvaises qualités de l’air et d’eau.

Regardez ce qu’il se passe aux États-Unis. Apprenez de leurs erreurs. Essayez de réfléchir deux secondes. La seule solution viable à long terme est la diminution des consommations énergétique pour ne dépendre plus que de sources renouvelables. Nous devons changer de modèle énergétique, de civilisation.

Le gaz de schiste sera, au mieux, une cautère sur une jambe de bois permettant de reculer d’une décennie au mieux le précipice. Notre modèle actuel n’est juste pas viable. Petit rappel : notre mode de vie nécessite 3 planètes. Il n’est juste pas généralisable. Il doit changer pour aller vers beaucoup plus de sobriété.
a écrit le 30/07/2014 à 17:49 :
Quand va t'on comprendre qu'il faut laisser faire les marchés, arrêtons avec cette administration et ministres incompétents.
Tout cela c'est du vent.
Réponse de le 30/07/2014 à 19:28 :
Oui on voit d'ailleurs que cette methode est un vrai succes aux USA et au Canada avec toujours plus d'electricite produite a partir du charbon et l'extraction polluante des petroles de schiste et autre petroles bitumineux...Il y a rellement urgence, tous les specialistes s'accordent sur des hausses de 3 a 5 degre des temperatures dans les 50 prochaines annees avec des consequences incommensurables sur notre environnement
Réponse de le 30/07/2014 à 20:02 :
C'est vrai que la France et en bonne voie de réduction de la consommation en tout genre. Retour au 19eme siècle.
Super avenir!!!
Réponse de le 30/07/2014 à 23:16 :
Nous savons pourtant depuis au moins le XIXème siècle que les marchés ne fonctionnent pas. La fameuse « main invisible » n’est que la pierre philosophale des théoriciens du marché. Les faits ont démontré qu’ils avaient tort.

Lisez vos livres d’histoire. Il est temps de cesser, plus d’un siècle plus tard, de répéter ce que toute personne informer sait fausse. Répéter un mensonge n’en fera pas une vérité.
Réponse de le 31/07/2014 à 0:39 :
Mauvais exemple Hope, les Etats-Unis n'ont au contraire pas appliqué cette méthode et quand ils l'ont fait dans certains Etats comme la Californie les résultats sont là ! Le dévelopepent du solaire et de l'éolien par exemple ces dernières années a été plus rapide que la gaz de schiste, c'est peu dire. Le laisser faire total des marchés n'a jamais donné de bons résultats.
Réponse de le 31/07/2014 à 12:10 :
Hausse de la production de petrole et gaz aux US en 2013: +11,8% et +4,6%
La realite c'est que le developpement du solaire et de l'eolien n'a en rien diminue la part de fossiles dans la consommation primaire d'energie aux US. On est passe de 78,49% en 2009 a 81,9% en 2013, a cause du gaz de schiste. En parallele le solaire represente 0,3% et l'eolien 1,6% de la consommation primaire d'energie en 2013. Donc malgre une progression importante de la consommation d'energie d'origine solaire et eolienne, du au fait quelles sont nouvelles, leur part dans la consommation d'energie produite represente moins de 2%, la majorite venant de la biomasse et de l'hydroelectrique (9,4% de la consommation d'energie primaire aux US).A titre de comparaison la France comptent pour 49,3% de sa consommation primaire d'energie d'origine fossile (contre 51,56% en 2009).Le solaire ne represente mondialement que 0,05% de l'electricite et 2,4% pour l'eolien. On a du mal a imaginer combien de champs d'eolienne et de panneau solaire nous devrions construire pour remplacer les energies fossiles.
a écrit le 30/07/2014 à 16:27 :
En fait, je ne comprends pas l'intérêt de toutes ces lois et réglementations puisque travaillant dans le secteur HQE, nous sommes déjà au travail depuis longtemps. Ce que ne semblent pas comprendre le gouvernement, c'est que tout est question de rentabilité. Quand une société arrive et propose quelque chose de rentable (production/optimisation/économie d'énergie) alors immédiatement les gens veulent le nouvel équipement, le nouveau matériau, la nouvelle architecture, etc...

Là, la seule chose est que les réglementations et lois entraînent l'apparition de tout un tas de sociétés et entreprises parasites qui s'appuient sur le législatif pour vendre tout et n'importe quoi (exemple DPE et autres diagnostiques épinglés par l'UFC). Les artisans sont bousculés, les calculs de RT sont incohérents (maison à 60cm de mur, ne pas ouvrir les fenêtres pour ventiler, etc)... On croit rêver, laissez faire les PME et PMI innovantes, c'est elle qui rendent naturellement le progrès possible quand elles ne sont pas étouffées par l'Etat.
Réponse de le 30/07/2014 à 19:32 :
La realite c'est que 90% des maisons individuelles d'aujourd'hui ne sont pas aux norme HQE, elles sont majoritairement construites comme il y a 20 ans et ca c'est dramatique, tout simplement parce que le cout est-elle (terrain et construction) que les primo-accedants ne le peuvent pas.
Réponse de le 30/07/2014 à 23:20 :
HQE est juste totalement insuffisant. Toute nouvelle construction devrait impérativement être passive.

La réglementation a ceci de bon qu’elle oblige une qualité minimale. Laissez faire et il se construirait encore aujourd’hui de nombreux bâtiments passoire.

Quant aux PME/PMI innovantes, laissez-moi rire. Dans le département où je réside, impossible d’en trouver une pour nos constructions passives. Celles-ci ayant suffisamment de clients pour construire du conventionnel, elles n’innovent pas et se repose sur leurs acquis. Alors veuillez ne pas prétendre que vous êtes au travail. Ou alors, c’est que vous n’êtes vraiment pas efficaces.

Résultat : nous devons faire appel à des sociétés plus lointaine, voir étrangères. Pathétique.
Réponse de le 31/07/2014 à 9:58 :
C'est bien une question de "rentabilité". Cette rentabilité dépend du cout du travail nécessaire et du prix de l'énergie économisée. Comment peut-on améliorer cette rentabilité?
a écrit le 30/07/2014 à 15:48 :
Entre 2010 et 2012, l’Europe a importé pour plus de 1000 milliards d’euros d’énergie, principalement du gaz naturel et du pétrole.

1000 milliards d’euros partis principalement vers la Russie et le Moyen Orient.

1000 milliards d’euros qui financent les guerres qui ont lieu aux portes de l’Europe.

Voilà pourquoi, pour des raisons à la fois économiques et géopolitiques, il est temps pour l’Europe de réduire massivement sa consommation de gaz et de pétrole.

En se concentrant sur les 2 domaines où le potentiel est le plus important, le chauffage et le transport des marchandises.

Avec les trains et les péniches, selon l’ADEME, le transport de marchandises utilise de 3 à 12 fois moins d’énergie que le transport par camions.
Réponse de le 30/07/2014 à 18:46 :
les guerres aux portes de l'Europe ont été largement préparées et financées par nos amis américains, on devrait les aider en achetant leur gaz de schistes , ils cherchent justement des débouchés
Réponse de le 31/07/2014 à 0:08 :
Très bon rappel Luc.B Dommage qu'un troll de Poutine vienne polluer ce rappel avec sa propagande rituelle sans fondement.
a écrit le 30/07/2014 à 15:45 :
Les caisses sont vides,la croissance est à zéro,à part déshabiller Pierre pour habiller Paul,je vois pas comment ils vont financer cela.Cela rappel le grenelle de l'environnement du Sarkoland avec l'équipe de choc Borloo et NKm,l'on a vu le résultat pschisssst!!!.
Réponse de le 31/07/2014 à 0:44 :
Faire des économies d'énergie finance les investissements. La droite a creusé les déficits et c'est Mariton de l'Ump qui estime qu'il n'y a pas assez d'argent, il fallait le faire comme argument que vous reprenez ! Quand on fait des travaux intelligents, on fait des économies une fois les travaux amortis. C'est un bon investissement.
a écrit le 30/07/2014 à 15:18 :
Encore des impots en plus qui vont arriver....avec des emplois détruits au passage et une hausse de la corruption/conflit d’intérêt : combien de maires ont demandé à ce que l'éolienne / champ d'éolienne soit déplacé sur des terrains qu'ils possèdent afin d'en toucher de substantiels revenus ?
a écrit le 30/07/2014 à 13:59 :
Sinon, vu ce que la GB et l'Allemagne polluent, on est déjà largement en dessous d'eux.
Réponse de le 30/07/2014 à 18:31 :
et au vu du bilan de leur transition énergétique , on pourrait se dire qu'il est urgent d'attendre avant de s'y mettre.
Réponse de le 31/07/2014 à 0:47 :
L'énergie la moins chère est celle que l’on n’a pas besoin de produire ! Dans les faits l'Allemagne pourtant parfois si controversée pas toujours justement dans le domaine de l’énergie est pour autant champion mondial de l'efficacité énergétique grâce notamment à une législation drastique dans le bâtiment comme l’indique entre autres l’étude menée par l'institut American Council for an Energy-Efficient Economy qui a passé au crible 16 des principales économies de la planète. La meilleure note à l'Allemagne tient à la rigueur de son code du bâtiment -résidentiel et commercial- ainsi qu’à son objectif de réduire la consommation énergétique de 20% d'ici 2020 par rapport aux niveaux de 2008. Le pays est parvenu à augmenter sa croissance économique tout en améliorant son efficacité énergétique et en réduisant les nuisances environnementales liées au commerce. Sa stratégie à long terme est de séparer la croissance économique de la consommation d'énergie. L'Italie arrive 2eme de ce classement, notamment grâce à son réseau de transports, suivie par l'Union européenne à la 3eme position, tandis que la France et la Chine se partagent la 4eme place, devant le Royaume-Uni et le Japon. La Chine pourrait encore en faire beaucoup plus, le pays gaspille beaucoup d'énergie, mais des petits progrès sont toujours réalisés. L'étude déplore la tendance nette au recul en Australie où le gouvernement du premier ministre Tony Abbott a aboli la taxe carbone sous la pression de son électorat et soutiens : les groupes miniers en particulier. Classés 13e les États-Unis ont réalisé des progrès au plan national malgré le gaspillage énorme d'énergie qui y est réalisé et où le rythme des efforts mis en œuvre n’est pas assez rapide. Le Mexique arrive bon dernier.
a écrit le 30/07/2014 à 13:54 :
Le green washing est en marche... A coup (coût) de comm, ça devrait le faire.
Réponse de le 30/07/2014 à 18:32 :
oui vraiment à "coût" .... et avec de grandes brassées d'argent public , gaspillé encore une fois
a écrit le 30/07/2014 à 13:47 :
Qui est prêt à payer deux à trois fois plus cher sa facture d’énergie ?? Prix du MGW du nucléaire 60€, prix du MWG de l’ hydrolienne 250£ ça donne à réfléchir.
Réponse de le 30/07/2014 à 23:23 :
Rassurez-vous, le prix du nucléaire va augmenter. Il est bas car il ne prend pas en compte les coûts réels de celui-ci.

Attendez un peu la fin de vie de nos centrales qu’on rigole… Ne parlons même pas du coût de gestion des déchets, qui ne peut qu’augmenter, ceux-ci ayant des durées de vies tellement longue qu’ils ne peuvent que s’accumuler.

Renseignez-vous. Lisez un peu les rapports, y compris ceux d’EDF, sur les coûts de démantèlement des centrales et à combien devrait revenir réellement le prix du MGW si le coût réel du nucléaire était pris en compte.

Ne parlons pas, bien sûr, de l’énorme et aberrant risque technologique que nous faisons courir à notre pays, qui, lui aussi, se chiffre très bien. Pourquoi croyez-vous qu’aucune assurance ne veut assurer une centrale ?
Réponse de le 31/07/2014 à 0:50 :
Prix tout compris du nucléaire 250 euros le MGWh en hausse constante (accident(s) et stockage non compris). Prix de l'éolien 80 euros le MGWh toujours en baisse. Prix de rachat de l'éolien offshore 170 euros le MGWh, en baisse.

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