IA : ChatGPT visé par une nouvelle plainte pour diffuser de fausses informations sur les individus et ne pas les corriger
Marine Protais
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Les ennuis judiciaires continuent pour OpenAI. En Europe, les procédures concernant son utilisation des données personnelles s'enchaînent. Dernière en date : le dépôt de plainte de l'ONG autrichienne Noyb, fondée par l'avocat et activiste Max Schrems. L'organisation reproche à l'entreprise de ne pas être capable de corriger ni d'effacer correctement une information fausse concernant une personne, et ne pas être transparente quant à l'origine des informations que son chatbot donne.
Noyb (none of your business, « pas tes affaires ») a fait le test en demandant au chatbot la date de naissance d'une personnalité publique (anonymisée dans le communiqué de l'organisation). A plusieurs reprises le chatbot a donné une date erronée. La date précise est introuvable sur le web, donc le modèle de langage derrière ChatGPT, qui génère du texte de manière probabiliste, a "inventé" une date, sans reconnaître qu'il ne connaissait pas cette information. C'est ce qu'on appelle dans le jargon des intelligences artificielles une « hallucination ».
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Dans le cadre d'un travail de recherche, une information fausse peut être facilement vérifiée et corrigée, concède Noyb, mais lorsqu'elle concerne un individu en particulier ce n'est pas "acceptable". En Europe, le RGPD assure aux citoyens le droit de demander une correction voire la suppression de données les concernant en cas d'erreur. Par ailleurs, l'entreprise doit être capable de dire à un individu quelles données elle possède et quelles en sont les sources.
Marine Protais