Pour la Banque de France, la reprise est déjà terminée

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Selon la Banque de France, le PIB ne progresserait que de 1,4% cette année.
Selon la Banque de France, le PIB ne progresserait que de 1,4% cette année. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
La banque centrale anticipe une progression du PIB de 1,4% au moins en 2016. L'acquis de croissance s'élevant à 1,1% à la fin du premier trimestre, on peut donc en conclure que l'économie française devrait quasiment stagner jusqu'à la fin de l'année.

Faut-il déjà conjuguer la reprise au passé ? La Banque de France nous y incite. Ce vendredi, la banque centrale a indiqué que le PIB tricolore progresserait de 1,4% "au moins" cette année. C'est moins que ce que prévoit Bercy, qui vise une croissance annuelle de 1,5% et à laquelle souscrit le Fonds monétaire international. Le 24 mai, l'institution de Washington a révisé sa prévision de croissance pour la France et anticipe désormais une hausse " d'au moins 1,5% " cette année. Certes, les écarts de prévisions entre les différentes institutions sont très faibles. Néanmoins, même si la Banque de France précise que des aléas entourent ses prévisions, toutes semblent exclure une éventuelle accélération de l'activité que les indicateurs macroéconomiques récemment publiés pourraient laisser présager.

Des indicateurs macroéconomiques de bonne facture

En effet, au premier trimestre, le PIB a progressé de 0,6% selon l'Insee - un rythme supérieur de 0,1 point à celui de la zone euro sur la même période -, fixant l'acquis de croissance à +1,1%. C'est également mieux que la première estimation de l'Insee, fixée à +0,5%, sur laquelle la Banque de France a fondé ses prévisions, n'ayant pas pris en compte la révision de l'Institut.

Quant aux perspectives, elles ont plutôt encourageantes. En effet, la confiance des ménages et des chefs d'entreprises est en hausse, la consommation est solide et l'investissement repart. Selon l'Insee, l'investissement industriel devrait augmenter de 7% cette année.

Il faut également rappeler que les conditions de crédit restent attractives, en raison de la politique monétaire accommodante de la Banque centrale européenne (BCE) et que le niveau de l'euro face au dollar et des cours de la plupart des matières premières restent faibles, même si celui du Brent s'est nettement relevé depuis le début de l'année, passant de 30 à 50 dollars. Il reste très inférieur aux 120 dollars d'il y a deux ans.

Les risques sur la croissance

Quant à l'effet éventuel de l'Euro 2016 sur l'activité, et en particulier sur la consommation et le tourisme, il devrait donc être marginal si l'on en croit la Banque de France qui, il faut l'admettre, n'est pas la seule à envisager le retour de la croissance molle. En effet, l'OCDE et la Commission européenne anticipent également une croissance annuelle de 1,4% en 2016.

Il reste maintenant à découvrir comment et pourquoi l'activité ralentira au cours des prochains mois. Les tensions sociales peuvent-elles être une explication ? Le rebond actuel du secteur de la construction, sur lequel compte énormément le ministère des Finances pour accélérer la croissance et surtout l'emploi, ne serait-il qu'un feu de paille ? Les cours du brut peuvent-ils remonter brutalement ? L'OPEP a déclaré cette semaine que le niveau actuel des cours satisfaisait les pays producteurs de pétrole membres de l'organisation.

Les effets d'une crue centennale

Les dégâts liés la montée des eaux peuvent-ils être dévastateurs ? Selon une étude de l'OCDE publiée début 2014, les effets d'une crue comparable à celle observée en 1910 seraient les effets suivants : 5 millions de personnes seraient directement affectées ; 1,5 million de personnes seraient privées d'électricité ; 5 millions de personnes seraient affectées par des coupures d'eau ; 1,3 million de personnes seraient privées d'eau potable. Le coût des dommages matériels s'élèverait entre 3 et 30 milliards d'euros - une fourchette très large - et 400.000 emplois seraient directement affectés, ce qui se traduirait par un recul du PIB compris entre 0,1 % et 3 % sur cinq ans.

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Commentaires
a écrit le 04/06/2016 à 12:14 :
En économie les chiffres ne veulent rien dire, parce que la "science économique" n'est pas une science exacte. Elle serait plutôt à rapprocher du concept "boule de cristal", "entrailles de poulets" ou "marc de café". Elle n'existerait pas, le Monde ne s'en porterait pas plus mal et serait sûrement moins angoissé.
a écrit le 03/06/2016 à 18:27 :
En plus le PIB est bidon car on y intégre la totalité des dépenses des administrations pour calculer le pib du secteur non marchand. Donc il suffit que le gvt embauche 1 fonctionnaire pour creuser des trous et un autre pour les reboucher pour augmenter le PIB de leurs deux salaires... plus bidon on meurt
a écrit le 03/06/2016 à 18:00 :
Zut alors,je devais dormir car je ne l'ai pas vu passé ou elle a évité ma région!!!
a écrit le 03/06/2016 à 17:50 :
Ca promet !
a écrit le 03/06/2016 à 17:37 :
Comment cela, "Mou du genou président" aurait raconté n'importe quoi, une fois de plus,comme cela, sans prévenir, en plein début de campagne électorale dissimulée sous les générosités dispendieuses ? De la part d'un homme qui ment tout le temps, à tout le monde, sur tous les sujets, de puis toujours, on a du mal à le croire. Oui, vraiment cela fait quelque chose.
a écrit le 03/06/2016 à 17:29 :
Quelle farce! Je n'ai jamais cru en une reprise en France car la confiance est morte. Ce pays est au bord de l'insurrection. Les socialistes sont au bout de leur logique. Il faut libéraliser mais c'est impossible. Le pire arrive....
a écrit le 03/06/2016 à 17:29 :
Quelle farce! Je n'ai jamais cru en une reprise en France car la confiance est morte. Ce pays est au bord de l'insurrection. Les socialistes sont au bout de leur logique. Il faut libéraliser mais c'est impossible. Le pire arrive....
a écrit le 03/06/2016 à 17:29 :
Quelle farce! Je n'ai jamais cru en une reprise en France car la confiance est morte. Ce pays est au bord de l'insurrection. Les socialistes sont au bout de leur logique. Il faut libéraliser mais c'est impossible. Le pire arrive....
a écrit le 03/06/2016 à 15:14 :
Jusqu il y a peu l arithmétique était l apanage du bon sens et il était courant de dire que les chiffres ne mentaient pas .
Et puis sont arrivés les statistiques leurs courbes leurs camenberts pris de haut ou de trois quart et à la sortie 25% était plus représentatif que 35% .
Comme la Banque de France est aujourd’hui un élément de Bercy et que le Président a dit que ça allait mieux , la banque de France ne pouvait dire le contraire , c était gros et comme 3% pour 2016 aurait été démenti en 2017 , rétropédalage a tous les étages car le mensonge devenait improductif .
a écrit le 03/06/2016 à 15:01 :
Tout le monde s'accorde que si les grèves, blocages, et incertitudes sociales durent jusqu'à l'été, il faudra amputer la croissance 2016 de 0,2 à 0,3%. Je ne parle même pas des intempéries et de leurs conséquences sur l'économie. Ensuite à partir de septembre ce sera de l'attentisme bien connu avant chaque échéance Présidentielle.
a écrit le 03/06/2016 à 14:42 :
Elle a commencé? Ah bon vous m'étonnez beaucoup. Hé oh la reprise bon sang
a écrit le 03/06/2016 à 13:47 :
Mon post était pour un autre article...
a écrit le 03/06/2016 à 13:46 :
Il ne fallait pas céder. Laissons les collectivités locales augmenter les impôts locaux si elles le souhaitent. A la fin, il y a les élections locales pour sanctionner. Je n'ai pas envie de payer la n+1 ème médiathèque de luxe ou le n+1 ème rond point dans une ville où je ne mets jamais les pieds avec l'impôt sur le revenu que je paye. Qu'on mette en place enfin un système financier vertueux où les bons comptes feront les bons amis.
a écrit le 03/06/2016 à 13:27 :
L'essentiel des freins à la croissance demeurent : trop de prélèvements obligatoires, trop de déficits donc d'endettement, coût du travail trop élevé, droit du travail trop complexe...
Réponse de le 03/06/2016 à 15:34 :
On connait la chanson...
Réponse de le 03/06/2016 à 16:25 :
@Cgp : j'allais oublier : compétitivité pas en progrès et attractivité en berne (ainsi que le prouve la baisse des projets d'investissements étrangers).
Rien ne prouve d'ailleurs que les paroles de la chanson soient fausses...
a écrit le 03/06/2016 à 13:21 :
La reprise est déjà terminée.......
Il reste à découvrir comment et pourquoi l'activité ralentira au cours des prochains mois.
Ne cherchez pas, ce n'est qu'une manipulation, interprétation sans aucun fondement, dont le seul but est de décrédibiliser l'exécutif actuel.
Il s'agit quand même de reconnaitre que la plupart des indicateurs vont dans le bon sens (ce qui n'est jamais arrivé sous le mandat précédent), mais diffuser une telle information vous rend malade. Pauvre France......
Réponse de le 03/06/2016 à 14:36 :
La reprise est déjà terminée ... parce qu'elle n'a jamais eu lieu ! On le sait très bien, la France et l'Italie ont le même taux de croissance que les autres pays, mais toujours en proportion moindre et avec du retard. Un rebond technique (et non une reprise !) a eu lieu pour les autres pays il y a 1an, nous l'avons eu alors que pour les autres pays, ça commençait à baisser et maintenant nous atteignons la descente, comme les autres il y a 6 mois !
Réponse de le 03/06/2016 à 15:05 :
à Rolles : bien sûr avec un exécutif à 14 et 11% de satisfaits, un pays enfoncée dans la chienlit et les intempéries, des voisins qui revisent à la baisse leur croissance comme l'Allemagne notre principal client et une élection présidentielle qui comme à l'habitude entraîne de l'attentisme des milieux économiques. What did you expect ?
Réponse de le 02/07/2016 à 0:39 :
Quand on triche c est facile de parler croissance
a écrit le 03/06/2016 à 12:43 :
Coût des dommages entre '3 et 30 milliards d'euro', des prévisions de 1 à 10 ,moi aussi je peux produire du chiffre d'une telle précision bonjour l'expert....diplômé de la boule de cristal!
Réponse de le 03/06/2016 à 13:18 :
c'est plus précis que de 3 à 3000.
S'ils disent 11,325486 milliards, ça fera tousser car ridicule.
Et si ça monte d'un centimètre en plus, les dégâts croisent aussi.
Et, gros problème retardé, les murs et objets mouillés, parfois ça sèche mal, se détériore quand l'eau s'est retirée, s'écroule. Comment calculer tout ça ?

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