Europe, 2017 (3) : le Brexit dans le vif du sujet

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2017 sera l'année de l'application du Brexit et des premières vraies négociations.
2017 sera l'année de l'application du Brexit et des premières vraies négociations. (Crédits : © Toby Melville / Reuters)
Le Royaume-Uni devrait demander l'application de l'article 50 prévoyant la sortie de l'UE fin mars. Des négociations périlleuses vont alors s'engager, déterminées par de multiples facteurs.

Le 23 juin 2016, à la surprise générale, les électeurs britanniques ont clairement fait le choix de la sortie de leur pays de l'Union européenne par 51,9 % des électeurs. Une avance de 1,3 million de voix sur les 46,5 millions de suffrages exprimés qui a surpris l'essentiel des observateurs et ouvert la voie à un précédent dans l'histoire de la construction européenne. 2016 a été l'année de la décision et de ses conséquences immédiates, notamment la démission du Premier ministre David Cameron, qui avait lancé ce référendum et avait fait campagne pour le maintien dans l'UE. Il a été remplacé à la tête du gouvernement et du parti conservateur par Theresa May qui s'est engagée à respecter le vote des Britanniques et à prendre en compte les raisons de ce vote.

Soft ou Hard Brexit ?

2016 a été, dans la foulée du vote, une année de préparation et de réflexion de ce que sera réellement le « Brexit ». Schématiquement, le choix des Britanniques se situe entre deux volontés : celle de mieux maîtriser l'immigration, au cœur de la campagne des partisans de la sortie de l'UE, et celle du maintien d'un accès dans le marché unique européen, essentielle à la stratégie économique britannique qui réside sur les avantages fiscaux et la puissance du secteur financier londonien. En théorie, l'accès au marché unique est dépendant de l'acceptation des « quatre libertés » de circulation : des biens, des capitaux, des services et des personnes. Vouloir limiter une de ces quatre libertés contraindrait le Royaume-Uni à renoncer à son accès complet au marché unique. Il faudrait alors négocier un traité de commerce ou se contenter des règles de l'Organisation mondiale du commerce. Dans les deux cas, la City londonienne serait particulièrement fragilisée en perdant son « passeport » européen, autrement dit le droit pour le secteur financier d'opérer dans les pays de l'UE depuis le Royaume-Uni. Londres va donc devoir choisir entre sa tentation de réduire la liberté de circulation des personnes et la défense de sa place financière. Ce choix est souvent résumé par celui entre un « soft Brexit» ou un « hard Brexit ».

Vers un affrontement ?

L'année 2017 sera celle des actes après une année 2016 marquée par les réflexions stratégiques. Européens et Britanniques vont entrer dans le vif du sujet. Theresa May entend faire usage du fameux article 50 du traité de l'Union européenne qui permet à un État membre de sortir de l'UE fin mars. Officiellement, les négociations débuteront alors et devront durer deux ans. Ces discussions pourraient être marquées par la confrontation comme le laissent penser les positions affichées par les deux camps depuis quelques mois.

En septembre, Theresa May avait clairement indiqué que sa priorité était la maîtrise des frontières, dessinant ainsi le scénario d'un « hard Brexit ». Un scénario d'autant plus probable que, pour le moment, l'Union européenne fait plutôt bloc derrière la stratégie de ne pas laisser de marges de manœuvre au Royaume-Uni dans ce choix délicat : « pas de Brexit à la carte », avait annoncé la chancelière Angela Merkel quelques jours après le vote. La nomination de Guy Verhofstad et Michel Barnier comme négociateurs par l'Union, deux partisans de la ligne dure, vont clairement dans ce sens. Récemment, Michel Barnier a rappelé que « le Brexit doit être une plus mauvaise situation que l'adhésion à l'UE pour le Royaume-Uni ». Du reste, chacun sur le continent, de Francfort à Madrid en passant par Paris et Luxembourg, rêve de gagner les oripeaux d'une City rasée par un « hard Brexit ». Ceci alimente sans doute la volonté de tenir une position ferme.

La question du parlement

Ce scénario de la confrontation semble-t-il acquis ? Rien n'est certain, en réalité. Côté britannique, Theresa May doit compter avec un Parlement largement opposé au Brexit et bien décidé à avoir son mot à dire. En décembre, les Travaillistes et les Conservateurs pro-européens se sont alliés pour exiger du gouvernement un plan détaillé avant l'application de l'article 50. Cette majorité de circonstance pourra-t-elle influencer le plan ? Rien n'est moins sûr et dépendra en réalité de la décision de la Cour suprême britannique concernant la nécessité d'un accord parlementaire ou non sur le déclenchement de l'article 50. La décision devrait être prise en janvier et elle est cruciale : si Westminster doit approuver cette décision, Theresa May devra nécessairement compter avec les exigences parlementaires dans son plan stratégique. Or, la majorité qui s'est dessinée pour faire pression sur elle laisse percevoir la nécessité d'une position plus souple du gouvernement de Sa Majesté.

Un autre élément central de la définition de la position britannique est celui de l'Écosse. La région septentrionale de la Grande-Bretagne a voté massivement contre le Brexit. La Première ministre nationaliste écossaise, Nicola Sturgeon, a menacé de lancer un référendum sur l'indépendance en cas de « Hard Brexit » et demande une position particulière - et son mot à dire - dans le futur accord avec l'UE. C'est clairement une force qui pousse Theresa May à la prudence.

Une résistance économique durable ?

Enfin, les négociations seront influencées par la situation politique et économique du Royaume-Uni. Pour l'instant, l'économie britannique a déjoué tous les pronostics et se montre étonnamment résistante aux incertitudes qui entourent le processus de divorce d'avec l'UE. Au troisième trimestre, le PIB a progressé de 0,7 % contre 0,3 % dans la zone euro. Ceci place plutôt le gouvernement britannique dans une position confortable. Mais il n'est pas certain que ces bonnes nouvelles se poursuivent. La baisse de la livre fait progresser rapidement l'inflation qui à 1,2 % en novembre était à son plus haut niveau depuis deux ans. La hausse reste modérée et inférieure à celle des salaires, cependant. Elle pourrait s'accélérer néanmoins l'an prochain et rogner le pouvoir d'achat des ménages. Au fil des négociations, l'incertitude et les risques pourraient peser aussi sur les investissements. La croissance devrait, de toute façon, ralentir nettement, même si les scénarios de récession semblent exclus, pour le moment, contrairement aux prédictions d'avant le vote. Le gouvernement entend, du reste, agir pour soutenir la croissance et relancer la productivité, avec un fonds de 23 milliards de livres, en accord avec la Banque d'Angleterre. Mais les ambitions de relance de Londres sont assez prudentes pour le moment, et la Banque centrale doit naviguer entre deux nécessités contraires : soutenir l'activité et ne pas alimenter une inflation qui reprend de l'importance.

Une politique britannique redéfinie autour du Brexit ?

Sur le plan politique, Theresa May a lancé un vaste chantier chez les Conservateurs visant à modifier leurs positions, notamment sur la place de l'État dans l'économie et sur le soutien aux populations les plus fragiles. Ce sera un chemin délicat. Pour le moment, en ces temps d'incertitudes, elle représente un ancrage de stabilité et d'unité entre pro- et anti-Brexit. Elle profite également des doutes entourant le leader du Labour Jeremy Corbyn. Tout cela lui donne une forte popularité et une large avance dans les sondages. Mais la situation peut évoluer. De récents scrutins partiels tendent en effet à montrer que la politique britannique pourrait se structurer autour du Brexit.

Ainsi, le 1er décembre dernier, dans la circonscription de Richmond Park, à l'ouest de Londres, la candidate libérale-démocrate Sarah Olney a été élue contre le député conservateur sortant eurosceptique Zac Goldsmith, qui cherchait une réélection. Richmond Park a largement voté contre le Brexit et a donc choisi une candidate pro-Remain contre son député conservateur pro-Brexit. En 18 mois, la majorité de 23.000 voix de Zac Goldsmith a fondu pour se muer en un retard de près de 2.000 voix. Tout se passe comme si les électeurs « Remain » s'étaient alliés derrière Sarah Olney. Certains y voient la construction de la nouvelle ligne de fracture politique au sein de la politique britannique qui pourrait dépasser l'opposition Tories-Labour et qui, compte tenu du mode de scrutin, est hautement dangereux pour les grands partis. Pour Theresa May, ce sera un défi majeur. L'avenir du parti conservateur dépend de sa capacité à maintenir en son sein pro- et anti-Brexit. Mener une stratégie de « hard Brexit » pourrait revenir à prendre le risque de renforcer ces fractures. Cette réalité jouera un rôle certain dans les futures négociations.

Des Européens unis ?

En face, les Européens ne cessent de montrer leurs « 27 » muscles et de faire démonstration de leur unité et de leur position de force, mais, une fois dans le vif du sujet, il n'est pas certain que cette belle unité demeure. Les pays exportateurs et libéraux, alliés traditionnels du Royaume-Uni, comme les Pays-Bas ou le Danemark, pourraient y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans des mesures de rétorsion. À mesure que le détail des discussions se détaillera, les contradictions internes au bloc européen pourraient apparaître. Déjà, Bruxelles semble avoir renoncé à jouer sur la corde écossaise pour faire pression sur Londres suite aux inquiétudes de Madrid et Paris sur l'influence de la situation de l'Écosse sur la Catalogne.

La position de l'Irlande sera essentielle dans le rapport de force. Dublin est un des candidats à la succession de la City londonienne, mais l'économie irlandaise dépend fortement de ses relations commerciales avec son grand voisin. Dublin ne souhaite pas voir se rétablir une frontière physique avec l'Irlande du Nord, ni des droits de douane avec le Royaume-Uni. De même, si Londres réagissait à un « hard Brexit » par une baisse massive de la fiscalité, l'attractivité irlandaise serait fortement affectée. L'Irlande a donc tout intérêt à un accord apaisé avec Londres, ou à un traitement spécial. Mais dans ce cas, pourquoi d'autres États de l'UE ne réclameraient pas un tel traitement ?

Enfin, il faudra surveiller de près les évolutions politiques. Les élections aux Pays-Bas, en France, en Allemagne et peut-être en Italie, pèseront sur les discussions. Une poussée eurosceptique pourrait conduire à une position plus dure de ces pays afin de « faire exemple ». Mais une victoire des populistes et une entrée dans les gouvernements pourraient conduire à une désorganisation du camp européen.

Quel accord en 2019 ?

Un des éléments centraux de la stratégie de Londres une fois l'article 50 déclenché sera celle du temps. Le gouvernement britannique essaiera-t-il de jouer la montre en demandant un « accord transitoire » pour régler un divorce complexe et conserver le plus longtemps possible un accord dans le marché unique ? Cette idée a été rejetée par Michel Barnier qui veut aller vite, mais elle est défendue par les partisans de l'UE au Royaume-Uni qui réfléchissent sur le fait de savoir si l'article 50 est irréversible ou si, après son déclenchement, il sera toujours possible, après plusieurs années sous un régime transitoire, d'organiser un second vote pour réintégrer l'UE. Downing Street laissera-t-il cette porte ouverte et l'UE l'acceptera-t-elle ? Ce sera un des sujets de discussion à partir de mars 2017.

Depuis le 23 juin, rien n'a réellement été fait. Chacun fourbit ses armes et tentent de se convaincre qu'il est en position de force face à l'autre. L'entrée en avril dans le vif du sujet permettra sans doute d'y voir plus clair sur le réel rapport de force et sur la capacité des deux camps à forger des compromis. Mais le chemin sera étroit.

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Commentaires
a écrit le 29/12/2016 à 16:25 :
Il y aura vraiment une opposition énorme dans l'UE à ce que le RU obtienne un accord favorable, ne serait ce que c'est leur décision de quitter l'Union Européenne donc il ne faut s'étonner à ce que l'UE soit ferme et que la vie en dehors soit plus difficile, c'est une question de pure logique et pas de faire payer ce choix. Par ailleurs, c'est clair que le RU n'a pas pour l'instant défini se position, ils savent bien que leur demandes seront complétement intenables/irréalistes (garder l’accès au marché commun, ne plus être sous l'autorité de la CJUE, ne pas payer les engagement de budget, limiter l'immigration etc) et il suffit de regarder la situation suisse: presque 3 ans après la votation, ils ont finalement choisi de capituler et de ne pas limiter l'immigration pour garder un accès au marché commun...
Cela me fait en totu cas bien rire de lire dans certaines presse UK que l'UE a autant a perdre: la bonne blague, le RU représente 5% des exportations de l'UE alors que pour le RU on est plus proche de 40/50%, la messe est dite sur les rapports de force et quant à l'arme de la fiscalité, on serait tenté de dire chiche, on fera pareil !
Réponse de le 29/12/2016 à 20:00 :
Pourtant si un referendum était fait en France sur le FRANXIT, il serait étonnant que les citoyens français vote contre la sortie... Et je doute que dans les autres pays Européens se soit différent pour une raison simple; l'Europe n'est absolument pas faites pour les citoyens y vivant et y travaillant, elle est juste là pour détruire la vie des citoyens et enrichir encore plus les grands groupe multinationaux et milliardaire. Cette Europe n'est ni plus ni moins que le Robin des Bois des riches et Mr Gattaz est une de ces flèches...
a écrit le 29/12/2016 à 11:52 :
Pourquoi certains internautes francais ont tant de haine a l'egard d'Albion ?
L'Angleterre est un splendide partenaire, certes, de loin plus malin en terme de finance, que les froggies, mais ca c'est facile, en commerce la France est nulle.
Sans les anglais la France va ramer davantage.
Pensez-y avant de cracher votre haine.
a écrit le 29/12/2016 à 11:01 :
Vilain avec la finance mais gentil avec les gens ? Bouh les nuls ! = Hard Brexit.

Gentil avec la finance mais vilain avec les gens ? BRavo ça c'est bien ! = Soft brexit.

Il n'y a pas que le langage français a avoir été pulvérisé par la manipulation du langage.
a écrit le 29/12/2016 à 9:42 :
Et dire que les anglais n'étaient que sur "le pas de porte" de l'UE et voyant le foutoir de la colocation des 27 a voulu s'enfuir avant d'être séquestré! Pour nous, il va falloir abattre "les murs" pour y échapper!
a écrit le 29/12/2016 à 7:41 :
c'est un chance pour l'UE d'être débarrassée des britanniques, avouons-le ! Leur relation truquée avec le continent va enfin se dénouer, il était temps, et une nouvelle UE intégrée va pouvoir - enfin - émerger, débarrassée des vétos et des exigences de Sa Majesté.
Réponse de le 29/12/2016 à 19:54 :
Mieux vaudrait ce débarrasser des Allemand et de mama schultz...
Réponse de le 31/12/2016 à 19:20 :
Mieux vaudrait se renseigner de l'orthographie correcte
a écrit le 28/12/2016 à 21:53 :
"...à la surprise générale...", oui, de ceux qui s'informent sur TF1 et FRANCE2...
il y a eu ensuite la surprise générale de Trump, et nous continuerons avec la surprise générale en Mai 2017...
a écrit le 28/12/2016 à 21:52 :
Le choix entre soft brexit, qui préserverait l'essentiel pour l'économie britannique et peut être même l'unité du Royaume-Uni, et hard brexit, saut dans l'inconnu à tous égards, est finalement une question plus importante pour le pays que le choix entre remain et leave tranché en juin dernier, pourquoi donc ne pas poser la question aux électeurs par un nouveau référendum ? En tout cas la partielle de Richmond Park montre bien que le parti conservateur risque d'être la principale victime politique du Brexit, perdant ses sièges là où le remain a gagné au profit des Lib Dems (sauf en cas d'accord électoral entre UKIP et les conservateurs eurosceptiques, le système électoral britannique étant majoritaire à un tour), qui pourraient ainsi, avec le Labour, si lui-même ne s'effondre pas, constituer assez facilement une majorité de coalition anti-brexit.
a écrit le 28/12/2016 à 21:45 :
Ben voyons. Comme si un politique Français pouvais décider seul d'un hardbrexit.. en plus avec le seul pays européen avec lequel nous avons une balance commerciale positive. Je ne doute pas un seul instant que les politiciens haineux de bruxelles en rêve, eux qui sentent la menace planer sur leurs privilèges et qui sont prêt à tout pour les conserver. L'UE, nous protègerait ? Ben voyons, on ne doit pas avoir la même paire de lunette. sur le plan économique c'est un désastre: avec 21 milliards € d'impôt direct et environ 30 milliards € d'impôt indirect ( deficit de nos échanges intra-UE), la France est LE principal contributeur de l'UE et n'en retire absolument aucun avantage. C'est nous même qui financons les délocalisation. Grâce à l'UE au moins 1 million d'emploi ont été supprimés en France pour être transféré à l'est avec des subventions payés par les français. Et sur le plan politique c'est encore pire. l'invincibilité des forces de l'OTAN les à conduit à réaliser des guerres aux 4 coins du globe avec les résultats que l'on connait. Des pays détruit, des millions de morts et de réfugiés, de la haine à profusion et pour longtemps... Oui, dans tous les domaines, l'UE est un echec flagrant et il n'y a que nos politiques corrompus qui cherchent à sauver leur place. Les anglais nous ont montrer, comme souvent, l'exemple... Alors vive le brexit et à bientôt pour le brexit....
a écrit le 28/12/2016 à 19:37 :
Mon bulletin de vote pour la présidentielle ira à celui qui s'engagera sur un hardbrexit. La décision de nos politiques aura une incidence importante sur l'économie la France, même si aujourd'hui nous avons un excédent commercial, le Brexit voulu par Londres doit être exemplaire en terme de retour de flamme. Le contraire serait une explosion de l'Union ce qui malgré les dires des partis comme le FN, qui commence à mettre un peu d'eau dans son vin anti Europe, aurait pour conséquence un effondrement économique de notre pays économiquement faible, fragile, qui peut emprunter sans problème grace à cette Union pas parfaite mais encore protectrice.
Réponse de le 28/12/2016 à 21:41 :
De toutes façons on ne peut pas être dans l'UE et en dehors en même temps. Il n'y a pas à chercher à faire un exemple pour le Royaume-Uni puisqu'il existe déjà un exemple d'accès au marché unique tout en n'étant pas membre de l'UE, celui de la Norvège, qui acquitte une participation au budget de l'UE (assez voisine ramené au nombre d'habitants à celle qu'acquitte de Royaume-Uni), accepte la circulation des personnes (la Norvège est même membre de Schengen) et applique les règles et normes de l'UE (mais sans participer à leur discussion et leur élaboration). Si le Royaume-Uni veut accéder au marché unique on voit mal comment ça pourrait être à des conditions très différentes de la Norvège. S'il ne les accepte pas ce sera les conditions de l'OMC, point barre.
Réponse de le 28/12/2016 à 21:57 :
Informez-vous sur upr.fr, sur comment sortir de l'UE et pourquoi ce ne serait pas un drame.
a écrit le 28/12/2016 à 19:07 :
Je n'ai rien contre nos anciens partenaires mais il faut que le Brexit soit aussi douloureux que possible pour eux. Il devrait être hors de question de négocier quoique que ce soit sauf sur les droits des citoyens UK en EU et des EU au R-U. Sinon, la GB quitte une Union qui se cherche trop, entre la foultitude de opt outs, nous avons atteint la limite de l'acceptable. Tous les états devront rentrer dans le rang, y compris l'Irlande sur la libre circulation au sein de Schengen. Quitte à elle de trouver une solution ....l'idée simple serait de réunifier l'île.... sinon l'IRL devra quitter elle aussi l'EU et faire ce bond spectaculaire dans le passé ou l'i^le faisait partie du R-U en tant que province de la GB.
Il faudra aussi clairement dire à nos autres partenaires que l'adhésion à l'union monétaire n'est pas négociable. Il est temps que l'EU redevienne politique et un peu moins polémique.
Réponse de le 28/12/2016 à 22:04 :
Sans blague !! c'est la France qui va imposer ses vues aux autres 26 ?...
et si on vous renvoie une fin de non recevoir ? vous faites quoi ?
Réponse de le 29/12/2016 à 8:31 :
@UPR : sur les termes du "contrat de sortie" du Royaume-Uni, il faudra que les 27 s'accordent. Et il sera probablement plus facile de le faire sur une ligne qui ne fasse que très peu de concessions au Royaume-Uni. On voit mal les pays fondateurs de l'UE permettre un brexit qui ferait la part trop belle au Royaume-Uni (auxquels on peut ajouter l'Espagne, très européenne) vu les risques qu'un brexit trop favorable ferait prendre à la cohésion de l'union, quant aux pays de l'Est intégrés en 2004 et 2007 où existe un courant euroscepticique dans certains d'entre eux (Pologne, Rép tchèque, Hongrie), ils ont parfaitement compris que c'est leurs ressortissants travaillant au Royaume-Uni qui étaient visés par les votants pro-brexit ,implicitement accusés de prendre leur boulot aux britanniques. Et ne seront donc guère enclins à la moindre indulgence.
Réponse de le 29/12/2016 à 13:33 :
Ce qui est artificiel deviendra un feu d'artifice! Voyez la belle bleu!!

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