De quoi la Deutsche Bank est-elle le nom ?

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Les difficultés de Deutsche Bank donnent le vertige. Mais de quoi sont-elles le symptôme ?
Les difficultés de Deutsche Bank donnent le vertige. Mais de quoi sont-elles le symptôme ? (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Le géant allemand inquiète les marchés et le monde économique. Colosse aux pieds d'argile, elle est cependant surtout le symptôme de choix économiques et des carences de la gestion de la crise depuis 2007.

Cet article a fait l'objet d'une première publication en février 2016

L'anecdote pourrait faire sourire si les temps étaient plus légers. Mardi 9 février, à Paris, lors du 48ème Conseil économique et financier franco-allemand, le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, qui vient de se dire « sans inquiétude » sur le sort de la Deutsche Bank, rejette à nouveau l'idée de la mise en place du « troisième pilier » de l'union bancaire, pour cause de manque de confiance dans les banques des pays du sud de l'Europe. « Il n'est pas possible d'avancer sur la solidarité si l'on n'a pas la stabilité des banques », proclame alors le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, sous les approbations du ministre français des Finances, Michel Sapin.

L'effondrement de Deutsche Bank

Au même moment, pourtant, l'action de la première banque allemande plonge pour atteindre son plus bas niveau historique. C'est donc peu dire si le marché est en désaccord profond avec le ministre allemand. Ce jeudi, alors que le titre de l'établissement de Francfort a repris sa glissade, après une hausse de 14 % mercredi, le CDS (titres d'assurances contre le défaut) de Deutsche Bank évaluait à près de 20 % le risque d'une faillite dans les 5 ans. Un niveau digne des établissements les moins recommandables du sud de l'Europe.

La « culture de la stabilité »

Il y a, dans ce paradoxe, toute l'ambiguïté du rapport allemand à l'Europe. D'un côté, la volonté affichée de transmettre à l'ensemble de la zone euro, la Stabilitätskultur, la « culture de stabilité » dont la presse conservatrice d'outre-Rhin ne cesse de regretter l'absence au sud du continent. Et de l'autre, cette culture a précisément donné naissance à des monstres financiers qui, régulièrement, mettent en péril régulièrement l'économie européenne. Car Deutsche Bank n'est pas un cas isolé : le secteur financier allemand - et européen qui dépend aussi de cet excédent - est un colosse aux pieds d'argile, et ce fait est en grande partie le fruit du modèle économique allemand dit de « stabilité. »

Qu'est-ce donc que cette « culture de la stabilité » ? Elle repose principalement sur une inflation contenue, clé pour une croissance réduite des salaires. Ceci induit une demande intérieure faible et une amélioration de la compétitivité externe qui favorise la croissance des exportations. Autrement dit, la « culture de stabilité » se traduit dans les faits par une explosion des excédents commerciaux et des excédents courants. Car tout réemploi de ces excédents dans la demande intérieure risque de stimuler la demande intérieure, donc l'inflation. Ce modèle génère donc mécaniquement des excédents considérables. Aussi peut-on constater que l'application de ce modèle à la zone euro a conduit cette dernière à augmenter de 10 milliards d'euros l'excédent courant de l'union monétaire qui atteint désormais 3 % de son PIB.

L'emploi de l'excédent allemand

Le problème réside alors dans le réemploi de cet excédent. Traditionnellement, les banques mutualistes et les caisses d'épargne locales, utilisaient l'essentiel de ces revenus des exportations devenus dépôts pour financer le développement du Mittelstand, ces PME exportatrices qui forment le fer de lance de l'industrie allemande, et l'économie locale. Le reste servait souvent à financer les participations croisées de l'industrie et de la finance (un système connu sous le nom de Deutschland AG, « Allemagne SA »). Mais dans les années 1990, ce modèle s'épuise avec la mondialisation. Avec les réformes Schröder et le ralentissement de l'investissement public, les excédents allemands (l'excédent des comptes courants de l'Allemagne dépasse 8 % du PIB) se sont encore élargis. L'investissement dans les activités servant la demande intérieure est devenu moins rentable, tandis que l'amélioration de la compétitivité coût rendait l'investissement dans les produits servant la demande externe moins urgent. Que faire alors de ces excédents ?

Les promesses de Deutsche Bank

La réponse est devenue simple : au début des années 2000, la dérégulation et la mondialisation financières offraient des opportunités immenses. Et les banques d'affaires allemandes, à commencer par la Deutsche Bank, proposaient des rendements alléchants. Le patron de cette banque de 2006 à 2012, le suisse Josef Ackermann promet des rendements de 25 % (ce qui lui vaudra en 2011 le titre de « banquier le plus dangereux du monde » de la part de l'ancien chef économiste du FMI Simon Johnson). Ses concurrents, Commerzbank et Dresdner Bank rivalisent pour offrir des rendements à deux chiffres. Les banques régionales, les Landesbanken, ne sont pas en reste, d'autant qu'elles bénéficient de leurs liens avec les autorités locales et les caisses d'épargne. Dans ces conditions, pourquoi irait-on investir sur des projets de long terme en Allemagne avec des rendements faibles et incertains ?

Pour remplir leurs engagements, les banques allemandes investissent à tout va dans ce qui rapporte le plus. Et qui, donc, est le plus risqué. Les subprimes aux Etats-Unis, bien sûr, mais aussi l'immobilier irlandais et espagnol ou la dette publique grecque. Les milliards des excédents allemands viennent alimenter des bulles qui explosent les unes après les autres entre 2007 et 2010. Parfois, on n'hésite pas à franchir certaines limites. Deutsche Bank, là encore, est en première ligne, comme les nombreux scandales, du Libor au financement illicite des pays sous embargo étasunien dans lesquels elle a été condamnée, l'a montré.

Les banques allemandes, parmi les plus exposées après 2008

Lorsque la crise financière survient, le secteur financier allemand est clairement un des plus exposés. Et ce n'est pas un hasard. L'Etat fédéral doit oublier ses principes (qu'au besoin il a pourtant utilisé lorsque cela l'arrangeait dans les autres pays de la zone euro) : il vient au secours des banques. Commerzbank et Dresdner Bank fusionnent en janvier 2009 grâce au renflouement de Berlin qui prend 25 % du capital de la nouvelle entité. En juin 2009, la banque Hypo Real Estate, de taille équivalente à Lehman Brothers, est nationalisée - une première en Allemagne depuis 1932 - en urgence, après l'expropriation manu militari de ses actionnaires privés, et démantelée. Parallèlement, les banques régionales allemandes sont renflouées par les Länder, à coup de dizaines de milliards d'euros, tandis que WestLB, trop mal en point, sera démantelée aux frais de l'Etat fédéral. En tout, plus de 200 milliards d'euros de garanties sur les actifs « toxiques » ont été émises par l'Etat fédéral via son fonds, la SoFFin.

Deutsche Bank sauvée ?

Ce sauvetage a permis de réduire la facture de la crise pour la Deutsche Bank, qui n'a pas fait appel directement à l'Etat. D'autant que, fortement exposée aux dettes périphériques, elle a bénéficié de l'appui du gouvernement allemand et de la BCE qui ont tout fait pour éviter une restructuration de la dette irlandaise, et ont repoussé suffisamment celle de la dette grecque pour que la Deutsche Bank puisse vendre ses titres (en grande partie, du reste, à la BCE, dans le cadre du programme appelé SMP en 2010-2011). Dernier élément : en 2009, l'Etat fédéral offre à la Deutsche Bank la filiale bancaire de la poste allemande, la Postbank pour un prix très raisonnable. Une façon de récupérer du cash en pleine crise pour le géant bancaire qui va cependant tant malmener cette filiale qu'elle va devoir en déprécier de moitié la valeur. Ainsi, la Deutsche Bank a été maintenue en activité, alors même que les excédents allemands continuaient à progresser.

Aveuglement des autorités

La Deutsche Bank a donc été indirectement sauvée par les Etats de la zone euro. Elle est donc restée cette immense machine à recycler les excédents allemands. Certes, sur les marchés, tout le monde sait depuis longtemps qu'il existe un problème Deutsche Bank. D'autant que l'établissement a été rattrapé par la justice pour ses activités indélicates et a dû provisionner 5,2 milliards d'euros pour ses futures pénalités, mais uniquement sur ce qui est connu. Mais tout le monde a feint de l'ignorer. La banque a donc passé sans difficulté les différents stress tests et autres revues de la qualité des actifs, dont on rappellera cependant que les ratios sont calculés sur des risques « pondérés » et non sur des montants réels. Une bonne façon, donc, de fermer les yeux en se donnant bonne conscience. La responsabilité de la crise de cette banque francfortoise aujourd'hui n'est donc pas que celle de ses dirigeants actuels, mais aussi de ceux du passé et des responsables politiques allemands et européens. Bref, Wolfgang Schäuble, ministre des Finances depuis 2009, sait fort bien que Deutsche Bank est une menace pour la « stabilité », sans doute autant que les banques italiennes.

Le risque de spirale

Tenue artificiellement hors de l'eau, Deutsche Bank voit sa situation se compliquer cependant de plus en plus, notamment avec ses problèmes judiciaires. La réaction de l'établissement a été récemment, comme le souligne dans une analyse récente la journaliste de Forbes Frances Coppola, de prendre davantage de risques pour renforcer la rentabilité de ses divisions les plus rentables. Or, plus de risque signifie plus de besoins en capitaux, mais plus de risque signifie aussi plus de méfiance des investisseurs. Deutsche Bank semble donc piégée. Il est bien difficile de croire qu'elle est « solide comme un roc » comme le prétend John Cryan, un de ses co-présidents. En effet, avec 220 milliards d'euros de réserves, un accès au marché désormais compromis et un bilan de 1.626 milliards d'euros, la banque allemande pourrait être contrainte de convertir en avril ses fameuses « Coco » (obligations convertibles) en actions dévalorisées. Ce serait alors la réalisation des craintes du marché : la perte complète de crédibilité de la banque.

Quelle crise ?

Aujourd'hui, la Deutsche Bank fait trembler les marchés. Elle a le potentiel d'être un nouveau Lehman Brothers à l'européenne. Mais il ne fait aucun doute aux acteurs du marché que Berlin ne la laissera pas aller à la faillite. Il y aura alors sauvetage de la Deutsche Bank. Mais comment renflouer un tel colosse ? L'union bancaire interdit les renflouements directs par l'Etat, mais l'Allemagne acceptera-t-elle de faire payer les créanciers et les déposants de Deutsche Bank ? Entre sauver l'union bancaire et sauver son modèle économique, le choix devrait être rapide. On cherche cependant d'autres solutions. La dernière rumeur de marché veut que la BCE rachète des titres bancaires... Le gouvernement allemand, si opposé aux rachats de titres par la banque centrale, y trouverait soudain un certain charme. La « culture de la stabilité » serait alors bien oubliée...

Deutsche Bank, ce symptôme

Reste une question : comme on l'a vu, Deutsche Bank n'est qu'un symptôme : celui d'un modèle économique néfaste et dangereux, mais pourtant érigé en référence dans la zone euro. Et celui d'un système financier européen qui n'a pas été aussi maîtrisé qu'on le croyait et qui continue à s'appuyer sur la garantie implicite des Etats. Si l'on en finit avec Deutsche Bank, une autre banque prendra le relais. La menace sur la stabilité n'est pas toujours où Wolfgang Schäuble et Jens Weidmann voudraient qu'elle soit. Tant que les excédents allemands ne se réduiront pas, c'est la stabilité économique de l'Europe qui sera en danger.

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a écrit le 11/10/2016 à 5:53 :
La deutsche bank n'a pas assez d'or physique pour fournir ses clients...comme 99% des banques du monde...mais oùest l'or ? Aux usa ? L'or va t'il manquer ?
a écrit le 27/09/2016 à 12:55 :
Pour l'instant, et sauf preuve du contraire, le problème de la DB se situe dans les dossiers anciens dont cette probable amende américaine en cours de négociation.. Nous verrons qu'elles seront les montants mais on peut déjà penser que cela sera supérieur à ce qui était provisionné (le total des provisions est de 5 milliards).. On parle probablement de reprovisionner 5 milliards supplémentaires, sur un total de capitaux propres de 67 au début de l'année, et donc il faut relativiser. pour mémoire, les comptes du dernier trimestre étaient dans le vert, et on peut raisonnablement penser qu'ils ont été passé à la paille de fer fin de l'an passé (7 milliards de provisions supplémentaires..). Mais la bourse n'aime pas les incertitudes, et tout cela fait désordre après la crise de 2008... les banques allemandes ont bien trop tardé, car dans un environnement favorable, à faire les réformes structurelles nécessaires. Elles le paient aujourd'hui (et je pense évidemment aussi à CBK).
a écrit le 27/09/2016 à 10:35 :
M Godin mentionne rapidement le pourcentage de l'excédent allemand. Il aurait pu faire remarquer que bien qu'il soit en infraction avec la législation financière européenne la commission ne semble pas très pressée de se pencher sur son cas. Elle ne brandit pas les mêmes menaces que pour les autres dépassements de seuils.
Mais il est vrai que c'est l'Allemagne.
Réponse de le 28/09/2016 à 22:16 :
Deux tiers des excédents proviennent du commerce hors zone euro. Schäuble avait déjà prévu dès le départ de la politique de la BCE que celle-ci ferait gonfler les excédents allemands. Malgré la stabilisation de la consommation allemande, il a finalement eu raison.
a écrit le 15/02/2016 à 1:41 :
Le QE et les taux négatifs ont encore quelques beaux jours devant eux. Mais on aimerait en voir un peu plus la couleur dans la vraie vie, du genre infrastructures utiles aux citoyens (transport, communication, services sanitaires....) et lutte contre la déflation pour aider les PME. Que ce soit pas toujours les mêmes qui en profite pour une fois.
a écrit le 13/02/2016 à 13:30 :
Deutsche Bank un colosse ? j'écrirais plutôt un petit par rapport aux banques américaines et HSBC.
Voyons voir ce que les autres banques nous cachent, par exemple les expositions sur les dérivés et autres hors bilan. Si les indices sectoriels finance ont baissé de 25 à 30% aux EU et en Europe (je n'ai pas vérifié au Japon) par rapport à leurs plus hauts de 2015, il va bien falloir trouver une explication. Il n'y a pas de fumée sans feu.
Ne pas oublier que pratiquement toutes les banques de la ZE (dont la DB) ont passé les stress tests fin 2014......
Cordialement
a écrit le 12/02/2016 à 18:29 :
Il faut aussi signaler que cette banque est la banque d'Europe qui verse les plus grosses primes à ces traders.
a écrit le 12/02/2016 à 14:04 :
I/ Très bon article de Romaric Godin , quelle que soit la source. Il trace la ligne classique, la présentation universitaire. Il faut lui adjoindre un pan plus discret. La Deutsche Bank a toujours été un outil de manipulation, dès sa création. L'idée était de faire les même coups tordus que les anglais et, à la création de l'Allemagne, d'égaler ces derniers en écrasant implicitement la France, objectif non-dit mais de connivence. On se reportera à l'étrange guerre de 1870 à poser en parallèle. On notera que les anglais gagnaient aussi avec l'obligation remise à la mode d'adosser le mark, en création, sur l'or ... qu'ils fournissaient grâce aux mines d'Afrique du Sud. Par la suite avec la fameuse banque Oppenheimer (on se reportera à la propagande ciblée du juif Süss) ce sera le financement de la guerre et, n'étant pas à un paradoxe près, la préparation de l'arrivée des américains comme partenaires. Ces derniers avec leur mur et leur guerre froide, ont fait la richesse des allemands d'autant qu'ils déployaient un parapluie militaire comme bien des soucis en moins pour le pays bénéficiant néanmoins généreusement des commandes correspondantes. Un voile de discrétion a aussi été jeté sur les activités de travail forcé et autres abominations des entreprises allemandes en temps de guerre tandis que l'on permettait à ces dernières de rapatrier sur parole ou sur code, dans le monde entier, les capitaux issus du pillage de l'Europe cachés en Suisse. Le modèle allemand avait ainsi pris forme, héritage indirect et continuation de la pratique régionalo-égoîste des anciens royaumes prussiens qui la compose. En ce sens les Mittelstands n'ont pas autant pour objectif de développer une entreprise que de récupérer des fonds criminels au moyen de ce véhicule familial. Aide américaine, liberté de trafics financiers, tout a été mis en oeuvre pour enrichir ce coeur d'Europe pauvre au départ, avec l'intention de lui faire absorber par la suite les territoires "russes" gélés, en servant l'exemple d'une réussite fabuleuse. La France et UK étant considérés en effet en ces temps comme des territoires périphériques riches et favorisés. A la fin, en 2004, des accords de plus d'un siècle conclus avec les américains, l'idéologie européïste reprend la main et ses territoires, progressivement; elle met donc fin ou tente de faire cesser tous ces abus pour établir faussement un principe d'égalité des nations. Les allemands freinent sur plusieurs niveaux tout le processus en offrant un temps des compensations diverses et variées, sur la pollution du charbon, sur les normes industrielles, sur la spécificité financière et bancaire, sur l'organisation du travail, sur la non-participation militaire, etc. Ils ont ainsi joué comme souvent exposé sur ce fil, la voiture balai industrielle de la zone. Pourtant ces atermoiements prennent fin et les effets bulle des actions passées aussi. La Deutsche Bank se retrouve donc avec tout l'héritage de ce qu'a été l'histoire financière et politique allemande et les grosses casseroles qui vont avec. (suite)
Réponse de le 12/02/2016 à 18:36 :
On n'est plus en 1870, DB a voulu se faire aussi grosse que les banques anglaises style HSBC ou d'affaire surtout comme Morgan..Sauf que l'Allemagne n'a pas la culture financière des anglo-saxons, c'est un pays d'industrie pas d'industrie financière. Ils se sont planté avec les COCO'S (converted covered bonds, allez jettez un oeuil à cet intrusment obligataire très complexe), l'action en bourse a plus baissé que pendant 2008 (on est au plus bas à 14 euros....ça vaut moins que la SG, la capitalisation est autour de 18 contre 25...et 40 à la BNP).


Le CDS 5 year de la DB est plus haut que Lehmann en 2008, c'est pas un hasard si Shauble sort du silence pour essayer de rassurer (comme le boss de la SG, bouton en 2008, on connait la suite).

DB a annoncé des pertes énormes, Commerzbank la banque des PME s'en sort beaucoup mieux.

Les banques d'affaires ne sont pas faites pour les allemands, c'est comme ça. Beaucoup de banques régionales sont sous capitalisées et ont fait des bêtises en se faisant refourguer des subprimes, menant certaines comme aussi en Autriche en faillite ou en grave difficultés...

Et je ne parle des banques italiennes (Monte Paschi), ou Unicredit, c'est encore pire.CQFD.
a écrit le 12/02/2016 à 6:47 :
Ça fait tout de même beaucoup système de Ponzi tout ça. A cela près que c'est financé par les excédent courant Allemand et que tout le monde connais cette situation depuis longtemps.

Si cette banque ce casse la figure, ce sont en grande partie les Européens, par le déficit commerciale, qui vont payer. Sans parler que elle pourrait emmener beaucoup de banques avec elle. Ce n'est pas ce système qui va aider les Allemand à changer de politique économique.

Ils sont clairement en position de force. Peut-être que si elle s'écroulait, ce pourrait être un nouveau départ et un changement de politique allemande en signant un gros échec pour Mme Merkel.
a écrit le 11/02/2016 à 23:37 :
Obsédé par les excédents allemands, M. Godin a des difficultés à saisir le vrai caractère de la Deutsche Bank. Par l'absorption de la Bankers Trust américaine, cette banque a une forte présence auf Etats Unis et son activité à Londres a contribué à certains moments plus aux bénéfices que sa présence sur le marché allemand. A sa barre, le Suisse J. Ackermann a été succédé par le Londonien A. Jain ne maîtrisant même pas l'allemand, suivi actuellement par un autre Anglais. L'origine des provisions ayant creusé ses pertes se trouve dans ses affaires internationales.
a écrit le 11/02/2016 à 18:55 :
Et quel est le poids d une Deusche Bank comparé aux nombreuses banques regionales, communales ( Sparkasse, Volksbank etc.) ?? Elles sont la colone vertébrale de l
economie allemande et en meilleure santé !
La Deusche Bank a laisser tomber le vrai métier de banquier pour se concentrer sur le monopoly. Elle na que ce qu elle merite. Elle va d un procès a l autres et les amendes sont salées. Bien fait pour sa gue...
Réponse de le 12/02/2016 à 0:37 :
Je crois avoir lu quelque part que les banques des Lânder n'étaient pas forcément en très bonne santé en 2009. Et aujourd'hui ?
Réponse de le 12/02/2016 à 18:43 :
@jpl6 . Aujoud'hui les banques régionales ne sont pas vraiment en meilleure santé qu'en 2009, elles sont structurellement faibles et sous capitalisées. c'est pas nouveau on évoquait déjà ce problème dans les années 90 2000 avec l'absortion de la RDA.

2008 a été le coup de grâce, heureusement que les KASSES ont souvent les landers dans leur capital, bref l'état allemand in fine qui les soutient à bout de bras. Etat allemand qui ralentit sous l'effet de la Chine et qui est tout de même endetté à plus de 80%, c'est moins pire qu'ici mais en cas de faillite de la DB Merkel n'a pas les moyens de la nationalliser (DB porte 55 0000 milliards de dérivés). Même Dragui ne peut pas faire de miracle, il aura beau baisser les taux ou racheter de la dette, ça ne règlera pas le problème de fond.
a écrit le 11/02/2016 à 17:49 :
Je voudrais bien trouver dans d'autres articles ou d'autres sites et médias autant de précision dans l'information et l'information que celui-ci. Il est trop facile de parler "d'idéologie" quand les faits donnent hélas raison à l'auteur de ces lignes. Les vrais idéologues (perroquet ) sont ceux qui nous décrivent la politique allemande, et ipso facto européenne, comme le nec plus ultra de la bonne gouvernance, du genre Baverez et Delhommais (Le Point), Le Parmentier (Le Monde) ou Quatremer (Libération). Déflation (avec excédents + épargne + spéculation) et bulles qui crèvent ne sont pas incompatibles, au contraire.
Réponse de le 14/02/2016 à 17:01 :
Il y a bien lontemps ... j avais mis mes indeminites de licenciements a la deutstebank , a l epoque vers champs elysees .... mais comme je l avais bloquer DEUTSBANK m a informe que ING ETAIT PLUS CONSEILLER DONC JE SUIS PARTIE DE CHEZ EUX

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