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Le gouvernement ne tolèrera pas le blocage de la France-Castaner

reuters.com  |   |  532  mots
Le gouvernement ne tolerera pas le blocage de la france, dit castaner[reuters.com]
(Crédits : Charles Platiau)

PARIS (Reuters) - Le gouvernement ne tolèrera pas que les transporteurs routiers bloquent la France lors de leurs prochains mouvements contre la réforme du Code du travail, a déclaré jeudi son porte-parole, Christophe Castaner.

Les routiers de la CGT et de Force ouvrière ont appelé mercredi à une grève reconductible à partir du 25 septembre pour "faire plier" le gouvernement sur la réforme du Code du travail, notamment en bloquant des dépôts de carburant.

Les fédérations transports de la CFDT et de la CFTC ont pour leur part lancé un appel à une journée de mobilisation dès lundi 18 septembre pour, selon la seconde, "faire entendre la colère des salariés concernant les ordonnances Macron".

Selon la fédération transport et environnement de la CFDT, cette mobilisation pourrait se prolonger jusqu'au 22.

"La mobilisation inquiète toujours", est convenu Christophe Castaner sur franceinfo, qui a cependant ajouté qu'il fallait la respecter. "Nous sommes attentifs à ces mobilisations."

"Le principe de manifestation est juste ; par contre le principe du blocage de la France ne peut pas l'être et donc on ne peut pas imaginer que quelques dizaines ou quelques centaines de personnes bloquent la circulation dans notre pays", a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Prié de dire si le gouvernement interviendrait si des raffineries sont bloquées, il a répondu : "Ce sera nécessaire parce qu'on ne peut pas paralyser la France, on ne peut pas empêcher les gens d'aller travailler."

"DIALOGUE"

Interrogé sur ce thème lors du compte rendu du conseil des ministres, Christophe Castaner en a appelé "au dialogue, parce qu'évidemment il n'est pas possible d'imaginer que les femmes et les hommes de France qui veulent aller travailler, se déplacer, nos services publics soient immobilisés".

Les revendications des routiers ne sont selon lui "pas liées aux ordonnances sur le travail, elles concernent des revendication sectorielles qu'il faut entendre et sur lesquelles le gouvernement va travailler en lien avec les organisations syndicales".

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, interrogé en marge du 50e anniversaire de l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS), s'est pour sa part efforcé de dédramatiser ce mouvement.

"Arrêtez d'annoncer les choses avant qu'elles ne soient arrivées", a-t-il déclaré à des journalistes. "Il y a beaucoup de ces équipes qui vont s'adresser aux salariés (...). Ça va prendre des formes multiples mais la CFDT route n'a pas appelé au blocage du pays. Elle a dit qu'elle allait interpeller les branches patronales."

Laurent Berger s'est au demeurant dit d'accord avec l'initiative de sa fédération transports. Mais "il n'y aura pas de blocages massifs, ce n'est pas l'ambition", a-t-il insisté. "L'ambition, c'est de montrer un mécontentent et de dire aux salariés attention, demain plus qu'aujourd'hui vous aurez besoin du syndicalisme."

En 2016, les grèves dans les raffineries contre la loi Travail avaient entraîné des pénuries de carburant dans certaines régions et le gouvernement avait pris des mesures pour y remédier, notamment en levant les blocages des dépôts.

(Emmanuel Jarry, Caroline Pailliez et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)