En Espagne, le chômage massif fait chuter les salaires

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Le chômage espagnol a explosé depuis 2008. Il baisse légèrement depuis le début de l'année
Le chômage espagnol a explosé depuis 2008. Il baisse légèrement depuis le début de l'année (Crédits : Reuters)
Le chômage massif et la crainte de perdre son emploi font baisser les salaires. De quoi rendre l'économie plus compétitive, mais avec un coût social élevé

Face à un chômage touchant un actif sur quatre en Espagne, ceux qui travaillent ne sont pas épargnés et doivent accepter des salaires toujours plus bas, un processus synonyme de gain de compétitivité mais douloureux socialement.

La récente grève du personnel de nettoyage de Madrid, qui a transformé la capitale en poubelle géante, en est le parfait exemple: les employés s'opposaient au plan social supprimant 1.100 postes sur 7.000 et baissant les salaires de jusqu'à 40%. Ils ont obtenu qu'aucun licenciement ne soit prononcé, mais gagneront moins, avec 45 jours chômés par an.

-18% chez le fabricant de donuts Panrico

Chez le fabricant catalan de donuts Panrico, les 1.914 salariés ont signé un préaccord sur le départ de jusqu'à 745 personnes et une diminution salariale de 18%. 

Derrière ces deux cas, le poids d'un chômage qui touche 6 millions de personnes. "Avec 26% de travailleurs sans emploi, cette masse de personnes sans travail fait fonction d'armée de réserve, faisant pression à la baisse sur les salaires", explique Fernando Luengo, professeur d'économie à l'université Complutense de Madrid et membre du collectif de réflexion EconoNuestra.

Le chantage à l'emploi

Avec cette "épée de Damoclès", "les entreprises peuvent menacer facilement: ou tu acceptes ces conditions moins bonnes ou tu es viré", d'autant que licencier coûte moins cher grâce à une récente réforme du travail.

Résultat: "il y a quelques années, en Espagne, on parlait des mileuristas", ces salariés peinant à s'en sortir avec 1.000 euros par mois, "mais maintenant avoir 1.000 euros de salaire, pour beaucoup de gens, c'est presque un luxe". "60% des travailleurs espagnols n'arrivent pas à 1.000 euros par mois", renchérit Paloma Lopez, secrétaire à l'emploi du syndicat CCOO, et "les difficultés sont importantes car il faut continuer à rembourser le prêt immobilier" malgré tout.

Près de 22% de la population au dessous du seuil de pauvreté

Pour vérifier cette tendance, les statistiques ne manquent pas, même si les chiffres varient suivant les critères (salaire net ou brut, par ménage ou par personne...): selon l'Institut national de la statistique (Ine), les revenus moyens par foyer ont chuté de 9,5% entre 2008 et 2012, et désormais 21,6% de la population risque de tomber dans la pauvreté.

Selon la branche études de La Caixa, les salaires ont fondu de 7,1% depuis 2010. La Fondation d'études d'économie appliquée (Fedea) calcule elle une baisse de 12% entre 2010 et 2012.

Dévaluation interne

Dévaluation interne: tel est le terme aseptisé qu'utilise le gouvernement conservateur pour qualifier ce processus, qu'il justifie par le besoin de gagner en compétitivité.

Auparavant, "à chaque fois qu'il y avait un déséquilibre, il était toujours réglé en dévaluant la peseta", raconte Ignacio de la Torre, du cabinet de conseils Arcano. Maintenant, "comme on ne peut plus dévaluer la devise, la seule manière de rééquilibrer l'économie est de dévaluer les salaires".

Une rémunération d'un tiers inférieure à celle de la zone euro

Force est de constater que la recette, d'un point de vue économique, semble marcher: "l'Espagne est devenu un pays ultra-compétitif en salaires", estime le consultant, avec des travailleurs gagnant "un tiers de moins que la moyenne en zone euro".

En septembre, les exportations ont bondi de 8,3%, quatre fois plus que la moyenne en zone euro (2,1%). Dans l'automobile, les usines tournent à plein régime et décrochent de nouveaux modèles, souvent grâce aux accords de modération salariale noués avec les syndicats. Avec cet "avantage de coût salarial", "il est raisonnable de penser que l'Espagne va devenir le centre essentiel de production de produits industriels milieu de gamme de l'Europe", estime l'analyste Patrick Artus, de Natixis, ce qui ferait du pays "la +Chine+ de l'Europe".

Le FMI encourage cette tendance

Le Fonds monétaire international, ravi, appelle à aller plus loin, suggérant qu'une baisse de 10% des salaires en deux ans ferait grimper le PIB de 5%.

Mais socialement, "c'est une mauvaise nouvelle", note Carlos Obeso, directeur de l'institut d'études sur le travail de l'Esade. Pour le constater, "pas besoin d'être un économiste, il suffit d'aller dans la rue".

"On le voit partout: dans les rues, les petits commerces qui n'ont pas déjà fermé ont des difficultés", dit Paloma Lopez, car avec ces salaires plus bas, "les salariés espagnols ont arrêté de consommer".

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Commentaires
a écrit le 26/11/2013 à 18:09 :
La mission du FMI est de "promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté"

Ils ont dû oublier le dernier point...
a écrit le 25/11/2013 à 18:31 :
z'on qu'à aller en Allemagne. Y z'auront un smig à 1 Euro.
a écrit le 25/11/2013 à 13:41 :
"Le Fonds monétaire international, ravi, appelle à aller plus loin, suggérant qu'une baisse de 10% des salaires en deux ans ferait grimper le PIB de 5%"
Ma question : cette hausse de PIB va dans quelles poches si les salaires baissent de 10% ? Bref on déshabillent les salariés espagnols pour engraisser qui ? Revoltant !
la politique des conservateurs allemands qui veulent faire payer le Sud pour leurs suposés pêchés mènent l'Europe tout entière vers la déflation et la dépression. Ces gens ont la mémoire courte il devrait savoir que quand l'Europe entre en dépression ça se finit mal. Tres mal.
Réponse de le 20/12/2013 à 1:05 :
Ca se finit mal pour les peuples mais très bien pour eux justement.
a écrit le 25/11/2013 à 12:51 :
A partir de quel momen c'est trop pour le peuple et qu'il prendras les armes ?
a écrit le 25/11/2013 à 9:49 :
Pour qu'on puisse parler de dévaluation interne, il faudrait que dans le même temps, les loyers soient également abaissés... De plus, ce qui est regrettable, c'est la brutalité de la mesure. Les allemands ont étalé leur dévaluation compétitive sur plus de dix ans...
a écrit le 25/11/2013 à 9:43 :
Et pendant ce temps, les salaires des gros patrons continuent d'exploser. Mais ceux-ci l'assurent: si eux gagnent beaucoup, tout le monde en profitera !
Réponse de le 25/11/2013 à 15:24 :
Vous avez raison du moment que les gros patrons ainsi que les politiques vaireux s'engraissent sur le dos des peuples tout va bien, c'est identique en France.
a écrit le 25/11/2013 à 8:46 :
Oui à la dévaluation de l'Euro !
Cela freinerait les importations et accélèrerait les exportations! Certes cela augmenterait le cours du pétrole payé en dollars...sauf si les américains continuaient à laisser filer le dollar comme ils le font actuellement ! De plus une énergie chère ferait le bonheur des écolos, car elle entrainerait une baisse de la consommation énergétique et donc de la pollution !
a écrit le 25/11/2013 à 8:45 :
Oui à la dévaluation de l'Euro !
Cela freinerait les importations et accélèrerait les exportations! Certes cela augmenterait le cours du pétrole payé en dollars...sauf si les américains continuaient à laisser filer le dollar comme ils le font actuellement ! De plus une énergie chère ferait le bonheur des écolos, car elle entrainerait une baisse de la consommation énergétique et donc de la pollution !
a écrit le 24/11/2013 à 15:41 :
La compétitivité par la course à la baisse des salaires est un scénario à l'allemande. C'est à dire un pays tiré par l'export et non par la demande intérieure. La question: si tous les pays européens se tournent vers ce scénario, qui achètera les produits en l'absence de demande intérieure sachant que l'économie de l'Europe repose pour moitié sur les échanges intra-communautaires.
Réponse de le 24/11/2013 à 19:13 :
Pffffffffffffffffff, à vous lire les salariés Allemands gagnent des clopinettes!.
salaire d'un monteur sur la chaine d'assemblage chez PSA 1700 euros/net/ mois.+ primes en fin d'année de 200 à 300 euros
salaire d'un monteur sur la chaine d'assemblage chez AUDI VAG 2100 euros/net/mois.+ prime aux résultats pouvant atteindre 1 mois à 1mois 1/2 de salaire.
Vous ne vous êtes jamais posé la question de savoir pourquoi les travailleurs français frontalier passe outre Rhin chaque jour pour aller travailler?, probablement pour être exploité?.
a écrit le 24/11/2013 à 15:01 :
Faute de pouvoir dévaluer l'Euro, tous les pays d'Europe du Sud, dont la France fait maintenant partie, suivront le même chemin. Ceci fait froid dans le dos.....
a écrit le 24/11/2013 à 10:29 :
De toute façon on s'en fout.
a écrit le 24/11/2013 à 10:22 :
...vers le Moyen-Age....!
a écrit le 24/11/2013 à 9:55 :
Nous voyons maintenant comment l’Europe va s'occuper de la France , vu comment l'Espagne a été aidé , nous voyons déjà a quelle sauces nous allons être traiter , nous les travailleurs ont a pas fini de galérer.
a écrit le 24/11/2013 à 9:51 :
En France aussi. J'ai un Master et je suis Smicard...J'envisage l'expatriation.
Réponse de le 24/11/2013 à 14:16 :
@Jean-Louis avec 3 masters on daigne me répondre pour me proposer un emploi d'opérateur de saisie :) J'y songe également à aller voir ailleurs plutôt que d'engraisser des rentiers :)
a écrit le 24/11/2013 à 9:36 :
la baisse des salaires à cause du chômage c'est mécanique, à condition que le système d'assistance ne fasse pas qu'il est plus intéressant d'être assisté que de travailler aux conditions de base!
ce qui a été bon pour l'Allemagne lors de sa réunification avec une république de l'est à tout petit revenu, ou maintenant pour Espagne ne semble pas importable en France actuellement!
Réponse de le 25/11/2013 à 22:38 :
Ah bon ? Bon pour l’Espagne ? Vous n’avez pas dû lire l’article. À moins que vous confondiez Espagne et Espagnols. Bon pour l’Espagne, peut-être. Par contre, bon pour les Espagnols, là, non. Du coup, quel intérêt ? À qui cela profite-t-il ? Pas aux espagnols en tout cas. Mais rassurez-vous, avant d’être compétitif avec le Bangladesh, il faut encore diviser les salaires par 6 au moins. Alors, seulement, ces fainéants de travailleurs seront un peu compétitif. Bien sûr, vous en ferez partie pour nous montrer l’exemple, puisque c’est si bon d’après vous.
a écrit le 24/11/2013 à 5:20 :
les espagnols se sont enfuis en france ou en allemagne ou ailleurs..
a écrit le 23/11/2013 à 22:19 :
tu n'aimes pas l'euro , c'est évident, mais crois-tu qu'avec une autre devise tous les problèmes disparaitraient ? Tu ferais pas par hasard partie de ceux qui ont voté Hollande en croyant qu'il avait une baguette magique pour combler les déficits :-)
a écrit le 23/11/2013 à 19:58 :
coup social élevé oui mais aussi stupidité car un employé sous payé et un client en moins ! A moins de compter que sur les exportations mais si tous les pays européens font de même pas sur que les entreprises y gagnent au long terme pire c'est une faillite globalisée...
a écrit le 23/11/2013 à 18:51 :
C'était l'objectif de cette crise. Aligner tous les salaires de la planète, sur le moins-disant forcément...
Réponse de le 24/11/2013 à 18:45 :
@ Realityshow , Absolument d accord avec votre raisonnement
Réponse de le 24/11/2013 à 18:45 :
@ Realityshow , Absolument d accord avec votre raisonnement
a écrit le 23/11/2013 à 17:35 :
La position du FMI est une honte. Mais ces gens la sont grassement payés et ne savent.pas ce que c'est qu'une fin de mois difficile. Je propose que l'on applique au FMI les recettes qu'ils préconisent à l'exterieur.
a écrit le 23/11/2013 à 17:08 :
On constate contrairement à ce que disent les grandes institutions qu'il n'y a pas de regain de compétitivité sauf en pourcentage ce qui signifie rien; [ On baisse de 50% puis on augmente de 5% en disant que tout va mieux!] qu'il n'y a pas d'amélioration du niveau de vie. Rien. L'Espagne s'est faite arnaquée par les accords de fin de guerre puis par le miracle européen. le pays s'est relevé un peu puis écroulé sans rémission possible. C'est ce qui était recherché. Le niveau bas va tirer à la baisse les secteurs européens classique tandis que les entreprises à fort potentiel auront gagné la partie. Il n'y en a pas en Espagne ou si peu : 3.
a écrit le 23/11/2013 à 17:07 :
Les salaires baissent en Espagne mais aussi le coût de la vie ,par exemple un t3 est à 300 à 400 euros par mois ,les prix au super sont 30 pour cent plus bas qu en France et c est pareil en Allemagne où l immobilier est très bon marché alors qu en France avec notre smic universel ,on est à côté de la plaque ,1100 euros à Paris on est sdf et bien en Auvergne.
Réponse de le 25/11/2013 à 15:33 :
Vous n'avez pas vérifié vos dires, l'essence est plus chère en Espagne de quelques centimes pour le reste. Certains articles sont un peu moins chers, je suis frontalier donc je sais de quoi je parle. Enfin le delta entre les salaires espagnols et français est relativement important, de moins en moins vrai mais avec les salaires du peuple d'en bas en Espagne je serais étonné qu'il finisse le mois. Pour info l'essence est également plus chère en Allemagne, vos références datent des années 2000.
a écrit le 23/11/2013 à 16:33 :
Nous n'avons pas assez de chomeurs si l'ont veux s'en sortir il nous faut encore 1 ou 2 millions de chomeurs de plus et diminuer les salaires bien sur
a écrit le 23/11/2013 à 16:15 :
Je propose à tous ceux qui jugent que la solution de baisser les salaires pour gagner en compétitivité est la meilleure d'aller dès lundi matin proposer à leur patron de diminuer leur salaire.

La compétitivité française vous remercie d'avance!!
Réponse de le 23/11/2013 à 16:51 :
Tant que l'on gardera l'Euro, vous n'aurez pas le choix car l'inflation diminuera votre salaire que vous le vouliez ou non. L'Espagne ne fait que ce que Bruxelles lui permet de faire pour protéger les intérêts de l'Euromark.
Réponse de le 23/11/2013 à 18:11 :
Inflation difficile sans hausse des salaires!
À part sur les matières premières et les actifs, impossible sur le reste....
Réponse de le 24/11/2013 à 17:40 :
@Plagiste

Faux. L'inflation est mécaniquement liée à la fiscalité. Si vous augmenter la TVA vous augmentez les prix sans nécessairement augmenter les salaires.
a écrit le 23/11/2013 à 16:00 :
Je croyais que c'était impossible de faire disparaître une mer les russes l'ont fait avec la mer d'Aral les israéliens avec la mer morte et bien d'autres pays encore. Alors pourquoi ne pas faire disparaître la majorité des habitants de l'Union européenne encore un effort et la TROÏKA pourra dire c'est moi qu'il ai fait.
a écrit le 23/11/2013 à 14:35 :
Bien joué ! Grâce à l'eurocrature, on ne peut plus dévaluer ? Qu'à cela ne tienne, on baisse les salaires. Heureusement qu'il reste ce levier.
a écrit le 23/11/2013 à 14:24 :
Deux commentaires : Que les parangons de la compétitivité à outrance prennent la parole après avoir vécu eux-mêmes avec 1000€ mensuels : A mon avis nombreux sont ceux qui vont (enfin) la fermer. Et que ceux qui n'ont pas encore compris qu'acheter français est à la fois intelligent et salutaire réalisent enfin qu'à défaut de le faire ils condamnent leurs frères, leurs enfants, leurs voisins au chômage. Dénigrer systématiquement son pays est non seulement injustifié mais revient ipso facto à se tirer une balle dans chaque pied !
Réponse de le 23/11/2013 à 15:01 :
Le problème, c'est que l'on tourne en rond : les gens sont de plus en plus pauvre, donc ne peuvent plus acheter le bien français trop taxé, donc notre production baisse, alors on taxe plus, donc les gens sont de plus en plus pauvres...
Seule solution, une forte baisse de la fiscalité du travail et des dépenses publiques.
Réponse de le 23/11/2013 à 17:03 :
@FISCALIX
Non merci à l'inceste économique. La déception culturelle français est le parfait exemple du pourquoi il est nécessaire de mettre en place une concurrence non faussée. Mettons plutôt en avant nos forces plutôt que subventionner nos défaillances. En France, nous avons une tendance mégalo à vouloir toujours faire mieux que les autres dans tous les domaines alors que nous n'avons clairement pas les bonnes cartes entre les mains pour nombre d'entre eux. Ceci étant dit, cela n'est pas une excuse pour ne rien faire car nous avons du potentiel.
Réponse de le 23/11/2013 à 18:55 :
C'est l'état français qui nous a tiré une balle dans le pied en défendant le libre échange. Je n'ai donc aucun scrupule à acheter étranger puisque les entreprises étrangères appartiennent à des investisseurs occidentaux. Les français qui ont épargné en assurance-vie sont les actionnaires qui ont soutenu les délocalisations et qui sont content de toucher leurs dividendes, peut importe si leur enfants auront du travail plus tard...
Réponse de le 24/11/2013 à 9:54 :
"balle dans le pied" "Droit dans le mur" "Capitaine du pédalo" "Titanic"...Ah, les brèves de comptoir sont éternelles...
a écrit le 23/11/2013 à 13:21 :
Encore faudrait-il que les matchandises "made in france" ne soient pas à l'image de la population française : médiocres. Ce n'est pas en forçant les gens à acheter du "merde in france" que le pays s'en sortira.Peut-être que la solution réside dans le courage et la compétence, deux qualités qui, il est vrai, ne font pas partie du bagage français plutôt lourdingue et baltringue.Plutôt qu'acheter du "merde in france", mieux vaut acheter de la qualité. Au niveau des bagnoles, mais aussi de la bouffe, des fringues, de l'électronique, ... Le jour où les français arrêteeront de privilégier le nivellement par le bas et de faire de la merde, peut-être qu'ils arriveront à vendre quelque chose.
Réponse de le 23/11/2013 à 17:39 :
Réponse à Léon est un petit personnage aigri et frustré. Quel pauvre type...
a écrit le 23/11/2013 à 13:19 :
Une belle politique de l'UE. La même saignée aura été faite en Grèce, au Portugal, en Italie (pas encore totalement mais ça arrive, en Irlande (enfin eux ont renégocié leur dette en conservant un IS bas permettant de voler les recettes fiscales des autres pays qui ont emprunté pour les aider notamment la France)... et bientôt en France!

Tout cela pour que les déficits extérieurs passent sur le voisin qui à son tour devra faire la même chose...

Et il y aura surement un second tour!

Une autre politique était possible, un autre monde est souhaitable... La France doit taper du poing sur la table, "soit on change UE, soit il faut la faire péter".

Les couts d'un retour en arrière? Je ne suis pas sûr qu'ils soient pires que les coûts d'un maintien! Demandez le aux ouvriers et aux chômeurs de toute l'Europe!
a écrit le 23/11/2013 à 13:19 :
Votre caste UMPS sans queue ni tête, qui n'ont d'autres choix à vous proposer que leurs enrichissements personnels, vous font oublier par leur discours ineptes et mensongers leur totale indigence et profonde inaptitude à s'occuper du pays!.
les deux mille milliards d'euros de dettes d'état, dont personne ne peut dire comment cette dette pourra être remboursée, même en détroussant les salariés et leurs patrons et en confisquant une grande partie de leurs revenus, cela suffira à peine à rembourser les intérêts de cette dette!.
8 millions de chômeurs, 12 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, l'abandon de notre souveraineté pour soumettre le peuple français aux fantasques eurocrates de Bruxelles et au diktat des financiers mondialistes.
une immigration incontrôlée, une insécurité des habitants, qui ne se sentent plus protégés!.
J'arrête ou je continue?.
Marine aura du mal à faire pire que votre tandem d'oligarques ploutocrates qui font semblant de faire l'alternance politique, mais qui en fait ont confisqué le pouvoir au peuple.
vous pourrez éructer, vociférer contre les personnes qui plébisciteront le mouvement national, rien n'y fera, le mouvement est en marche pour éjecter les imposteurs et rien ne pourra l'arrêter dans sa détermination.
a écrit le 23/11/2013 à 13:19 :
Une belle politique de l'UE. La même saignée aura été faite en Grèce, au Portugal, en Italie (pas encore totalement mais ça arrive, en Irlande (enfin eux ont renégocié leur dette en conservant un IS bas permettant de voler les recettes fiscales des autres pays qui ont emprunté pour les aider notamment la France)... et bientôt en France!

Tout cela pour que les déficits extérieurs passent sur le voisin qui à son tour devra faire la même chose...

Et il y aura surement un second tour!

Une autre politique était possible, un autre monde est souhaitable... La France doit taper du poing sur la table, "soit on change UE, soit il faut la faire péter".

Les couts d'un retour en arrière? Je ne suis pas sûr qu'ils soient pires que les coûts d'un maintien! Demandez le aux ouvriers et aux chômeurs de toute l'Europe!
a écrit le 23/11/2013 à 12:56 :
Nous sommes vraiment tous dupe quand on nous annonce des "conséquences" qui ne sont en fait que des "buts" élaborés par des think tank, mais nous souhaitons qu'ils ne se soient pas trompés car ils risquent en pâtir autant que nous! Se sentent ils responsables, j'en doute!
a écrit le 23/11/2013 à 12:37 :
"marine arrive", prétendez-vous. Ou c'est de l'humour, ou c'estd e la stupidité. Sans le mokndre programme crédible et réaliste, ne comptant que sur sa logorrhé verbale et la répétition dérisoire et même vaine de slogans creux et mensongers, Le Pen ne tiant absolument pas à arriver à un quelconque niveau de pouvoir. Oh, certes, elle ne va pas lésimer sur les discours fallacieux et démagogs pour tenter de gaver un populo crédule ou décérébré, englué dans sa médiocrité et se spetites trouiles mesquines. Mais au-delà de ça, Le Pen sait très bien qu'elle ne propose aucune solution réaliste, qu'elle ne dispose d'aucune compétence et qu'elle n'a certainemen t aucun programme un tant soit peu crédible. En ce sens, le Pen représete l'archétype de l'anti-français(e) dans ce qu'elle a de plus nuisiblme et dangereux.Et ce n'est pas parce qu'elle décroche l'un ou l'autre insignifiant petit conseiller municipal dans des villes de seconde zone, qu'elle va se risquer à aller beaucoup plus loin. On peut reprocher tout ce que l'on veut à Le Pen (et il y a du boulot !), mais elle n'est pas totalement conne. Elle ment à longueur d'interviews et de discours, son pseudo-programme ne vise qu'à détruire la france, elle manipule une petite frange de personnes déjà bien crétines à la base, ... mais elle ne veut surtout pas pendre la responsabilité d'enfoncer encore un peu plus un pays qui a depuis longtemps quitté le bord du gouffre et qui, depuis plus de 5 ans, a déjà fait un grand pas en avant ... vers l'abîme. Le Pen et sa clique ne forme qu'un éphémère petit mouvement d'oppositionet ils entendent bien rester comme ça. En jouant avec la crédulité et la trouille d'un vulgaire populo de base, le Pen peut se présenter aux gogos comme "la chevalière blanche". Mais au bout de 15 jours au pouvoir, ayant perdu toute crédibilité en moins de temps qu'il ne lui en faut pour débiter sesmensonges, la france entière sera dans la rue pour l'éjecter. t ça, elle n'y tint pas du tout. Elle va donc rester dans son rôle et continuer à cracher sur tout ce qui bouge. Les franchouillards très moyens ne font pas moins bien au comptoir du Café du Commerce. Le Pen et eux sont du même niveau.
Réponse de le 23/11/2013 à 15:06 :
Votre commentaire est pitoyable, y en a marre de vos équipe socialistes de bras cassés!.
a écrit le 23/11/2013 à 12:14 :
Euh .... le but du FMI , c'est de ruiner des gens pour vendre leur pays ? !
a écrit le 23/11/2013 à 11:32 :
Les espagnols ont de la chance, même en diminuant les salaires, ils ont encore du travail, mais la France avec ses 8 millions de chômeurs, il n'y aura bientôt plus de travail pour une grande partie de la population.
Les fervents défenseurs du libre échange, ont eu raison de la prospérité dans notre pays, mais ils devront bientôt rendre des comptes!.
Marine et le mouvement national arrive, ce ne sera que justice après quatre décennies d'humiliation du peuple des chefs d'entreprises et de leurs travailleurs, (les vrais, ceux qui jusqu'à maintenant étaient restés silencieux et courbaient le dos).
Réponse de le 23/11/2013 à 12:04 :
Encore du travail ? 25% de chômage ça ne fait pas tilt chez vous ?
Réponse de le 23/11/2013 à 12:52 :
un raisonnement farfelu , vous dites marine arrive ? , dans la démagogie et sa petite entreprise qui ne connait pas la crise , rassurez vous elle dira une grosse bêtise si elle si proche du pouvoir pour ne pas l'avoir , car on y verrait trop l'impossibilité de créer ce programme démagogue , quand aux frontières , on a eu ce dispositif et avec des monnaies nationales suite au krach de 29 et on a été quand meme en déflation , donc le protectionnisme n'a rien solutionné si ce n'est faire une vie royale aux rentiers et monopoles , enfin préoccupez vous plutôt de la lutte contre le chômage qui depuis 40 ans crée un vrai clientélisme avec niches fiscales et sociales aux chaises musicales bien établies , le chômage n'a qu'un unique but , persuader le chômeur qu'il est trop cher a employer , donc baisse ton salaire et vis dans la misère pendant que l'autre lui en récolte les fruits , depuis 40 ans ils ont essayés de baisser les salaires a travers l'Europe , ils sont en passe de gagner , enfin l'optimisation fiscale aussi a eu du bon , quand l'état perd des recettes pour faire les yeux doux a des personnes en situation de monopoles ou de rentes a vie qui utilisent ensuite les menaces et les blocages c'est ce moquer du monde , le jour ou les aides n'arrivent plus comme par hasard ces gens là , cassent , brulent et crient .. mais par contre ceux qui ont reçu les vraies aides et qui savaient ce qui allait se passer eux sont déjà loin .. la vraie lutte contre le chômage n'a pas encore commencée .. on a juste mit des seaux sous les grosses fuites ..
a écrit le 23/11/2013 à 10:55 :
c'est ce qui nous attend à force d'acheter des produits étrangers. Les gens ne comprennent pas que c'est l'ouverture des frontières qui fabrique notre pauvreté. Continuez d'acheter des voitures étrangères et vous paierez toujours plus d'impôts et de taxes pour financer le chômage, puis vous finirez vous aussi au chômage.
Réponse de le 23/11/2013 à 13:39 :
bonne analyse, il faut privilégier le made in France dès que c'est possible, les allemands aussi n'achètent que leurs produits.
a écrit le 23/11/2013 à 10:47 :
c'est bien de devenir la chine de l'europe, mais ça affaiblit les voisins proches....... pas certain du tout qu'à terme, l'espagne s'y retrouve... fabriqué pas cher est un chose..... mais ensuite il faut vendre.... si on appauvrit ses clients proches...... ils n'achèteront plus....... spirale destructrice......
a écrit le 23/11/2013 à 10:41 :
Bientôt qui ?
La France !!
Réponse de le 23/11/2013 à 11:48 :
On y est déjà...malheureusement
a écrit le 23/11/2013 à 10:39 :
Solution absolument inapplicable en France avec le gouvernement socialiste de Hollande.
Ça aurait pu être une solution...
Réponse de le 23/11/2013 à 11:58 :
La France est un pays d'industrie tertiaire et non secondaire, la situation est tres differente.
Réponse de le 23/11/2013 à 11:58 :
Une solution ? Pour quelle voie de sortie ? Vraiment pas certain...regardez et constatez

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