La Tribune

L'Europe se mobilise contre la spéculation, Sarkozy joue les chefs d'orchestre

latribune.fr  |   -  1510  mots
"Lundi à l'ouverture des marchés, l'Europe sera prête à défendre l'euro." C'est le message qu'a martelé ce week-end le chef de l'Etat. Les attaques spéculatives contre le monnaie unique et les rumeurs qui font vaciller les marchés ont mobilisé le chef de l'Etat qui a évoqué le sujet au téléphone ce dimanche avec le président Obama. Retrouvez tous les détails du mécanisme prévu par la zone euro dans cet article. Ses ministres des finances se sont réunis ce dimanche pour le finaliser.

Après en avoir discuté au téléphone ce dimanche en début de soirée, Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont trouvé un accord sur la façon dont l'Europe va se mettre en ordre de bataille pour défendre l'euro. "Un accord complet sur les mesures qui seront annoncées" se contente d'annoncer l'Elysée. Mais selon des sources diplomatiques citées par l'Agence France Presse, le plan de soutien toujours en discussion à Bruxelles reposerait sur trois piliers: des prêts de l'Union européenne, des garanties apportées par des pays de la zone euro pour des emprunts supplémentaires et un geste de la Banque centrale européenne. Un fonds d'urgence d'un montant de 60 milliards d'euros serait créé auquel s'ajouterait une capacité d'intervention de 500 à 600 milliards d'euros sur la base d'emprunts garantis par les Etats membres de la zone euro voire de toute l'Union européenne (la Suède se dit ainsi mobilisée... mais pas la Grande-Bretagne pour l'instant).

Alors que la Grande-Bretagne se cherche toujours un nouveau Premier ministre et que la chancelière accuse le choc de la défaite de son parti dans le Land le plus peuplé d'Allemagne. Nicolas Sarkozy a donc retrouvé ce week-end les accents qui avaient contribué au succès de la présidence française de l'Union européenne en 2008, dans la dénonciation des spéculateurs et la défense d'une gouvernance économique européenne. Après huit heures de discussions bilatérales avec ses pairs des seize pays membres de la zone euro, le président français a reconnu que celle-ci traversait la crise "sans doute la plus grave" de son existence. Mais il a immédiatement a assuré que les spéculateurs en seraient "pour leurs frais", grâce aux décisions prises par les Seize lors de ce sommet extraordinaire consacré à la crise grecque et à ses retombées.

C'est cette même assurance qui a apparemment prévalu dans la conversation téléphonique que le chef de l'Etat a eu ce dimanche après-midi avec son homologue américain, Barack Obama.  "Ils ont évoqué la situation des marchés et les mesures indispensables et ils ont constaté un large accord sur la nécessité d'une réponse d'ampleur aux désordres actuels qui affectent les marchés" a fait savoir l'Elyssée dans un communiqué.

Vendredi vers minuit, dans une conférence de presse improvisée, Nicolas Sarkozy avait prévenu : "Nous sommes décidés à tout mettre en oeuvre, toutes les institutions européennes et tous les Etats membres de la zone euro, pour assurer la stabilité et l'unité de la zone euro. C'est donc une mobilisation absolument générale qui est décidée." Il a souligné que la stabilisation de l'euro était dans l'intérêt de tous les pays, y compris hors de la zone euro. "Si nous ne stabilisons pas la situation, c'est l'ensemble des autres places financières dans le monde qui seraient aussi impactées", avait-il ajouté.

Il avait insisté sur le fait que les décisions prises lors de ce Conseil européen étaient "d'application immédiate", dès la réouverture des marchés lundi : "Lundi à l'ouverture des marchés, l'Europe sera prête à défendre l'euro. C'est ça le message que nous voulons faire passer", a-t-il déclaré. Nicolas Sarkozy a assuré que les pays de la zone euro étaient décidés à combattre "sans merci" la spéculation, notamment par le biais d'un mécanisme européen d'intervention, dont il n'a cependant pas voulu révéler les modalités. "Je ne peux pas rentrer dans le détail car je n'ai pas l'intention de dévoiler l'ensemble de notre plan afin que celui-ci soit le plus efficace possible", a-t-il dit.

REUNION AU SOMMET CE DIMANCHE SOIR A L'ELYSEE 

Le Chef de l'Etat a aussi tenu ce dimanche une réunion interministérielle. Y participaient le Premier ministre François Fillon, mais aussi Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères et son collègue en charge du Budget, Francois Baroin. Le patron de la diplomatie française s'est longuement exprimé sur la crise qui secoue l'Europe dans un entretien acordé au Parisien. "C'est toujours comme ça, de crise en crise l'Europe s'invente. Nous ne pouvons demeurer à la merci des marchés, il faut donc bâtir un gouvernement économique, que la France propose depuis longtemps. (...) Nous aurions dû réagir plus vite tous ensemble, c'est vrai. Les Français, Nicolas Sarkozy le demandaient. Mais n'attendez pas de moi que je mette la moindre feuille de papier à cigarette entre la France et l'Allemagne. Non, non et non" a expliqué Bernard Kouchner .

La création du fonds de soutien, sans précédent pour les membres de la zone euro, avait été décidé dans la nuit de vendredi à samedi par les chefs d'Etat et de gouvernement des seize pays de la zone euro qui ont demandé qu'un tel fonds soit prêt avant l'ouverture des marchés lundi. La Commission européenne s'est réuni comme prévu ce dimanche pour "discuter et adopter" ce projet, qui a été présenté aux ministres des Finances des 27 pays de l'UE, réunis en urgence. Le ministre français du Budget, François Baroin, a juste évoqué dimanche la création d'un "mini-fonds monétaire européen" sans donner de précisions sur le mécanisme de gestion de crise en cours de discussion à Bruxelles.

Les inquiétudes sur les capacités de certains Etats européens surendettés à remettre en ordre leurs finances et à rembourser in fine leurs dettes ont provoqué des remous la semaine dernière sur l'ensemble des marchés et minent la confiance dans l'euro.

On sait cependant que ce mécanisme de gestion de crise inédit repose sur une garantie financière de l'ensemble des membres de la zone euro. Il permettra à la Commission européenne de s'endetter sur les marchés financiers, avec la garantie des Etats membres de l'UE et de la Banque centrale européenne, afin de prêter à un pays rencontrant des difficultés à se refinancer. Une mesure exclue à la création de l'euro en 1999 pour éviter qu'un pays ne soit tenté de laisser filer ses déficits publics en escomptant un soutien communautaire. En Allemagne, le pivot de la zone euro, la création d'une telle facilité a toujours été un tabou dans la mesure où Berlin considérait avoir déjà fait un compromis historique en permettant aux pays du "Club Med" (Grèce, Italie, Espagne, Portugal) d'adopter la monnaie unique. Mais la gravité de la crise grecque et les risques de propagation à d'autres économies fragilisées ont conduit à une révision des concepts. Ce mécanisme de gestion de crise doit maintenant faire l'objet d'une discussion entre les ministres des Finances de l'ensemble de l'UE dimanche, qui en finaliseront les aspects techniques et le formaliseront.

CONTRIBUTION DU SECTEUR FINANCIER

Le président français s'est borné à expliquer que si les Seize activaient pour la Grèce des mécanismes bilatéraux, ils en étaient maintenant à des mécanismes communautaires pour défendre toute la zone euro. "Aujourd'hui, c'était l'heure de vérité pour la zone euro : soit nous laissions les marchés décider de l'avenir de l'euro à notre place, soit nous étions capables de prendre les mesures nécessaires pour faire échec à la spéculation et pour sortir de cette crise plus forts et plus unis", a-t-il expliqué. "Nous ne pouvons pas laisser aller l'euro au gré de la spéculation et des intérêts de quelques spéculateurs. L'euro c'est l'Europe, l'Europe c'est la paix sur ce continent. Nous ne pouvons pas laisser défaire ce que les générations précédentes ont construit. C'est ça qui est en cause", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui avait proposé en vain pendant la présidence française de l'UE de réunir régulièrement les Seize au niveau des chefs d'Etat et de gouvernement, est revenu à la charge en proposant de renforcer la direction de l'Eurogroupe. Il a dit que les pays de la zone euro allaient travailler au niveau national et international à "une contribution significative du secteur financier au coût des crises".

Enfin, il a balayé des informations qui circulaient vendredi soir dans les couloirs du Conseil européen sur une prise de bec avec la chancelière allemande Angela Merkel. "Nous avons tout fait, Mme Merkel et moi, pour que l'axe franco-allemand soit un axe indestructible", a-t-il dit. "Mme Merkel et moi nous partageons la même analyse : cette crise est systémique, la réponse doit être systémique." "Je me suis donné beaucoup de mal pour qu'on rassemble tout le monde. Vous ne croyez pas que je vais dire un mot pour créer de la division en Europe alors qu'on a besoin d'unité", a ajouté le président français. "Il n'y a eu aucune division entre Mme Merkel et moi ce soir."

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Commentaires

CDy  a écrit le 10/05/2010 à 16:35 :

Et oui l'Europe se construit, et forcément elles va subir d'autres périodes de progrès et de difficultées, par cycle, jusqu'à ce qu'elle soit aussi soudée qu'un pays, de la taille de la Chine ou des Etats Unis.
Mais ce genre de pays ne se gère pas à 27..

Démosthène  a écrit le 10/05/2010 à 14:17 :

Sarkosy se pose en homme fort de l'Europe. Mais il est certain que nul n'est prophète en son pays ! C'est bien dommage car il semble que les Français tiennent viscéralement à jouer perdant pour avoir eu raison de critiquer le gouvernement. Quel peuple curieux,quelque part autodestructeur. Il faudrait que la majorité silencieuse se réveille pour dire qu'il y en a marre de ces critiques systématiques et partisanes, que des décisions (douloureuses) sont à prendre, que s'y opposer est suicidaire, que tous doivent participer au redressement de notre équilibre budgétaire. Je crois que l'élection de notre président en 2007 est providentielle. Où en serions-nous autrement avec une gestion laxiste ? Le devoir de chacun est de faciliter la mise en oeuvre des mesures pour redresser l'équilibre de notre pays. Tirer la charrue dans le bon sens paraît une évidence, il semble que ce n'est pas vrai pour tous.

MaraKeher  a écrit le 10/05/2010 à 6:23 :

Défendre l'euro, sauvez la Grèce... Mon Dieu, qu'ils sont altruistes nos dirigeants européens, de vrais super-héros ! Surtout qu'ils vont se faire des sous sur les prêts accordés (3% d'emprunt = taux de remboursement à 5%). Ha elle est belle l'Union des 27 !

http://opinionsurrue.wordpress.com/2010/05/07/de-l?alpha-jusqu?a-l?omega/

MaraKeher  a écrit le 10/05/2010 à 6:23 :

Défendre l'euro, sauvez la Grèce... Mon Dieu, qu'ils sont altruistes nos dirigeants européens, de vrais super-héros ! Surtout qu'ils vont se faire des sous sur les prêts accordés (3% d'emprunt = taux de remboursement à 5%). Ha elle est belle l'Union des 27 !

http://opinionsurrue.wordpress.com/2010/05/07/de-l?alpha-jusqu?a-l?omega/

Highway to hell  a écrit le 09/05/2010 à 21:26 :

Sauros: "saluons le courage de notre président". Tu veux pas que je lui fasses un bisou pendant qu'on y est?

Highway to hell  a écrit le 09/05/2010 à 21:12 :

En clair, c'est la planche à billet qui va tourner comme aux USA et en Angleterre.

JCM132  a écrit le 09/05/2010 à 18:20 :

Considérant le peu que Sarkozy a fait concrètement en trois ans; peut-on vraiment prendre au sérieux ce qu'il préconise. Comme l'on écrit d'autres commentateurs: Mr. Le Président; il faut commencer par montrer le bon exemple et cesser de gaspiller avec vos voyages inutiles, l'argent des français. A celà s'ajoute le fait que la France est trop coûteuse à gérer. On n'a pas besoin de ces milliers de parlementaires avec leurs suppléants et leur meute d'aide en tous genres. A l'époque d'Internet et des video-conférences, on n'a pas besoin de tous ces inutiles et des sangsues qui gravitent autour du système politique rétrograde de notre pays. Il faut simplifier rapidement.
Dans le domaine strictement économique, je suggère que l'on inclue dans notre Code Pénal: la Trahison Economique car ce que nous vivons et que les générations futures vont subir de plein fouet est beaucoup plus cynique que ce que l'on voit actuellement. Les spéculations et l'anarchie financières sont mauvaises, mais il y a pire. Les vrais maîtres (pas les politicards) ont compris que les travailleurs de la France, des USA et de la majeure partie des pays développés étaient trop coûteux; alors que ceux des nations en voie de développement devenaient tout autant performents et coûtaient peu. D'où le grand "show" hollywoodien qui nous a fait découvrir l'"oncle Tom" Obama et le gigantesque "smoke-screen"(rideau de fumée) qui nous a aveuglés et fait
oublié les réalités. En fait, notre erreur remonte à 1949, lorsque l'on a établit les cours mondiaux (pétrole, gaz, céréales, métaux etc) et que l'on a oublié un barême pour le travail; laissant libre court à l'occupation majeure des humains: Abuser d'autres humains. Notre "clown-président" est un expert dans ce domaine...Désolé, Futures Générations !
Amicalement. Jean-Claude Meslin

mathieu8128  a écrit le 09/05/2010 à 17:45 :

Je vous conseille une conférence pessimiste, mais très intéressante, du financier libéral Charles Gaves donné aux conférences ERNEST de l'Ecole Normale Supérieure en février dernier au sujet de l'Euro :

http://www.dailymotion.com/video/xck13c_charles-gave-euro-ligne-maginot-mem_news

TARTEMOLLE  a écrit le 09/05/2010 à 17:20 :

lazard d'accord avec vous. Les solutions mises en place ce week end outre qu'elles présentent de gros risques ne sont que provisoires et ne duperont pas les marchés et les spéculateurs bien longtemps! De toute manière la fin de l'économie financière mondiale telle que nous l'avons connue est programmée; ce n'est plus qu'une question de mois. A ce sujet je vous recommande les vidéos et déclaration de Gerald Celente le dirigeant américain d'un institut de prévisions économiques américain qui a tout prévu depuis 5 ans.

titandunord  a écrit le 09/05/2010 à 16:57 :

il ya une chose que je pige pas ,moi je prefere une faillite de suite que un plan d'austerité qui va durer une dizaine d'années,en tout certains veulent les meubles mais c'est trop tard ,trop de gens ont perdu de l'argent ,les seules investisseurs aujourd'huit ce sont des institututions,je ne voit pas un particulier ou un speculateur risquer son argent,et si il n'y a plus de speculateur,il n'y aus plus d'investisseurs mis a part les institutions,

le gaulois  a écrit le 09/05/2010 à 15:11 :

L'entrée prochaine de la Turquie dans l'Europe devrait solutionner le problème...

JulieM  a écrit le 09/05/2010 à 14:52 :

Cest surtout lannonce allemande de vendredi qui va faire une difference cette semaine... (source : http://www.forexpros.fr/news/actualit%C3%A9s-forex/forex---pr%C3%A9visions-hebdomadaires-du-10-au-14-mai-8291

1984  a écrit le 09/05/2010 à 13:56 :

vivement la chute.......Elle très proche proche en plus.

Fafa  a écrit le 09/05/2010 à 13:07 :

Juste un conseil a tous, lisez le livre 777 la chute du Vatican et de wall street par pierre Jovanovic, tout est dedans. Ce que nous vivons est historique, c'est la fin du monde que l' on a connu. L'onde de choc provoquée par la chute de 2008 ne fait que d'arriver chez nous. La crise réelle commence et tous les rouages de la société seront touches. Après la formidable période d'expansion de ces dernieres années vient la décadence de peuples qui ont tout et qui sont aveugles par la recherche du bonheur a tout prix.
Notre modele est bien mort, il a été mis sous perfusion quelque temps sachant pertinament qu'il etait condamne
l'heure du jugement approche et tous ceux qui ne seront pas marques par la bête argent vivront

rmh  a écrit le 09/05/2010 à 11:42 :

@ napoleon 09/05/2010 à 11:54
Oui, vous avez raison, dépenser 419,7 milliards alors qu'il n'y a que 270,5 milliards de recettes est une honte mais les politiques, du maire au président de la république engagent les dépenses qu'ils veulent sans en référer au peuple, cela aussi est une honte ! Quant à diviser par deux le nombre de députés, sénateurs etc... il faut en réalité diminuer leur nombre de façon beaucoup plus nette : diviser par 6 les députés, supprimer les sénateurs, les conseils généraux et régionaux et réduire à quelques milliers les dizaines de milliers de communes.

lazard  a écrit le 09/05/2010 à 10:59 :

La fuite en avant.

La décision qui est mise en ?uvre ce week-end est historique : il s?agit d?un pas vers le fédéralisme.
Le mécanisme proposé est authentiquement fédéral.
Soit, également, les riches paieront pour les pauvres.

Un mécanisme qui promet de calmer les marchés théoriquement et temporairement. A moins qu?ils finissent par anticiper une inéluctable fin tragique.

En effet, il s?agit aussi d?une fuite en avant dans la mesure où les problèmes structurels des états du sud ne seront pas résolus pour autant.
Ils vont même demeurer, encouragés par une nouvelle perfusion de cash. L?histoire récente montre ? qu?on ne me dise pas le contraire - que la réforme ne se fait que sous la contrainte, alors même que cette contrainte s?applique et qu?il est donc déjà trop tard à tel point que les règles du jeu doivent être modifiées en urgence pour que sa mise en oeuvre puisse encore être espérée.

Il existe une telle disparité entre les économies de la zone que ce plan promet d?être fragilisé ultérieurement. Que se passera t-il quand, systématiquement, l?addition sera payée par la France, la Hollande et l?Allemagne ? Ces états le supporteront-ils ? Le fardeau n?est-il pas trop lourd ? Les opinions publiques l?accepteront-elles ?

Systématiquement, ils paieront parce que la Grèce ne peut pas payer et probablement pas le Portugal. Il faut ne pas se bercer d?illusions. Faire preuve de réalisme.

Ce plan me semble sans avenir.

Un jour ou l?autre, il faudra bien constater le prix réel des actifs. Constater le prix des obligations d?états, le prix des portefeuilles d?actifs pourris rachetés par le gouvernement US, le prix des mauvaises créances des banques. Il faudra bien finir par donner le vrai prix de nos économies et constater que l?orient doit-être réévalué à notre détriment.

Je pense que nous venons de construire un nouveau barrage sans vannes ce week-end. La légendaire pusillanimité des politiques porte aux nues les keynésiens qui nous promettent une fois de plus de triompher du marché. Illusion. Péroraisons. On n?entend qu?eux. On en voit qu?eux. Pourquoi, pas un seul monétariste n'a-t-il le droit de porter la contradiction ? Ne sommes-nous pas en démocratie ?

Ainsi le barrage des banques a sauté parce que l?eau ne fut jamais relâchée alors on mit en ?uvre le barrage des états, beaucoup plus solide, selon le même principe et l?eau s?accumula jusqu?à déborder alors on actionne maintenant le barrage fédéral, encore plus vaste et encore plus solide, et on nous promet que l?eau sera contenue.

Mais elle devra passer au travers du barrage d?une manière ou d?une autre. Il faut ajouter des vannes au barrage et le purger régulièrement si vous le voulez utile et pérenne.

napoleon A RAISON  a écrit le 09/05/2010 à 10:18 :

Il faut d'urgence diviser par deux le nombre de députés, sénateurs et de tous les élus:Qu'ils montrent l'exemple. pour completer le dispositif, il faut INVITER les FIANCIERS VOYOUS, les conseillers fianciers et assureurs spéculateurs, les traders de ces derniers, tout ce petit mmonde AU TPI à La HAYE - Le Tribunal Pénal International va arriver au bout des procès en cours, il peut s'occuper du sort du monde la finance qui spolie les contribuables ...

Fafa  a écrit le 09/05/2010 à 9:31 :

La logique des marches ne reflète que la triste réalité concernant des états ruines par des politiques déficitaires avec des fonctionnaires en trop grand nombre ainsi que des politiques corrompus et attaches a leur petit pouvoir.
Les politiques nous coutent trop cher et sont décroches de la réalité
La crise actuelle est systémique et bien plus grave qu'on ne l'imagine
Les chiffres annonces ne sont que mensonge et si un tel fonds de soutien etait crée ou trouve t'on l'argent
Les petits épargnants (le peuple) est ruine par les produits toxiques qui sont présents partout
Nous ne pouvons plus vivre a crédit, c'est fini
Demain les cours de bourse vont tous plonge car plus personne n'est dupe
La belle parole de Sarkozy n'y changera rien
Le bateau coule, est ce que le capitaine restera jusqu'à la fin?

DD  a écrit le 09/05/2010 à 8:29 :

Halte au feu sur les spéculateurs!
Trop facile la pirouette,malheureusement, les affreux spéculateurs c'est nous ,c'est moi et en fait c'est tout le monde.C'est vrai, il ya une poignée de professionnels qui profitent d'une situation très volatile pour faire des aller/retour juteux au prix d'ailleurs de prises de risques énormes.Mais l'essentiel est ailleurs:il y a simplement une masse énorme dans le monde de petits épargnants, de gérants institutionnels ou gérant d'OPCVM qui se débarassent à tort ou à raison (l'histoire à venir nous le dira) du papier qu'ils détiennent en portefeuille et considèrent comme pourri.L'euro c'est grand, la Grèce c'est beau mais comme pour une entreprise qui brasse énormément d'argent (son chiffre d'affaire) ce qui importe c'est le résultat net en bas du bilan.Si aujourd'hui nous faisions le bilan actif/passif de tout les pays du monde sauf la Suisse et encore,cest la liquidation générale qui s'imposerait!Désigner une poignée de spéculateurs fous qui appuient sur tous les bouttons pour faire exploser le système est complètement irréaliste et dangereux d'autant que l'on a déja donné.C'était dans les années 30 dans des circonstances sinon identiques du moins assez proches ou il a été recherché des coupables puis ça n'a pas suffi alors on a tout cassé créant la super prime à la casse et ainsi redonné de l'activité pour quelques décennies.
Alors...au larmes citoyens calmez vos bataillons...

napoleon  a écrit le 09/05/2010 à 7:54 :

Tous les français viennent de recevoir leur formulaire de déclaration d'impôt sur le revenu. Cet envoi est accompagné d'une lettre signée du ministre des finances. Sur la page "à quoi servent nos impôts" il est écrit en gros:
Dépenses: 419,7 milliards, Recettes 270,5 milliards. C'est une honte. Quel ménage survivrait avec un déficit de 50%! Il faut d'urgence diviser par deux le nombre de députés, sénateurs et de tous les élus:Qu'ils montrent l'exemple.

Matt  a écrit le 09/05/2010 à 6:56 :

Toujours trop tard...

Quoiqu'il en soit, il fallait agir. Quelles seront les lignes de défense? Nous verrons demain.
Problème : Chacun fait ce qu'il veut et les dettes dont les échéances arrivent actuellement sont tellement importantes que malgré ça les risques restent importants.
Si la Grèce a besoin immédiatement de 110 milliards, l'Espagne en aurait besoin de 500 pour rembourser ses dettes. Aucun pays de la zone euro ne peut prêter une telle somme!
Autre problème à venir, les échéances de remboursement des dettes respectives du Royaume-Uni et des Etats-Unis sont sur le point de faire beaucoup de mal.
Comme pour l'Espagne leur besoin seront tellement importants qu'aucun pays ne pourra leur prêter les sommes exorbitantes en jeu.
Le défaut de paiement les guette. Les économies mondiales en seront impactées d'autant. Et d'un point de vue géopolitique...

conclusion : la situation de crise actuelle n'est qu'un aperçu (une fois de plus), les décisions prises ce week-end par l'Euro groupe ne seront qu'une rustine de plus.

sauros  a écrit le 09/05/2010 à 6:09 :

je dit bravo a Sarkozy ,ne rien faire est irresponsable , vos commentaires franchouillards sont d'une nullité ,vous représentez bien le français raleur ,jamais content. les investiiseurs n'aiment pas les incertitudes. Un peu de bon sens messieurs ,laissez votre égo au vestiaire et saluons le courage politique de notre président ,le seul jusqu'à présent avoir dépoussièré les rouages européens (dixit Dany le Rouge)

PP6412  a écrit le 09/05/2010 à 4:35 :

Qu'en savez-vous , c'est quand même mieux que ne rien faire ....!

zebre233  a écrit le 09/05/2010 à 4:11 :

ouais ! il donne de la voix ! Encore des promesses et des grandes déclarations creuses qui ne seront suivies d'aucune realisation.

DD  a écrit le 08/05/2010 à 20:06 :

Les spéculateurs ont bon dos alors qu'en fait c'est l'ensemble des épargnants et institutionnels qui tentent de se débarasser de papiers pourris dans leurs portefeuilles.Quoi de plus naturel...mais la BCE est la pour prendre le relais et prêter à ces pays mous du genou.De cette façon c'est l'Euro qui va en prendre un bon coup et faire fuire devant cette monnaie "armée du salut".Au nom de quoi peut on reprocher à des investisseurs petits ou gros de ne pas acheter de l'oblig d'état grecque,portugaise,espagnoles, portugaise qui plus est pour un investisseur américain ou anglais risquent en prime une perte de change qui peut devenir considérable?
Alors ,s'il faut couper des têtes de "spéculateurs pour régler le problème il faut couper celles de la moitié de la planète.
On nous a fait le coup après la crise de 1929 après qu'un illuminé aux petites moustaches et toujours en colère eu désigné les "responsables" des problèmes de l'époque qui payèrent de leur vie les errements de la politique de l'époque...alors que la responsabilité en incombe à l'ensemble des populations.
Quand les gens achètent une maison payable en 20 ans est ce qu'ils ne spéculent pas? Quand les gens cotisent pour une retraite hypothétique dans 40 ans est ce qu'ils ne spéculent pas encore plus?
Mes bien chers frères, redescendez sur terre, serrez les dents et préparez vous à affronter les annés difficiles qui nous attendent dignement sans penser que c'est toujours "l'autre" la cause de tous vos maux.

Bonsens  a écrit le 08/05/2010 à 18:41 :

Sortons de l'Euro avant qu'il ne soit trop tard!!
http://www.mesopinions.com/detail-signature.php?ID_PETITION=83b3b5df6da3d664dae5a26f8f16fa8d

clacla  a écrit le 08/05/2010 à 14:18 :

les seules mesures efficaces seront de "racler" au plus profond les avantages exhorbitants de certaines catégories de salariés telles que les fonctionnaires, de supprimer les redistributions injustes aux "assistés", aux étrangers en situation irrégulière avec nombre femmes et enfants et surtout de libérer le pouvoir du travail, de l'investissement, de la création, de la créativité. Un seul rappel moins d'un foyer fiscal en France paie l'IR pour subvenir aux besoins de l'autre plus que moitié.

oscar  a écrit le 08/05/2010 à 13:49 :

Comment peut-on encore prendre au sérieux les déclarations des politiques sur les sujets financiers? Et comment même un journal comme "la Tribune" peut-il se montrer aussi peut critique vis-à-vis de ces déclarations?

Sceptique  a écrit le 08/05/2010 à 12:55 :

Tout d'abord les banques étaient en quasi faillite à cause de leurs investissement plus qu'hasardeux dans les subprimes et autres montages douteux et boiteux. Elles ont été généreusement sauvées par les banques centrales et par les états qui ont laissé filer les déficits. Maintenant les états ont des problèmes à cause de leurs déficits abyssaux. Qui va les aider ? Les autres états et les banques centrales, comme le mendient les financiers ? Avant de devenir les prochaines cibles parce qu'ils auront été trop généreux ? Et quand aura t'on enfin le courage de réformer enfin ce système financier plus que défaillant ? Depuis 3 ans que dure cette crise financière il n'y a eu AUCUNE réforme !!!! Rien !! Quelle honte !!

rohma  a écrit le 08/05/2010 à 11:30 :

"Sarkozy donne de la voix", elle ne doit pas porter loin !

legall  a écrit le 08/05/2010 à 10:44 :

Comment des pays ruinés et en faillites, qui ne comptent que sur les contribuables bientôt exsangues, pourraient apporter un début de solution? Notre Don Quichotte a toujours la solution...si, si, c'est vrai !

André  a écrit le 08/05/2010 à 10:24 :

Les spéculateurs ont bon dos.
Les états oublient comment ils nous ont mis dans cette situation. Bling bling & cie!
La spéculation a toujours été une bonne chose - S'en référer à la crise de la livre anglaise et la renaissance de l'économie (moderne) anglaise après cette spéculation salutaire.

Arc  a écrit le 08/05/2010 à 10:20 :

Vous dites: "accents qui avaient contribué au succès de la présidence française de l'Union européenne en 2008, dans la dénonciation des spéculateurs et la défense d'une gouvernance économique européenne."

En 2010, rien n'a été fait sur le sujet. BlaBla!

yvan  a écrit le 08/05/2010 à 9:39 :

Ca ne coûte pas cher, en effet.