Pourquoi la Grèce évoque-t-elle un référendum ?

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Le ministre hellénique des Finances Yanis Varoufakis a agité la possibilité d'un référendum ou d'lélections anticipées.
Le ministre hellénique des Finances Yanis Varoufakis a agité la possibilité d'un référendum ou d'lélections anticipées. (Crédits : Reuters)
Le ministre hellénique des Finances a indiqué être prêt à revenir devant les électeurs si les réformes du gouvernement ne pouvaient être lancées. La preuve que le jeu entre Athènes et les Européens reste très politique.

Alors que les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent ce lundi 9 mars pour examiner les premiers détails des réformes proposées par Athènes, il semble désormais évident que l'accord arraché le 20 février dernier pour la poursuite du financement issue du mémorandum de 2012 n'était bien qu'une paix armée. Plus que jamais, le bras de fer entre la Grèce et ses « partenaires européens » semble se poursuivre.

La situation de trésorerie tendue de la Grèce

La raison en est simple. Cet accord n'a en réalité rien réglé. Ni à court terme, ni à long terme. A court terme, d'abord, la situation de la trésorerie de l'Etat grec est particulièrement préoccupante. Athènes a remboursé vendredi 6 mars une première échéance du FMI de 310 millions d'euros, mais il lui reste encore 1,5 milliard d'euros à débourser d'ici à la fin du mois pour payer l'institution de Washington. La prochaine échéance est celle de vendredi 13 mars, puis viendront celles du 16 et du 20 mars. Cette facture n'est pas anecdotique : elle représente un tiers des dépenses normales mensuelles du pays. Bref, les besoins sont énormes, alors même que les revenus s'affaiblissent.

Or, la situation de trésorerie de la Grèce est très tendue. Les recettes ont été en janvier inférieures d'un milliard d'euros à ce qui était prévu. Ceci s'explique certes par les incertitudes politiques et liées aux négociations européennes, mais pas seulement. La conjoncture a commencé à se dégrader dès l'automne et il convient de ne pas oublier que le pays est en proie à une déflation sévère (les prix ont reculé sur un an de 2,8 % en janvier) qui pèsent sur les finances publiques. De fait, il semble délicat pour Athènes de pouvoir faire face à l'ensemble de ses engagements en mars et encore moins en avril.

Car, rappelons-le, l'accord du 20 février ne prévoyait de verser les fonds encore disponibles du Fonds européens de Stabilité Financière (FESF) que contre la mise en place de réformes. Ce sont donc aux « institutions », Eurogroupe et FMI, d'estimer l'avancée de ces réformes et de libérer l'argent. Athènes espérait que la BCE allait autoriser le relèvement du montant des bons à court terme que l'Etat (T-Bills) pouvait émettre afin d'attendre la libération du financement. Les banques grecques auraient ensuite acheté ces bons grâce au maintien de leur accès à la liquidité d'urgence de la BCE (le programme ELA).

Le nœud coulant

Mais, accepter de relever le plafond des T-Bills eût signifié, pour les Européens, donner à la Grèce du temps. Du temps que le gouvernement d'Alexis Tsipras aurait pu mettre à profit pour lancer son programme de lutte d'urgence contre la pauvreté ou d'autres mesures phare du programme de Syriza. Tandis que, tant que le gouvernement doit courir après le moindre centime d'euros pour boucler ses fins de mois, il ne peut rien engager de sérieux pour le pays. Donner du temps à la Grèce, ce serait lui donner de la liberté. Et c'est précisément cela que les Européens cherchent à éviter. Aussi la BCE s'est-elle empressée de refuser tout relèvement du plafond des T-Bills. Et le pouvoir reste-t-il dans les mains de l'Eurogroupe et de la BCE qui, pour libérer l'argent du FESF et de l'ELA au compte-goutte, peuvent dicter ses conditions à un gouvernement hellénique aux abois. On a vu ainsi lundi matin, Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe estimer que les propositions de réformes grecques sont "loin d'être complètes."  C'est ce fameux « nœud coulant » dont parle Alexis Tsipras dans son interview au Spiegel.

Motivations politiques

Mais l'intérêt de ce nœud coulant est, en réalité, politique. Athènes ne cesse en effet de proposer des réformes et les Européens ne cessent de faire les bégueules face à ces propositions, demandant davantage ou demandant à voir. C'est qu'en réalité l'essentiel n'est pas là : il réside dans le refus de définir une nouvelle voie pour la Grèce. Depuis le 25 janvier, la politique européenne ne vise en effet qu'à discréditer l'option Syriza, pour prouver aux Européens l'inutilité de tels votes pour faire un exemple. Il s'agit de prouver par les faits qu'aucune alternative n'est possible.

Or, l'asphyxie par la trésorerie est une méthode sûre. D'abord, elle paralyse le gouvernement et l'empêche d'agir. Ceci sape progressivement sa popularité, puisqu'il est incapable de réaliser ses promesses, ni même de les engager et que la situation économique se dégrade. Ceci sape ensuite l'unité de la coalition en renforçant l'aile gauche de Syriza qui est évidemment légitime pour dénoncer cette paralysie et le pouvoir donné aux Européens. Enfin, en ne délivrant les fonds qu'à ses conditions, l'Eurogroupe peut espérer imposer la poursuite de « son » programme de réformes afin de pouvoir proclamer sur pièce la « conversion au bon sens » de Syriza. Bref, derrière l'apparente querelle de trésorerie se cache de véritables buts politiques.

Clarifier le mandat de Syriza

On ne s'étonnera guère alors de voir la Grèce répondre par des moyens politiques. C'est le sens principal des propos de Yanis Varoufakis dimanche 8 mars dans son interview à la Corriere della Sera : si l'Europe serre trop le nœud, alors le gouvernement devra le faire trancher par un choix démocratique, référendum ou élections anticipées. Autrement dit, ce sera au peuple grec de décider s'il entérine ou non la volonté européenne de « faire comme auparavant », stratégie qui domine le jeu des pays de la zone euro depuis les élections du 25 janvier. L'enjeu n'est donc pas, en soi, la sortie de la zone euro de la Grèce, mais bien la capacité du nouveau gouvernement grec à modifier la logique de la politique économique de la Grèce dans la zone euro face à des Européens qui refusent ce changement. D'où le correctif de Yanis Varoufakis qui a précisé que le référendum ne porterait pas sur l'euro, mais sur les réformes.

Reste que, au final, ceci risque bien de revenir au même. L'objet d'un tel scrutin sera de préciser le mandat de Syriza. Celui que le parti a reçu le 25 janvier est en effet ambigu : demeurer dans la zone euro tout en changeant de logique économique. A partir du moment où la zone euro indique qu'il n'est pas possible de modifier cette logique, ce mandat tombe de lui-même et il est naturel que le gouvernement grec recherche les moyens de disposer d'un nouveau mandat. Quel sera ce mandat ? Il semble évident que si la question est posée, Syriza ne pourra pas faire l'économie d'une clarification sur la question du Grexit. Dès lors que l'on ne peut appliquer un programme dans le cadre de la zone euro, le choix démocratique devra permettre de trancher entre l'obéissance et la rupture.

Jeu d'équilibriste

Pour les Européens, ce jeu est dangereux. Certes, ils pourraient tenter le diable et se dire que les Grecs refusant, quoi qu'il arrive, de sortir de l'euro, pourraient accepter l'obéissance et ainsi validée leur stratégie. Mais si Syriza dispose in fine d'un mandat clair sur le Grexit, sa position dans la négociation, et notamment dans celle qui finira inévitablement par s'ouvrir concernant la restructuration de la dette sera renforcée. L'accord du 20 février a montré aussi que le Grexit n'était pas une option souhaitée par les Européens et c'est pourquoi Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral allemand des Finances, a dû adoucir un discours qui visait, jusqu'alors, au rejet de la Grèce de l'Union monétaire.

Comme au cours du mois de février, on risque donc d'assister à un jeu d'équilibriste entre des Européens soucieux d'imposer leur logique sans entraîner la rupture et des Grecs soucieux d'imposer leur programme en évitant la faillite. Mais ce jeu ne sera que temporaire. Avec l'approche de l'échéance du mois de juin et les remboursements de près de 10 milliards d'euros dus cet été, va se dresser un nouveau choix : celui d'une restructuration de la dette ou d'un nouveau mémorandum. C'est sans doute aussi dans cette perspective que Yanis Varoufakis a tenu à présenter l'option du référendum. Car c'est alors que se prendront les décisions les plus durables et les plus décisives.

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Commentaires
a écrit le 10/03/2015 à 9:42 :
Comedia del arte dont le but final est comment les financiers avec l aide des politiques vont pouvoir etrangler les grecs et les europeens...but ultime...??? asservissement des polpulations, guerre pour gagner encore plus d argent par les armes et la reconstruction...etc l esprit humain est capable du mieux comme du pire...
a écrit le 10/03/2015 à 9:22 :
"Ceci sape progressivement sa popularité, puisqu'il est incapable de réaliser ses promesses, ni même de les engager et que la situation économique se dégrade".

Tout ceci ressemble étrangement à la situation de la France depuis mai 2012, à savoir, que F. Hollande a été élu sur un programme de gauche (mon ennemi c'est la finance, nous allons taxer à 75 %), bref des promesses débiles qui ont été oubliées car elles n'apportaient pas les résultats escomptés. Depuis il a fait volte-face comme F. Mitterrand entre 1981 et 1983....bis répétita placent......

E. Macron ne comprend pas les frondeurs, mais ces derniers sont en phase avec leurs idées d'hommes de gauche, et correspondent aux programme de F. Hollande en 2012, même si celles ci sont contestables....ils ont logiques avec eux-mêmes, alors qu'aujourd'hui F. Hollande veut mettre en place un programme "libéral" qui ne correspond plus du tout à ses idées de départ.

Les français n'ont pas encore payé le prix comme les grecs mais cela arrivera bien un jour. En attendant, le premier ministre occupe la scène en vociférant quotidiennement contre la Front National, car il sent la correction aux élections départementales.Je crois que cet homme comprend qu'il va subir une sanction car ces décisions et les résultats ne sont pas en phase avec les problèmes du moment, chômage, croissance, pouvoir d'achat, sécurité, il alimente lui-même les votes du F.N. en criant "j'ai peur pour la France, mais tout ceci est du cinéma et les français ne sont pas dupes.........
J'ajouterai que le caractère vindicatif, colérique, haineux, agressif, inapte à la discussion,
et non maîtrisé est dangereux, de la part d'un premier ministre qui aspire à la fonction suprême, ....mais peut-être que F. Hollande le pousse volontairement dans cette voie pour mieux écarter un futur adversaire dans les mois, années à venir....
Réponse de le 10/03/2015 à 18:48 :
La différence notable entre les gouvernements français et grecs est que le gouvernement grec voudrait mais ne peut pas engager les réformes promises, alors que le gouvernement français le pourrait mais ne le veut pas.
a écrit le 10/03/2015 à 8:13 :
Et pourquoi pas un référendum en Europe dont la France pour savoir si les contribuables veulent encore payer pour ces mafieux de Grecs? Virez les!
a écrit le 10/03/2015 à 6:07 :
Merci M .Godin pour cet article clair et honnête. Sur ce sujet complexe, vos articles sont sans conteste les meilleurs de la presse française. Continuez à nous tenir informés ainsi !
a écrit le 10/03/2015 à 3:06 :
"les Grecs fraudent moins (plus de 75 % de la population est fiscalement prélevée à la source) et travaillent beaucoup plus (chiffres ocde à l’appui)"

Prélevés à la "source" sur 50% du salaire réel...le reste étant payé au black.
Travaillant beaucoup plus...pour produire beaucoup moins, chiffres de l'OCDE à l'appui.

Pays de fonctionnaires corrompus embauchés en tant qu'électeurs par des politiciens démagogues (une autre "invention" de la Grèce classique) ayant détruit ses infrastructures économiques à coup de "règlementations sociales" contre-productives.

La sympathie d'une partie de nos concitoyens pour cette caricature d'état doit se mesurer à l'aune de la proximité qu'ils ressentent avec les illusions et les certitudes de ce peuple aux abois d'avoir "dépensé durant tout l'Eté" et d'être condamné à "chanter maintenant".

Si le remboursement de la dette de guerre allemande était si importante à leurs yeux, il fallait que les grecs en fassent un préalable à leur adhésion à l'UE.
On n'emprunte que ce que l'on veut bien emprunter, et on assume son vote.
a écrit le 09/03/2015 à 18:53 :
La Grèce est au zéro absolu de l'autonomie politique. L'oligarchie tient absolument à ce qu'on ne s'en alarme pas. Alors elle met en permanence en avant le fait que les Grecs seraient des fraudeurs congénitaux auxquels les européens du nord font bien d'inculquer un peu les bonnes manières fiscales. Quelle farce !!! Regardez juste qui est le président de la commission européenne : un homme qui a organisé le pillage fiscal méthodique de l'Europe pendant des années au bénéfice des multinationales ! Les problèmes de la Grèce sont comme les nôtres fondamentalement liés à l'euro. Et qu'on ne s'y trompe pas : la France n'a actuellement pas plus d'autonomie réelle que la Grèce, ce que l'Union Populaire Républicaine ( UPR ) ne cesse d'expliquer aux français depuis bientôt 8 ans.
a écrit le 09/03/2015 à 16:38 :
Il nous font perdre notre temps..et leurs promesses de reformes, notamment sur la collecte de l'impôt, sont déjà démenties.qu'importe s'ils sauvent, ou non, la face?
a écrit le 09/03/2015 à 16:34 :
La question est de savoir si Syriza est un leurre ou si la position de l'Allemagne est un leurre. En tout cas encore un excellent article....
a écrit le 09/03/2015 à 15:09 :
Ben c'est simple ...après les tribulations pathétiques de ce gouvernement ...un référendum pourra peut être, faire diversion..., et sauver la face des élus de Syriza ...! .mais ....ce n''est pas une évidence , et c'est jouer à quitte ou double sur le vote du peuple......dans tous les cas, l'UE n'est pas dupe de ce théâtre à la grecque.....
Réponse de le 09/03/2015 à 16:42 :
Il n'y a aucun théâtre grec, juste un respect pur et simple de la démocratie et des électeurs. Ce qui est une bonne nouvelle en soi.
Si Syriza va au bout, sort de l'euro et dans 4 ou 5 ans se retrouve dans une bien meilleure situation économique, vous pensez que l'Espagne et l'Italie, voire la France vont réagir comment ?
Réponse de le 09/03/2015 à 17:06 :
"Si Syriza va au bout, sort de l'euro et dans 4 ou 5 ans se retrouve dans une bien meilleure situation économique" On peut toujours rêver. Quand on voit la situation de l'Argentine (riche en exportations de Soya et riche en pétrole) après leur faillite ou du Venezuela (riche en pétrole) avec une politique d'extrême gauche chaviste, on peut douter de l'exemplarité future d'un grexit.
Réponse de le 09/03/2015 à 18:51 :
Une meilleure situation économique ? Vous avez le sens de l'humour !!
a écrit le 09/03/2015 à 14:57 :
Les critères d'une Zone Economique Optimale (ZEO) sont bien connus depuis longtemps. Il n'y a que les pays de l'ex zone mark qui étaient et qui sont toujours éligibles. Ni la France, ni l'Italie, ni l'Espagne ...ni la Grèce, n'en font partie. La création de l'euro était une décision politique, mais il n'y a pas de politique commune en Europe, contrairement aux US où le dollars fonctionne en dépit de fortes disparités économiques entre les Etats de l'union. Alors utiliser la Grèce comme bouc émissaire, ça réconforte les écervelés de toutes sortes.
Réponse de le 09/03/2015 à 16:40 :
"Aux US ou le dollar fonctionne en dépit de fortes disparités économiques entre les Etats". Sur une base 100, l'état américain le plus pauvre est de 80, le plus riche de 120. En zone euro, les écarts sont 4 à 5 fois plus importants.

Source: Pierre-noël Giraud
a écrit le 09/03/2015 à 14:21 :
Mentalement, je pense que les Grecs sont déjà sortis de l'UE. Cependant, les dirigeants de Syriza vont s'appliquer à jouer la partie jusqu'au bout. La Grèce sera "échec", mais l'Europe en sortira "échec et mat". Fin de partie pour une Europe qui se fait au détriment des peuples, des citoyens, au bénéfice d'une seule élite financière, affairiste, et aussi (hélas) mafieuse.
Réponse de le 09/03/2015 à 14:40 :
@valbel89: pas du tout ! Les Grecs pensent que les pays prêteurs ne veulent pas perdre leur argent et feront donc tout pour maintenir la Grèce dans l'UE. Le fait que nous soyons dans une société du tout fric est en effet préoccupant, mais quand on prend des engagements, on les respecte. Vas voir ton banquier pour un prêt en lui disant que tu le rembourseras et tu vas voir ce qu'il te dit :-)
Réponse de le 09/03/2015 à 16:24 :
Vous mélangez tout : l’eurozone n’est pas l’U et vice-versa. Sortir de la zone euro n’implique pas une exclusion définitive de l’UE, loin de là. En outre, ce ne sont pas les Grecs « qui font tout » pour maintenir la Grèce dans la zone euro, mais les européens qui voient une formidable vache à lait dans la Grèce. L’ »aide » à la rèce n’a été instaurée que pour sauver des banques françaises et allemandes et elle ne rapporte qu’à la bce et à une poignée d’états-voyous en tête desquels on retrouve, comme d’hab’, France et Allemagne. Enfin, il existe depuis longtemps une jurisprudence internationale, confirmé par toutes les cours de justice intl, qui confirme qu’un prêteur, en prêtant de l’argent, prend le risque de ne pas être remboursé et doit assumer seul ce risque. Renseignez-vous avant de raconter ce que l’on vous dit de penser et de dire. N’importe quoi.
a écrit le 09/03/2015 à 13:56 :
En même temps, il s'agit de savoir si les européens, c'est à dire nous, les contribuables, allons continuer à donner de l'argent à la Grèce qui veut n'en faire qu'à sa tête et promet des "reformes" gadgets ou à la marge.
Réponse de le 09/03/2015 à 16:45 :
On n'a pas "donné" de l'argent aux grecs. On a prêté de l'argent au gouvernement grec pour qu'il renfloue ses banques et donc par extension les banques françaises et allemandes.
Source: Un négociateur du FMI.
a écrit le 09/03/2015 à 13:29 :
un grec après 400 ans d'empire otoman ...un turc !
Réponse de le 09/03/2015 à 14:12 :
@vérité...: c'est aussi ce que je dis. J'ai travaillé en Libye, je suis actuellement en Grèce, et je peux affirmer que les Grecs ont une mentalité arabe et pas européenne. C'est mieux, c'est moins bien, je sais pas, mais le fait est que la Grèce n'a rien à faire dans l'UE !!!
Réponse de le 09/03/2015 à 17:28 :
avez-vous qque chose à faire en Grèce, à part exploiter les Grecs?
Les Grecs n'ont pas une metalité arabe (ce qui ne veut strictement rien dire : la mentalité est totalement différente aux EAU au Maroc, p.e.,) mais la Grèce est la porte sur les Balkans. LesGrecs sont plus tournés vers les Balkans et certainement pas vers le monde arabe. Ce que vou sauriez si vous y viviez réellement !!...
a écrit le 09/03/2015 à 13:29 :
La seule question est :

"QUAND la Grèce se déclarera en défaut de paiement ?"
Réponse de le 09/03/2015 à 16:46 :
Quand elle sortira de l'euro. Ce qui arrivera très bientôt.
a écrit le 09/03/2015 à 12:49 :
Si on résume l'offre de Syriza à la zone euro, c'est :
Puisque vous ne voulez plus me prêter directement à fond perdu, alors laissez moi augmenter les bonds pour emprunter sur le marché, bonds que je fais acheter aux banques grecs... que vous financés à fond perdu !!! CE n'est pas un affrontement purement politique, mais économique !
Syriza veut dépenser plus, sur le dos des autres européens, et ne jamais rembourser : bref, de la grivèlerie de haut niveau ! LA Grèce squatte un hôtel 5 étoiles, ne veut pas payer l'addition, et demande qu'on lui livre ses repas en chambre ! Ah, j'oubliais : elle menace l'hôtel de faire un scandale avec une très mauvaise image pour la clientèle de l'hôtel si la Grèce se faisait expulser ! Voilà les faits : combien de temps les européens vont-ils accepter de payer leur chambre ? Les autres clients (espagnols, portugais, italiens,etc) vont-ils accepter non seulement de payer pour les grecs, mais en plus de payer leur propre chambre à plein tarif ???
N'oublions pas que si personne ne paie le juste prix, l'hôtel ferme ! C'est peut être le souhait de Mélenchon et consorts, mais la France, dans ce cas,... se trouvera à la rue !
Réponse de le 09/03/2015 à 14:53 :
Et pendant ce temps, le quart des enfants grecs scolarisés souffrent de la faim, la moitié de la population a renoncé à se faire soigner, le taux de suicide a augmenté de 40% ces dernières années, on observe une avancée du Sida et on craint que d'autres épidémies plus grave apparaissent à cause de réformes d'austérité imposées par de hauts fonctionnaires qui n'ont pas pris la peine de constater l'échec de ce même type de réformes au cours de l'histoire.
Mais vous avez raison, le mieux a faire est de faire des analogies complètement stupides et d’accabler ce pauvre peuple pour des magouilles que de précédents dirigeants ont commises avec la complicité d'une banque qui s'en tire plutôt bien dans l'histoire, et pour les prêt à des taux scandaleux faits par d'autres banques françaises et allemandes. Merci lyon69 vous ne perdez pas le nord et êtes vraiment très malin.
Réponse de le 09/03/2015 à 16:27 :
+ 10000000000000000
Réponse de le 09/03/2015 à 16:51 :
Joli tissu d'âneries. Saviez-vous que la Grèce pèse 2% du PIB de la zone euro ? C'est une quantité négligeable. L'argent qu'on prête à la Grèce est prêté afin que le gouvernement grec renfloue ses banques qui elles mêmes doivent de l'argent aux banques françaises et allemandes. Ce que vous appellez: "donner de l'argent aux grecs" c'est un remboursement européen, par les contribuables, des dettes foireuses des banques françaises et allemandes.
Réponse de le 10/03/2015 à 10:14 :
@lyon69. Oui d'accord, je précise que cela s'arrêtera quand la finance décidera que l'affaire lui coûte plus qu'elle ne lui rapporte. En attendant la grivèlerie financière grecque et européenne continuera. Avant cet état de fait ce sont les grecs qui mènent le jeu. Ou vous nous soutenez, ou vous nous virez OK !
a écrit le 09/03/2015 à 12:23 :
"On ne s'étonnera guère alors de voir la Grèce répondre par des moyens politiques". Il existe aussi la voie financiere autrement plus efficace, en mettant en place un contrôle des capitaux. Cela permettrait de negocier dans de facon beaucoup plus sereine et sans avoir en permanence une epee de Damocles au-dessus de la tête.
Réponse de le 09/03/2015 à 12:47 :
@yaniv: 1) L'UE, c'est la libre circulation des personnes et des biens. Par conséquent, empêcher les mouvements de capitaux serait une mesure a) hors la loi et b) n'inciterait personne à investir puisqu'on ne pourrait pas récupérer son fric. 2) Les Grecs qui ont de l'argent n'ont pas attendu la Cerise pour transférer leur argent :-)
Réponse de le 09/03/2015 à 13:19 :
Par rapport à la BCE le QE est lui aussi inconditionnel, voyez ce qu'ils en font.
a écrit le 09/03/2015 à 12:19 :
Ben oui, nous aussi on a eu un référendum démocratique en 2005.
a écrit le 09/03/2015 à 11:57 :
Magnifique exemple de la mentalité voyoucratie européenne ! Un référendum, manifestation exemplaire de la citoyenneté active et de la démocratie, est ici considérée comme une menace. Voilà qui e dit assez long non seulement sur la mentalité des véritables dictatures européennes qui ne sont jamais que des républiques bananières en voie de sous-développement, mais aussi sur la mentalité des medias actifs dans ces pays et dociles caniches au service larvaire du pouvoir dictatorial en place et de la désinformation du populo tout juste capable de refaire le monde au comptoir du Café du Commerce. Rappelons-nous que ce sont les Grecs qui sont à l’origine de la notion de démocratie ; une notion qu’ils continuent à honorer et respecter come il se doit. Un exemple à suivre. Mais, il est vrai, un exemple dangereux pour les républiques bananières européennes...
Comme l'a très justement fait remarquer un haut responsable du FMI cette semaine ,la pseudo-"aide" à la Grèce n'a été imposée manu militari par une "association" sans aucune base juridique UNIQUEMENT pour renflouer les banques allemandes et françaises. Que les peuples de ces pays, parasites et profiteurs, commencent par rembourser ce qu'ils doivent à la Grèce qui les entretient grassement.
Réponse de le 09/03/2015 à 12:13 :
C'est vrai, les grecs sont libres d'agir comme ils le veulent ou le votent. Mais les autres pays européens sont aussi libres d'arrêter les paiements à fonds perdus.....
Réponse de le 09/03/2015 à 12:36 :
Ce n'est pas à fonds perdus : c'est pour engraisser la france et quelques bq véreuses : françaises et allemandes.
Réponse de le 09/03/2015 à 15:24 :
@Les pays...: cette histoire d'inventeurs de la démocratie repose sur le fait que le premier écrit connu raconte qu'on votait avec des cailloux noirs et blancs. Il est tout à fait naïf de penser que les décisions antérieures n'émanaient pas aussi d'un consensus, peut-être même à base de cailloux. Doit-on rappeler à cet égard qu'on reconnaît maintenant que les Gaulois était un peuple avancé, même s'ils n'ont pas laissé d'écrits :-)
a écrit le 09/03/2015 à 11:30 :
ils savaient avant d'etre elus de quoi il retournait
maintenant ils ont le dos au mur et doivent faire le contraire de ce qu'ils avaient prevu, alors ils cherchent la prise d'otages permanente, que ce soit avec le grexit ou les menances sur l'immigration ( de leur ministre de la defense)
ca va tres mal finir ... pour eux!
en plus de sortir de l'euro ils vont sortir de schengen!!! elle est pas belle, la vie?
Réponse de le 09/03/2015 à 12:35 :
Merci pour tous vos innombrables commentaires toujours éclairés... au lumignon du Café du Commerce. Mais vous avez raison : démocratiquement élu, l’actuel gvt grec connaissait la situation. Ils savaient, par exemple, que l’ »aide » accordée à la Grèce l’a UNIQUEMENT été pour renflouer des bq véreuses françaises et allemandes. Ils savaient aussi que plus de 85 % de l’ »aide » accordée à la Grèce a toujours été systématiquement détournée au profit de la bce, de quelques banques (dont une banque française peu réputée pour sa bonne gestion représentée par un petit animal roux et poilu) et d’états voyous et parasites. ils savaient donc que la Grèce a déjà RAPPORTE plus de 720 millions à la France qui n’a jamais déboursé un seul centime pour la Grèce. Ils savaient aussi que la troïka n’a jamais eu de base légale et juridique et n’a été qu’une forme nouvelle et particulièrement vicieuse de « force d’occupation ». Ila savaient également que les Grecs fraudent moins (plus de 75 % de la population est fiscalement prélevée à la source) et travaillent beaucoup plus (chiffres ocde à l’appui) que les français qui n’ont aucune notion de compétence et de courage (le temps abusif que vous passez à l’ordi pour poster vos com’ en est une nouvelle preuve). Et ils savaient – et savent toujours – ce que la notion de démocratie signifie. Ils savent aussi que si le pays sort de la zone euro, celle-ci s’effondre, avec quelques états qui seront les premiers à plonger : France en tête. Car si la Grèce sort –enfin ! – de la zone euro, elle se redressera en seulement quelques années alors que, à cause du racket dont elle est l’objet, la pauvreté et la crise seront encore présents pendant des dizaines d’années. Par contre, certains pays qui vivent à ses crochets crouleront immanquablement. Je pense avant tout à une certaine république tricolore, très donneuse de leçons à bon marché, mais qui n’a jamais survécu qu’en pillant ses colonies et en truandant les pays voisins. La Grèce sort de l’euro (ce qui n’a rien à voir avec l’espace Schengen, ni l’UE, je vous l’apprends manifestement) ? C’est la meilleure chose qui peut lui arriver. Mais la France croulera, elle qui, en voie de sous-développement et de paupérisation, a une dette 7 fois supérieure à celle de la Grèce et dont le chômage dépasse 25 % chez les jeunes.
Réponse de le 09/03/2015 à 13:09 :
.:: "pour aider les banques vereuses (sic!) françaises et allemandes. Revenons sur les faits : l'emprunt à ces banques, il a été fait préalablement par un gouvernement élu par les grecs ! Que n'auriez-vous dit si lesdites banques avaient (et c'est ce qu'elles ont fini par faire!) refusé de prêter à la Grèce !!! ... et lesdites banques que vous qualifiez de "véreuses", elles ont accepté une division par 2 de la valeur de leur dette, acceptant de perdre des dizaines de milliards au profit de la Grèce !! LE Crédit Agricole français a même accepté de vendre pour un euro symbolique sa filiale grecque, après y avoir injecté plusieurs dizaines de milliards !! Moi, j'aimerais bien que mon banquier soit avec moi, aussi véreux que ce que vous nous décrivez là !!
Quand vous affirmez que la France gagne de l'argent sur le dos des grecs sans leur avoir apporté le moindre euro, cela apporte un correctif :
-d'une part, la France et ses contribuables ont apporté une garantie, qui fait que, si la Grèce ne rembourse pas l'argent emprunté, c'est le contribuable français, entre autres, qui payera !
-d'autre part, il est prévu que les intérêts touchés par la France, seront offerts à la Grèce s'ils respectent leur engagement !
Mais si l'Europe n'apportait rien à la Grèce, comme vous le laissez entendre, vous pensez bien que la Grèce ne réclamerait pas de financement à l'Europe !!!
Le chantage des grecs, que vous relayez avec délectation, c'est "la Grèce vous a tellement emprunté que, si vous ne continuez pas à payer en espérant revoir une toute petite partie de ces fonds, alors la Grèce ne paiera rien du tout et tout de suite ! Là ou entre en jeu la politique, c'est que les dirigeants d'aujourd'hui ne seront probablement plus là demain, alors jusque là, ils paient pour attendre (et refiler la patate chaude aux suivants) mais la course à l'échalote devra s'arrêter... pour le contribuable européen, le plus vite sera le mieux !!
Le pire, c'est qu'un mauvais payeur donne envie aux autres de ne plus payer non plus !!
Réponse de le 09/03/2015 à 13:56 :
Pourquoi la Grèce devrait-elle payer le moindre centime alors que ce sont la France et l’Allemagne qui profitent à plein (avec la bce) de la pseudo-aide à la Grèce ? La Grèce n’a rien à payer, mais la France peut et doit lui rembourser plus de 720 millions d’euros indûment perçus depuis le début de l’ »aide » et l’allemagne doit honorer sa dette de guerre de mille milliards d’euros ; dette pour laquelle elle a été maintes fois condamnée par la justice internationale. Surtout, que la Grèce ne paye plus un seul centime : toutes les cours de justice lui donneront raison puisqu’il existe depuis longtemps une jurisprudence internationale qui stipule qu’un prêteur privé ou public prend de facto le risque de ne pas être remboursé et se doit de l’assumer.

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