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Trichet se prononce contre une taxe Tobin

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Le président de la Banque centrale européenne s'est dit opposé ce lundi à une éventuelle taxe sur les transactions financières alors que le FMI a été chargé par le G20 d'étudier la question.

JEAN-CLAUDE TRICHET

Jean-Claude Trichet s'est prononcé ce lundi contre la mise en place éventuelle d'une taxe sur les tranasctions financières, dit taxe "Tobin". "Je suis contre", a expliqué le président de la Banque centrale européenne (BCE). La semaine dernière, les dirigeants du G20 ont demandé au Fonds monétaire international (FMI) d'étudier les moyens grâce auxquels les marchés financiers pourraient payer les conséquences de la crise économique, parmi lesquels pourrait figurer une telle mesure.

Par ailleurs, la Banque centrale européenne ne remontera pas ses taux d'intérêts dans l'immédiat, a laissé sous-entendre son président. "Le niveau actuel des taux de la BCE est approprié" a-t-il ainsi indiqué lors d'un discours prononcé devant une commission économique du Parlement européen. "En se projetant sur l'avenir, l'inflation redeviendra sans doute positive dans les mois qui viennent et restera modeste, en territoire positif, sur un horizon adapté à la politique monétaire".

"La BCE dispose de tous les outils nécessaires pour retirer rapidement le soutien à la liquidité si nécessaire, pour couvrir l'émergence éventuelle de risques à la hausse pour la stabilité des prix," a-t-il assuré. "La plupart des mesures non conventionnelles sont naturellement retirées progressivement dans la mesure où les opérations arrivent à échéance, à moins que nous ne décidions de les prolonger".

Concernant l'activité économique de la zone euro, le président de la BCE estime qu'elle "montre des signes de stabilisation après des indicateurs fortement négatifs précédemment. L'activité économique du deuxième trimestre de 2009 aura diminué de 0,1% par rapport au trimestre précédent". A l'image de la Réserve fédérale, son homologue américaine, la BCE anticipe "une reprise très progressive", notamment en raison de la faiblesse des prêts aux entreprises.

Une reprise soutenue par les plans de relance nationaux aux effets contrastés. "Côté positif, il se peut que l'impact des programmes de relance soit plus fort que prévu. La confiance pourrait s'améliorer plus rapidement", s'est-il réjoui avant de prévenir : "Côté négatif, l'effet rétroactif négatif entre l'économie réelle et un secteur financier qui reste sous tension pourrait être plus fort ou durer plus longtemps que prévu".

latribune.fr

Vos réactions

  • balzac a écrit le 29/09/2009 à 10:39 :

    • je me demande si la bce suite aux elections allemandes avec les liberaux qui se sentent pousser des ailes pour moins d'impots n'aurait pas eu interet a se braquer contre la taxe tobin ? , hum celà ressemble a une reverence envers la chanceliere allemande et ses alliés , rejouissons nous rien ne va changer si ce n'est que la misere va galoper du a la raretée des credits qui penalisent entreprises et menages . hourra..

  • TITUS a écrit le 29/09/2009 à 08:37 :

    • La taxe tobin devait aller abonder les finances des Etats mal gérés, (je préfère dire mal gérés que pauvres) son abandon va coûter une part de chiffre d'affaire à Mercedes, Bentley, etc... Nous ne les plaindrons pas.

  • henry a écrit le 29/09/2009 à 08:37 :

    • Qui peut citer TOBIN, disant que la taxe qu'il préconisait n'a rien à voir avec celle qu'on lui attribue?

  • TC a écrit le 29/09/2009 à 06:36 :

    • Comment la confiance pourrait-elle s'améliorer alors que le crédit s'est asséché et que les banques préfèrent faire de l'argent facile en spéculant sur les marchés financiers ? Dans ces conditions, la reprise est une lueur qui s'estompera de plus en plus sans soutien aux entreprises en difficultés. Ce sont les TPE et les PME qui souffrent le plus en ce moment (70.000 d'entre elles devraient disparaître cette année en touchant un quart de millions de salariés). Justement, une taxe sur les transactions financières permettraient aux Etats de créer un fond de soutien à ces mêmes entreprises.

  • ben25350 a écrit le 29/09/2009 à 06:34 :

    • A part dire qu'il est contre, il ne sait pas comment défendre sa position... On voit bien que les néolibéraux essaient coûte que coûte de freiner la "moralisation" et la régulation du secteur financier...

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