Nucléaire : EDF met la centrale de Fessenheim à l'arrêt, pour toujours ?

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(Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Fessenheim sont à l'arrêt pour des travaux de maintenance. Alors que la centrale du Haut-Rhin est censée fermer définitivement lors de la mise en service de l'EPR de Flamanville en 2019, les associations écologistes font pression pour que EDF ne remette pas en service Fessenheim.

La centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) est totalement à l'arrêt depuis samedi, et pour plusieurs semaines, a annoncé EDF: son réacteur numéro 1 doit subir une opération de maintenance, tandis que le numéro 2 est à l'arrêt au moins jusqu'à début 2018 à cause d'une anomalie.

L'arrêt du réacteur numéro 1, depuis vendredi soir minuit, "permettra aux équipes de renouveler une partie du combustible contenu dans le réacteur et de réaliser des activités de contrôle et de maintenance dans les parties nucléaires et non nucléaires des installations", a précisé EDF.

Quant au réacteur numéro 2 de la doyenne des centrales françaises, il a été stoppé en juin 2016, en raison d'une anomalie détectée sur un générateur de vapeur présentant une irrégularité de fabrication à l'usine Areva du Creusot (Saône-et-Loire), EDF devant prouver sa fiabilité à l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).

Début juillet, EDF a précisé que le redémarrage de ce réacteur n'interviendrait pas avant début 2018. L'ensemble de Fessenheim doit fermer au moment de la mise en service du réacteur de nouvelle génération EPR de Flamanville (Manche), prévue en 2019, une perspective confirmée par le nouveau gouvernement français mais contestée par des élus régionaux et les syndicats d'EDF.

Chacun des deux réacteurs de Fessenheim a une capacité de 900 MW. En 2016, la centrale de Fessenheim a produit 8,4 milliards de kWh, soit "environ 65% de la consommation d'électricité alsacienne", selon des données fournies par EDF. Cet aspect est régulièrement mis en avant par les défenseurs de la centrale, qui mettent en garde contre une situation de pénurie énergétique en cas de fermeture définitive.

A l'inverse, les militants anti-nucléaires - vent debout depuis des décennies contre une centrale qu'ils considèrent comme vétuste et dangereuse - s'appuient sur les fréquents arrêts des réacteurs pour affirmer qu'une fermeture ne mettrait pas en danger l'approvisionnement énergétique du Grand Est, ou de la France en général.

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a écrit le 25/07/2017 à 7:37 :
Le gros problème dans cette affaire c'est: Que faire des centrales après leur arrêt définitif ? EDF devait, chaque année, provisionner un budget conséquent pour démanteler les centrales en fin de vie. Mais cet argent a servi pour autre chose et il n'y a plus de réserve pour cela. Il suffit de constater que la micro centrale de Brennilis à l'arrêt depuis les années 70 n'est toujours pas démantelée et le site pas décontaminé. La gestion de cette entreprise est catastrophique et il serait temps que l'état, principal actionnaire, reprenne la main sur cette dernière avant qu'il ne soit trop tard.
a écrit le 24/07/2017 à 14:06 :
Et NOUS augmentons le prix de l'électricité vendue aux Allemands..?? Je parie que non. Donc, ils brûleront encore plus de charbon.
a écrit le 24/07/2017 à 0:15 :
... stoppé en juin 2016, en raison d'une anomalie détectée sur un générateur de vapeur présentant une irrégularité de fabrication à l'usine Areva du Creusot.
Ah bon ? et on en a combien comme ça en sus de l'EPR ?
Réponse de le 24/07/2017 à 14:53 :
@Marie Marie


Ce qu'ils appellent le générateur de vapeur est tout simplement la chaudière sans contact avec la radioactivité et qui sert à faire tourner les turbos - alternateurs .Bref du catastrophisme journalistique....
a écrit le 23/07/2017 à 21:51 :
Pour info, Fessenheim s'arrête de manière normale tous les étés depuis 39 ans. On va maintenant nous sortir ce cirque à chaque fois ?
Oui, on a besoin de cette centrale, notamment l'hiver. Et plus les hivers sont froids, plus on en a besoin (tous les hivers ne seront pas aussi doux que celui qu'on vient de connaitre).
Fessenheim qui ferme de manière prématurée (càd avant qu'elle ne soit vraiment bonne pour la casse), c'est de l'ordre de 4 milliards d'euros fichus par la fenêtre pour notre pays.
Et oui elle est suffisamment sûre pour continuer à fonctionner, c'est l'ASN qui le dit (les gens qui disent le contraire sont généralement des militants qui n'ont aucune réelle connaissance du nucléaire, qui n'ont jamais travaillé dans ce secteur, qui n'ont pour la plupart même pas une formation technique et encore moins d'expérience industrielle).
a écrit le 23/07/2017 à 18:19 :
Ne rigolons pas c'est fessenheim et ses arrêt multiples de réacteurs, ça peut péter à tout moment hein...
a écrit le 23/07/2017 à 17:20 :
"environ 65% de la consommation d'électricité alsacienne" toute l'intox pro-nuke est dans cette phrase. Si on la suit, l'Alsace devrait etre en black-out or ca n'est pas le cas, pourquoi ?
Parce que 37,5% de l'electricité de Fessenheim part en Suisse et en Allemagne, on se partagera donc la problematique du remplacement, et meme pour les 62,5 % restant, ils sont transportés en Lorraine et Franche-Comté.
On oubliera pas de mentionner les12 barrages hydro sur le Rhin, quelques microcentrale hydro, biogaz, eolienne et les quelques 100 MW solaire.

On peut donc reduire le nuke sans probleme.
Réponse de le 23/07/2017 à 21:53 :
Il y a effectivement des tas d'autres centrales, en France, en Europe et dans le monde. Ça ne dit pas qu'on n'en a pas besoin pour assurer au moins la pointe de consommation en hiver. En février à 19h, on a besoin de tout ce qui est disponible. Sans même parler de l'aspect financier du problème.
a écrit le 23/07/2017 à 14:30 :
Arrêt pour renouvellement du combustible ! Autrement dit, on est bien certains que ça va redémarrer... Cet article est là pour faire du buzz ... après le lobbying probable des anti nucléaires (je ne dis pas ecolos, parce que je suis moi même écolo mais assez favorable au nucléaire, tant que l'on n'a pas le choix !)
Réponse de le 23/07/2017 à 18:21 :
"tant que l'on n'a pas le choix"

Le choix on l'a toujours et d'ailleurs nos décideurs prennent des décisions parce qu'"il n'y a pas d'alternative" mais à nous nous affirment que pour nous en sortir "quand on veut on peut !"

Lithium pour tous.
Réponse de le 23/07/2017 à 21:56 :
@ Citoyen blasé :
Il existe des contraintes techniques, économiques et physiques.
On aimerait tous être milliardaires et pourtant on ne l'est pas. Parce que vouloir ne suffit pas, que parfois (souvent) on n'a pas le choix.
a écrit le 23/07/2017 à 14:19 :
Et l'hiver prochain, en cas de fortes baisses des températures, qu'est ce qu'on fait? On importe de l'électricité au prix fort, on remet en route les vieilles centrales au charbon très respectueuses de l'environnement, on déleste l'électricité comme dans un pays du tiers monde...
Réponse de le 23/07/2017 à 17:14 :
On a fait comment l'hiver dernier avec 12 reacteurs à l'arret simultané, cessez de mentir.
Indice : durant l'hiver prochain on aura encore plus d'eoliennes et de panneaux solaires en service, meme si ce derniers produisent peuen hiver, ils seront en plus.
Réponse de le 23/07/2017 à 17:34 :
Oui on importera de l 'électricité d'Allemagne produite à grand frais dans des centrales à charbon qui pollueront tout le nord de la France en particulier.
Réponse de le 24/07/2017 à 13:25 :
@Grrr : 2 intoxs en une seule phrase, chapeau l'artiste.
Réponse de le 24/07/2017 à 15:02 :
@Steph
Aucune intox puisque toutes ces donnees sont publiques sur le site de RTE. La France a du importer massivement durant le mois de janvier 2017 du fait de reacteurs fermés. La production allemande est dans sa trës grande majorite polluante (charbon et gaz) en hiver (site du distributeur allemand).

Donc oui, fermeture de centrale(s) à moyen terme = pollution et croissance forte des prix (prix environ 3x plus cher en hiver qu'en été sur le marché mais non repercuté au consommateur pour l'instant, grace aux centrales).

De plus si quelqu'un pense qu'une batterie lithium est non polluante et n'utilise pas de ressources naturelles...et bien qu'il/elle utilise une nouveauté...GOOGLE.
A bon entendeur,
a écrit le 23/07/2017 à 13:40 :
"environ 65% de la consommation d'électricité alsacienne" oui, mais en Bretagne, région très vaste, il y en a aucune, centrale, et ils ont quand même du courant....
N. Hulot parle de baisse de la consommation électrique, je ne sais pas de combien en pourcentage (les ampoules éco on les a déjà, les réfrigérateurs A++++ aussi). Moins de consommation, moins de besoins de production, mais tout ça c'est de la théorie ministérielle.
L'évolution des métiers, il faudrait y penser avant de fermer la porte d'entrée de la centrale.
Réponse de le 24/07/2017 à 4:57 :
En Bretagne, ils importent 85% de leur électricité des régions voisines :
1) 30% de la centrale thermique de Cordemais (région Pays de la Loire)
2) 35% de la centrale nucléaire de Flamanville (région Normandie)
3) 35% de la centrale nucléaire de Chinon (région Centre-Val de Loire)
Donc votre exemple ne fonctionne pas, car la majorité de l'electricité en Bretagne est d'origine nucléaire.
Réponse de le 24/07/2017 à 11:06 :
Faut dire que la centrale de Cordemais alimente en partie la Bretagne au charbon...
Réponse de le 24/07/2017 à 22:57 :
Si en Bretagne il y en a une a Brennilis qui est en cours de démontage, une catastrophe écologique que subiront les villes trop idiotes d'avoir "favorisé même" cette m?!
Deux champs d'éoliennes marines vont fournir une bonne partie du courant et c'est chouette (de plus ça obligera les pêcheurs a utiliser des méthodes raisonnables ::fini le chalut!
Quand à Chinon Avoine si la centrale n'est pas en Bretagne, c'est le pays gallo qui prend le risque maximum en cas de pépin d'Ancenis à st Nazaire en passant par Nantes en suivant la Loire.

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