Présidentielle 2017 : les Français veulent une autre démocratie

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Environ 72 % des Français estiment que la démocratie est en danger.
Environ 72 % des Français estiment que la démocratie est en danger. (Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)
Les Français restent très attachés à la démocratie. Mais ils militent pour de profonds changements dans le système actuel, selon une enquête.

La démocratie reste fondamentale pour la plupart des français, mais il est en revanche temps que celle-ci prenne une autre forme. C'est en substance la conclusion d'une enquête menée par l'Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès. A quelques mois de l'élection présidentielle, dont les enseignements en termes de votes et de taux de participation permettront d'y voir plus clair, on peut d'ores et déjà constater une demande réelle de changement du modèle actuel. Une demande de changement à la fois dans les institutions, les partis politiques, mais aussi dans la manière de pratiquer la démocratie.

Démocratie en danger

Car si les français restent attachés à la démocratie et à ses valeurs - 91 % déclarent que la démocratie est importante pour eux - seuls 36 % estiment qu'elle fonctionne bien. Pire, 72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l'extrémisme politique et du « divorce croissant entre les citoyens et leurs représentants », indique l'Observatoire. Ce n'est dans ce cadre pas surprenant de voir que seuls 52 % des électeurs déclarent voter à toutes les élections. Et malheureusement, ce sont les jeunes  qui votent le moins : 30 % des 18-24 ans  et seuls 27 % des 25-34 ans sont des électeurs assidus ! Preuve d'une lourde fracture.

Retour à davantage de proximité

Pour faire changer la donne, il faudrait en premier lieu davantage de démocratie directe, une démocratie plus locale et plus participative, révèle l'enquête. Les Français demandent concrètement un recours plus fréquent au referendum, voire à de simples consultations publiques régulières, notamment en ligne. De tels procédés permettraient, selon une large majorité de Français, de régénérer la démocratie.

La démocratie locale est ainsi plébiscitée : environ 63 % des personnes interrogées par l'Observatoire pensent que donner plus de pouvoir aux collectivités locales serait utile pour la démocratie. Mais si ces demandes de « plus de proximité » sont aussi marquées, c'est surtout parce que les élus nationaux sont considérés comme étant « hors-sol », coupés de certaines réalités, et beaucoup trop éloignés des préoccupations concrètes des électeurs pour y répondre efficacement.

Constat d'échec pour les politiques

Il y aurait donc, pour une majorité des Français, une réelle nécessité de « mieux contrôler les élus et les institutions ». Un constat d'échec évident des élites politiques dirigeantes en France. La mesure prioritaire pour les électeurs serait d'ailleurs le non cumul des mandats des élus. Environ 74 % des Français souhaitent même l'interdiction de « tout cumul de mandats, quels qu'ils soient ». Encore plus édifiant pour les politiques au pouvoir, les Français rejettent le système « trop partisan » actuel, où les grands partis sont trop favorisés, notamment via leur puissance financière. Un constat inquiétant pour les grandes formations politiques qui espèrent en ce moment, par le biais de l'organisation de primaires, gagner une légitimité démocratique grâce une participation massive.

De nouvelles formes d'engagements

Bref, il ressort de cette étude un ras-le bol général des Français vis-à-vis du système politique actuel. Les citoyens veulent se réapproprier le débat public. Ils plébiscitent les manifestations et les mouvements qui se positionnent en dehors des partis traditionnels - 32 % des français disent qu'ils pourraient participer à un mouvement politique hors partis, et 37 % militer dans une association, une ONG ou un syndicat - et souhaitent être plus proches des centres de décision. De quoi profondément remettre en question notre système actuel.

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Commentaires
a écrit le 02/10/2016 à 10:40 :
Pour faire voter les jeunes,il suffit de mettre des Pokémon-go dans les isoloirs.Notons au passage que la "Démocratie à la Française" consiste à faire voter par le parlement un traité que le peuple avait rejeté par les urnes en 2005 (constitution européenne,qui devint traité de Lisbonne par Sarkozy...Chercher l’erreur...) La démocratie doit etre le pouvoir du Peuple,par le peuple,pour le peuple un peu comme nos amis Helvète,qui votent pour les grandes questions de société les concernant.
Aujourd'hui nous pourrions par exemple voter pour savoir si les Français veulent encore plus de Migrants non?
a écrit le 30/09/2016 à 18:11 :
SI ONT ELISEZ D ABORD LA CHAN BRE DES DEPUTES ET EN SUITE LES DEPUTES ELIRES LE PRESIDENT SUR UN PROGRAMESCOMMUN FAIS PARS L ENSEM BLE DES DEPUTES ONT GAGNERAIS A AVOIR UN BON PRESIDENT ET UN BON PROGRAMES POUR TOUS???
a écrit le 30/09/2016 à 13:39 :
"72 % des personnes interrogées estiment que la démocratie est en danger, notamment à cause de l'extrémisme politique". Autrement dit 28% pensent le contraire. Bizarrement, c'est bien moins que le score cumulé des partis extrémistes de droite et de gauche. Schizophrénie française ?
a écrit le 30/09/2016 à 13:24 :
Schizophrénie des Français...
"un système trop partisan", "trop du cumuls"... mais qui donc vote, depuis des décennies, seulement en fonction des orientations politiques ? les Français.
Qui élit maire un député ? qui élit président de région un ministre ? qui élit pendant 3, 4, 5 mandats la même personne ? les Français.
Les Français veulent peser sur le système ? Et bien, désormais, ne voter plus jamais pour un cumulard et piocher dans les "petits" candidats qui ne cumulent rien. Baser vous sur ce critère plutôt que l'orientation partisane. Vous voulez des jeunes ? Et bien, ne réélisez plus pour la 3ème, 4ème fois le même élu mais choisissez le "petit jeune" même s'il ne correspond pas à votre orientation partisane. Arbitrez entre les candidats selon le critère du non cumul au lieu de le faire en vous basant sur les orientations partisanes, qui, en plus, vous lassent.
Cela ne règlera évidemment pas tout mais ce sera déjà un début et surtout cela mettre en accord vos desiderata et vos actions de citoyens.
Réponse de le 30/09/2016 à 21:46 :
On n'a que les élus qu'on mérite.
Réponse de le 01/10/2016 à 7:32 :
Bien dit

Si vous voulez les mêmes, votez pour eux mais il ne faudra pas pleurer après !
a écrit le 30/09/2016 à 13:03 :
Grâce à la synchronisation des élections présidentielle puis législatives, l'élection présidentielle est devenue prééminente au point de se transformer en l'élection d'une clique politique. L'électeur favorable au président est quasi "obligé" d'élire les députés favorables au président afin qu'il puisse gouverner. Le ralliement des hommes politiques aux leaders de leur parti fait l'objet d'une analyse risque/bénéfice pour chacun d'eux : risque que le leader soutenu soit élu/ bénéfice d'être investi d'un mandat de député ou de ministre. Le débat politique entre leaders se transforme en campagne marketing pour un positionnement de clique gouvernante, de quasi dictature pour 5 ans. Le régime deviendrait bien plus démocratique si les législatives avaient lieu avant la présidentielle, simplement en désynchronisant les élections.
Réponse de le 30/09/2016 à 21:43 :
Le quinquennat puis la transformation des législatives en question subsidiaire de la présidentielle puisque placées juste après a effectivement été l'un des pires coups portés notre vitalité démocratique... bien que ces réformes aient été largement plébiscitées à l'époque, le quinquennat ayant même reçu l'onction référendaire à plus de 70% des votants.
a écrit le 30/09/2016 à 9:28 :
Alors là j'aimerais bien savoir pourquoi mon commentaire n'a pas été validé...

Vous l'avez reçu au moins ?
a écrit le 30/09/2016 à 9:21 :
Deux dérives sape la démocratie: d'un coté des partis qui proposent des candidats dont les électeurs ne veulent pas: NS pour LR et FH pour le PS de l'autre la montée des structures supranationales type Ue PMI OMC etc... structures que l'on présente comme issue des démocraties mais qui dans les faits échappent de plus en plus au contrôle démocratique pour n'être de plus en plus que le relai des multinatioanales et de l'oligarchie. combattons ces deux dérives et les électeurs reviendront vers les urnes laissons faire et il ya aura de moins en moins de votants et c'est malheuruesement ce que l'on constate et ce que souhaite l'oligarchie
Réponse de le 30/09/2016 à 13:32 :
Les partis ne vont pas s'amuser à proposer des candidats dont les électeurs ne veulent pas. Ce serait idiot.
Réponse de le 30/09/2016 à 13:36 :
Nous sommes en démocratie, l'électeur a le dernier mot. Si les candidats sont Hollande et Sarkozy et qu'une majorité des électeurs ne veut ni de l'un ni de l'autre, rien ne les empêche d'élire Bayrou, Le Pen ou Mélenchon. Après tout les électeurs n'ont qu'à s'en prendre à eux-mêmes si le vainqueur qu'ils ont désigné déçoit. Ceci étant, tout peut évoluer, qui aurait voulu de Juppé, actuel favori des sondages, en 1997 ?
Réponse de le 30/09/2016 à 15:54 :
@bruno_bd
"Ceci étant, tout peut évoluer, qui aurait voulu de Juppé, actuel favori des sondages, en 1997 ?"
Hahaha! Vous vendez du rêve là!

"Nous sommes en démocratie, l'électeur a le dernier mot."
Faux, nous sommes en démocratie si ce qu'il y a au menu est également le choix des électeurs. Ce n'est pas le cas.
Réponse de le 30/09/2016 à 16:20 :
@bruno_bd
"Ceci étant, tout peut évoluer, qui aurait voulu de Juppé, actuel favori des sondages, en 1997 ?"
Hahaha! Vous vendez du rêve là!

"Nous sommes en démocratie, l'électeur a le dernier mot."
Faux, nous sommes en démocratie si ce qu'il y a au menu est également le choix des électeurs. Ce n'est pas le cas.
Réponse de le 30/09/2016 à 21:36 :
@Magaz : si ce qu'il y a au menu ne vous sied pas, rien ne vous empêche en démocratie de vous mettre aux casseroles et aux fourneaux, de concocter votre offre politique et de proposer votre tambouille à l'appréciation de vos concitoyens. A l'heure d'internet ça n'a jamais été aussi facile et peu coûteux. D'où l'éclosion de cette myriade de mouvements dits citoyens qui ne convainquent d'ailleurs pas grand monde. Il n'y a guère qu'au niveau local (communes, cantons) que des candidatures hors partis traditionnels parviennent à convaincre électoralement. Jamais d'ailleurs dans le cadre d'un scrutin proportionnel où ce sont les partis et non les électeurs qui choisissent les élus.
a écrit le 30/09/2016 à 9:20 :
Non mais sérieux, les "démocratie en danger", "plus de démocratie" ou trucs du même acabit faut arrêter. NOUS NE SOMMES PAS EN DÉMOCRATIE! POINT!
Quand on est obligé de voter pour les mêmes visages politiques dont la majorité en a ras-le-bol, faut arrêter de se couvrir les yeux. Et bizarrement c'est cette classe qui a fait la constitution et les lois. Dormez bien, braves gens!
Réponse de le 30/09/2016 à 11:54 :
Tant que les commentateurs pourront s'exprimer comme nous le faisons actuellement , c'est à dire que nous ne seront pas censurés et bien nous seront toujours en démocratie , par ailleurs voter blanc ou nul est également un moyen de s'exprimer démocratiquement contrairement à la violence et au vandalisme etc...
Réponse de le 30/09/2016 à 13:50 :
On n'est jamais OBLIGE de voter pour les mêmes visages politiques. Arrêtons les bêtises, en 2012 il y avait 10 candidats à la présidentielle, dont certains parfaitement crédibles et fréquentables (Bayrou). En 2012 le candidat de l'un des deux principaux partis était issu d'une primaire ouverte, en 2017, ce sera les deux candidats des deux principaux partis. L'un et l'autre seront donc choisis d'un large consensus. Arrêtons les sornettes, le problème n'est pas tant les candidats que les français qui ne savent même plus ce qu'ils veulent.
Réponse de le 30/09/2016 à 15:31 :
@bruno_bd
Haha! Bayrou ça fait quand même un sacré paquet de temps qu'on en entend parler. Et vous me dites que ça change?
C'est bien beau de sortir des phrases qui ne veulent rien dire comme "les français ne savent pas ce qu'ils veulent" mais il faut peut être se poser les bonnes questions quand 10 millions de personnes préfèrent s'abstenir ou voter blancs (et on ne compte pas ceux qui ne prennent plus la peine de s'inscrire ou qui votent pour le moins pire). C'est plutôt qu'ils savent très bien ce qu'ils veulent et ce n'est pas ce qu'on leur propose!
Quant aux consensus que vous encensez, c'est justement les grands partis qui bloquent tout renouveau. Bizarrement d'un côté on aura Juppé ou Sarkozy (ça sent le neuf), et de l'autre Holande. Ça m'a l'air super alléchant ça! Il est où votre changement? Juppé parce qu'il n'a pas encore été président?
Arrêtez de vous leurrez, ce sont ceux qui ont de l'argent et des contacts, qui appartiennent à notre chère classe politique donc, qui sont élus. Sinon ils se font écarter ou lyncher. Y en a bien un ou deux qu'on montre pour l'exemple, mais c'est de l’enfumage, ils sont tolérés tant qu'ils ne sont pas gênants. Le seul renouveau qu'il y a c'est quand il y en a qui décèdent et qu'il faut remplacer!
Réponse de le 01/10/2016 à 10:17 :
@Magaz : si 10 millions de personnes s'abstiennent ou votent blanc parce que l'offre ne leur convient pas, ce serait de loin la première force politique du pays. Sur 10 millions on devrait bien trouver quelqu'un d'assez qualifié pour catalyser une nouvelle offre politique et en porter les couleurs. Si ces 10 millions de personnes cotisent à la hauteur de la somme pharamineuse de 1€, ça fait la moitié du financement d'une campagne présidentielle au plafond de dépenses, le financement public de 11 millions pouvant assurer le complément (à condition de ne pas recourir à Bygmalion pour la campagne). Tout ça à condition que ces 10 millions de personnes aient autre chose à proposer que des propos de comptoir de beaufs avinés et à promettre que tout et son contraire. Mon avis est qu'en France il manque cruellement une offre politique véritablement libérale qui n'est actuellement portée ni par la gauche, ni par la droite, ni a fortiori par l'extrême-droite qui est surtout extra-interventionniste.
Réponse de le 03/10/2016 à 10:52 :
@bruno_bd
Encore une fois, arrêtez de dire des choses qui ne veulent rien dire et redescendez sur terre : pour que les gens mettent un euro sur une personne, il faut déjà qu'ils en ait entendu parler suffisamment longtemps : retour à la case départ il faut de l'argent et des contacts.
Et c'est marrant, vous parlez de propositions cohérentes alors que nos candidats actuels sont incapables d'en sortir, il n'y a que des vieux trucs qu'on a déjà essayé et qui ne marchent pas, ou des propositions aberrantes (les uns comme les autres ne seront pas tenus de toute façon). C'est bien là le problème, une partie des français n'en veut plus, elle veut une démocratie où elle a autre chose que des candidats en carton. Les gens en ont marre d'être trahis par les politiques. Et pour avoir autre chose, il faut changer la structure qui est viciée.
Réponse de le 03/10/2016 à 22:09 :
Magaz : Le seul programme sérieux et cohérent que l'on puisse promettre est un programme de baisse drastique de la dépense publique pour au moins 35 ans. En ne laissant de priorité, compte-tenu du contexte, qu'à la défense, la sécurité et l'administration pénitentiaire.
a écrit le 30/09/2016 à 9:11 :
La politique ne doit pas etre un metier. Mais simplement une periode de la vie accessible à tous, tel le service militaire. Chacun devrait être succeptible d'etre maire, depute, ministre, senateur ou president une et une seule unique fois dans sa vie.
a écrit le 30/09/2016 à 8:53 :
Non, non, non et non !

Ce que le français moyen appelle de ses voeux n'est pas une transformation complète des institutions de la 5° république, c'est le retour à une vision moins manichéenne et plus participative. Je n'ai jamais cessé de dire que la philosophie et la vision des fondateurs de la constitution de la 5° république était l'égalité entre la souveraineté représentative des deux chambres et la souveraineté populaire.
Aucun des présidents qui ont succédé à Monsieur De Gaulle n'a suivi cette ligne. Quelques petits efforts minuscules ont été conçus pour calmer les envies (exemple les consultations locales préconisées pour les communes de plus de dix mille habitants) mais nous sommes très loin des votations helvétiques relatives aux grandes décisions nationales, et c'est cela que veut le commun des français... Sans remettre en cause ce qui peut maintenir un pouvoir fort devant faire face à l'urgence.

Dans une démocratie normale où la volonté de la majorité des citoyens doit être respectée, avec ce même respect que l'on doit à toute personne, la réponse d'un citoyen normal aux dirigeants élus ou non élus est NON...
Non à l'Europe ultra-libérale d'aujourd'hui. Non à la privatisation systématique des biens publics nécessaires à la vie quotidienne, tout bien public doit rester dans le giron public et l'on doit empêcher quelques particuliers de porter la main sur ce qu'ils veulent transformer en pactole ou poule aux oeufs d'or hors de tout pouvoir ou mot à dire des populations
Non au capitalisme effréné. Non à la mondialisation débridée. Et tout simplement non à l'abandon de la souveraineté nationale et à son transfert entre des mains étrangères qui ne respectent même pas la volonté de ceux qu'elles font ployer.

Et ce non doit impérativement et scrupuleusement être observé quand il est prononcé par une écrasante majorité.
Au grand jamais un choix de société et de mode de vie ne doit dépendre de la seule volonté d'un petit groupe de parvenus qui se targueraient d'une élection pour décider de tout tous seuls dans leur coin pendant cinq ans.

Les dernières années passées nous ont montré que ce sont les revendications de minorités qui l'ont emporté à chaque réforme, au grand dam des majorités et dans l'irrespect le plus complet de leur opposition ou de leurs volontés.

Tout a été fait pour y arriver : manipuler les esprits pour faire croire à des nécessités absolues de plus de liberté, de plus de justice, de plus de sécurité, de plus de ceci ou de celà...quand tout simplement on ne nous faisait pas suivre une voie obscure, non proclamée, dissimulée, non expliquée et trompeuse, alors que rien ne menaçait ces minorités agissantes.
Ces menées ont été autant de hautes trahisons qui devraient être sanctionnée par la peine la plus élevée. Cette sanction aurait au moins le mérite de rendre tout candidat à la forfaiture ou au mensonge beaucoup plus attentif aux volontés des peuples et circonspect quant à ses velléités d'agissements.

Le plus bel exemple de cette oligarchie est bel et bien et entre autres le cas Cahuzac. Les réquisitions sont réellement ridicules par rapport aux fautes commises et le temps de réaction tellement long que l'on a peine à croire à une réelle volonté politique de faire le ménage. Au final trois ans d'emprisonnement et cinq ans inéligibilité sont tellement risible qu'il faut se pincer pour le croire.
Cela nous montre bien à quel point les apparatchiks peuvent tout se permettre quasiment impunément lorsque les citoyens sont tenus à l'écart.
a écrit le 30/09/2016 à 8:03 :
Des lois sont votées, les décrets d'application seront adoptés mais quand vous vous rendez au "guichet" de l'administration publique, de l'entreprise, c'est la que ça coince...
a écrit le 30/09/2016 à 0:06 :
L'on semble découvrir ce qui est manifeste depuis plusieurs décennies : les 2/3 des Français sont dans l'opposition en s'abstenant ou votant pour le F.N. Mais ils ne savent pas comment rompre le verrou des élites dirigeantes comparses, fussent-elles aux idées prétendues divergentes.
a écrit le 29/09/2016 à 21:25 :
Ce que l'on désire c'est que les décisions viennent de l'intérieur et non pas de l’extérieur! Que l'on décide et non pas que l'on subisse!
a écrit le 29/09/2016 à 20:58 :
"voire à de simples consultations publiques régulières, notamment en ligne.". Conclusion d'une enquête menée par l'Observatoire de la démocratie de la fondation Jean Jaurès ! Une enquête menée en ligne, non ? Enfin si avec ça la démocratie n'est pas sauvée.
a écrit le 29/09/2016 à 20:20 :
Il faut voir la république comme un compromis entre une démocratie directe et une monarchie.

En cas de crise, le coté pratique de la république est que la tête pensante peut agir rapidement et efficacement sans contreparties. Évidement, on constate les problèmes à long-terme qui sont les notre. Donc, la création de ce qu'on pourrait assimiler à une aristocratie.

Il y a aussi le système fédéral comme en Europe, aux USA ou en Allemagne. Je trouve ce système encore pire. Les électeurs élise des genre de grand électeurs qui nomment un gouvernement (les communistes ont appelés a voter pour les sociaux-démocrate qui ont appelés a voter pour Junker). On trouve un genre de filtre. Le compromis entre les classes dirigeante permet un consensus qui engendre un certain ordre public. Les pays fédéraux sont aisément plus dure avec leur peuple qu'avec une république. C'est ce vers quoi tend la France: primaires présidentiel, région au format Länder bien plus puissante que les anciennes (face aux département), augmentation des pouvoirs des comcom au détriment des communes, etc...


La république a été instaurée suite a une période difficile et où le peuple était (sauf leur respect) moins cultivés et ouverts au monde. Étant connectés, les peuples peuvent avoir connaissance aisément des faits et trouvailles qui se passent presque partout sur la planète. Je ne suis pas convaincu que beaucoup de média, notamment télévisuel nous aident beaucoup en l'état actuel des choses.

On vois aisément la direction que nous devons prendre, celle du savoir et de la démocratie. Même si nous devons inventer la notre. Mais, ce n'est pas des émissions stupides qui vont nous aider a aller en ce sens. Stop a l'Idiocratie!

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