Grèce : pourquoi Alexis Tsipras insiste sur la question des réparations allemandes

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Alexis Tsipras va soulever à nouveau la question des réparations
Alexis Tsipras va soulever à nouveau la question des réparations (Crédits : © Kostas Tsironis / Reuters)
Le chef du gouvernement hellénique a annoncé qu'il relancerait les demandes de réparations de guerre dues par l'Allemagne. Un mouvement tactique logique dans la situation actuelle de la Grèce.

Preuve supplémentaire, s'il en était besoin, que le bras de fer entre Athènes et Berlin se poursuit, le premier ministre grec Alexis Tsipras a confirmé mardi 10 mars au soir dans un discours devant le parlement, la Vouli, que « le gouvernement soutiendra de toutes ses forces l'initiative de reconstruire et de mettre à jour la Commission sur les Réparations allemandes à la Grèce. » « Nous sommes prêts à offrir toute l'assistance légale et politique nécessaire pour que cette commission porte ses fruits », a ajouté le chef du gouvernement hellénique. Autrement dit, Athènes entend clairement formuler des exigences sur ce terrain envers Berlin. Tout en insistant sur la responsabilité de son gouvernement devant l'histoire (« nous le devons aux victimes de la seconde guerre mondiale, nous le devons à l'Europe et à ses peuples qui ont le droit à la mémoire et à un futur libre de toute sorte de totalitarisme »), ce discours était cependant clairement un discours de combat s'inscrivant dans la très difficile négociation actuelle. Ceci ressemblait même à une forme de riposte.

Rappeler à l'Allemagne son histoire

Aussi Alexis Tsipras a-t-il beaucoup souligné la magnanimité des vainqueurs de la seconde guerre mondiale envers l'Allemagne, notamment sur le terrain de la dette. « L'Allemagne, malgré les crimes du troisième Reich et des hordes hitlériennes qui ont réduit en cendres le monde, malgré les maux totalitaires de l'Holocauste, a bénéficié - avec raison - d'une série de soutiens. La plus importante d'entre elles a été la restructuration des dettes de la première guerre mondiale avec le traité de Londres de 1953 », a indiqué le premier ministre grec. Le parallèle avec la situation actuelle est évident. Ce qu'Alexis Tsipras tente d'avancer, c'est qu'il n'est guère justifiée de refuser aujourd'hui à une Grèce bien moins coupable que l'Allemagne d'alors ce qui a été accordé à la RFA. C'est donc, indirectement, lier la question des réparations - directement issue du traité de Londres - à celle de la restructuration de la dette hellénique que le gouvernement grec voudrait ouvrir.

Balayer les arguments moralisateurs

De même, la réouverture de la question des réparations permet au premier ministre grec de balayer les arguments moralisateurs souvent avancés dans la question de la dette grecque. A la nécessité morale affichée de rembourser ses dettes et de « respecter les règles », Alexis Tsipras peut répondre qu'il convient aux moralisateurs de balayer devant leur porte. Il l'a même fait en se payant le luxe, lui qui avait refusé de prêter serment sur la bible, de citer les Evangiles et le sermon sur la Montagne (Matthieu, 7-3) où Jésus proclame : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? » Et de dénoncer, dans la foulée, les « ruses légales » du gouvernement allemand pour éviter de faire face à ses obligations issues de la seconde guerre mondiale. « La moralité ne peut pas être invoquée à la carte », a-t-il affirmé avant de conclure : « nous ne donnons pas de leçons de morale, mais nous ne voulons pas accepter non plus de leçons »,

Respect des obligations

Pour finir, le chef du gouvernement hellénique a clairement placé la question des réparations sur le même terrain que celui de la dette grecque. « Le gouvernement va travailler pour honorer ses obligations, mais dans le même temps, il travaillera à ce que les obligations envers la Grèce et le peuple grec soient remplies », a-t-il indiqué. En clair : si le nouveau gouvernement grec doit, comme ses « partenaires européens » l'ont exigé, accepter les engagements pris par ses prédécesseurs depuis 2010, alors le gouvernement fédéral allemand va devoir accepter les engagements pris à la fin de la guerre par ses prédécesseurs. Il s'agit donc, pour Alexis Tsipras, de rétablir un équilibre entre les partenaires.

Riposte logique à la pression européenne

Beaucoup en Europe s'étonnent et s'indignent de voir le gouvernement grec ressortir cette question des réparations. Mais ce mouvement est rien de moins logique : Athènes est, depuis la fin du mois de février, en position de faiblesse dans la négociation avec les Européens. Le discours moralisateur est émis à chaque Eurogroupe pour justifier le maintien d'une pression constante sur l'exécutif hellénique afin qu'il abandonne ses objectifs et se soumettent à ceux définis en 2012 dans le mémorandum. Rien n'est alors moins logique que cette réaction : Alexis Tsipras se défend et répond, avec les armes dont il dispose. On peut les juger peu légitimes, mais leur usage est normal : il vise à rétablir une forme d'équilibre. La recherche de cet équilibre traverse du reste l'ensemble du discours d'Alexis Tsipras.

Message interne

Ce mouvement est d'autant plus logique, qu'il vise à rétablir la situation intérieure de son gouvernement, alors même que les Européens, eux, tentent d'affaiblir cette même situation en lui faisant accepter un retour à la situation d'avant le 25 janvier, date des élections en Grèce. On oublie souvent que le vote Syriza a été un vote de rejet de l'humiliation du peuple grec par la troïka, les dirigeants et les médias étrangers. Or, la politique des pays de la zone euro, en cherchant à maintenir sa tutelle sur la politique européenne, en insistant pour imposer « son » programme, en refusant de discuter de la nécessaire restructuration de la dette grecque, poursuit cette politique d'humiliation dans laquelle abondent tant de médias européens, français ou allemands, par exemple. Logiquement, Alexis Tsipras tente donc de montrer aux Grecs qu'il défend leur droit et leur dignité.

Des biens immobiliers allemands saisis ?

On comprend donc que la Grèce soit prête à faire flèche de tout bois pour mettre en avant cette question des réparations qui est un des rares moyens de pression dont elle dispose. Le ministre hellénique de la Justice, Nikos Paraskevopoulos, s'est dit prêt à saisir des biens immobiliers allemands en Grèce afin de garantir le remboursement de ces réparations. Là encore, il s'agit bien de faire monter la pression pour tenter de reprendre la main dans les négociations. Rien ne dit que la méthode soit efficace, car le gouvernement allemand est particulièrement ferme sur cette question des réparations, mais dans la situation actuelle, la Grèce ne peut se permettre de ne rien faire. Ceci conduirait inévitablement à une humiliation du gouvernement et à sa mise au pas qui scellerait la fin de l'expérience Syriza.

Une demande légitime ?

Reste à savoir si la Grèce est légitime à soulever cette question des réparations. On trouvera ici un résumé de la question. En 1947, le paiement de réparations a été convenu. Après quelques livraisons de matériel, leur versement a été suspendu en 1953 par les accords de Londres jusqu'à la signature d'un traité de paix. Ce traité de paix n'a jamais été formellement signé, mais certains estiment que le traité « 4+2 » qui a autorisé la réunification allemande a valeur de traité de paix et ouvre donc droit au remboursement des réparations. A cela s'ajoute le prêt forcé de l'Allemagne à la banque de Grèce en 1942 qui n'a jamais été remboursé. De son côté, l'Allemagne estime avoir réglé en 1960 son différend avec la Grèce par le paiement de 115 millions de marks (environ 57,5 millions d'euros). Mais ce traité ne visait, en réalité, qu'à indemniser les victimes du nazisme. C'est du reste la position officielle de Berlin qui n'indemnise que les victimes du régime hitlérien et refuse tout paiement d'indemnités de guerre.

On trouvera ici l'intégralité du discours d'Alexis Tsipras traduit en anglais.

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a écrit le 12/03/2015 à 14:44 :
Apparamment, le gouvernement grec préfère le théatre grec à l'état de droit. Le différent juridique entre les deux gouvernements qui a déjà été adressé lors de la visite du président allemand en Grèce l'année dernière doit être porté par la Grèce devant les tribunaux internationaux s'ils veulent faire valoir leur point de vue juridique, plutôt que de s'en servir comme menace dans une discussion politique où les adversaires de la Grèce ne sont ni limités à l'Allemagne ni agissant sous la tutelle de l'Allemagne, comme le gouvernement grec nous veut faire croire.
Réponse de le 12/03/2015 à 19:02 :
Effectivement les Grecs devraient porter cette affaire en justice. La dette qu'ils ont à rembourser est, en effet, illégitime et pourrait, devant les tribunaux être réajustée comme l'ont été les dettes de l'Equateur et de l'Argentine. Une grosse partie de la dette a été alourdie avec l'assentiment de l'Allemagne et de la France qui ont vendu de l'armement lourd à la Grèce, avions, sous-marins, alors qu'ils connaissaient l'état des finances. Le terme de dette illégitime est entrée dans le jargon judiciaire depuis la victoire de l'Equateur devant la justice !
a écrit le 12/03/2015 à 13:18 :
Ils sont fous ces Grecs. Personne ne peut plus les prendre au sérieux !
a écrit le 12/03/2015 à 9:07 :
Moi je conseille aux allemands de quitter l europe avec les pays du nord et laisser se debrouiler les grecs les francais moralisateurs etc etc....
a écrit le 12/03/2015 à 9:03 :
Tsipras a tout a fait raison de demander un remboursement. Et nous devrions faire de meme : exigeons le remboursement des dettes cree par Jules Cesar et autres romains. et meme je suis sur qu on va trouver quelques dettes greques quand ceux ci sont venus nous loloniser il y a 2000 ans. Ah zut, les epagnols vont demander le remboursement du pillage de Napoleon. Les allemands et les autres pays d europe aussi car Napoleon avit mit l europe a feu et a sang et pille allegrement ...
Finalement il serait peut etre souhaitable d arreter les enfantillages et conseiller aux grecs de ne pas insulter leur spartenaires s ils veulent que ceux ci les financent a fond perdu (car c ets bien de ca qu il s agit, nous ne reverons JAMAIS l argent prete aux grecs et ceux ci ont besoin d au moins 2 ou 3 rallonges). Est ce trop de mander en enchange aux grecs d arreter la gabegie et de construire un etat moderne capable de faire rentrer les impots et de ne pas depenser plus que ce qu il ne gagne ?
Réponse de le 12/03/2015 à 9:40 :
Sauf qu'en pratique on ne leur a pas prêté un seul centime. Ce soit disant prêt n'a eu pour but que d'enrichir encore un peu plus certaines banques française et allemande (cf le reportage arte "La troika: puissante et incontrôlée"). Quand à l'Etat moderne capable de faire rentrer les impôts plus qu'il ne dépense je ne pense pas qu'en France nous soyons bien placé pour parler ... bref arrêtons de nous en prendre à des boucs émissaires quand les problèmes sont ailleurs !!!
a écrit le 12/03/2015 à 8:36 :
Le problème lorsque l'on convoque l'Histoire, c'est de savoir à quel moment on s'arrête. La Grèce ayant fait défaut 6 ou 7 fois depuis 150 ans, ses créanciers spoliés et leurs descendants sont aussi en droit de lui demander des comptes.
La dette grecque n'est plus un problème. Sa maturité se compte en décennies (2041) ce qui consiste à acter qu'elle ne sera jamais remboursée et la charge de la dette représente 2.6% du PIB ce qui est en dessous de la moyenne (France : 2.2%, Portugal: 5 %, Irlande : 4.1 %). Au moins de ce côté, quoique l'on puisse dire de l'UE, et Dieu sait s'ils insupportablement nuls et arrogants, le boulot a été fait pour neutraliser le problème de la dette.
Ce point étant levé, l'arbre ne cachant plus la forêt, on en revient toujours au même point. Les problèmes de la Grèce sont une succession de problèmes internes bien connus qui ne pourront être résolus que par les Grecs eux-mêmes. Faire croire que ces problèmes viennent de l'étranger est le sempiternel discours des démagogues qui soulève peut-être les foules crédules mais ne règle rien.
Réponse de le 12/03/2015 à 12:15 :
Justement, l'Europe empeche la Grece de procéder aux reformes qu'elles voudrait engager, et pour lesquels a été élu le gouvernement de Tsipras. Il y a donc bien ingérence de l'etranger et on peut bien dire que le problème vient "de l'etranger" !
Réponse de le 12/03/2015 à 16:45 :
L'Europe n'empêche rien. Elle se contente de demander comment sera utilisé son argent, qui ne ne l'oubions pas, est notre argent. La souveraineté commence par ne pas dépendre des autres. Lorsque l'on est démagogue avec l'argent que l'on pense pouvoir demander aux autres, il ne faut pas s'étonner que les autres posent des questions quant à l'utilisation de cet argent durement gagné... s'il doit être facilement dépensé...
Réponse de le 13/03/2015 à 7:55 :
Notre argent? En êtes vous si sûr ? S'identifier au discours du dominant n'est pas une preuve de vérité! La création monétaire n'obéit pas à la morale renseignez vous.
Réponse de le 07/04/2015 à 20:02 :
RB83 a tout a fait raison dans sa démarche. Depuis son indépendance en 1830, grâce à l'action de la France, la Grande Bretagne et la Russie, à la Grèce a eu des dizaines de subventions tout le XIXème siècle de ses 3 pays, pour soutenir les divers royaumes installés souvent temporairement et qu'elle n'a jamais remboursée 1 centime. Que certains regardent son histoire depuis 175 ans, c'est un panier percé qui ne sait pas gérer son pays, par ailleurs archi pauvre (sauf l'église). De plus c'est un pays ce qui est gonflé, sur sa demande d'indemnisation, qui a été collaborateur des allemands en 14/18., la famille Royale étant d'origine allemande de 1832 (roi de la famille de Bavière) à 1973 Constantin 2ème (famille de de Schleswig-Holstein). Si l'Angleterre n'était pas intervenue en 45/46, ce pays aurait été communiste jusqu'en 1990. Ce pays très beau par ailleurs, est un poids mort pour l'Europe. Il n'est même pas capable de régler le problème de Chypre tout seul, alors faire une gestion stricte alors qu'aux derniers Jeux ils ont dépensés des sommes incroyables, jamais remboursées aux créanciés, ils en sont incapable.
a écrit le 12/03/2015 à 1:16 :
Merci pour votre article
Une précision : Les accords de Londres ne furent que le constat d'un défaut de paiement sur une dette souveraine et l'acceptation d'une aide financière à un pays et une nation qui venaient de piller l'Europe, massacré des populations entières, un pays qui avait commis deux génocides industriels en une trentaine d'années !
Quelle chance le début de la guerre froide !
Une manne sans contre partie d'effort de défense (participation financière proche de zéro)
Réponse de le 12/03/2015 à 6:23 :
Si on suit votre logique, faudrait que les Grecs dédommagent tous les peuples qu'ils ont envahis et massacrés dans l'antiquité : egypte, turquie, irak, iran jusqu'en inde, (surtout avec alexandre le petit)
a écrit le 12/03/2015 à 0:00 :
Ce que certains commentateurs ne veulent, ou ne peuvent, pas comprendre, c'est que des traités de paix signés dans le passé sans clause de réparations ne peuvent donner lieux à paiement... de réparations.
Par contre quand les traités existent, rien, légalement, ne l'empêche.
C'est tout simple.
Et quand on sait que "l'aide" européenne a seulement servie à rembourser les banques des autres pays pour éviter qu'elles s'effondrent, le pseudo argument de la moralité en prend un sacré coup dans l'aile...
a écrit le 11/03/2015 à 22:24 :
Plusieurs points :
- le reproche, discutable, fait à l'Allemagne, ne concerne pas les 26 autres pays européens!
- la Grèce, si elle n'a pas l'intention de dédommager tous les pays envahis par les grecs depuis l'Antiquité (de l'Égypte au Pakistan !), doit cesser de ressasser les vieux dossiers !
- il me semble que De Gaulle, à l'issue de la guerre, a dégagé la France des engagements de l'État Français de Pétain... on ne peut soutenir que la RFA doit assumer les engagements du Reich !!!
a écrit le 11/03/2015 à 19:44 :
En effet les pays africains et autres anciens pays colonisés demandent aussi des réparations à la France et aux autres colonisateurs. Cela ne conduit pas à grand chose.
Ils ont aussi saisi les biens de français rapatriés.
Les pays qui se sont développés le mieux sont ceux qui ne sont pas sortis de la coopération.
Alors Grexit or not Grexit.
a écrit le 11/03/2015 à 19:42 :
Comment se fait-il que Tsipras ne demande rien à l'Italie. C'est pourtant bien Mussolini, complexé par les victoires de l'Allemagne, qui, pour en remontrer à son allié, a envahi la Grèce pour en faire une colonie, forçant son partenaire de l'Axe. Hitler à venir à son aide quand les choses ont mal tourné pour lui. C'est donc bien l'Italie qui est en premier responsable des malheurs de la Grèce, car sans cet envahissement raté de l'Italie, la Grèce n'aurait pas été envahie par la wermacht
Réponse de le 11/03/2015 à 21:14 :
Oui, mais le cas de l'Italie n'est pas dans le "circuit légal", c'est donc difficile à quantifier et sujet à controverse, sans compter que ça ouvrirait de nombreuses possibilités dans d'autres pays. A contrario, l'Allemagne a forcé un prêt sur la Grèce qui est quantifiable, qui a été signé. La question est de savoir si on doit considérer ce remboursement comme non nécessaire car du fait d'une puissance folle, l'Allemagne nazie, ou s'il y a continuité de la parole de l'Allemagne car la Grèce a bien été lésée.
a écrit le 11/03/2015 à 17:39 :
si chaque pays européen ayant du subir des dommages de guerre de l'allemagne demande des réparations, l'allemagne va être à genoux et on va se retrouver comme après le traité de versailles, mais ça fait 70 ans déjà , il fallait régler ça avant. Je propose qu'on fasse aussi payer les italiens qui ont envahi la Gaule ou Alexandre qui a mis à sac l'Iran actuelle C'est quoi ce bazar!
Réponse de le 11/03/2015 à 22:00 :
Non ca ne fait pas 70ans, renseignez vous. Jusqu'à la reunification, l'allemagne était encore officiellement en guerre, et refusait donc de repondre aux demandes de la Grece (qui ne datent pas d'hier). Lors de la reunification, l'Allemagne s'est declarée officiellement en paix, mais refuse a la Grece les reparations qu'elle demande, sous le meme prétexte que vous : le delai est dépassé. Vous voyez l'injustice de la situation ?
Réponse de le 07/04/2015 à 11:39 :
Faux FX, la RFA ne pouvait pas étre en guerre en 1990 tout simplement parce qu'elle n'existait pas encore en 1945. C'est avec le 3 Reich que les alliés était en guerre or celui ci a cessé d'exister. Et entre mai 45 et la création de la RFA et la RDA l'Allemagne n'existait plus c'etait une zone occupé et administré par les forces alliés. D'ailleurs le traité 4+2 n'est officiellement pas un traité de paix.
a écrit le 11/03/2015 à 17:32 :
Quand on sait qu'aucune des personnalités dirigeantes allemandes n'était née à l'époque nazie, la "lourdeur" grecque frise l'incorrection ! Quelle mauvaise diplomatie...
Réponse de le 11/03/2015 à 22:02 :
Je propose donc qu'on efface une grosse partie de la dette grecque, puisque contractée avant la naissance de Tsipras, et dont le montant actuel ne représente quasiment que ses intérêts.
a écrit le 11/03/2015 à 15:54 :
La fausse "morale" sur laquelle repose le "devoir" de remboursement des créanciers explose quand on prend quelques minutes pour réfléchir et c'est cela que Tsipras veut faire comprendre aux Européens. L'UE doit faire comprendre aux banques qui est le seul maitre, quitte à faire des exemples chez les banques et les banquiers. Le peuple Grec n'a jamais donné son accord pour truquer les comptes du pays, ni pour engraisser des banques criminelles et irresponsables qui auraient du être nationalisées ou mises en faillite. Si la dette de guerre de l'Allemagne est aujourd’hui illégitime (et elle l'est) alors celle de la Grèce aussi, ainsi qu'une énorme partie des dettes mondiales. Si les peuples n'ont pas vu la couleur de leur argent ou si ils ont été volontairement trompés par des représentants corrompus ou mégalos ce sont des dettes illégitimes. Elle ne doivent pas être remboursés.
Réponse de le 11/03/2015 à 17:21 :
+ 10000 Vous avez parfaitement raison !!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 11/03/2015 à 18:29 :
+ 10001
Réponse de le 11/03/2015 à 19:51 :
sauf que la dette n'et pus du aux banques mais aux états européens entête. vous ne voulez plu de votre retraite ? pas de problème, vous pouvez la donner aux grecques.
Réponse de le 11/03/2015 à 21:11 :
Très bonne idée Ludo, ouvrez cette boîte de Pandore: Pourquoi les états européens ont-ils acceptés de se substituer aux banques au lieu de leur laisser gérer la situation greque?
Le boulot d'un banquier c'est de vérifier la solvabilité de son emprunteur pour éviter des pertes en capital. Les banques ont clairement faillit en Grèce et n'en ont supporté aucune conséquence car nos état s'y sont substitués sans validation démocratique.
Votre retraite, vous ne la donnez pas aux grecs, mais vous l'avez déjà donnée aux banquier pour payer les leur.
Alors maintenant soyons moraux jusqu'au bout: Ou est l'enquéte pour trouver les trentes deniers de Juda. Prouvez moi que cette décision était motivé par l'intérêt général ou condamné tous les signataires des traités avec la Grèce
Chiche?
a écrit le 11/03/2015 à 15:46 :
M. Godin, vous devriez faire référence aux emprunts russes. Ces derniers sont bien plus anciens, et pourtant ils font encore l'objet de demande de remboursement de la part des créanciers. Cela invalide les arguments reposant sur une guerre trop ancienne.
Par ailleurs, la dette contractée par la Grèce ne peut être remboursée (sans inflation ni croissance, situation actuelle, et un excédent budgétaire d'environ 2% de PIB par an), que sur... 80 ans ! Donc ceux qui évoquent une durée trop longue nous séparant de la seconde guerre mondiale sont dans l'erreur.
Réponse de le 11/03/2015 à 19:05 :
@alextpe: les emprunts russes n'ont rien à voir avec la dette grecque. Les emprunts étaient des titres boursiers souscrits par des individus, et comme j'aime à le dire: tout investissement comporte des risques, dont celui de perdre son argent. D'autre part, un accord a été signé en 1991 entre la France et la Russie pour régler une fois pour toute cette affaire. Ceux qui ont perdu leur argent doivent s'adresser au gouvernement français qui à l'époque disait "acheter russe, c'est comme acheter français"... ce qui bien entendu s'est révélé faux :-)
a écrit le 11/03/2015 à 15:38 :
Les propos évoqués permettent d'en exposer d'autres. Tout d'abord sur la question : L'Allemagne (et l'Italie) a bien payé des dommages de guerre mais discrets. ce n'est pas directement de l'argent qui a été échangé par de l'influence des entreprises, du pouvoir. Ainsi par rapport à notre pays elle a perdu son pétrole par exemple et j'ai évoqué le fait que Fiat était en fait devenue une succursale discrète de GM. Cette situation a laissé en marge ceux qui n'étaient pas informés ou n'ayant pas l'envie d'étaler le déroulé de leur action. Ensuite on peut parler des guerres. Elles avaient été réduites par les rois à un sorte de parade voyante et quelques escarmouches sur un pré suivies de déclarations de gloriole affectée. On combattait en face à face. La guerre en dentelles. Les mariages royaux construisaient de leur côté, plus sûrement, une zone de paix. Pourtant ne parlait-on pas de "l'autrichienne" s'agissant de la reine de France pour marquer que ces efforts n'allaient pas de soi. Le principe avançait une société moderne venant de rien se mettait en place. Ils étaient peut-être ridicules ces bourgeois, mais ils étaient paisibles. Soudain, une folie révolutionnaire accouche dans une folie provoquée d'un certain Napoléon qui financé par les anglais détruisit cette belle harmonie naissante en saccageant l'Europe. On se tirait désormais dans le dos dans des charniers de la gloire. Bientôt en tenue camouflée, rampant au sol, le traître posté en héro. Ceci a conduit aux pires absurdités pour obtenir soi disant un choc des mentalités, une réforme financière, un changement frénétique. Quelle absurdité. 1870, 1914, 1939. La république nous a conduits vers une effroyable honte dont nous sommes tous, sans exception responsables. Tous y compris les victimes. Le triste est que nous ne nous en rendons pas compte ou que nous ne le voulons pas, que nous chantons à nos crimes passés pour préparer sans doute ceux à venir.
a écrit le 11/03/2015 à 15:08 :
Que l'Allemagne indemnise, et que l'Europe fasse -1 dans ses membres.
Et qu'on laisse les Grecs à leur problèmes. Car après avoir dilapide l'indemnisation ils se retrouverons vite a sec dans un pays qui considère que les taxes et autres impôts sont injustifiés qui pensent que il ne faut pas taxer les armateurs parce qu'ils menacent de délocaliser etc. etc.
Réponse de le 11/03/2015 à 17:13 :
Ne vous inquiétez pas ce sont les entreprises allemandes du type Siemens et Daimler qui iront dilapider les indemnités perçues avec le système de corruption qui les caractérisent. Elles arrosent tout le monde y compris aux US, mais là elles sont tombées sur un os...
a écrit le 11/03/2015 à 14:58 :
C'est le seul point sur lequel je lui donne raison. Par 3 fois, l'Allemagne s'est servie des autres pour se redresser: 1) la dette de 14-18 n'a jamais été acquittée 2) celle de 39-45 non plus et 3) celle de la réunification de l'Allemagne, qui n'aurait pas été possible sans les partenaires européens (fincièremet et politiquement) non plus. Un peu la même histoire pour le Japon par rapport surtout aux pays asiatiques. La Cerise a fait des promesses en l'air et maintenat il doit trouver un moyen de ne pas trop passer pour une bille. Cela dit, on peut donner encore des milliards aux Grecs, ils ne s'en sortiront jamais sans changer leur mentalité :-)
Réponse de le 11/03/2015 à 19:31 :
changez d'abord la vôtre cher Monsieur, & allez vite au travail !
https://ijsbergmagazine.com/breves/19399-les-grecs-sont-les-europeens-qui-travaillent-le-plus/
Réponse de le 11/03/2015 à 19:54 :
et vous monsieur gh, vous avez d'autres sources qu'une équipe de 8 jeunes gauchistes ?
Réponse de le 12/03/2015 à 14:01 :
@gh: 1) les Grecs qui travaillent ? Tu dois pas bien connaître le pays. 2) Malgré que je sois à la retraite, je continue de travailler, pas particulièrement pour l'argent, bien qu'il ne faut pas cracher dans la soupe, mais parce que j'aime cela :-)
Réponse de le 17/03/2015 à 21:08 :
j'ai passé mes vacances en grece tous les ans entre 1975 et 1995 et ensuite plus sporadiquement....des membres de ma famille y vivent et je n'ai jamais vu mes oncles, mes tantes et mes cousins ne rien faire : éleveurs, cultivateurs, indépendants, employés dans le privé avec un boulot en plus 3 fois semaine, levés à 4h du matin avec toute la famille pour cueillir les feuilles de tabac (la récolte se fait en été, durant les congés scolaires)...je ne comprends pas pourquoi on les traite de fainéants... encore à l'heure actuelle, ils continuent à bosser comme des dingues et ce malgré la "manne" envoyée par l'Europe....alors arrêtez d'insulter de braves gens et de généraliser.... ce genre de stéréotypes et ce manque de clairvoyance sont indignes
a écrit le 11/03/2015 à 14:40 :
Ça devient comique....
a écrit le 11/03/2015 à 14:31 :
Pendant la Seconde Guerre Mondiale 13% de la population grecque à péri, les nazis ont volé l'or de la banque de Grèce et ils ont obligé le gouvernement à emprunter pour eux, l'économie grecque a été détruite à 80%, il y a eu 70 Oradour-sur-Glane .
L'Allemagne n'a jamais rien remboursé et ces gens donnent des leçons ?
L'Europe et le monde libre doivent beaucoup à la résistance grecque à la Seconde Guerre Mondiale. "Nous dirons désormais que les héros combattent comme des Grecs" Winston Churchill. "Les soldats grecs ont combattu avec le plus grand courage" Hitler. "Le peuple russe sera toujours reconnaissant aux Grecs d'avoir retenu suffisamment l'armée allemande pour que l'hiver s'installe. Nous n'oublierons jamais" Staline.
Réponse de le 11/03/2015 à 16:15 :
Vous etes les premiers à dire : faut oublier le passé, faut oublier les colonisations, faut oublier l'esclavage, faut arrêter la repentance, bla bla bla bla ! Mais quand il s'agit de trucs qui vous touchent, vous dites, faut pas oublier. C'est de l'hypocrisie pure.
Réponse de le 11/03/2015 à 17:43 :
@ Fil d'Ariane
A force de traîner les Grecs dans la boue, on en oublie à quel point ils ont toujours montré le plus grand courage face à l'adversité !
a écrit le 11/03/2015 à 14:29 :
L'action et les paroles de Tsipras démontrent un talent de négociateur économique, mais aussi une profonde erreur politique. erreur politique en Grèce où il favorise la montée d'un nationalisme violent et grandissant, erreur politique en Europe où il tente de détruire les fondements mêmes de la construction de 'Europe, basée sur la réconciliation après des guerres effroyables.
Mais ce n'est probablement pas une erreur, plutôt un calcul politique de la part d'une personne fortement anti-européenne et nationaliste, qui poursuit son propre agenda.

La sympathie que je pouvais avoir pour son action de réduction des inégalités, de lutte contre la corruption et de justice sociale disparaît complètement.

La Grèce doit payer ses dettes.
Réponse de le 11/03/2015 à 17:36 :
L'allemagne aussi !
Réponse de le 11/03/2015 à 21:16 :
Pourquoi erreur politique? Le calcul de l’Europe était de favoriser la paix par la prospérité.
Quelle prospérité la situation actuelle accorde t'elle aux grecs? C'est un calcul froid et rationnel qu'aujourd'hui la Grèce n'a pas d'intérêt dans l'Europe.
Bien évidement, ce n'est pas le notre car nous sommes encore du coté où les emprunts font rentrer du cash dans le budget de l'état.
Regardez les faire ça vous donnera une idée de ce que nous ferons dans quelques années.
a écrit le 11/03/2015 à 14:05 :
Il faut bien que Tsipras rapporte en Grèce une petite gloriole après avoir renoncé devant les ministres de l'euro-groupe à son programme. C'est le troisième effet faux-cul. Le second, c'est précisément de renoncer à son programme trois semaines après l'élection. Le premier, c'était l'impossible programme.
Réponse de le 11/03/2015 à 14:27 :
Renoncer a son programme ? Je vis en Grece, et ce n'est pas vraiment l'avis des Grecs, qui sont encore a 80% satisfait de Tsipras. Il faut dire que pour une fois qu'un politique applique son programme, et aussi rapidement, ca change : Chasse a la corruption : c'est fait. Retablissement de l'electricité et lutte contre l'extreme pauvreté chez les menages les plus faibles, c'est fait. Renegociation des mesures d'austerités qui devaient arriver et qui sont maintenant abandonnées, c'est fait. Abandon du forfait pour les consultations hospitalières, c'est fait. Fermeture de la mine d'or illégale de Skouries, c'est fait. Reintegration du personnel public licencié de manière inconstitutionelle, c'est fait, et augmentation progressive du salaire minimum, c'est en cours.
Y'avait quoi d'autre dans le programme de Syriza, qui n'a pas été appliqué ? Ou alors vous répétez bêtement ce que rapporte les journaux européens ? Ou alors tout simplement jaloux parce que c'est l'inverse en France ?
Réponse de le 11/03/2015 à 14:46 :
Reconnaissez que quoi qu'il fasse il aura tort! S'il résiste, il sera traité de rigide fou, s'il négocie, il sera traité de traitre. Alors...
Réponse de le 17/03/2015 à 21:13 :
Costa Gavras l'a bien dit : L'Europe ne fera pas de cadeau à Tsipras et donc au peuple grec, elle effacera la dette une fois qu'elle aura réussi à faire revenir la droite au pouvoir...
a écrit le 11/03/2015 à 13:28 :
Tsipras sait tres bien que sur le fond, c'est la Grece qui a raison, plusieurs juristes l'ont récemment confirmé.
Il a donc en main un excellent atout pour négocier et faire céder les allemands, dont le discours actuel ressemble plutôt a "faites ce que je dis, pas ce que je fais" !
Réponse de le 11/03/2015 à 13:50 :
Nous vivons tous sur un continent qui a 2000 ans d'histoire et 2000 ans de conflits. Les guerres et les invasions ont marqué l'Europe, dessiné les frontières, construits les peuples... Jusqu'à quelle année allons nous pouvoir remonter pour demander réparation à tel ou tel envahisseur?
Réponse de le 11/03/2015 à 14:11 :
La seule différence, que vous occultez volontairement ou par ignorance crasse, est que l’allemagne a été de nombreuses fois condamnée par des cours de justice internationales et actuelles pour non-paiement de ses dettes de guerre. Il ne s’agit pas de savoir s’il faut remonter jusqu’à telle ou telle date, ce qui est d’un ridicule fini comme pseudo-« argument » de bas étage, il faut que l’Allemagne, grande donneuse de leçons, respecte ses obligations financières et morales et qu’elle se plie à ses condamnations internationales. Et puisque l’on parle de justice... Outre le fait que l’Allemagne et la France doivent rembourser à la Grèce des cnetaines de millions d’euros au titre de détournement de l’ »aide » à la Grèce (plus de 720 millions d’euros que la France a perçu indûment en détournant les fonds en principe destinés à « aider » la Grèce), la Grèce n’a aucun devoir de remboursement, elle. En se référant toujours à la justice internationale, celle-ci a établi une jurisprudence très claire et sans la moindre ambiguïté qui stipule explicitement qu’un prêteur, en prêtant de l’argent (à un Etat) prend de facto le risque de ne pas être remboursé et doit assumer seul ce risque. Que les deux plus grands états-voyous d’Europe, France et Allemagne, remboursent ce qu’ils doivent à la Grèce. Et que la Grèce ne verse plus un seul centime à ces profiteurs, ces parasites et ces bouches inutiles que les Grecs ne doivent pas nourrir.
Réponse de le 11/03/2015 à 14:18 :
Pas besoin de remonter tres loin, puisque c'est a la reunification de l'Allemagne que celle ci, alors déclarée officiellement en paix, aurait du solder ses dettes de guerre.
De plus, il existe des contrats concernant la dette de l'Allemagne a la Grece. L'allemagne ne peut pas prôner d'un coté le respect a la lettre d'un contrat (dette de la Grece envers l'Allemagne) et ne pas respecter le meme type de contrat d'un autre coté (dette de l'Allemagne envers la Grece.
C'est exactement ce que je dis plus haut : "faites ce que je dis, pas ce que je fais"
Réponse de le 11/03/2015 à 14:41 :
Si les Grecs sont dans la mouise, personne ne les a forcés ! Ils ont voulu rentrer dans l'euro, car c'était un pays misérable dans les années 80, je m'en souviens encore. Et ils ont voulu dépenser des milliards dans des armements super modernes , chars, sous marins, et dans des budgets administratifs délirants. Pareil que la France, ils se sont endettés pour plusieurs générations. Et maintenant, ils jouent les pleurnicheurs. Après, reprocher aux banquiers de s'enrichir, mais qui a signé l'acte de crédit ? Personne ne les a forcés. Quand tu signes un crédit pour ta voiture ou ta maison, tu refuses de payer et tu traites ton banquier de voyou ?
Réponse de le 11/03/2015 à 14:47 :
Personne n'a obligé les grecs à emprunter ces milliards d'€. Trop facile d'aller prendre le pognon des autres puis de s'en laver les mains. Que les grecs remboursent ou se déclarent en faillite. L'UE ne doit plus donner 1 € .
Réponse de le 11/03/2015 à 17:40 :
Justement, on a forcé la Grece a emprunter, pour renflouer ses banques, dont la faillite aurait mis en peril bon nombre de banques allemandes et françaises, renseignez vous un peu !
Et pour enfoncer le clou, vous parlez de dépenses militaires, qui étaient des conditions posées par la France et l'Allemagne, pour accorder ces pseudos prêts, dont la Grece n'a meme pas vu les 10% !
Quand la Grece dans les années 80, elle n'était surement pas plus malheureuse que maintenant, la vie n'y était certe pas riche, mais elle était heureuse, si vous connaissiez le pays, vous le sauriez.
Bref, on ne saurait être plus eloigné de la vérité, je ne sais pas quel intérêts vous avez a colporter des ragots injuriants envers les grecs avec une telle virulence ?
Réponse de le 11/03/2015 à 17:47 :
@réponse à réponse

"Pleurnicheurs " ? Moi, je les trouve plutôt punchy. Alors que le gouvernement Grec proposait un programme pas franchement révolutionnaire, il s'est retrouvé seul devant l'eurogroupe soudé comme jamais. Bravo à Syriza.
Réponse de le 11/03/2015 à 18:42 :
@Fx c'est les Grecs qui ont voulu rentrer dans l'UE et jouer aux riches, ils ont voulu vivre au dessus de leurs moyens avec des crédits.Renseignez vous.
Et si ces dépenses militaires étaient des conditions, pourquoi les Grecs ont accepté ? Personne ne les a forcé à emprunter de l'argent aux Français et aux Allemands.
Et qu'ils étaient plus heureux ou moins heureux en 1980, c'est pas ça le problème. Ils étaient plus pauvres c'est tout, vous mélangez tout.
Bref, je ne vois pas pourquoi vous défendez les Grecs avec une telle hypocrisie ?
Réponse de le 11/03/2015 à 22:05 :
Le peuple grec n'a rien emprunté, ce sont les ministres successifs; donc c'est eux qui ont signé et qui sont endettés car ils n'ont jamais demandé l'avis du peuple
Réponse de le 11/03/2015 à 22:10 :
Je ne defend rien, je rapporte juste ce que je sais, vivant et travaillant en Grece.
Et bien figurez vous que si, c'est bien l'Europe sous la pression de l'allemagne qui a fait rentrer la grece dans l'euro, en maquillant ses compte grace a l'aide de goldman sachs, dont le president de la BCE est issu.
C'est cette meme Europe qui a forcé la Grece a souscrire a des emprunts permettant de subvenir aux énormes pertes des banques allemandes et françaises en Grece, modifiant meme pour cela les traités europeens, qui prevoyaient que l'europe ne puisse pas subvenir directement aux banques ou aux états. L'info est tres facile a trouver, si vous voulez vraiment vous documenter sur le sujet !
Et quand vous dites que les grecs ont acceptés les dépenses militaires, vous voulez bien sur parler des GOUVERNEMENTS grecs precedents, pas des grecs qui manifestaient contre tous ces plans de rigueurs et ces depenses inutile ?
Réponse de le 12/03/2015 à 1:12 :
Evidemment, si vous vivez en Grèce, vous n'avez pas pu voir l'émission récente à la télé française qui détaillait que VGE voulait absolument l'adhésion de la Grèce à la CEE que le chancelier allemand a finalement acceptée contre son gré pour ne pas léser l'amitié franco-allemande, et dans cette même ligne, Chirac a favorisé l'adhésion de la Grèce au eurosystème contre la politique du gouvernement allemand. Il y a eu des rumeurs que les Grecs auraient acheté l'accord du gouvernement allemand par des achats massives de matériel militaire.
Réponse de le 12/03/2015 à 6:27 :
Trop facile de dire "c'est pas la faute des grecs mais du gouvernement grec". Pourtant c'est pas une dictature la Grèce, les Grecs ont voté et choisit leurs élus, comme par exemple Tsipras, qui agit au nom des Grecs aussi...Ah oui c'est uniquement quand ça vous arrange.
Réponse de le 12/03/2015 à 9:37 :
Tout cet argumentation ne sont que des foutaises. La grèce a triché sur l'état des ses comptes pour rentrer dans l'UE et les grecs n'ont qu'a payé leurs impôts. Oui les Allemands ont fait des erreurs comme tout le monde mais ils ont su faire des sacrifices pour redresser la barre. Je rappelle que la siutation française n'est pas plus glorieuse que celle de la Grèce et quand le tour de la France viendra personne ne nous fera de cadeau. Je pense que le message des allemands est clair et je les soutiens à 100%
Réponse de le 17/03/2015 à 21:22 :
Yvan : oui, l'ALLEMAGNE a fait des erreurs...mais PAS COMME TOUT LE MONDE !!!! 2guerres mondiales, des millions de morts, l'Europe entière détruite... tu parles d"une erreur... vous en parlez comme si l'Allemagne avait fait juste un mauvais investissement, les pauvres !!!! dingues ce que je lis ici ?? mais comment Est-ce possible ? il faut s'informer, lire, chercher dans plusieurs sources de bords idéologiques différents, et ne pas colporter les stéréotypes débiles rapportés par des gens qui le sont tout aussi...
a écrit le 11/03/2015 à 13:26 :
Pourquoi ? Ben c'est simple : pour noyer le poisson. Et bien si on demandait à la Grèce de payer des réparations à toute l'asie mineure et à l'europe du sud pour les guerres qu'elle a menées dans l'antiquité ?
a écrit le 11/03/2015 à 13:08 :
La Grèce doit d'abord commencer à rembourser les albanais d'Epire qui ont été massacrés et spoliés par l'armée grecque après 1945. On estime la somme à 14 milliards d'euros. Et ensuite permettre aux albanais d'Epire de rentrer dans leur terre ancestrale.
a écrit le 11/03/2015 à 12:54 :
Il est bon de rappeler a l'Allemagne qu'elle n'a pas de lecons a donner sur le "respect des regles" qui leur est cher. Notamment sur les dettes de guerre ...
La France de 1870 a payer rubis sur l'ongle avec des trains d'or, depuis lors le declin a suivi ...
Pour la Grece, aucune chance pour les dettes de guerre, en revanche elle
devrait se concentrer sur le pret force de 1942 jamais rembourse, la elle a toutes les chances de gagner ...
a écrit le 11/03/2015 à 12:44 :
Regardons toute l'histoire. Je me permet de vous rappeler, que en échange de l'abandon des dommages de guerre par l'Allemagne les pays européen on bénéficie du plan Marschal américain. Il est couramment admis, que cet aide pour la Grèce représente 4% de PIB pendant 5 ans!!!!!!
Réponse de le 11/03/2015 à 12:56 :
Pouvez-vous citer vos sources. A ma connaissance, le plan Marshall n'a jamais été conditionné à l'abandon des dommages de guerre mais simplement à ne pas demander leur exécution immédiate.
a écrit le 11/03/2015 à 12:25 :
Je suis consterné. 50 ans de construction européenne pour ressortir ces dossiers sur lesquels chacun a accepter de faire la paix (difficile sans doute pour ceux qui ont vécu ce traumatisme barbare) et qui ont permis aux peuples européens de dire qu'avant tout ils souhaitaient avancer et former une communauté de valeurs et de droits et de démocratie,. Ressortir ces dossiers, c'est nier l'idée même d'Europe, de communauté de pensées, de règles, de droits, d'échange, de respect. La paix n'est pas à géométrie variable, devrons-nous rendre un jour l'Alsace et la Lorraine? Stop aux populismes malsains.
Réponse de le 11/03/2015 à 12:55 :
C'est la faute première à l'Allemagne qui ne joue pas le jeu européen mais fait continuellement cavalier seul.
Réponse de le 11/03/2015 à 13:23 :
Justement, le probleme est que tout le monde n'as pas accepté de faire la paix.
La Grece en particulier réclame ces indemnité depuis la fin de la guerre, mais n'a jamais eu raison, ne pesant rien sur la scène interenationale.
Enfin ce n'est pas tant de recevoir effictivement les compensations le point important, mais de montrer ses contradictions a un pays qui dicte sa loi sur le mode du "faites ce que je dis, pas ce que je fais" !
Réponse de le 11/03/2015 à 17:04 :
L'Allemagne ne peut pas vendre de la morale aux autres sans l'appliquer à elle même. En plus, il y a faute et faute les leurs étaient monstrueux et répétitifs.
a écrit le 11/03/2015 à 12:24 :
"...cette question des réparations qui est un des rares moyens de pression dont elle dispose..."

No, monsieur. Ce n'est pas un moyen de pression. C'est un moyen de renforcer l'isolation grecque en Europe. Quel pays soutien pour la Grece en cette question? Personne.

"...mais dans la situation actuelle, la Grèce ne peut se permettre de ne rien faire...."

La Grece se peut permettre de suivre les reformes qui ont vu le retours de la croissance en Q2 et Q3 de 2014 et qui ont ete abandonne par Syriza et le chaos politique resultant dans une nouvelle recession depuis Dec. 2014.
Réponse de le 11/03/2015 à 13:26 :
Le retour de la croissance ? Vraiment vous y croyez ? A votre avis pourquoi une nouvelle recession depuis décembre 2014 ? Vous pensez vraiment que Syriza a tellement de pouvoir pour avoir pu inverser les chose en si peu de temps ?
Ou bien alors recoltons nous (je suis entrepreneur en grece) seulement maintenant les fruits des dernieres mesures d'austérités ?
Réponse de le 11/03/2015 à 13:36 :
Retour de la croissance au Q2 et Q3 ?
C'est sûr, faire -32% sur le PIB entre 2008 et 2013 puis +0.4%, c'est un véritable progrès économique.
On fait ça sur votre feuille de paye et on en reparle ?
Réponse de le 11/03/2015 à 13:41 :
"La Grece se peut permettre de suivre les reformes qui ont vu le retours de la croissance en Q2 et Q3 de 2014"...
Ceci dit avec 33 % de recession antérieure, je suis pas sur que la croissance de 0.1 % puisse vraiment s'appeler " le retour de la croissance"
Réponse de le 11/03/2015 à 14:26 :
Messieurs,

en Q3/2014, la Grece a registre la croissance la plus haute des pays de la zone euro. C'etait un bon commencement. Jusqu'au janvier 2015, les projections pour l'annee 2015 etaient environ 2,5% - 3,0% par la commission europeenne et l'IMF. Maintenant, c'est illusionaire a cause de la fuite des dépôts bancaires qui etaient environ 20 milliards d'euro entre dec. 2014 et fev. 2015. L'incertidude politique et les annoncements erratiques du gouvernement grec ont cree beaucoup de dommage dans les derniers mois. La Grece est bien advise de cooperer d'une maniere plus serieuse avec les institutions et finir avec l'incertitude politique.
Réponse de le 11/03/2015 à 15:11 :
Ah les fameuses previsions de la Troika. Pouvez vous nous dire combien de fois elles se sont revelées justes ? Moi je peux vous le dire : aucune !
Je vous laisse chercher les chiffres, tapez "projection économique troika grece" sur google, c'est le premier résultat, avec un beau graphique compilé par zerohedge.
Et si après vous osez encore vous presenter ici pour déballer vos inepties, chapeau !
Réponse de le 11/03/2015 à 15:53 :
Trop drôle ! La Troika n'a cessé de prétendre le retour à la croissance en Grèce pour l'année suivante, à chaque fois dans l'erreur ! La troika avait-elle dit que son "aide" provoquerait un effondrement du PIB ? Non bien entendu, elle soutenait même le contraire. Leurs calculs ne valent rien, le FMI en a lui-même convenu (multiplicateur budgétaire sur le PIB totalement sous-estimé...).
Réponse de le 11/03/2015 à 16:40 :
Monsieur, la Grece avait en fait battu les projections des economistes (non seulement des economistes de l'IMF/EC mais aussi des banques independents) a partir de jan. 2014 jusaqu'a nov. 2014. (+0.8% en Q1, +0.4% en Q2, +0.7% en Q3). C'etait une bonne base pour accelerer la croissance en 2015. Comme j'ai explique, la fuite de depots bancaires depuis dec. a gravement change la situation.
a écrit le 11/03/2015 à 12:20 :
il me paraît logique que la Grèce demande des réparations de guerre si celles sont justifiées.
Quand on se fait passer pour un modèle (l´Allemagne) pour l´Europe, il faut d´abord rembourser ce qu´on doit avant de demander aux autres de le faire.
a écrit le 11/03/2015 à 12:17 :
Vous chantiez? J'en suis fort aise, et bien dansez maintenant.. pauvres grecs manipulés par un gugusse..
a écrit le 11/03/2015 à 12:06 :
Ils ont raison, l’Allemagne a eu des gros coups de pouces en sortant de la guerre.
L’Allemagne est devenu forte grâce à nous, arrogante Allemagne avec son plan d’austérité qui mènent à rien sauf à faire éclater l'Euro.
Elle devrait sortir de l'euro et ses produits de qualité moyenne seront pus chère de 30 à 50%.
Réponse de le 11/03/2015 à 12:57 :
+1
Réponse de le 11/03/2015 à 13:14 :
tu es américain ?
Réponse de le 11/03/2015 à 13:21 :
Alors avant de dire n'importe quoi en public vaut mieux lire l'histoire de la fin de la 2eme guerre mondiale et ses conditions , ceux qui ont payé ou non et ceux qui ont reçu des dédomagements et pour vous aider un peu pourquoi la France et l'Allemagne sont considérés et ils l'ont toujours été comme les 2 pays meneurs en Europe.
Bref, alors pour dire quelque chose ils faut bien en être sûr
Réponse de le 11/03/2015 à 13:47 :
La Grèce aura son plan étalé sur 200 ans si il le faut avec tes taux bas.
sinon ce sera la fin de l'euro et la fin du capitalisme moderne à la mode CEE..
Réponse de le 11/03/2015 à 16:14 :
Tsipras a tout à fait raison de contre-attaquer de la sorte puisqu'une certaine Allemagne le tient pour quantité négligeable et lui fait quotidiennement la leçon. Je suis totalement d’accord avec « Révolution » et « Jean-Pierre ». Les historiens de tous bords soulignent depuis longtemps plusieurs faits indiscutables: lorsque la guerre froide a éclaté, l'Allemagne qui était encore en ruines a vu la situation se retourner en sa faveur et a bénéficié d'une aide considérable du Plan Marshall, établi à juste titre par les Etats-Unis pour que l'Europe ne cède pas aux sirènes du communisme et à la logique des « coups de Prague ». Elle a ainsi pu se reconstruire et redevenir progressivement la puissance qu’elle est aujourd’hui grâce à ce basculement miraculeux. Puis, avec l’effondrement du communisme et la réunification, elle a de nouveau bénéficié d’une conjecture favorable et a réglé les questions pendantes de la 2e Guerre mondiale à peu de frais et sans qu’un traité de paix soit signé officiellement. Pendant toutes ces années de l’après-guerre, qu’a fait la Grèce ? Victime du partage du monde conclu en quelques minutes à Yalta, elle a subi de nouvelles dévastations du fait d’une guerre civile effroyable entre royalistes et résistance de gauche, une guerre habilement instrumentalisée par Staline soucieux de respecter l’accord avec ses ex-alliés (qui faisait passer la Grèce dans la sphère d’influence occidentale) et par conséquent d’abandonner à son sort le camp progressiste tout en criant au loup pour en tirer des effets de propagande. Dans ces conditions, la Grèce est devenue une "monarchie bananière » à la solde des Etats-Unis avec des gouvernements fantoches issus d’élections truquées et d’un clientélisme à tout-va qui n’ont jamais voulu poser le problème des réparations, de peur de s’attirer la foudre de leurs tuteurs. Mȇme le PASOK, arrivé au pouvoir en 1981, est resté muet sur ce point, son leader Andréas Papandréou, « socialiste d’opérette » et de nationalité américaine, n’ayant fait que poursuivre les politiques populistes de ses prédécesseurs de droite avec leur cortège de scandales et de mensonges. On peut donc conclure de ces évolutions que l’avènement de Syriza marque pour la première fois en Grèce la constitution d’un gouvernement indépendant et déterminé à sortir le pays d’une longue série d’humiliations. Est-ce trop tard dans un environnement européen converti à l’ultra-libéralisme ? Pour le moment, souhaitons-lui seulement de rompre l‘isolement où il se trouve. Mais le silence des élites européennes est de mauvaise augure.

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