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Impôts et croissance peuvent-ils faire bon ménage ?

Source : La Tribune.fr - 28/05/2011 | 09:20 - 243 mots  | 
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Les impôts sont nécessaires. Mais lesquels choisir, afin de ne pas nuire à la croissance ? Réunis par le Cercle des économistes, qui publie un cahier sur ce thème, plusieurs experts en débattent, entre vision orthodoxe, type OCDE, et plus hétérodoxe, s'interrogeant sur la nature de la croissance.

Un mal, peut-être, mais nécessaire. Nul ne conteste la nécessité d'une fiscalité destinée à financer l'intervention publique, importante, en Europe. Si l'on s'accorde sur un niveau donné de pression fiscale, existe-t-il des impôts à éviter ou au contraire à privilégier, pour ne pas nuire à la croissance ? Tel est le thème du nouveau cahier publié par le Cercle des économistes (1). Nombreux sont les experts qui, à la suite de l'OCDE, défendent l'idée qu'une taxation de la propriété immobilière et de la consommation est préférable à une imposition des bénéfices des entreprises ou du patrimoine. Ils soulignent, à l'instar de Michel Aujean, la faiblesse relative de la TVA en France, en regard des recettes perçues dans les autres pays européens. Ainsi, Alain Trannoy préconise un système inspiré du « modèle » anglo-saxon, qui taxe fortement les propriétaires de logements. Mais l'idée d'imposer d'abord la consommation, si elle se répand, ne fait pas l'unanimité. Christian Valenduc, qui montre l'absence de lien vraiment établi entre niveau de prélèvements obligatoires et taux de croissance, s'interroge sur ce classement des impôts à privilégier, labélisé OCDE. Celui-ci repose sur l'hypothèse que la détaxation de l'épargne, et ses revenus, favorise l'investissement, générateur de compétitivité. Or, cela n'est pas prouvé. Et quelle croissance faut-il prendre en compte ? Celle du PIB par tête ou du revenu médian ? Selon le choix, l'impôt progressif sur le revenu pourra être ou non privilégié.

 

(1) Fiscalité et croissance, Cercle des économistes-Taj, PUF

latribune.fr - 28/05/2011, 09:20  | 
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  • Jean-Christophe Destailleur a écrit le 30/05/2011 à 13:16 :

    • La courbe d'Arthur Betz Laffer, nous démontre avec beaucoup de force et de pertinence, qu'une fiscalité trop conséquente entraine découragement et recul de l'activité, avec pour corolaire une augmentation du chômage et une chute des recettes fiscales. Nous nous situons ainsi dans le cadre du "trop d'impôt tue l'impôt". Pour autant l'impôt est nécessaire, afin de financer un secteur publique indispensable à toute société ( Education, Santé, Sécurité, Solidarité, Infrastructures etc...) Cet impôt nécessaire, doit donc rester raisonnable, et surtout, ne pas étouffer l'économie et la création d'emploi. C'est pourquoi, avant de penser à augmenter une fois de plus la pression fiscale, la question d'une meilleure gestion des deniers publics mériterait d'être posée.

  • LE PIEGE CAPITALISTE a écrit le 30/05/2011 à 12:34 :

    • Les impots indirects représentent 60% des recettes de l'Etat.Ces impots sont assis sur la consommation donc pèsent en priorité sur les français qui consomment tout leur revenu et ne peuvent épargner. Ces impots pèsent donc sur une majorité de français. Le résultat? C'est que les 50% les plus riches payent globalement moins d'impot direct+indirect que les 50% les moins aisés. Augmenter la TVA supposerait une augmentation salariale pour la majorité des français, dont seraient exclus les classes aisées. si c'est ensé ainsi, oui...il s'agit alors d'un abaissement du cout salarial avec redistribution.

      • Liberator a répondu le 31/05/2011 à 10:47 :

        • Une idée fausse. L'argent épargné ne paierait pas d'impôts. Inexact. Par définition l'épargne a vocation à se recycler dans le circuit de consommation avec un effet différé certes, mais à ce moment la TVA est perçue. Même les pseudos économites gauchistes d'"Alternative Economique" ont compris ça.

  • pierre 2 a écrit le 30/05/2011 à 10:18 :

    • quand je vois ce qui nous attend avec le PS, je demande immédiatement un cessez le feu fiscal.

      • hmhm a répondu le 30/05/2011 à 11:05 :

        • Oui, surtout que vous êtes gentils, les taxes foncières, on les sent déjà bien passer. Etre économiste pour pondre que nous ne somme pas assez taxé sur la détention de propriété immobilière, faut arrêter. Je paye l'équivalent de 2 mois de loyer en taxe foncière sur mon appartement... en province. La détention + le prix de l'immobilier deviennent de plus en plus un luxe. Cease Fire please !

  • matheo a écrit le 30/05/2011 à 09:39 :

    • pourquoi encore une réunion pour de nouveax impots mais jamais pour des économies ,????????? EX: cette semaine encore mrs sarkosy fillon font des deplacements tres couteux.un hotel est réquisitionné en permanence a SABLEau cas ou mr fillon vienne passer son dimanche dans la sarthe etc etc

  • Brennec a écrit le 30/05/2011 à 09:27 :

    • "Nul ne conteste la nécessité d'une fiscalité destinée à financer l'intervention publique, importante, en Europe" Bien sur que si, la crise des dettes est justement une contestation de l'intervention désordonnée, gaspilleuse et inefficace de l'état. Politiquement des partis (sauf en france) s'inquiètent des conséquences de ces dépenses, notamment aux USA et au royaume uni. La corrélation inverse entre dépenses de l'état et croissance du PIB est établie par les économistes, la 'théorie' Keynesienne de la relance par le déficit est de plus en plus généralement mise en accusation.

  • CADOUDAL a écrit le 29/05/2011 à 09:45 :

    • Les impots que nous payons sont en principe dédié à entretenir tous les services publics de la collectivité? Une autre part, sert également à subvenir au plus démunis selon notre sacro-sainte fraternité. Là ou le bas blesse, c''est quand cette argent est utilisé à des fins électorals. Voyez par exemple dans les communes, elles donnent des secours à un clientéliste habitués à vivre au crochet de la société. Si l'on veut une certaine morale à l'impot, commençons par faire le ménage dans ces secours et imaginons un social mérité. Nous ferions déjà énormément d'économies.

      • Tonio Delavega a répondu le 29/05/2011 à 20:55 :

        • oui un social mérité ... et effectivment de ce que je vois dans le public comme dans le rivé il y a beaucoup de "social" non mérité et je ne parle pas des immigrés !! je parles des riches qui touchent les alloc alors qu'ils n'en ont pas besoin, des retraites ahurissantes de nos élus et élites (pas de plafond alors que 3000 Euros permettent de vivre décemment à la retraite) ... donc oui au social mérité , commençons par faire des économies en ne donnant pas d'argent à ceux qui n'en ont pas besoin !

      • Ahbon a répondu le 29/05/2011 à 21:28 :

        • donc en associant en associant le ménage dans les "secours" clientélistes et l'argent donné aux gens qui n'en ont pas besoin cela fait déjà pas mal d'économies ... mais pas mal de "mécontents" , trop surement qui sont bien implantés dans les arcanes du pouvoir ...

  • patbetton a écrit le 29/05/2011 à 09:00 :

    • s'il n'y avait pas autant de niches fiscales, d'exonération, d'abattement, l'impôt serait probablement plus juste et moins contesté. Pour autant si l'on veut encourager l'investissement des entreprises on pourrait réformer l'Impôt sur les sociétés avec 3 taux à définir. Un taux par exemple à 3 % symbolique sur la partie des bénéfices réinvestis par l'entreprise dans les immobilisations corporelles (biens meubles hors placements financiers et immeubles prof, ) ou incorporelles (brevet, licence, recherche..) ou dans le remboursement anticipé d'emprunt (désendettement). Un second taux, 15 % concernant une part réservée aux salariés (participation, intéressement limité à 2 000 ? par salarié) et enfin un 3ème taux majoré à 50 % sur le bénéfice distribué aux actionnaires. Les bénéfices mis en réserve qui ne seraient pas réinvestis dans les 3 ans seraient alors taxés à 50 % Et enfin la suppression définitive de la TVA déductible sur les dépenses de restauration, réception, cadeaux d'entreprises, voiture de tourisme et de la déduction de ces frais du résultat fiscal

      • Jean-Christophe Destailleur a répondu le 30/05/2011 à 13:38 :

        • Je suis en parfait accord avec vous sur une non-taxation (ou très faible taxation) de l'investissement. ==> Par contre, une taxation de 50% des dividendes me parait complétement aberrante, car n'oublions pas qu'un actionnaire est le plus souvent un PETIT épargnant, qui perçoit des intérêts (dividendes) en moyenne de 3% Par conséquent, si vous taxez à 50% ces intérêts, le rendement tombera à 1,5 %, c'est à dire moins qu'un livret A, qui lui, est sans risque ! Ceci reviendrait donc à tuer le petit actionnariat et l'investissement, tandis que les gros fonds de pension n'auraient aucun scrupule à partir vers des cieux plus cléments ...

      • patbetton a répondu le 31/05/2011 à 00:31 :

        • Je pense que vous m'avez mal compris. Je parle dans mon message de l'impôt sur les sociétés et non de l'impot sur le revenu. L'impôt sur les sociétés actuel est de 15 % sur les bénéfices inférieur à 35 000 ? environ, et au delà de 33 %. Je parle donc de réformer cet impot sur les société et je ne modifie pas la fiscalité de l'épargnant et donc des petits porteurs. En effet ces derniers sont soumis pour les RCM à l'IRPP soit au prélèvement forfaitaire libératoire de 19 % + CSG 12.3 % soit à l'IRPP selon le barème progressif après abattement de 40 % et d'un abattement fixe de 3050 ? (pour un couple) ce qui équivaut à une exonération totale pour des dividendes perçues d'un montant 5050 ?. L'objectif de la modification de l'IS étant d'inciter les entreprises à investir et à se désendetter et indirectement revaloriser la valeur de l'action de l'actionnaire (vous avez du observer que la cotation d'une action d'une entreprise qui distribue diminuée de la valeur du coupon dule lendemain du détachement. L'objectif n'est donc pas de détourner le petit actionnaire mais bien au contraire de dissuader les sociétés qui achètent en LBO et pompe la trésorerie et la capacité de développement des sociétés qu'elles rachètent

      • Jean-Christophe Destailleur a répondu le 18/06/2011 à 03:01 :

        • Merci pour ces précisions, qui me permettent de mieux appréhender votre proposition. Effectivement l'IS à 33% a un effet pervers de taille : Il nuit à l'investissement. Une réforme de l'IS, avec une fiscalité très réduite sur la part réinvestie, serait donc la bienvenue. Espérons simplement que nos politiques auront un jour le courage et la clairvoyance de voter une telle réforme. ;) Jean-Christophe Destailleur

  • sarlatg a écrit le 28/05/2011 à 22:26 :

    • Seules 20% des entreprises françaises prévoient de recruter en 2011, c'est moins que dans le reste de l'Europe et aux Etats-Unis Il faut alléger la fiscalité sur le travail France Energies http://www.france-energies-2012.fr/xwiki/bin/view/Socracy/En-France-le-choix-de-la-rente-contre-le-travail

  • legal a écrit le 28/05/2011 à 19:45 :

    • La croissance? Mais quelle croissance? pour parler de croissance il faudrait un peu voyager par exemple en Chine. Quand je suis en France c'est à mourir d'impôts (pas de rire)

      • Tonio Delavega a répondu le 29/05/2011 à 02:01 :

        • Et en Chine les salariés pas le droit de se plaindre, pour lutter à armes égales la France doit donc mettre en place une DICTATURE !!! ... Mariiine ??

  • ciceron a écrit le 28/05/2011 à 18:54 :

    • le capital c'est ce qu'il reste quand l'Etat s'est servi au moins déjà 4 fois sur celui ci pour construire un capital il faut avoir travaillé que ce soit nous ou nos ancêtres . il faut arrêter de dire n'importe quoi et d'entrer dans une idéologie qui ne pense qu'à diviser pour pouvoir exister. le capital ne vous arrive pas en allant prier chaque matin mais en le travaillant et en le faisant fructifier. pour le faire fructifier, il ne suffit pas de se souffler sur les ongles mais de se retrousser les manches. sans travail pas de capital. et plus largement , sans capital pas de travail..

      • Ahbon a répondu le 28/05/2011 à 19:59 :

        • Ciceron a une vision un peu "idéaliste" du monde ou seuls les travailleurs seraient des "capitalistes" ... il y a beaucoup de gens qui travaillent beaucoup et qui n'ont pas de patrimoine ou de capital, il y a des gens qui ont beaucoup de capital et qui passent leur temps dans les soirées JetSet au golf, ou autre ...

      • RUBIS a répondu le 28/05/2011 à 20:45 :

        • BIEN VRAI

      • Osborne a répondu le 29/05/2011 à 07:18 :

        • Il y a aussi des gens qui ne travaille pas et qui vivent au crochet des autres et de la société surtout. Il faut arrêter la démagogie en France ! Ceux qui ont du capital ont travailleuses dur et surtout prit d énormes risques pendant des années dans 90 pourcent du temps car vu les droits de succession au bout de 2 génération les héritiers sont rinces!

      • Ahbon a répondu le 29/05/2011 à 21:09 :

        • @ Osborne: NON !!

      • Ahbon a répondu le 29/05/2011 à 21:15 :

        • je développe un peu: je connais des gens qui gagnent très bien leur vie et qui n'en branlent pas une ... donc le sempiternel discours du "si on est riche c'est qu'on a travaillé fort" ne prend pas ... entre les héritiers , les pistonnés , les planqués (pas que dans la fonction publique , il y en plein dans le privé) , les "protégés" , les .. les ... les ... une chose est sûr le vrai travail est très très mal reconnu !!! ça c'est sûr !!!

      • Ahbon a répondu le 29/05/2011 à 21:18 :

        • j'ai oublié les "suceux" ou téteux comme disent les Québécois ... qui savent expliquer à leur chef (et il y croit !!) qu'ils sont débordés alors qu'ils tirent au flanc ...

  • sarlatg a écrit le 28/05/2011 à 17:40 :

    • La distinction traditionnelle entre imposition du capital et du travail est particulièrement toxique : le capital, de quoi est-il né ? du travail de la personne ou d'une rente quelconque (charge, héritage...) ? France Energies http://www.france-energies-2012.fr/xwiki/bin/view/Socracy/Vivre-de-son-travail-pas-de-celui-des-autres

      • Jean-Christophe Destailleur a répondu le 30/05/2011 à 18:06 :

        • Ceci est absolument vrai : taxer l'épargne (ou le capital) revient le plus souvent, à taxer une seconde fois des revenus déjà soumis à l'IRPP ou à l'IS.

  • xav a écrit le 28/05/2011 à 12:00 :

    • Christian Valenduc ne comprend peut-être pas le français. "Si l'on s'accorde sur un niveau donné de pression fiscale", c'est que l'on cherche a savoir quelles sont les autres variables qui peuvent jouer sur la croissance, indépendamment du niveau de prélèvements obligatoires. Une telle réaction pavlovienne démontre un aveuglement idéologique très socialiste.

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    • Merci pour ces précisions, qui me permettent de mieux appréhender votre proposition. Effectivement l'IS à 33% a un effet pervers de taille : Il nuit à l'investissement. Une réforme de l'IS, avec une fiscalité très réduite...

      par Jean-Christophe Destailleur le 18/06/2011 à 03:01

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