Y aura-t-il encore du travail demain ?

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Selon une étude du Worl Economic Forum, 5,1 millions d'emplois vont être perdus d'ici 2020 dans les 15 pays les plus industrialisés en rasion de la révolution numérique. C'est dans ce contexte que Benoît Hamon a voulu imposer le débat sur le revenu universel
Selon une étude du Worl Economic Forum, 5,1 millions d'emplois vont être perdus d'ici 2020 dans les 15 pays les plus industrialisés en rasion de la révolution numérique. C'est dans ce contexte que Benoît Hamon a voulu imposer le débat sur le revenu universel (Crédits : Reuters)
Benoît Hamon a réussi à imposer le débat sur le revenu universel. Pour lui, c'est un dispositif susceptible de répondre à la raréfaction à venir de la "denrée travail". Ce postulat est-il exact ?

Quelle place pour le travail et l'emploi demain ? C'est LA question qui agite les esprits de cet entre-deux tours de la primaire organisée par le Parti socialiste. L'avenir du travail est LE différend qui oppose Benoît Hamon et Manuel Valls. C'est la proposition centrale de Benoît Hamon d'instituer un revenu universel qui a servi de révélateur. Pour lui, ce revenu universel doit à l'avenir permettre d'assurer un revenu décent à tout le monde, alors que la denrée « travail » va se raréfier et qu'il faudra bien que les gens continuent de vivre. Pas du tout, rétorque en substance Manuel Valls, le travail a un avenir et le revenu universel est au mieux une utopie coûteuse et au pire une incitation à l'assistanat...

C'est donc bien la question de l'avenir du travail et de l'emploi, sous toutes ses formes, qui sous-tend la question de la nécessité d'instituer, ou pas, un revenu vraiment universel. En d'autres termes, le camp Hamon, craignant une forme de malthusianisme du travail, veut organiser ses conséquences, alors que le camp Valls défendrait plutôt la thèse "schumpetérienne" de la destruction créatrice.

5,1 millions d'emplois perdus d'ici 2020

Qu'en est-il alors de l'avenir. Si l'on reprend une l'étude « The Future of jobs » du très établi World Economic Forum (WEF), organisateur du rendez-vous annuel de Davos, parue en janvier 2016 et qui avait défrayé la chronique, ce sont 7,1 millions d'emplois qui seront détruits d'ici 2020 et... 2 millions qui seront créés, soit un solde net de 5,1 millions d'emplois disparus. Cette étude portait sur les quinze pays les plus industrialisés (hors Chine) et ces disparitions seront essentiellement dues aux seuls changements technologiques et d'organisation. Le WEF était même entré dans le détail en prévoyant 4,7 millions d'emplois perdus dans les fonctions de bureaux et d'administration, 1,6 million dans la production industrielle, 497.000 dans la construction. A l'inverse, 492.000 postes seraient créés dans la finance, 416.000 dans le management, 405.000 dans l'informatique et 339.000 dans l'engineering.

Face à ce séisme, Klaus Schwab, président du WEF et fondateur de Davos lançait un cri d'alarme aux gouvernements sur les nouveaux besoins de compétences nécessaires pour faire face à la montée du chômage et des inégalités qui vont découler de cette « quatrième révolution industrielle », c'est-à-dire la révolution numérique. Pour le WEF, la créativité, le savoir-faire en matière de résolution des problèmes, l'esprit critique et le management, la capacité à travailler en équipe, etc. seront des compétences indispensables pour s'adapter. Et malheur à ceux qui n'auront pas su ou pu se former aux nouvelles technologies car ils resteront au bord de la route. Un constat donc un peu glaçant...

Les transformations de l'emploi déjà à l'oeuvre

C'est pourquoi certains imaginent une évolution de la notion d'emploi qui ne serait plus basé sur le seul classique rapport salarié/entreprise, hérité de la première révolution industrielle au XIX è siècle. En d'autres termes, il s'agit de cogiter sur des évolutions afin de permettre que la révolution technologique ne se transforme pas en « tsunami techno-social ».

Parmi la somme d'études sur la question, l'une peut spécialement mériter de retenir l'attention. Dénommée « Penser l'emploi autrement », elle émane du Lab'Ho, un think tank du groupe Adecco. Elle a été dirigée par Tristan d'Avezac, expert des questions d'emploi et d'accompagnement des transitions. Ce rapport dresse un état des lieux très complet des transformations qui sont à l'œuvre: le développement rapide des formes particulières d'emploi (CDD, intérim) ; le regain du travail indépendant, avec le développement du statut d'auto-entrepeneur et l'essor des plateformes dites « collaboratives », style Uber ; l'émergence des statuts « hybrides », tels le portage salarial et les coopératives ; les groupements d'employeurs, etc. Il constate aussi que la révolution numérique va entrainer une « disparition des collectifs de travail traditionnels » et que le risque d'isolement des travailleurs de l'économie numérique est bien réel. A l'instar du WEF, l'étude plaide pour une rapide mutation de la formation vers des compétences « digitales et comportementales ».

En termes de créations et destructions d'emplois, l'étude du Lab'Ho se montre moins pessimiste que celle du WEF. Elle cite un rapport du Centre d'Analyse Stratégique (CAS) sur l'évolution de l'emploi à l'horizon 2030 qui identifie « trois grandes tendances de réallocation des emplois entre secteurs porteurs et en déclin ». Ainsi, les emplois d'utilité collective et des services à la personne connaîtraient une certaine croissance. En revanche, le déclin frapperait «l'emploi industriel fortement impacté par la concurrence internationale ». Enfin, il y aurait une stabilité des secteurs d'intermédiation et de la construction.

In fine, le rapport du CAS conclut que, si le bilan en termes d'emploi est positif avec près de 1,8 million d'emplois créés, d'importants mouvements « de réallocations sectorielles auront lieu , nécessitant un système de formation adapté à la hausse des qualifications et à l'orientation davantage servicielle des métiers ».

Des secteurs et métiers gagnants et d'autres perdants

Les secteurs « gagnants » en termes d'emplois seraient notamment « le « Conseil et Assistance », « l'Action sociale », « les Services personnels et Domestiques », les « Activités récréatives, culturelles et sportives », etc. A l'inverse, le solde d'emploi serait négatif dans les secteurs des « Combustibles et carburants », les « activités associatives », « le commerce et la réparation automobile », l'Aéronautique », etc.

Si l'on se concentre sur les métiers, ceux qui sont le plus appelés à disparaître sont : démarcheur téléphonique, dactylo, secrétaire juridique, gestionnaire de compte financier, expert-comptable, etc. Au contraire, les moins menacé sont : conseiller d'éducation, tenancier de bar, hôtelier, orthophoniste, etc.

Pour accompagner les mutations en cours, l'étude du Lab'Ho formule quelques propositions extrêmement diverses, comme la création "d'opérateurs d'accompagnement multi-status" qui auraient pour but d'accompagner des actifs appelés à changer régulièrement de statut. Avec l'émergence du travail indépendant, il conviendrait aussi de créer des « communautés d'échanges et de discussions pour les indépendants ». Dans un tout autre domaine, il faudrait « combiner le virtuel et le réel pour outiller les jeunes sur la connaissance des métiers et la recherche d'emploi ».

Parler du revenu universel a le mérite de poser le débat sur l'évolution du travail

Quantitativement et qualitativement parlant donc, le monde du travail va entrer en ébullition, c'est une évidence. Manifestement, il y aura encore de l'emploi, mais sous des formes variées. Surtout, du fait de la révolution numérique, de nouveaux métiers vont émerger et, à l'inverse, d'autres vont disparaître, libérant ainsi une main d'œuvre disponible pour assurer des services aujourd'hui mal ou peu assurés. Réfléchir, dans ce contexte, à une forme de revenu minimum pour permettre au plus grand nombre de vivre sans trop de casse ces mutations n'est donc pas une mauvaise idée, surtout si les gains de productivité permettent de dégager des moyens suffisants.

Alors, certes, le revenu universel à la sauce Benoît Hamon n'est certainement pas la panacée. Mais le débat qu'à installé le député des Yvelines ne devrait pas être sèchement refermé. Au-delà des questions de financement ou « morales » - l'encouragement à « l'assistanat » - , Il a le mérite de « pousser » à réfléchir au nécessaire accompagnement des mutations du travail. Ce n'est peut-être pas un enjeu majeur pour la présidentielle de 2017 mais ce le sera certainement pour celle de 2022.

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a écrit le 03/02/2017 à 12:27 :
LE REVENU UNIVERSEL DOIT ETRE MONDIAL? C EST EXAT MAIS D ABORT FAISSONS LE PARS ETAPE DABORT LES JEUNES APRES LES AUTRES CATEGORIES DE GENS DANS LE BESOIN ET ENSUITE MONDIAL. UN BONNE IDEE NE MEURE JAMAIS ELLE EVOLUE AVEC LE TEMPT. LE PARTAGE DES RICHESSES PASSE PAR LA???
a écrit le 27/01/2017 à 20:31 :
Il ne faut pas se leurrer, à moyen terme (5 ans), l'emploi ou pas ne pourra faire face à l'immigration, la surpopulation mondiale, la désertification mondiale et ses dérives graves à travers une mondialisation incontrôlée...!§!

Le Revenu de Base DOIT être MONDIAL..., pour rééquilibrer ce monde en faillite démocratique et d'équité nécessaire (pour permettre aux trop rares paysans restant d'avoir de quoi faire climatologues paysagistes suffisamment guidés, informés et aidés !)
- https://greenjillaroo.wordpress.com

Sinon, le risque est grand de faire virer les moins chanceux vers les populismes les plus extrémistes et xénophobes, du style des surpopulations non régulées du passé !§!
- https://revenuinternationaldebaseonu.wordpress.com
a écrit le 27/01/2017 à 12:02 :
"Si l'on se concentre sur les métiers, ceux qui sont le plus appelés à disparaître sont : démarcheur téléphonique". Pourvu qu'ils aient raison!
a écrit le 27/01/2017 à 11:19 :
l'emploi ne cesse de changer de nature depuis des siècles, et il continuera à le faire. La question qui n'est pas posée ici, et que ne pose pas Benoît Hamon, c'est pourquoi on observe des taux de chômage très dissemblables entre pays développés. Pourquoi le taux de chômage est 2 x plus élevé en France qu'en Allemagne et en Angleterre ?
Nos politiques distribuent des aides à défaut de faire le travail qui doit être fait. Benoît Hamon ne résout rien, il n'a aucune solution pour permettra à la France de trouver le plein emploi. C'est un incompétent de plus déguisé en Père Noël, qui instrumentalise la précarité intellectuelle pour faire son beurre électoral. Berk.
a écrit le 26/01/2017 à 21:53 :
Si le travail disparait, pourquoi continu on à inciter les famille à avoir des enfants et surtout pourquoi les célibataires sont toujours et encore les vaches à lait des impôts? Pourquoi ne pas inciter les famille à avoir moins d"enfants en favorisant sur les impôts les célibataires et les couples sans enfants?
Réponse de le 26/01/2017 à 23:28 :
Parce que les enfants paient la retraite de leurs parents (ce faisant ils accordent un crédit à l'état, puisqu'ils paient maintenant une retraite versée plus tard, et peut être jamais), et parce que le manque à gagner sur les impôts directs des familles est plus que compensé par leurs énormes impôts indirects.
Réponse de le 27/01/2017 à 12:08 :
Il y a d'un côté ceux qui optent pour le Ponzi économique, de l'autre ceux qui lui préfèrent le Ponzi démographique.
a écrit le 26/01/2017 à 19:17 :
je pense qu'il est interressant de poser ce débat. Quel est l'avenir du travail? On se réfere toujours aux révolutions industrielles précedentes. La machine à vapeur a tué des emplois de cochers et créer des emplois de conducteurs de trains. La machine à vapeur a remplacé la force animale et automatisé certains process. L'éléctricité a fait disparaitre les fabricants de bougie mais a permis la création d'une industrie "electrique". Le moteur a explosion a tué les fabricants de charette et autres véhicules et permis la création de l'industrie automobile. Jusqu'à maintenant à ces époques, on a détruit certains emplois mais on en a créé d'autres. Avec le numérique les données sont différentes. Les révolutions industrielles précédentes s'attaquaient principalemnt au travail manuel souvent peu qualifié. Il n'était pas trop difficile de convertir un cocher en conducteur de voiture. La révolution numérique elle s'attaque directement à l'intelligence et a des metiers plus qualifiés emandnat analyse et reflexion. Ainsi au japon un robot va dans une sociét d'assurance gérer les remboursements de sinistres supprimant ainsi des dizaines d'emplois. Un ordinateur est maintenant capable d'écrire des articles de presse. et j'en passe. Alors on nous dit, la formation voilà la solution qui va résoudre nos probléme. Mais et sans aucune volonté de dénigrement, l'homme étant ce qu'il est, il me parait peu probable que l'on convertira tous les salariés au numérique. A une époque de ma vie où je faisais de la formation professionelle, j'ai vu les difficultés que représentait l'utilisation d'un simple ordianateurs pour certains.
Ce n'est pas du défaitisme ni du déclinisme que de se poser ces questions. Contrairement à ce que certains disent ça ne remet pas en cause "la valeur travail" qui reste importante chez les français mais ça pose les termes d'un débat: Quelles solutions adopter si le volume de travail diminue inexorablment? J'espère sincérement que ça n'arrivera pas mais le pire pouvant arriver dans nos sociétés il faut mieux réfléchir à des solutions.
a écrit le 26/01/2017 à 18:11 :
Cela fait 10 000 ans que les progrès techniques détruisent les emplois, et l"homme continue à imaginer de nouvelles activités que ne peuvent pas faire les machines, et la vie continue.
Cette peur du futur est attristante. Bien au contraire, plutôt que ne voir que les menaces de ces métiers occupés par des robots (ou des tableaux Excel qui ont remplacé les bouliers et de nombreux travaux de comptables...), il faut en voir les opportunités.
Oui, dans 10 ans, il n'y aura plus de conducteurs de taxis. Que des voitures automatiques. Mais beaucoup de gens agés en situation de dépendance qui auront besoin d'aide ne serait ce que pour monter dans la voiture ou porter la valise. Donc des taxis avec des "accompagnants". Des personnes agées en mobilité (alors qu'aujourd'hui elles sont condamnées à rester chez elle). Le métier de taxi va changer. Terminée la course avec le cadre sup l'oreille sur son téléphone, mais un nouveau marché, immense. C'est un exemple, il y en a dans tous les métiers.
Je lis en dessous des gens qui s'alarment de l'informatisation dans la banque. Oui, l'ouverture d'un livret A ne nécessite plus trop d'interventions humaines, mais derrière, il y de plus en plus de charge sur les sujets de conformité, lutte anti blanchiment etc... Les services bancaires ne sont pas les mêmes, les taches simples sont automatisées, on a du temps pour inventer des trucs super compliqués qui nécessitent l'intervention humaine.
De même que les métiers à tisser ont permis de créer de nouveaux métiers dans la mode et de la rendre accessible au delà d'une élite bourgeoise.
Le progrès, c'est top, et relisez "Pourquoi j'ai mangé mon père" de Roy Lewis. Le sujet est toujours d'actualité...
Réponse de le 30/01/2017 à 18:34 :
Je suis très largement d'accord avec votre commentaire.
Que l'emploi salarié diminue au profit de nouvelles manières de travailler est probable, mais le travail ne disparaîtra pas comme ça.
L'agriculture employait environ 80% de la population au début du XVIIIème siècle.
Si les gouvernants de cette époque avaient su que cette proportion passerait en dessous de 4% au début du XXIème , et s'ils avaient eu le même type de raisonnement qu'une partie de nos penseurs actuels, ils en auraient peut-être déduit que très peu de gens travailleraient à l'avenir.
De même quand l'informatique a débarqué dans les entreprises dans les années 70, il a été imaginé par beaucoup qu'une énorme quantité d'emplois allaient disparaître, sans que d'autres soient créés en contrepartie.
a écrit le 26/01/2017 à 17:14 :
L'étude citée sur la baisse du travail dans les pays industrialisés manque de pertinence, elle ne fait que projeter des paramètres actuels de désindustrialisation. En fait on assiste plutôt à un déplacement du travail vers des pays à main d’œuvre moins coûteuse. Ce n'est pas la même chose et surtout ce n'est pas une courbe à évolution constante. Dans les années d'après-guerre, le Japon à déplacé en sa faveur énormément de travail grâce à ce que l'on a appelé à l'époque le dumping, appuyé sur sa main d’œuvre bon marché. Aujourd'hui, ses coûts salariaux sont parmi les plus élevés au monde. Plus aucune entreprise ne songe à s'installer au Japon pour abaisser ses coûts. La Chine suivra vraisemblablement le même schémas et d'autres pays également. Déjà, la Chine ralentit sa croissance et devient moins attractive. Indépendamment de cela il est impossible de connaître l'impact des évolutions technologiques et les mouvements futurs de compétences et de travail. Dans le même temps, les experts, (qui se trompent peut être), prévoient une population mondiale 6 fois plus importante pour 2050. A partir de là, faire des pronostics relève plus du fantasme que de la prévision. Il me parait plus important d'entrer dans une lutte conquérante que dans une vision pessimiste du repli dont l'issue de régression est certaine. Je préfère la lutte pour le progrès, avec des efforts à la clé, que de renoncement et l'assistanat qui en découle, (qui au demeurant ne sera possible que pour les états qui auront su s'adapter à la mondialisation).
a écrit le 26/01/2017 à 15:22 :
Pour moi on doit revenir au smic agricole ~5€ de l'heure, le complément sous forme d'allocations pour rejoindre le smic industriel et un peu plus.
Et la on en retrouvera des emplois en pagaille, et au lieu d'importer des fruits comme des pommes alors que chez-nous on laisse pourrir sur pieds, on pourrait relancer la culture des petits fruits, cassis, groseilles framboises, taper dans le bio, du vin sans sulfites par exemple, relancer la récolte des légumineuses.
La france a les plus belles terres d'Europe avec un climat idéal.
Et la pas question de refuser un emploi sans raison, tout le monde le peut, parfois les agriculteurs font bosser des mémés de 80 ans de leur famille.
a écrit le 26/01/2017 à 15:13 :
Ceux qui profite de la rentabilité du travail sont les rentiers. De quoi vont-ils vivre s'ils ne gagnent plus..?? Notez, un robot est plus rentable. Faites-moi penser à inventer le robot qui achète et mange...
a écrit le 26/01/2017 à 14:15 :
Le postulat de Mr Hèamon est faux car la socièté française par exemple générera toujours plus de croissance et de necessité d'emploi directs et indirects. Le travail ne va pas se raréfier comme l'air dans la haute atmosphère mais se developper. Oui nous sommes dans une socièté capitalistique qui ne gènère pas forcèment dégalité entre les gens mais la seule façon de réduire ses inégalités c'est de développer le travail salarié et non de croire à la raréfaction du travail avec des comportements oisifs et inutiles. L'internet va continuer à se developper comme l'informatique et les ordinateurs ainsi que les robots dans les industries mais le travail continuera. Je suis contre le présupposé de Mr Hamon que le travail va avoir tendance à disparaitre : il faut travailler pour gagner plus et être mieu insérer dans la socièté et non croire à des sociètés utopistes et oisives !
Réponse de le 26/01/2017 à 17:17 :
il faut travailler pour gagner plus et être mieu insérer dans la socièté et non croire à des sociètés utopistes et oisives !

C'est vrai, regarde Pénelope, elle y arrive.
Réponse de le 27/01/2017 à 12:12 :
Aaaaaameeeen!
a écrit le 26/01/2017 à 12:29 :
Si à Davos on "s’inquiète de la montée du chômage et des inégalités qui vont découler de la révolution numérique"... c'est qu'il faut vraiment s’inquiéter ! Et surtout agir.

La disparition massive des emplois est une évidence, tout comme celle de l'impossibilité d'avoir une croissance perpétuelle. Une fois que les pays "en voie de développement" auront comblé leur besoins, se seront équipés d'outils de production, de véhicules, d'électroménager, ... mais pour cela il faut déjà pouvoir produire à moindre coût, puisque leur pouvoir d'achat est moindre. C'est du marketing, ou du Maslow "de base", même s'il ne faut pas négliger le phénomène nice to have. Des groupes comme Renault, Lidl, ...l'ont bien compris en offrant du premier prix.
Ce qui est étonnant c'est d'avoir encore des politiques qui promettent la lune et qui maintiennent l'illusion d'une croissance future et du plein emploi. De ce point de vue Benoît Hamon est plus réaliste ou plus progressiste en proposant d’adapter la société aux nouveaux enjeux économiques.

Les entreprises en croissance sont celles qui utilisent ou inventent la révolution numérique, tels les GAFA et cela fait longtemps qu'ils ont changé de modèle pour conquérir le marché mondial. Sur cet aspect, l’arrivée d’un conservateur à la maison blanche est une opportunité pour la France et pour l'Europe de devenir leader dans les technologies numériques.
Il serait contreproductif de construire une ligne Maginot technologique, sous prétexte que l’IA et les robots vont, à plus ou moins long terme, détruire des emplois « du passé ». C’est ce que préconise le WEF, compenser la destruction d’emplois par une adaptation aux technologies et compenser les effets destructeurs de travail. Le revenu universel fait partie des solutions, mais à la base c'est toujours la question d'une meilleure répartition des richesses produites. La réduction du temps de travail (et donc sa meilleure répartition) fait incontestablement partie des solutions et proposer une défiscalisation des heures sup va à contresens.
Cela ne veut pas dire qu’on doit tout libéraliser ou se faire imposer du dumping fiscal ou social, mais il faut au moins laisser agir les entreprises qui savent luter dans un contexte concurrentiel. On a l’expertise et l’ingénierie, les infrastructures matérielles (mais moins les financières) et ce qui manque c’est la volonté politique et « culturelle ». Il suffit de reformer, ou de contourner, les modèles de fonctionnement les plus inadaptés, pour laisser une chance aux entrepreneurs.
a écrit le 26/01/2017 à 12:29 :
Alors pourquoi fait-on venir , sans relache, en France des étrangers si le travail est amené à diminuer ?
En quoi sont-ils plus compétents que des Français/e ?
Réponse de le 26/01/2017 à 15:17 :
D'une part parce qu'il y a des choses plus importantes que l'emploi dans la vie, et d'autre part parce que le chômage, bien qu'important, n'empêche pas qu'il existe dans le même temps des postes qui ne sont pas pourvus avec la seule population française (principalement dans le bâtiment, l'hôtellerie, et les services à la personne plus d'un million et demi d'après pôle emploi). La compétence a effectivement tout a voir avec la question, car ces emplois demandent en général très peu de qualification, mais justement la population française forme très majoritairement des spécialistes, et non en vue d'emplois peu qualifiés. Ce n'est pas pour rien qu'une femme de ménage gagne plus que la plupart des analystes : c'est l'offre et la demande.

De toute façon l'immigration vers la France est statistiquement dérisoire, étant donné le point de vue négatif vis-à-vis d'elle d'une part de la population qui est à la fois non négligeable et non informée.
Réponse de le 26/01/2017 à 17:19 :
Avec 85% de bacheliers qui va soulever les parpaings ?
a écrit le 26/01/2017 à 12:12 :
dans ce conteste de travail, qui voudra travailler dans des emplois peu rémunérés pour payer ceux qui n'auront pas de travail ? et qui à terme acceptera de prêter de l'argent au pays si ce revenu universel doit être payé par le déficit qui sera toujours plus grand au fur et à mesure que les gens n'auront pas ou refuseront les emplois peu rémunérés ?
Réponse de le 26/01/2017 à 18:32 :
Un emploi peu rémunéré est souvent un travail peu agréable parce que peu valorisant. Le faire tout le temps est démotivant, le faire de temps en temps est tout à fait possible pour arrondir ses fins de mois. Or, avec un revenu universel, les gens les moins ambitieux, d'un point de vue statut social, auront une base et la possibilité de faire des petits boulots de temps en temps s'ils veulent mettre du beurre dans leurs épinards. C'est ce qu'ont toujours fait certains qui oscillent entre chômage et emplois précaires avec bonheur parce qu'ils n'ont pas de charges de famille. Avec la différence que là, ils n'auront pas mauvaise conscience ou n'auront pas l'air de profiteurs du système, de fainéants... par rapport à ceux qui veulent ou peuvent obtenir de gros revenus sur le marché du travail.
Je me souviens d'une amie qui s'est mariée, il y a maintenant plus de trente ans, avec un jeune homme qui vivotait de petits boulots, de chômage et de travail au noir. Il était très heureux comme cela sauf que pour l'épouser, il a dû accepter de se ranger et de prendre un "vrai" boulot, fini les parties de tennis l'après-midi ... quand on aime, on ne compte pas.
a écrit le 26/01/2017 à 12:02 :
je comprends que les jeunes voir moins jeunes ne comprennent pas que l’offre d’emploi diminue. Mais quand on est un senior et qu’on pense à ce qu’on a vécu dans sa vie et qu’on compare la situation actuelle avec celle de sa jeunesse, il ne fait aucun doute que le monde du travail a changé et qu’il est logique que des emplois disparaissent.
A 20 ans j’allais dans mon agence bancaire pour retirer des espèces, faire des virements d’un compte courant à un livret. Dans chaque agence, on avait plusieurs guichets avec derrière des employés. Maintenant, on retire son argent à un distributeur, on fait ses virements et contrôle ses comptes par internet. Aujourd’hui je ne rends visite à ma banque qu’une fois par an et encore…
On peut multiplier les exemples : plus de receveur dans les transports en commun et demain probablement plus de chauffeur, les caissières de supermarché disparaissent, celle des péages d’autoroute aussi. Les dactylos et secrétaires se sont fait beaucoup plus rare dans les entreprises
Au début de ma carrière un commercial prenait une commande papier, la transmettait à un service qui l’enregistrait.
Aujourd’hui le commercial enregistre lui-même la commande dans le système informatique
ET ne parlons pas du monde industriel. Il y a 40 ans lorsqu’on voyait une usine on distinguait des employés qui s’agitaient dans tous les sens. Aujourd’hui on ne voit que des machines automatisées.
Tout cela sans parler de la mondialisation et des délocalisations.
Le retour de la croissance, si on croit à cette hypothèse, ne réglera pas les problèmes d’emploi. Les périodes fastes et celles non fastes n’influent qu’à la marge sur le nombre de chomeurs. Il y a un socle de chomeurs qui ne va qu’augmenter. Les bons et mauvais chiffres du chomage se font autour de ce socle. Quand on compte 4 ou 5 millions de chomeurs, qu’est que cela veut dire une baisse de 1%. Combien d’années faudra t-il pour faire baisser de moitié ce nombre ?
IL faut se rendre à l’évidence. L’emploi diminue et va devenir de plus en plus difficile à trouver.
Il faut bien trouver une autre organisation de la société
Le revenu universel est-il la bonne réponse? Je ne sais pas mais cela mérite d’être discuté.
Est-ce faisable ? ce sera très difficile. Cela ne pourra se faire que par un changement complet de la société et des mentalités. Voir ce qu’a écrit Keynes en 1930 sur sa vision du monde du travail en 2030 : « Lettre à nos petits enfants »
Le revenu universel ne peut voir le jour que s’il remplace un grand nombre d’aides sociales actuelles : Allocations familiales, chomage, aides au logement, revenu minimum (RSA), bourses d’études. A cela, je pense qu’il faut ajouter la retraite de base de la sécurité sociale et ne conserver que les retraites complémentaires de façon a ce que ceux qui travaillent gardent un avantage financier au moment de leur retraite
Bien sur, pour la retraite il faudra trouver un système compensatoire pour que ceux qui ont cotisé toute leur vie ne subissent pas une baisse importante de leur revenu, valable aussi pour ceux encore en activité et qui ont cotisé.
Ce système ne doit pas etre un maintien d’un régime spécial qui perdurerait durant des années. Il faut que cela se fasse au jour J de la mise en œuvre du revenu universel. Je vois cela par un transfert vers le regime de retraite complémentaire de la différence entre la retraite de base et le revenu universel.
Maintenant, il faut que ces régimes complémentaires soient financés, surtout que leur équilibre financier est précaire et que cela ne fera que les fragiliser. Gestion des retraites supplémentaires par l’état qui aura pour mission d’assurer l’équilibre.
Le revenu universel aurait l’avantage de simplifier le système d’aide social. Ce serait l’occasion de faire disparaitre les régimes spéciaux de retraite.
La suppression de nombres aides sociales aurait aussi l’avantage de supprimer des emplois publics, de modifier les charges prélevées sur les entreprises. Pour ces dernières il faudra peut-etre inventer des nouvelles taxations, peut etre pas.
Le système d’imposition devra aussi etre revu. Vaste chantier qui mérite d’être discuté et étudié par des experts.
C’est ce que j’attends du monde des élites et des politiques. Aux médias de s’emparer de ce débat car leur role est primordial dans l’évolution des mentalités.
Une question essentielle : Combien couterai le revenu universel en déduisant le cout des aides supprimées avec leur cout de gestion ?
Pour la très grande majorité d’entre nous, nous sommes incapables de répondre à cette question.
Réponse de le 26/01/2017 à 18:40 :
Il y a déjà des groupes de réflexion sur le sujet mais le problème est toujours le même lorsqu'il faut réformer, surtout avec une telle ampleur, la société : ceux qui sont privilégiés actuellement n'ont pas du tout envie de changer, ceux qui n'ont pas besoin du système d'aide ainsi que ceux qui sont perdants n'ont pas envie de jouer les grenouilles qui demandent un roi...
Donc lorsqu'il faut décider des contreparties, des niveaux ... on se retrouve face à des murs.
Ce n'est pas pour rien si souvent les grandes réformes suivent des guerres ou des révolutions, il n'y a que lorsque les gens ont vraiment souffert qu'ils sont d'accord pour trouver une solution pour ne plus revivre l'enfer dont ils sortent.
a écrit le 26/01/2017 à 10:52 :
C'est l'énergie qui permet de réduire le temps de travail. C'est un progrès. Il faut répartir ce temps libre et le rémunérer par une participation de l'énergie. Bravo Hamon d'ouvrir le débat. Woerth avait soulevé cette question dans son dernier livre. Et cette situation est appeler à se développer. Parlons en, mais surtout ne l'éliminons pas.
a écrit le 26/01/2017 à 8:17 :
Et après, il faudra inventer des robots pour consommer les biens produits par les robots producteurs!!!!
Une question bête, si plus personne ne travaille, qui consommera les biens et services produits ? Les personnes touchant le revenu universel ? Le petit noyau d actionnaires possédant la majorité du capital ? Dans ce cas, nos usines risquent fort d être en capacité de surproduction !!! Il faudra licencier des robots.....
a écrit le 26/01/2017 à 8:14 :
A Slim.
Vous pensez bien sur a l'etalon, celui qui fait 1000 mm ? Si c'est oui, ce dernier est invendable depuis la revolution. Adopte par presque tous sauf les anglois, qui en sont encore aux inch, les arabes a Allah.
Quitter le pays, mais pour aller ou. Si le bateau France coule, il est a craindre un naufrage general, voire mondial.
En attendant souquons ferme.
a écrit le 26/01/2017 à 8:01 :
Cette notion de revenu universel doit être associée à la répartition des prélèvements sociaux sur la production et sur la consommation, et surtout sur la consommation d'énergie. Il faut atteindre progressivement un point d'équilibre. Mais qui est capable de le comprendre? Hulot a exprimé la solution. Macron s'en approche. Fillon n'a rien compris.
a écrit le 26/01/2017 à 7:53 :
Si on ne le donne pas aux autres, nous aurons toujours du travail!
a écrit le 26/01/2017 à 4:51 :
Quitte à supprimer le travail, commençons à supprimer celui des politiques! Ne serait-ce que pour voir comment ils arriveraient à vivre avec 750€ par mois!
a écrit le 26/01/2017 à 2:34 :
je cherche des gens pour travailler : personne : le travail est trop dur : je le fais depuis 60 ans et continue à le faire ......combien d'amis chef d'entreprise se plaignent de ne pouvoir trouver personne !!!!
Réponse de le 26/01/2017 à 12:14 :
60+20=80 ans. vous avez vraiment cet age ???
a mon avis grosse exageration, et pas que sur l age. Si vous trouvez vraiment personne pour travailler pour vous, est ce que c est pas parce que vous demandez un mouton a 5 pattes (genre parler le chinois couramment, avoir 20 ans d experience et moins d e30 ans) ou plus ismplement que c est tellement mal paye que ca interesse personne. reflechissez, qui va aller travailler a 50 km de chez lui a temps partiel paye au smic. ca paie tout juste l essence !
Réponse de le 27/01/2017 à 10:16 :
En France, on comptre 25 millions de personnes ayant un emploi, 5 millions de chômeurs et 400 000 "emplois à pourvoir". Et encore, parmi ces 400 000, on trouve tout un tas de pépites de type "nettoyage industriel, 1 heure par semaine, 11€ l'heure" et d'offres déjà pourvues mais pas encore retirées.
Même à supposer que tous ces emplois soient excellents et que nos chômeurs s'y investissent, ça nous laisse 4,6 millions de chômeurs et 0 emploi disponible. Trouvez nous une solution ou ne remettez pas en question les nôtres.
a écrit le 26/01/2017 à 1:00 :
si il n'y a plus de travail il ne reste plus qu'a mètre la france en liquidation judiciaire, et a quitter le pays
Réponse de le 26/01/2017 à 10:34 :
Il est probable que le travail consistera un jour à programmer les robots qui fabriqueront des robots et répartiront les richesses qu'ils produisent. C'est ce qui correspond au progrès technique. Il faut préparer le futur dès maintenant.
Réponse de le 27/01/2017 à 10:12 :
@slim
J'ai un scoop : la robotisation, un peu comme le nuage de Tchernobyl, est capable de traverser les frontières françaises. C'est encore plus fort aux USA et au Japon. En Chine, Foxconn a commencé à robotiser ses usines et à virer des ouvriers en masse. Bref, pas de fuite possible.
a écrit le 26/01/2017 à 0:21 :
Ce revenu universel de base a pour principal atout sa gestion hyper simple. Comme il est imposable IR, il est immédiatement et automatiquement récupéré dans le cadre de l'impôt prélevé à la source pour ceux qui ont des revenus suffisants. Les services sociaux et les budgets des départements seront dégagés de la charge de gestion financière des aides sociales et pourront se consacrer au cœur de leur métier : l'aide qualitative aux pauvres et la cohésion sociale.Fini l'assistanat! Car celui qui n'a pas de travail aujourd'hui aura ainsi la possibilité de développer son potentiel, créer son propre travail, inventer son insertion professionnelle. Oui la nature d'un homme sain n'est jamais l'oisiveté. L'oisiveté est le produit de la dévalorisation de soi provoquée par le mépris des autres. Mieux vaut pour l'avenir de la France un travail libre et inventif qu'un travail contraint par la misère.
Réponse de le 26/01/2017 à 7:50 :
Très bien. Il est urgent de s'occuper de cette allocation universelle.
Réponse de le 26/01/2017 à 8:16 :
" Oui la nature d'un homme sain n'est jamais l'oisiveté " : : on croirait lire du Rousseau .
A voir ce qui se passe dans mon entourage , c'est pas gagné : du temps libre et pas d'obligation donnent .... des heures dans le canapé à regarder télé ou taper sur son smartphone .
L'homme a toujours connu la contrainte: se nourrir, se protéger...c'est dans son ADN et c'est ce qui a contribué à être ce qu'il est devenu . Il n'y a que les gens très intelligents pour être capable de surmonter de façon positive cette nouvelle liberté
Tiens , pour montrer que les choses sont beaucoup, beaucoup plus compliquées que ce que pense Boule, Rousseau a beaucoup parlé Education etc mais il a eu 5 enfants dont il ne s'est jamais occupé : incapable de mettre en acte ses belles paroles .
PS : p-e que Boule parlait , en tant qu'homme sain , d'une infime minorité de l'espèce humaine . Alors là , je sors car il a entièrement raison .
a écrit le 25/01/2017 à 23:20 :
Vraiment ahurissant que cette idée de revenu universel soit si présente dans le débat national. Il n'y a vraiment qu'en France que l'on voit ça. Dans n'importe quel autre pays, la proposition de ce monsieur serait passée inaperçu tant elle est inepte.
Sans remettre en cause la problématique du travail et sa raréfaction dans les économies occidentales, quid de la question du financement ?
La France possède déjà l'un des taux de prélèvement obligatoire les plus élevé au monde et notre dette publique approche les 100% du PIB. Admettons qu'on applique ce revenu, d'ou sort on les 100, 200 ou 400 milliards nécessaires pour financer cela ? Et s'il y a moins de travail il y a moins de contribuables potentiels.
Réponse de le 26/01/2017 à 7:44 :
Ca prouve surtout l'extrême médiocrité de la compréhension des mécanismes économiques par les français. Une simple allocation de 10€ par an et par français "boufferait" 1% du produit de l'impôt sur le revenu...
A partir de là certains politiques populistes ou cyniques peuvent proposer n'importe quoi (de le Pen à Mélenchon en passant par Hamon) sans que les énormités qu'ils profèrent ne les disqualifient sur le champ.
Réponse de le 26/01/2017 à 8:55 :
"Ca prouve surtout l'extrême médiocrité de la compréhension des mécanismes économiques par les français. Une simple allocation de 10€ par an et par français "boufferait" 1% du produit de l'impôt sur le revenu."
Vous venez de prouvez la votre, de médiocrité. L'IR n'est franchement pas le revenu principal de l'état et n'est absolument pas représentatif.
Réponse de le 26/01/2017 à 11:13 :
je ne suis pas d'accord avec Julien. Il n'y a pas qu'en France qu'on parle du revenu universel. Une expérimentation est mené en Finlande. Il y a quelques mois la Suisse a fait un référendum sur le revenu universel.
Je ne sais pas si le revenu universel est la panacée ni même si c'est faisable. Mais on ne peut pas dire que ce débat se limite à la France.
Ce qui est sur c'est que les emplois vont continuer de baisser, que le chomage va couter de plus en plus cher et que son financement deviendra de plus en plus insupportable.
Le revenu universel n'est pas une idée nouvelle. C'est un sujet qui par le passé a été plusieurs fois abordés par des gens de gauche et de droite.
EN 1930, Keynes a publié un document: "lettres à nos petits-enfant" ou il évoquait sa vision du monde du travail en 2030. Lui qui était un chantre du capitalisme et du libéralisme, dit qu'il que le capitalisme n'est qu'une étape du développement de l'humanité et n'a un sens que si on en sort un jour. Il ne conçoit pas qu'il soit nécessaire de continuer à produire toujours plus. Pour Keynes les 2 vices du monde économique sont le chomage et l'inégalité de la fortune et du revenu.
On est en plein dans ce scénario. Que penserait-il aujourd'hui? Keynes serait-il vu comme un affreux gauchiste?
a écrit le 25/01/2017 à 21:55 :
C'est le même postulat de base qui a présidé à la décision de passer aux 35 heures, avec les conséquences que l'on sait sur l'emploi... Les vrais déclinologues sont là !
Réponse de le 26/01/2017 à 7:48 :
Le problème est que les effets de ce type de décisions sont irréversibles : même un retour aux 40h sans hausse de salaire ne ferait pas revenir l'empli notamment industriel perdu. Simplement ça n'entraverait plus la création de nouveaux emplois.
a écrit le 25/01/2017 à 20:05 :
C'est tout de même extraordinaire de constater que ceux là mêmes qui nous vendu à longueur d'années leur admirable capacité à créer de l'emploi au nom de l'état bottent maintenant en touche et nous disent : c'est pas moi c'est l'économie moderne !
On nous explique que la robotisation tue l'emploi alors même que des pays comme l'Allemagne qui se robotisent à forte vitesse, ont deux fois moins de chômeurs que la France .......
Par contre, on comprend bien que le soutien par l'état d'une armée de chomeurs malgré eux permet à cet état de renforcer encore et davantage son emprise sur le citoyen.
Le pire , c'est que tout le monde suit en avalant cette nouvelle affirmation comme les précédentes.
Ce n'est pas ainsi qu'on traitera de façon efficace les bouleversements évidents liés à l'économie moderne ! Plus l'état se révèle gestionnaire vaniteux et incapable, plus les français l'appelle à l'aide ...............
Réponse de le 25/01/2017 à 23:58 :
Le "modèle allemand" repose sur l'accumulation d'énormes excédents commerciaux sur ses voisins européens. Comment pourrait-il être généralisable en Europe ?

Quand au chômage, on peut constater qu'il n'a diminué que grâce à la hausse du nombre de temps partiels. L'Allemagne n'a quasiment pas augmenté son nombre d'emplois à temps plein dans les années 2000.

Il est également permis par une faible natalité qui peut avoir des avantages pendant un moment. Mais pose d'énormes problèmes par la suite à cause de la dégradation du ratio actifs / inactifs. Le non-renouvellement des générations. L'obligation de faire appel à l'immigration etc.
Réponse de le 27/01/2017 à 10:09 :
@Musard @vercaud
Autre donnée en plus de celle que @vercaud cite : en Allemagne, une femme qui a des enfants et ose travailler est stigmatisée et traités de "rabenmutter". Du coup, double effet kiss-cool :
- Natalité en berne : tout un tas de femmes qui veulent une carrière et être autre chose que le passager clandestin dans la vie d'un homme décident de ne pas faire d'enfants. Ce qui fait moins de dépenses pour l'Education (cool, moins de Dépenses Publiques) mais un besoin d'immigration énorme rien que pour staffer les entreprises et ne pas devenir un mouroir à ciel ouvert.
- Tout un tas de femmes au foyer qui, ô magie, ne sont du coup pas comptabilisées dans les chiffres du chômage.
a écrit le 25/01/2017 à 19:53 :
Quelle mentalité de défaitiste.... !!!
Réponse de le 27/01/2017 à 10:04 :
Défaitiste? En quoi faut-il voir une mauvaise chose dans la disparition du besoin de faire travailler des humains pour vivre? Si la Société s'adapte pour revenir à un modèle de Société esclavagiste à l'athénienne (dont le principal défaut était que réduire des humains en esclavage c'est mal, mais ça tombe bien on vient de résoudre l'équation), c'est très bien.
a écrit le 25/01/2017 à 19:37 :
avec ce qui arrive dans les 5 à 10 ans, les IA remplaceront les métiers dit intellectuel, le chômage passera du simple au double voir triple, cela touchera tous les métiers, financier, juriste, assureur, hôtesse, opérateur, banquier, caissière, ingénieur, pilote,chauffeur,journaliste,etc... Vous avez aimée l'automation des années 80-90, ce n'est rien à côté avec ce qui arrive, il faudra considérer, qu'une personne qui entre dans la vie ne travaillera pas ou très peu. Quand vous appellerez un service vous tomberez sur une IA qui vous écoutera et vous répondra. déjà le cas au USA, Un abonné avait appelé un service d'assistance, mais dès qu'il a commencé à raler pour contredire, il a compris que c'était une IA, du fait il a du rester poli tout le long de l'appel pour se faire comprendre. voilà l'avenir.
Je travaille dans le domaine, je sais ce qui va arriver. cela a déjà commencer, mais cela reste très discret. Mis à par les plombiers et les électriciens, il restera plus grand chose.
a écrit le 25/01/2017 à 19:09 :
Il y a une possibilité pour mettre en place un nouveau pacte social autour d'un revenu universel : fusionner toutes les aides y compris la retraite et le chômage. Rendre toutes les aides imposables afin que ceux qui gagnent plus qu'un minimum paient des impôts et assortir le revenu universel à des devoirs clairs, nets et précis pour tous les bénéficiaires.
Pour les enfants, c'est facile : aller à l'école et acquérir un niveau minimum par rapport à ses capacités intellectuelles, de l'absentéisme ou de l'indiscipline caractérisée et le revenu universel diminue ou disparaît, ainsi le rôle et l'intérêt des parents est tout de suite compris par tous.
Pour les adultes, il s'agira de trouver des travaux d'intérêt général qui ne sont pas assurés aujourd'hui et qui pourraient l'être demain par les citoyens en contrepartie du pacte social que serait le revenu universel, la gratuité des soins médicaux de base et de l'école jusqu'au bac. Comme tout le monde sera astreint à ces obligations, aucun citoyen français ne sera plus considéré comme un assisté. C'était ce qui se pratiquait autrefois avec la taille et les corvées : le seigneur assurait la protection du domaine, les serfs faisaient du travail pour lui en échange.
Imaginez que des citoyens s'occupent d'accompagner une classe auquel un professeur veut faire découvrir un monument... c'est sympathique pour les enfants de voir des gens différents et pour le professeur, c'est plus facile d'organiser des sorties si deux ou plusieurs adultes l'aident à encadrer les petits ou les jeunes. Pas besoin de demander l'aide des parents, ce sont des personnes qui se sont proposées pour faire ce travail en échange de leur revenu universel qui le ferait donc personne n'a à dire merci et cela peut être sécurisé (établissement d'un fichier avec vérification des antécédents judiciaires des personnes) puisque ce sont des personnes qui font ça souvent...
Pour obtenir une meilleure mixité sociale et plus de chance pour évoluer pour tous les enfants, vous imaginez l'intérêt si des personnes diplômées voire des professionnels de santé (psychologue, puéricultrice, pédiatre...) proposent leurs services gratuitement une demi journée par mois à une crèche, une garderie ou une école maternelle de quartier déshérité... en échange de leur revenu universel.
Réponse de le 26/01/2017 à 7:51 :
tres bonne analyse Harpagon,+++++++++

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