Eurogroupe : Jeroen Dijsselbloem dérape et refuse de s'excuser

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Jeroen Dijsselbloem insulte les pays du sud et ne s'excuse pas.
Jeroen Dijsselbloem insulte les pays du sud et ne s'excuse pas. (Crédits : © Yves Herman / Reuters)
Le président de l'Eurogroupe qui cherche à s'accrocher à son siège a déclaré que les pays du sud ont "dépensé leur argent pour de l'alcool et des femmes" puis ont demandé de l'aide. Des propos qui reflètent toutes les erreurs de la crise de la zone euro.

Jeroen Dijsselbloem a apparemment bien du mal à se remettre de la lourde défaite de son parti travailliste qui a perdu 27 sièges sur 36 lors des élections néerlandaises du 15 mars. Dans un entretien avec le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), celui qui est encore ministre des Finances des Pays-Bas et président de l'Eurogroupe - et qui entend rester à ce dernier poste selon ses dires - a défendu sa position de fermeté face aux pays du sud.

Pas d'excuses

« Durant la crise de l'euro, les pays du nord ont montré de la solidarité avec les pays touchés par la crise. En tant que social-démocrate, je donne beaucoup d'importance à la solidarité. Mais vous avez aussi des obligations. Vous ne pouvez pas dépenser tout l'argent dans l'alcool et les femmes et ensuite demander de l'aide », avait ainsi déclaré Jeroen Dijsselbloem. Des propos d'une grande violence pour lesquels le Néerlandais a refusé catégoriquement de s'excuser devant le parlement européen ce mardi 21 mars.

Interpelé par le député européen des Verts catalans Ernest Urtasun, Jeroen Dijsselbloem a pris un ton docte : « L'idée qu'il s'agit d'une attaque lorsque je suis sérieux sur les règles et que je les prends au sérieux est une erreur », a-t-il indiqué. Avant d'ajouter : « Ce que vous devez comprendre, c'est que si vous voulez maintenir le soutien politique et public dans toute l'Union européenne pour la solidarité, vous devez toujours parler des engagements et des efforts qui doivent être faits par chacun pour maintenir cette solidarité. » Bref, la métaphore de Jeroen Dijsselbloem ne visait donc qu'à faire accepter aux peuples du nord de l'Europe le « soutien » (sous forme de prêts associés à de l'austérité) à leurs « partenaires » du sud.

Prendre acte pour rester en place ?

L'explication n'a guère convaincu Ernest Urtasun : non seulement, il ne l'a pas trouvée  « drôle », mais il s'est demandé s'il ne s'agissait pas du « premier acte de la candidature du Néerlandais à la poursuite de son poste ». Et, de fait, Jeroen Dijsselbloem, dans la même interview, a affirmé que son départ plus que probable du ministère des Finances du royaume ne lui interdit pas de poursuivre son mandat jusqu'en janvier 2018. En prenant un ton rude, à la limite de l'insulte, il confirme au véritable maître de l'Eurogroupe, Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral allemand des Finances, sa détermination à se montrer ferme envers la Grèce.

Excès de zèle

Sur la Grèce, l'Eurogroupe ne cesse de se montrer ferme et d'ajouter de nouvelles exigences à Athènes pour faire entrer le FMI dans un troisième mémorandum qui est plus que jamais un échec.  Cette exigence de faire entrer le FMI dans le programme, ce qui suppose un durcissement de ce programme, est une demande germano-néerlandaise, donc une demande de Jeroen Dijsselbloem et de Wolfgang Schäuble. Dernière trouvaille en ce sens de l'Eurogroupe : les ministres des Finances pourraient demander un feu vert de l'opposition grecque pour s'assurer que les engagements du gouvernement grec soient maintenus en cas d'élections. Une nouveauté qui réduit encore la capacité d'action des autorités helléniques. Dans cette fermeté renouvelée et sans fin, Jeroen Dijsselbloem semble vouloir faire preuve d'un certain excès de zèle afin de conserver un poste que la logique, la décence et la démocratie voudraient qu'il rende.

Xénophobie

Au-delà de cet élément de contexte (qui explique aussi en partie l'indignation espagnole puisque le ministre des Finances espagnol Luis de Guindos est candidat non déclaré à la présidence de l'Eurogroupe), cette déclaration de Jeroen Dijsselbloem est un révélateur des erreurs et des aveuglements de ceux qui dirigent l'Eurogroupe. La narration que ces dirigeants soutiennent et qu'ils présentent à leurs peuples est celle de peuples du sud indolents et dépensiers. Et ce serait pour cette raison que la crise de l'euro a éclaté et que les peuples du nord ont dû mettre la main à la poche pour les aider. Ce faisant, contrairement à ce qu'il affirme, Jeroen Dijsselbloem ne défend pas la solidarité, il défend une vision ethnique de l'Europe avec des peuples de fourmis travaillant pour des cigales. Il attise la xénophobie, entretient l'incompréhension mutuelle et flatte les égoïsmes nationaux. Il tue ce qui fait l'idée européenne.

Controuver les faits

Surtout, il controuve les faits. Les Grecs sont ceux qui travaillent le plus en Europe, les Allemands et les Néerlandais étant plutôt en queue de peloton. Enfin, la crise de l'euro doit autant à la hausse des dépenses publiques grecques qu'à l'entrée de la Grèce dans l'euro, à la dérégulation financière et aux maintiens d'excédents courants immenses de l'Allemagne et des Pays-Bas. Dans une union monétaire, il n'y a pas de « bons » et de « mauvais » élèves, il y a des actes individuels de certains Etats qui ont des conséquences pour tous. La modération salariale unilatérale de l'Allemagne a été sans doute la principale force, avec la crise de 2007, du déclenchement de la crise de la zone euro. La Grèce a ainsi toujours eu un niveau de dépenses sociales inférieur à celui de la moyenne européenne.

Arrogance

Enfin, ce mot désastreux de Jeroen Dijsselbloem est une preuve de ce sentiment de supériorité et d'arrogance des pays du nord de l'Europe qui ont voulu imposer leur modèle coûte que coûte aux pays du sud, déclenchant une aggravation de la crise en rajoutant de l'austérité à l'austérité. Une logique que la Grèce paie encore... En attendant, des députés espagnols ont réclamé la démission du ministre néerlandais. Ils risquent d'en être pour leurs frais. Le favori pour remplacer Jeroen Dijsselbloem, le Slovaque Petr Kazimir avait, en juillet 2015, fait polémique en se félicitant d'avoir brisé le « printemps d'Athènes »...

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Commentaires
a écrit le 23/03/2017 à 12:39 :
400 ans après Luther, la lutte continue entre protestants ascètes et catholiques bon-vivants...
a écrit le 22/03/2017 à 19:29 :
Encore un moraliste, en grattant un peu son passé et présent, nous allons bien trouver quelques turpitudes à ce père la vertu. Allez ! Cherchons !
a écrit le 22/03/2017 à 13:55 :
Chacun ne peut être "gai comme un italien quand il sait qu'il aura de l'amour et du vin", mais ce caractère épicurien existe depuis l'antiquité, et n'a pas eu besoin de l'€.
Chercher des responsabilités plutôt vers les entrepreneurs, ingénieurs et architectes, aidés par des banquiers avides et des politiciens cupides, qui pour rendre leur enrichissement acceptable ont drogué la population à la dette et à l'aide sociale.
a écrit le 22/03/2017 à 13:50 :
le job politique est devenu tellement fade , insipide et basé sur une idéologie pseudo humaniste larmoyante que le moindre mot qui sort des clous est vilipendé ... ce monsieur use d'une image mais il a bien sûr raison : il y a des pays responsables et il y a les glandeurs qui vivent à crédit dont nous sommes !
la solidarité qui va toujours dans le même sens on connait bien en franchouillie , or là il s'agit de pays autonomes et indépendants , pas de contribuables français pieds et mains liés , et ces pays commencent à en avoir marre de raquer pour des improductifs corrompus .
La fable du temps de travail est savoureuse , on connait ça avec nos ponctionnaires , il faut savoir faire la différence entre présence et qualité du travail effectué , autrement dit productivité .
Réponse de le 22/03/2017 à 14:25 :
Il me semble que l'on appréciait bien ces glandeurs quand ils s'endettaient massivement et maquillaient les comptes afin d'acheter nos produits, nos voitures, nos armes, etc. Ca nous faisait des recettes supplémentaires dans les caisses de l'Etat. Dans un sens ... nous leur rendons en quelque sorte une partie de leur argent maintenant.
a écrit le 22/03/2017 à 13:41 :
"La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la bise fut venue.
Pas un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau.
Elle alla crier famine
Chez la Fourmi sa voisine,
La priant de lui prêter
Quelque grain pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Je vous paierai, lui dit-elle,
Avant l'Oût, foi d'animal,
Intérêt et principal.
La Fourmi n'est pas prêteuse ;
C'est là son moindre défaut.
« Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
— Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
— Vous chantiez ? j'en suis fort aise.
Eh bien !dansez maintenant. »
Réponse de le 22/03/2017 à 19:31 :
Vous devez être le 2 000 000 qui se croit subtil en nous resservant la fable de la Fontaine oups... je voulais dire Esope, un Grec.
Réponse de le 23/03/2017 à 8:11 :
Excellent ! 20xxx ou pas ça fait toujours mal à ceux qui se réveillent quand le train est passé et qui pleurent !
Le côté triste de cette fable c'est qu'elle est valable depuis si longtemps et le sera pour toujours. Les banques font danser alors pour eux tout ça, les glandeurs, les Etats providences naifs, les guerres ... c'est du pain béni !
Alors en effet "DANSONS MAINTENANT" et vivement Macron le sauveur de le France, hahahaha !
a écrit le 22/03/2017 à 13:23 :
Pauvre Abstinent!...Lors d'un prochain déplacement au Pays-Bas je céderai aux bonnes habitudes locales, et, j'irai "avec lui" boire avec modération moult bières...Prost !...
a écrit le 22/03/2017 à 12:03 :
Les propos de ce monsieur, cités complètement, ne sont pas si injurieux que cela. Néanmoins, il y a une responsabilité énorme que l'Europe ne peut éluder : pendant des années, la Commission européenne a refusé de voir ce qui se passait réellement en GRECE et en ESPAGNE, et leurs donnaient bonne note sur bonnes notes. Il ne faut pas l'oublier.

Il ne faut pas oublier non plus que le déficit de la FRANCE est passée de 1.6 % du PIB en 2001 (2.4 %en ALLEMAGNE), à 3.2 %en 2007 (0.1%en ALLEMAGNE), puis à 5.2 % en 2011 (0.9%en ALLEMAGNE), sans que la Commision n'intervienne.

Et la majeure partie des candidats à l'élection prévoient même d'augmenter le déficit, soit par une augmentation des dépenses (MELENCHON-HAMON), soit par des baisses d'impôts (FILLON).

Il faut bien admettre que le seul qui a pris le problème du déficit à bras le corps et qui a été capable de prendre des mesures impopulaires (Hausses d'impôts - stabilisation des dépenses) est François HOLLANDE. Critiqué pour avoir assumer 'inompétence de ses prédécesseurs.
Réponse de le 22/03/2017 à 13:50 :
L'Europe , l'Europe responsable de tout ...on croirait une certaine Marine.
Non, nous sommes un peuple souverain. Si nous acceptons d'avoir une fonction publique inefficace et dispendieuse ça nous concerne pas nos voisins !! Quant à Hollande, il a levé des impôts pour financer la dépense publique qu'il fallait pourtant diminuer avec le résultat qu'on observe. Notre machine la France est grippée et a décroché, elle surnage actuellement lors de la prochaine crise elle sombrera.
a écrit le 22/03/2017 à 11:16 :
Mais il y avait quoi de répréhensible dans ce commentaire svp ? Vous voyez bien que c'est l'UE elle même qui donne le bâton pour se faire battre et on a pas le droit de le prendre pour la battre donc ?

Vite un frexit.
a écrit le 22/03/2017 à 11:12 :
Meme si l auteur n a pas totalement tort, il faut quand meme pas exagerer. La grece est un pays miné par la corruption et le clientelisme. La seul facon d en sortir est en effet que les autres pays lui imposent un autre modele (sinon il est evident que la grece aurait continue a vivre sur le dos des autres pays).
Pour le reste, il est evident que les grecs ne pourront jamais rembourser et que les contribuables des autres pays devront passer a la caisse a leur place.

PS: le fait que les grecs travaillent en moyenne plus que les autres ne signifie rien. Si vous avez une activite completement improductive, vous pouvez travailler beaucoup et ne rien produire.
Réponse de le 22/03/2017 à 16:01 :
" La seule façon d'en sortir est en effet que les autres pays lui imposent un autre modèle". Où l'on voit à quel point l'austérité ravage la pensée politique et la démocratie. Où l'on voit aussi que cette UE n'est en rien un rempart à la xénophobie et à l'autoritarisme.
A-t-on ne serait-ce qu'envisagé une autre solution que ce diktat ?
De quel droit je vous prie aurions-nous le droit d'agir ainsi en Grèce ?
On passera sur le fait que ce modèle est loin d'être le seul et qu'il a fait suffisamment de ravages depuis 2008 pour savoir qu'il est inepte, malvenu et criminel.
La Grèce a vécu "sur le dos des autres pays", prouvez le.
L'état et les conditions du marché du travail en Grèce sont catastrophique. Quitte à tirer un tableau, autant qu'il soit complet. Mais je ne pense pas qu'il s'agissait du sujet de l'article.
Réponse de le 24/03/2017 à 11:29 :
"A-t-on ne serait-ce qu'envisagé une autre solution que ce diktat ?"
Oui c etait le grexit. Mais curieusement les grecs en ont pas voulu.
A partir du moment vous etes membre du club vous devez en respecter les regles. C est comme dans un immeuble. Si un des voisins refuse de payer pour l entretien de l immeuble mais au contraire va se fournir en courant se branchant sur l installation du voisin du dessus, ca va pas durer longtemps.

L etat grec est completement disfonctionnel, la corruption est generale et tout le monde trouve normal se se payer sur la bete (bon c est pas les seuls, on a bien 17 % en france pour Fillon)


PS: il est evident que la grece a vecu sur le dos des autres pays. La preuve ? dès qu on leur a coupe le robinet a € leur economie s est effondree car elle ne produisait rien. Combien de produits grecs avez vous achete dans votre vie ?
a écrit le 22/03/2017 à 10:47 :
Surtout ne pas dire que notre pays est bien content que les Hollandais et les Allemands (et autres) jouent les bad cop...Bon deal pour nous, on nous laisse tranquille sur nos déficits, on emprunte pas cher, on réduit notre exposition aux risques souverains et on peut jouer les gentils de temps en temps.
Si la déclaration est déplacée et sans doute une faute rédibitoire, faut être sacrément arrogant pour réclamer sa démition quand 2 des nos candidats à la Présidentielles sont mis en examen et poursuivent tranquillou leur campagne. On est Français, on se refait pas...
a écrit le 22/03/2017 à 10:45 :
Bon article, accessoirement j'ai appris un mot (controuver).
Réponse de le 22/03/2017 à 20:59 :
Effectivement. Monsieur Godin a l'orthographe parfois approximative qui nous apprend un mot, je dis respect.
a écrit le 22/03/2017 à 10:41 :
Silence assourdissant de la France, pays relégué au deuxième rang. D'ici fin 2017 la Grèce aura quitté la zone euro puis basculera inéluctablement dans un régime autoritaire. La zone euro quant à elle s'oriente vers sa désintégration. L'Europe de demain, autoritaire, belliqueuse et antidémocratique, décidera seule de l'avenir des peuples.
a écrit le 22/03/2017 à 10:28 :
On a tjrs pas compris en France et dans certains pays que c est celui qui paye qui commande surtout quand ces mêmes pays ont le culot de demander de l argent pour financer à perte des chimères comme le revenu universel.
a écrit le 22/03/2017 à 9:53 :
Ou est la France , il faudrait donner une leçon a ce petit pays qui est un parasite qui n'a pas d'armée ou si peu , et qui laisse massacrer 8000 personnes sans broncher , qui triche avec les règles qui est devenu un paradis fiscal ,un des pires , il me semble que la France devrait demander sa demission , à ce petit moustique belliqueux
a écrit le 22/03/2017 à 9:17 :
N'y a pas acune raison que les contribuables du pays du nord travaillent pour les peuples quelles se refusent de respecter les pactes signés. Un prêt vous engage. Sinon, vous devez refuser et sortir du UE.
Réponse de le 22/03/2017 à 10:07 :
revo on avait prévu votre mauvais coup et nous ne voulions en aucune façon vous emprunter quoique ce soit mais nos dirigeants ne nous ont pas respectés et nous sommes entrain de secouer leur cocotier . Un peu de patience et bientôt nous ne vous emprunterons plus , à moins que confiant , et de plus au vu des taux d intérêts de nos emprunts vous acceptiez de contribuer à notre renaissance .
Amicalement à vous .
Réponse de le 22/03/2017 à 12:04 :
Oui, mais alors pourquoi les médias ne relayent-ils JAMAIS des débats sur la sortie de l'UE ?
Parce que l'UE est une techno-dictature, comme l'affirme Romaric Godin.
Réponse de le 23/03/2017 à 10:20 :
En régime libéral un prêt est un investissement avec risque de non-remboursement associé (le taux d'interêt étant censé refléter ça). Un prêt vous engage jusqu'à un certain point, en cas de surendettement le juge tranche le surplus une fois qu'il a saisi ce qu'il a pu.
C'est incroyable qu'on prête encore à la Grèce... Il faut être soit idiot, soit un mafieux qui pense qu'en cassant les doigts de l'emprunteur il le forcera à rembourser coûte que coûte. Bref, arrêtez de prêter à n'importe qui et n'importe comment.
Réponse de le 23/03/2017 à 11:03 :
En regime liberal le juge declaire le Grece failliet.
a écrit le 22/03/2017 à 8:02 :
Et qu en pense nos élites présidentielles si quelqu un à lu leurs réponses dans un journal prière de le faire savoir à la population ébahi .
Et bravo aux journalistes qui auraient poser la question !
a écrit le 22/03/2017 à 7:31 :
Visiblement le divorce devient chaque jour plus nécessaire, rien que pour éviter que les protagonistes n'en viennent à se taper les uns sur les autres...
a écrit le 22/03/2017 à 7:30 :
Ce sont justement Wolfgang Schäuble, le ministre fédéral allemand des Finances et véritable maître de l'Eurogroupe et Angela Merkel (Merkoszy) qui ont fait de Jeroen Dijsselbloem le président de l'Eurogroupe. Ils sont donc responsable moralement de la dégradation à laquelle nous assistons à l'interieur de l'EU.
a écrit le 22/03/2017 à 7:29 :
S'il ne démissionne pas, il doit être viré sans ménagement. Cette arrogance est injustifiable
a écrit le 22/03/2017 à 0:33 :
C'est plutot l'arrogance de ceux qui vivent de poche des autres et encore parlent du solidarite.
a écrit le 21/03/2017 à 23:20 :
...et à l'inverse nos collègues portugais ne comptaient pas leurs heures et travaillaient super bien.
a écrit le 21/03/2017 à 23:14 :
Personnellement j'ai eu l'occasion de travailler pour une entreprise avec une siège à Utrecht aux Pays-Bas. Les employés arrivaient à 9h et repartaient à 16h30 avec pauses cafés et cigarettes à la pelle entre temps..avec des salaires bruts mensuels plus élevés que chez nous ... ca m'a fait réfléchir sur un point. Et si les pays vertueux avaient tout simplement surtout bénéficié de facteurs exogènes (voies de commerces mondiales, géographie, démographie, géo politique US, etc) que ceux du sud n'ont pas bénéficié dans les memes mesures. Ces facteurs expliquant plus leur succès que tout le mythe basé sur la valeur travail, le courage et autres fables nationalistes...
Réponse de le 22/03/2017 à 10:40 :
Il est effectivement évident que notamment la situation géographique est déterminante. Dès que vous êtes dans la périphérie vous êtes moins bien lotis et ce n'est pas nouveau, que vous soyez au nord au sud à l'est ou à l'ouest.
Réponse de le 22/03/2017 à 12:07 :
L' organisation sociale, la discipline, le sérieux , l'intelligence managériale, la bonne dépense dans les activités rentable et la valeur morale protestante sont dans la réussite des pays du nord sans compter les politiques macro économiques basés sur le monde réel ! La mentalité différente entre les cultures du sud et du nord .
Réponse de le 22/03/2017 à 20:34 :
Vous voulez dire qu'il suffit d'être dans la "banane bleue" pour être parmi les vainqueurs économiques et que l'euro n'a fait que renforcer cette état de fait ? Et que ca fonctionne aussi avec le nord de l'Italie donc que cela n'a rien a voir avec un clivage nord-sud ? Stupéfaction...
Réponse de le 24/03/2017 à 11:57 :
La grece a ete un moment un phare de la civilisation et une economie majeure. Pourtant elle n a pas demenagee pour etre aujourd hui un pays completement depassé ...
La situation geographique ou les matieres premieres peuvent aider mais c est pas ca qui fait la difference ! Sinon le nigeria serait un pays majeur et le japon super pauvre

PS: j ai travaille en france et en allemagne. En RFA mieux paye et moins d heures. Mais par contre du meilleurs materiel et moins d ordres debiles. donc du coup un produit meilleur
Réponse de le 24/03/2017 à 13:36 :
@ reverjovial

EN relisant mon manuel d'Histoire économique j'ai pourtant bien relu que le chili et l'argentine (Latin, catholique... bien du sud quoi!!!) ont été de grandes puissances industrielles au début du 20ème siècle. Ne vous laissez pas trop trompé par les prejudges et idées préconcues. Il existe des facteurs culturels qui expliquent à certaines époques certains évènements, mais il y a aussi énormément d'autres facteurs exogènes à ces populations. Exemple: jusque 1930/1940 la flandre était composée de paysans, aujourd'hui c'est une des regions les plus riches d'Europe ... avouez qu'il y a matière à réfléchir sur l'explication purement culturelle

A lire aussi à ce sujet les theories de la croissance. Certains modèles/theories l'estiment aléatoire...fruit de la chance de s'etre produite à un endroit spécifique, à un moment particulier...toute reproduction est impossible. Mais ca reste des theories économiques et non une science exacte

Néanmoins ca permet de relativiser certaines fables nationalistes
a écrit le 21/03/2017 à 23:13 :
"Enfin, ce mot désastreux de Jeroen Dijsselbloem est une preuve de ce sentiment de supériorité et d'arrogance des pays du nord de l'Europe qui ont voulu imposer leur modèle coûte que coûte aux pays du sud,"
Et le banquier qui veut imposer coûte que coûte à son client débiteur de se serrer la ceinture pour continuer à tenir son compte, il se sent supérieur et est arrogant ?
Heueueu, pardon, mais je croyais que la Tribune était un journal qui traitait d'économie.
Comment écrire de pareilles balivernes ?
Réponse de le 22/03/2017 à 13:32 :
Justement, on ne parle pas d'économie de comptoir ici.

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