Commerce extérieur : les effets du Brexit sont déjà visibles

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Les importations par le Royaume-Uni de produits de l'Union européenne ont reculé de 4,5% en 2016.
Les importations par le Royaume-Uni de produits de l'Union européenne ont reculé de 4,5% en 2016. (Crédits : Reuters)
En 2016, les exportations françaises vers le Royaume-Uni ont reculé. C'est l'un des rares pays avec lequel la France affiche un excédent commercial. Les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni commencent samedi.

Samedi 29 avril, un mois après la réception par Donald Tusk, le président du Conseil européen, de la lettre de Theresa May notifiant la volonté du Royaume-Uni de déclencher l'article 50 du Traité de l'Union européenne (TUE), un Conseil européen est convoqué. Selon Donald Tusk, celui-ci permettra "d'adopter les orientations de négociations pour les discussions du Brexit".

Selon les deux parties, les négociations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne devraient s'étaler jusqu'en 2019. En attendant que des accords soient trouvés pour encadrer les échanges et les relations administratives et diplomatiques entre Bruxelles et Londres, les effets du Brexit sur l'économie réelle se font déjà sentir.

La France, très impactée par le recul des importations britanniques

Est-ce dû à un ralentissement de l'activité outre-Manche, dans la foulée du Brexit, voté par une majorité de citoyens le 22 juin 2016 ? Pas vraiment. L'activité britannique est relativement solide. Le PIB a progressé de 1,8% en 2016. C'est certes moins qu'en 2015 (+2,2%) mais ce taux de croissance reste enviable. Surtout de ce côté-ci de la Manche... En 2016, le PIB tricolore n'a progressé que de 1,1%.

Concrètement, sur la période 2013-2015, "les ventes françaises au Royaume-Uni progressaient moins rapidement (16,6%) que celles de l'ensemble de l'Union européenne (UE)", précise une étude récente des Douanes.

"Les principaux bénéficiaires étaient l'Allemagne, les nouveaux Etats membres (NEM), la Belgique et l'Espagne. En revanche, en 2016, la France est le deuxième pays européen le plus impacté par le recul des importations britanniques, après l'Allemagne, premier fournisseur du Royaume-Uni. Les ventes de la France reculent deux fois plus que celles de l'ensemble de l'UE ", poursuit cette étude.

Le Royaume-Uni, 5e client de la France

C'est bien regrettable. En effet, le Royaume-Uni est le 5e client de la France avec 31,2 milliards d'euros d'exportations. C'est avec le royaume d'Elisabeth II que la France enregistre son premier excédent bilatéral de la France. Après quatre années de hausse consécutive, il s'était élevé à 12 milliards d'euros en 2015, ce qui constitue un record. Il a reculé à 11,6 milliards en 2016.

"L'amélioration du solde bilatéral franco-britannique entre 2013 et 2015 reposait davantage sur la progression des ventes françaises que sur la baisse des achats. En 2016, la dégradation de celui-ci provient essentiellement du recul des exportations de la France, ses importations depuis le Royaume-Uni étant stables", commentent les Douanes.

Les exportations françaises de véhicules, secteur le plus touché

Quels sont les secteurs les plus touchés ? Après deux années de forte croissance, en 2014 et en 2015, les exportations françaises de véhicules, deuxième poste à l'export vers le Royaume-Uni avec 7,7% des ventes, ont chuté de 17,1% en 2016. Selon les Douanes, c'est la première contribution à la baisse des ventes françaises au Royaume-Uni. La France, quatrième fournisseur de véhicules au Royaume-Uni, avec 5,5% de parts de marché - contre 40% pour l'Allemagne -, est le deuxième pays le plus impacté par le recul de 5,4% des achats britanniques de ce type de produit.

D'autres produits enregistraient des ventes dynamiques vers le Royaume-Uni avant qu'elles ne se replient en 2016. C'est notamment le cas des produits agroalimentaires - les exportations de vins se sont repliées de 10% -, des machines, de l'informatique, des produits en caoutchouc/plastique et des parfums. Le recul des importations britanniques explique la baisse des ventes françaises vers le Royaume-Uni, sauf pour les parfums et cosmétiques pour lesquels la demande britannique reste stable. Quant au recul des exportations de produits chimiques, métallurgiques et des boissons, il ne date pas d'hier. Il a débuté il y a trois à quatre ans. Il s'est simplement accentué en 2016.

Certains secteurs, comme l'aéronautique, échappent à la morosité

En revanche, les livraisons aéronautiques ont nettement progressé en 2016 (+37 %), pour établir un record à 2,2 milliards d'euros. " Ce mouvement paraît peu lié aux évolutions conjoncturelles puisque les ventes aéronautiques reposent sur des grands contrats dont les termes sont définis très en amont de la livraison ", indiquent les Douanes. Les ventes françaises de textile/habillement/cuir et de bijoux ont également progressé "alors que la demande britannique pour ces produits s'inscrit en baisse". "Les achats du Royaume-Uni baissent surtout depuis les pays d'Asie spécialisés dans les produits d'entrée de gamme. La France, davantage positionnée sur le secteur du luxe résiste mieux aux aléas conjoncturels", précise l'étude. Dans le luxe, le made in France ne connaît pas la crise !

Le reste de l'Union européenne également touchée

La France n'est pas la seule à souffrir. Entre 2013 et 2015, les importations du Royaume-Uni exprimées en euro ont progressé de 6,6% par an. Les pays de l'Union européenne en ont largement profité, les achats auprès de l'UE s'étant accrus de 17,6%, contre 9,3% auprès des pays tiers.

"A l'inverse, en 2016, la croissance des achats du Royaume-Uni est freinée par la contraction des importations depuis l'UE (-4,5 %, contre +18,5 % depuis les pays tiers)", observent les services des Douanes.

Cette tendance peut-elle se poursuivre au cours des prochains mois? Tout dépendra de la nature des accords commerciaux qui seront décidés entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, et entre le Royaume-Uni et la France. Seule certitude, un repli de la livre sterling face à l'euro - elle a reculé de plus de 5% depuis un an - nuirait à un rebond des exportations françaises vers le pays de sa majesté la reine.

L'attractivité de la France redorée par le Brexit  ?

En attendant, ces turbulences peuvent-elles être compensées par le déménagement en France d'entreprises aujourd'hui implantées au Royaume-Uni. En clair, l'Hexagone peut-il être le refuge des entreprises qui veulent rester amarrées à l'Union européenne. Ce pourrait notamment être le cas des filiales européennes de grands groupes mondiaux aujourd'hui sises à Londres ou dans les autres grandes villes du royaume. Alain Rosaz, le président de la Fédération des entreprises internationales mécanique/électrique, (FICIME), qui représente notamment les importateurs et distributeurs du secteur, fait part de sa perception des choses :

"Il y a des opportunités, des coups à jouer. Mais, pour l'instant, rien ne permet de le garantir. Il faudra attendre le début des négociations, notamment bilatérales, puis leurs résultats. Une chose est certaine, la concurrence de l'Allemagne et de l'Irlande est féroce."

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a écrit le 01/05/2017 à 17:49 :
les pseudo-économistes avaient prévu un effondrement du RU suite au brexit.pour le moment,ça n'est pas le cas et le pays semble mieux loti que la france. c'est aussi peut-être que ce pays est mieux géré que la france.je serais plus prudent que certains sur l'économie anglaise dans l'avenir. on ne sait rien de ce qui va se passer ,pas besoin de tirer des plans sur la comète.
de 2007 à 2017,la france a eu une économie en berne,un pouvoir d'achat inexistant,une énorme augmentation de chomeurs. le nombre de bénéficiaires des restos du coeur a explosé,des entreprises ont fermé.alors les leçons aux autres,on en a pas a en donner.
a écrit le 01/05/2017 à 0:49 :
Les anti-européens nous chantent qu'au Royaume-(dés)Uni tout va bien, puisque la Bourse se porte à merveille. Eh oui, la haute finance s'en sort très bien, et pendant ce temps la population voit sa bouffe et ses dépenses courantes augmenter de 12 à 15%. Ce que les anti-européens omettent soigneusement de dire, c'est que l'opinion publique britannique a basculé, les déçus du Brexit étant maintenant majoritaires.
a écrit le 29/04/2017 à 22:57 :
Déjà? Alors qu'il ne sont pas encore sorti? Cela promet en fin de compte!
Réponse de le 20/05/2017 à 11:01 :
Promet mais pas dans le sens annoncé par les "experts".
a écrit le 29/04/2017 à 13:34 :
Autrement dit, le Brexit est un avantage pour la GB.
Vive le Frexit!
a écrit le 29/04/2017 à 12:01 :
A mon avis , c'est de la propagande pour la campagne d'un des candidat dont vous voyez le bénéfice et soutient apporté .
a écrit le 29/04/2017 à 11:28 :
Ouf, tout va bien en résumé !
Réponse de le 30/04/2017 à 9:15 :
voilà une nouvelle île des paradis fiscaux va naître merci l Europe
a écrit le 29/04/2017 à 8:45 :
Il est temps de sortir un article avec un titre qui fait juste ce qu'il faut pour donner l'impression que le Brexit c'est grave ! Après on lit et on découvre que ... tout va bien pour un pays qui a quitté son maître et repris son chemin ! avec 1.7 de croissance ! Bref vivement Macron pour qu'on puisse faire ... LE CONTRAIRE :-) :-)
Réponse de le 29/04/2017 à 9:34 :
1.7% de croissance après 2.5% en 2015 alors que le Brexit n'a pas commencé...
On en reparlera dans deux ans.
Réponse de le 29/04/2017 à 11:33 :
Le Brexit, ce n'est pas grave, de toute façon, les anglais n'étaient pas dans l'euro. Ils bénéficient d'une dévaluation de la livre. On peut espérer pour eux , qu'ils ont une production de produits manufacturés leur permettant de réduire leur déficit commercial. Pour Marine, qui vient de s'allier avec Dupont Aignan, sa vision de l'UE a évolué et la sortie de l'UE et de l'euro a été différée,le temps de négocier avec les 27 les problèmes de concurrence déloyale (dumping social) ainsi que de soulever les multiples problèmes que pose une une UE beaucoup trop interventionniste et bureaucratique. Pour Macron, lisez son programme, il n'y a rien de bien transcendant sinon la dérégulation du travail et la certitude que la pression fiscale ne baissera pas dans les 5 prochaines années.
a écrit le 29/04/2017 à 7:26 :
Sauf que la balance commerciale n a jamais était une préoccupation de nos dirigeants. Un déficit commercial de X milliards, c'est un appauvrissement net de X milliards.... sans compter qu on cotise pour des ouvriers chinois puisque ce sont eux qui bosses et qu on doit prendre en charges les ouvriers français au chômage.
Réponse de le 29/04/2017 à 20:10 :
La dégradation de la balance commerciale de la France depuis 2004 a coûté quasiment 1 an de PIB à la France. C'est-à-dire 10-15 % de la richesse nationale. Le différentiel avec le chômage allemand est là... Booster l'export, faciliter l'accès des PME aux marchés internationaux devrait être sur le podium des priorités nationales.
a écrit le 29/04/2017 à 0:18 :
Mais au moins ils sont libres !
a écrit le 28/04/2017 à 22:39 :
Si la concurrence entre l'Allemagne la France et l'Irlande est féroce c'est signe que c'est la totale sérénité au sein de cette Europe. On se demande bien à quoi ça sert d'être un marché uni.
a écrit le 28/04/2017 à 20:50 :
Chute de la livre sterling.
Inflation:
1,8% en janvier
2,3% en février
Donc les prix à la consommation et le cout des importations augmentent vite et les britanniques ont déjà baissé leur consommation.
L'inflation touche aussi sans distinction l'économie intérieure.
Ce n'est qu'un début !
La Banque Centrale d'Angleterre va bien galérer !
La moitié des importation du Royaume viennent de l'Europe et pour beaucoup de produit, il n'existe pas de solutions de rechange.
En fois Brexit acté, j'espère que l'Europe taxera les produits britanniques.
Les britanniques feront alors de même, et comme leur économie est basée sur le finance (rarement clean), l'Europe devrait durcir ses règles sur la transparence !
Les britanniques n'ayant vraiment plus d'industries, j'aimerais bien voir comment dans ses conditions, l'économie britannique pourrait encaisser le choc !
Parce que fin 2016 le Royaume affichait 200 milliards de déficit commercial, donc il exporte bien moins qu'il n'importe, et évidement corriger ceci dans un claquement de doigts est impossible ! Donc si dans un même temps l'EU s'attaque à La City, ça ne serait pas triste !
......
Peut qu'il faudrait demander l'expertise de Marine le Pen sur le sujet qui nous expliquait que le Brexit était sans effet sur l'économie britannique?
Réponse de le 29/04/2017 à 3:42 :
vous êtes un bon théoricien , mais la pratique 0!!!!! les anglais sont très contents de la situation car la GB se réindustrialise : mais ce ne sont que des prémices !!! et oui, ce serait une très bonne raison de sortir de l'UE : reconstruire une industrie et une agriculture que l'Europe s'acharne à détruire, et vous n'imaginez pas à quel point !!!! Dans le monde agricole, les productions de tracteurs a dû être stoppée au 1e avril : motif l'UE a décidée le remplacement des moteurs par un nouveau moteur et là, surprise, ce nouveau moteur est un moteur Kubota !!! un moteur japonais pour monter sur des tracteurs Fendt et autres !!!! et donc plus aucun tracteur ne sort des chaînes avant que ce nouveau moteur ne soit installé !!!! délai : fin octobre : on voudrait tuer l'industrie des tracteurs, on ne s'y prendrait pas autrement !!!! je me doute qu'il n'y aura aucune réaction car tout le monde s'en fout : mais oui Le Pen arriver au pouvoir poussée par vous !!!!
Réponse de le 29/04/2017 à 8:52 :
@Marco1: 1) l'équilibre n'est jamais atteint "overnight". 2) si les Britanniques trouvent les importations européennes trop chères, ils relanceront leurs propres productions ou achèteront ailleurs. C'est d'ailleurs un scénario qui se produit en Russie avec l'embargo et qui apparemment affecte plus l'Europe que les Russes. 3) toutefois, le Brexit n'est pas prioritairement une question économique, mais une question d'indépendance et de liberté :-)
Réponse de le 29/04/2017 à 9:46 :
@ bertrand
Il n'y a que deux usines de tracteurs en France et la troisième s' ouvre en France cette année. Qui ouvre cette troisième usine? Kutoba.
Réponse de le 29/04/2017 à 17:26 :
Effectivement il n'y a plus de marques de tracteurs françaises.
Mais la France est un gros producteur et exportateur de tracteurs, même si cela passe par des filiales d'entreprises étrangères.
C'est donc un faux problème ! La R&D et les usines pour l'agroalimentaire sont bien présent en France.
Et si le japonais Kubota a décidé de venir s'installer à Dunkerque, c'est pour y faire sa place, mais aussi pour exporter depuis la France. Le choix d'une ville portuaire n'est pas innocent ! Mais je ne suis pas certain que vous soyez apte à comprendre cela ! Voir vous ne souhaitez pas comprendre. Idéologie, quand tu nous tiens........
........
"On n’a pas de tractoriste, mais on a des usines"
"En France, on n’a pas de constructeur de tracteurs, mais on a des usines de tracteurs. Selon Axema, le syndicat des industriels de l’agroéquipement, qui fédère 90 % des entreprises du secteur, la France produisait 17,6 % des tracteurs fabriqués au sein de l’Union européenne en 2013. Les tracteurs made in France sortent de deux usines historiques que sont celle de Claas (ex-Renault) au Mans (Sarthe), et de Massey Ferguson (groupe Agco) à Beauvais (Oise)."
"La France se classe au 3e rang de l’industrie européenne des agroéquipements, en grande partie grâce au marché français."
Il faut donc ajouter à cet extrait d'article la nouvelle usine de Kubota (115 000 m²) qui va monter en puissance. Les premiers tracteur sont sortis en 2015.
Si l'Europe impose des moteurs Kubota (info à vérifier), on ne va pas s'en plaindre. notre usine Kubota pourra au minimum être intéressée par la maintenance et les pièces détachées.
.......
La réalité Kubota :
"Sur les 3 000 tracteurs qui seront produits chaque année, la moitié sera exportée vers l’Amérique du Nord"
Usine Nouvelle, 20/12/2013
Réponse de le 29/04/2017 à 17:26 :
entièrement d'accord:non seulement la GB va plonger mais en plus elle va nous entrainer.Le Pen n'a jamais compris qu'une ouverture totale des frontières stimulerait des français figés et frileux
Réponse de le 30/04/2017 à 10:52 :
Sur les 200 milliards de déficit, S&P :
"L'agence juge que le choix des Britanniques de quitter l'Union européenne implique "un risque accru" sur la capacité du pays à répondre à ses importants besoins de financement, notant que les besoins de financement extérieurs du Royaume-Uni sont les plus importants des 131 pays qu'elle note."
""En dépit de notre prévision d'une légère réduction du déficit des comptes courants, nous considérons toujours les déficits extérieurs élevés du Royaume-Uni comme un facteur de vulnérabilité et nous voyons dans la sortie de l'UE un risque pour les sources de financement", explique l'agence."
Réponse de le 30/04/2017 à 16:06 :
@Marco
Ils m'amusent S&P, déficit élevé qu'ils disent. Catastrophe économique !
Sur les deux premiers mois de l'année le déficit britannique atteint déjà 25 milliards. Les britishs sont dans la même moyenne que l'année dernière. Encore un petit effort et ils peuvent espérer battre leur record intergalactique de 2016.
Trop cool ! :>)
C'est les chinois qui se régalent ! La raison de l'opposition britannique à la taxation de l'acier chinois ? A moins que ce soit l'oligarchie financière chinoise ? Où un peu des 2 ?
La City, future chambre de compensation offshore pour la monnaie chinoise?
a écrit le 28/04/2017 à 20:26 :
Rien de très étonnant du fait de la forte dépréciation de la £ face à l'€ qui a sévèrement amputé le pouvoir d'achat des britanniques en produits importés.
Réponse de le 29/04/2017 à 3:46 :
aah, oui mais il faudra compter sur le sens civique des britanniques !!! car l'UE grand assassin avait prévu de tuer les anglais en imposant la production de légumes en Espagne et là, manque de chance les britanniques se prennent en main et reproduisent des légumes !!! c'est tout l'intérêt de quitter ce grand banditisme qu'est UE cela nous pousserait à reproduire nous-mêmes !!!! génial non ????? allez Le Pen !!!!
Réponse de le 29/04/2017 à 9:04 :
En matière de légumes l'Europe n'a rien imposé... Halte au complotisme à 2 balles. L'UE n'y est pour rien si l'Espagne est climatiquement plus favorisée que le Royaume-Uni pour la production de primeurs et qu'une bonne partie du Royaume-Uni est particulièrement peu fertile. Bien avant l'adhésion à l'UE (années 1950) le Royaume-Uni n'était autosuffisant en rien en matière agricole (sauf pour le lait et les produits laitiers) et devait importer massivement. Enfin ce n'est pas non plus l'UE qui a causé la crise de la vache folle qui a aussi pas mal ébranlé le secteur agricole britannique. Même si ici et là le Royaume-Uni pourra augmenter ses productions agricoles (reste à voir à quel prix, économique et environnemental : s'il faut pour arriver à produire au Royaume-Uni multiplier les intrants voire utiliser des OGM, sera-ce un progrès y compris pour les britanniques), le Royaume Uni continuera à importer 35% au moins de sa consommation de produits agricoles.
Réponse de le 29/04/2017 à 14:46 :
Je suis agriculteur et ke peux vous garantir que m on peut parfaitement produire des legumes en GB seulement l UE a tout fait pour l empecher mais les anglais vont se rattrape !!!
Réponse de le 30/04/2017 à 13:47 :
@bertrand
Pour les légumes Espagne et Royaume-Uni, vous délirez !
a écrit le 28/04/2017 à 19:46 :
Comme dirait l' autre tout va très bien Mme la marquise...croissance au 1er trimestre 0.3, la consommation en chute libre , principal moteur de la croissance .Le logement gros pourvoyeur de richesses en chute libre...Malgré le plongeon de la Livre le commerce extérieur ne démarre pas et la deutche madame qui fronce les sourcils , sale temps de l'autre coté du channel .
Réponse de le 28/04/2017 à 20:18 :
"Le logement gros pourvoyeur de richesses en chute libre..."
???
IMMOBILIER ANCIEN, février 2017 :
Le nombre de ventes de logements anciens continue notamment de croître avec, à la fin février 2017, 867.000 ventes sur les douze derniers mois, soit une hausse de 7,7 % sur un an, selon les chiffres des notaires publiés ce mardi. Ce niveau dépasse donc le précédent point haut de 837.000 transactions en mai 2006.
IMMOBILIER NEUF :
Dans le neuf, le nombre de mises en chantier atteint également 387.000 sur douze mois, en hausse de 13 % sur un an.
Pas d'attentiste comme souvent en période d'élection présidentielle.
Coface table sur une baisse des défaillances d'entreprises du secteur de 7,7% cette année, après un recul de 6,8% en 2016, où la tendance a commencé à s'inverser
..............................
"Début d'année en fanfare pour la construction de logements"
Au premier trimestre, AFP :
"Le secteur de la construction retrouve des couleurs. Les mises en chantier de logements neufs ont bondi de 18,5% au premier trimestre de cette année, comparé à la même période en 2016".
"De leur côté, les permis de construire ont augmenté de 15,9% de janvier à mars, à 113.400 unités, toujours sur un an, précise le ministère dans un communiqué."
"De leur côté, les logements en résidence (pour seniors, étudiants), un segment de niche plus instable, ont bondi de 27,9%"
Réponse de le 28/04/2017 à 21:03 :
Sauf erreur de ma part, vous parlez du marché français (notamment election présidentielle)...
sauf erreur de ma part, roro parle du marché britannique !!!
Réponse de le 29/04/2017 à 12:21 :
Dernière publication économique du RU
https://fr.investing.com/economic-calendar/
Si la croissance est un peu inférieure aux prévisions, les Français en rêverait.
Consommation conforme aux prévisions, faire croire que l'UE va changer la donne en terme d'échange avec ses voisins européens est un mensonge, ils existaient avant et continueront après. La France n'a pas eu besoin de l'Europe pour exister, surtout d'une Europe qui ne sert qu'a tirer le revenu moyen vers le bas au profit d'une minorité dont celle des fonctionnaires et élus corrompus!
Réponse de le 29/04/2017 à 17:39 :
"Au temps pour moi"
Mes excuses !
Vous avez raison, j'avais plusieurs articles ouverts et je pianotais sur au moins 2.
Dérapage incontrôlé en fin de semaine, fatigue ou manque de zénitude !
Marco1
a écrit le 28/04/2017 à 18:59 :
y a plus que 5% sur le gbp !
https://finance.yahoo.com/chart/GBPEUR=X?ltr=1#eyJtdWx0aUNvbG9yTGluZSI6ZmFsc2UsImJvbGxpbmdlclVwcGVyQ29sb3IiOiIjZTIwMDgxIiwiYm9sbGluZ2VyTG93ZXJDb2xvciI6IiM5NTUyZmYiLCJtZmlMaW5lQ29sb3IiOiIjNDVlM2ZmIiwibWFjZERpdmVyZ2VuY2VDb2xvciI6IiNmZjdiMTIiLCJtYWNkTWFjZENvbG9yIjoiIzc4N2Q4MiIsIm1hY2RTaWduYWxDb2xvciI6IiMwMDAwMDAiLCJyc2lMaW5lQ29sb3IiOiIjZmZiNzAwIiwic3RvY2hLTGluZUNvbG9yIjoiI2ZmYjcwMCIsInN0b2NoRExpbmVDb2xvciI6IiM0NWUzZmYiLCJyYW5nZSI6IjV5In0%3D

en mai 2016 il etait a 1.31, il est tombe a 1.10 et la il est a 1.18 !
forcement, la france etant tres sensible aux changes vu son positionnement bas de gamme...
Réponse de le 29/04/2017 à 12:26 :
C'est une sanction des marchés financier pro-UE qui ne reflète aucune réalité économique, accentuée par certaines inconnues. La parité se corrige et reviendra a son niveau historique. Elle n'est pas justifiée économiquement, les chiffres de l'économie Anglaise sont plutôt bon, bien meilleur que les notre!
a écrit le 28/04/2017 à 18:48 :
C ' est un moyen pour les british de peser sur l' UE car ça n' a jamais été aussi bien au pays de sa majesté ..!!

Sur le front de l'emploi aussi, le Royaume-Uni s'en sort particulièrement bien depuis le référendum en faveur du Brexit. Le taux de chômage a reculé à 4,7 % fin janvier pour atteindre son niveau le plus bas depuis… 1975, selon les données de l'Office national des statistiques britannique (ONS) publiées mercredi.

Quant au taux d'emploi, celui-ci a atteint 74,6 %. C'est également son niveau le plus haut depuis 1971. «C'est une bonne nouvelle pour les familles qui travaillent à travers le Royaume-Uni alors que nous continuons à construire un pays qui fonctionne pour tout le monde», s'est félicité le ministre de l'Emploi, Damian Hinds.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/03/15/20002-20170315ARTFIG00381-royaume-uni-le-chomage-au-plus-bas-depuis-1975.php
Réponse de le 28/04/2017 à 19:17 :
En 1975 le Royaume-Uni a appelé le FMI au secours pour le sauver de la banqueroute. Mauvais présage ....
Réponse de le 28/04/2017 à 19:45 :
En GB, 9 millions de temps partiel subit ( 3 en France ), 1,2 millions de contrats zéro heure et trois fois plus d’arrêt longue durée pour maladie qu'en France. C'est facile d'afficher un beau taux de chômage.

D'ailleurs, si les britanniques étaient si satisfaits de leur situation, ils n'auraient pas voté le Brexit.

Taux de pauvreté 2016 :
GB = 17 %
France = 14 %
Réponse de le 28/04/2017 à 20:25 :
Quelle productivité a un contrat zéro heure ? Zéro £/mois ?
Y a pas que ça dans la vie, avoir un travail c'est essentiel mais ça ne contribue pas beaucoup.... Rapporté à la population, c'est pas mirifique (parait que si on ne travaille que quatre jours par semaine, on est encore meilleurs que les GB :-) ) Une question de choix.
Réponse de le 29/04/2017 à 12:38 :
Vos commentaires prouvent bien que l'UE ne leur a servi à rien dans ce domaine, pas plus qu'a nous d'ailleurs. Par contre il est clair que pour les deux pays elle a précipité les délocalisations, accentué tous les dumpings et appauvri les plus pauvres. Enfin si, elle a servi a enrichir quelques milliers de fonctionnaires et élus Européens véreux et corrompus en magouillant avec des entreprises ou des états peu scrupuleux. Si un vrai travail d'investigations était réalisé dans ce domaine vous seriez écoeuré!

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