Grèce : pourquoi l'Allemagne joue la montre

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Le ministre des Finances pourrait faire traîner les choses, empêchant le Bundestag de décider sur le plan grec  la semaine prochaine.
Le ministre des Finances pourrait faire traîner les choses, empêchant le Bundestag de décider sur le plan grec la semaine prochaine. (Crédits : RALPH ORLOWSKI)
Wolfgang Schäuble fait la moue devant le projet de mémorandum. Un débat s'est engagé sur le sujet au sein du gouvernement allemand. Il pourrait conduire à renforcer encore la tutelle sur Athènes.

C'était à prévoir. L'Allemagne se montre très prudente face à « l'accord technique » trouvé le 11 août entre la Grèce et le « quartet » formé des représentants de la Commission européenne, de la BCE, du FMI et du Mécanisme européen de Stabilité (MES). Certes, le gouvernement fédéral salue la « bonne volonté » d'Athènes en matière de « réformes » qui a fait preuve « d'une attitude constructive », mais, décidément, ce n'est pas assez. Le porte-parole du gouvernement allemand, Stefen Seibert, a prévenu : « il faut encore reconstruire la confiance par la mise en œuvre des réformes. » Autrement dit, Berlin demande que la mise sous tutelle d'Athènes soit encore renforcée.

Plus de tutelle

Cette demande est assez étonnante. Lorsque l'on regarde dans le détail du projet de mémorandum, en effet, on observe que le gouvernement grec sera tenu de rendre compte de ses réformes à des dates très précises. Mais il est clair que ce que vise Berlin, c'est de maîtriser davantage la libération des fonds. Plutôt que de donner aux Grecs des tranches importantes pour faire face à leurs échéances, le gouvernement allemand serait partisan d'une libération de l'argent au compte-goutte, au moment de chaque échéance, par exemple. Ce maintien d'un « nœud coulant » permettrait évidemment de s'assurer de l'obéissance du gouvernement grec qui, malgré sa bonne volonté affichée depuis le 13 juillet, reste décidément suspect aux yeux des dirigeants allemands.

Retard au Bundestag

Berlin pourrait commencer dès maintenant la mise en pratique de cette stratégie en retardant la validation du texte par le Bundestag de cet accord technique. Mercredi 12 août, le ministère des Finances allemand a fait savoir qu'il allait étudier le texte au plus jusqu'à la fin de la semaine prochaine, donc jusqu'au 21 août. Impossible donc de convoquer le Bundestag avant cette décision. Or, sans le vote du parlement, impossible de disposer du vote allemand au MES et, donc, de libérer les fonds. Ce retard devrait empêcher le versement de la première tranche de « l'aide » et obliger Athènes à solliciter un financement-relais pour faire face à l'échéance de 3,4 milliards de dettes détenues par la BCE et venant à échéance le 20 août. C'est exactement ce que cherche Berlin : obliger le gouvernement grec à « donner des gages » pour obtenir de l'argent.

Opposition entre Sigmar Gabriel et Wolfgang Schäuble

Ce retard est, du reste, assuré par l'existence d'un débat au sein du gouvernement allemand sur le fond du texte. Comme souvent, il prend la forme d'une passe d'armes entre le vice-chancelier social-démocrate Sigmar Gabriel et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. Alors que le premier n'a pas caché son enthousiasme pour le projet de mémorandum, le second ne s'est pas officiellement exprimé. Mais selon la Süddeutsche Zeitung de ce jeudi, un document interne à son ministère estime que le document est trop imprécis. D'autre part, il manquerait encore « d'importantes réformes » dans la liste spécifié par le projet. Bref, la Wilhelmstrasse, siège du ministère fédéral des Finances, souhaiterait durcir le texte. Au final, Angela Merkel - qui reste soigneusement muette - règlera le débat. Mais elle a tout intérêt à le laisser apparaître, car c'est un message envoyé au FMI, à Athènes et à Paris.

Fonction du débat allemand

Ce débat a une fonction importante dans le nouveau rôle qu'entend jouer l'Allemagne en Europe. Il montre que l'accord de Berlin n'est jamais acquis. Ceci signifie que la Grèce, mais aussi l'ensemble des autres pays de la zone euro, doivent évidemment faire un effort supplémentaire pour apaiser le débat interallemand et arracher l'accord du gouvernement fédéral. Le message est aussi envoyé au FMI qui hésite à se lancer, sans restructuration d'envergure de la dette grecque, dans cette périlleuse aventure d'une nouvelle phase de la cavalerie financière pour « sauver la Grèce. » Avec une Allemagne encore hésitante, le FMI constate que le défaut grec n'est toujours pas à exclure. Pour sauver sa mise existante, le FMI doit donc rassurer l'Allemagne, abandonner ses demandes de restructuration dont Berlin ne veut pas entendre parler et reprendre un engagement vis-à-vis de la Grèce. Une situation qui peut sembler absurde, mais qui est le fruit de la logique à l'œuvre depuis 2010.

Craintes à Athènes et à Paris

Quant au gouvernement grec, ce débat berlinois ne peut que l'inquiéter. Sans accord allemand, pas de mémorandum. Or, dans la logique adoptée le 13 juillet par Alexis Tsipras, il n'y a pas d'alternative au mémorandum. Il faut donc à tout prix rassurer la Wilhelmstrasse. Si nécessaire, on acceptera donc de resserrer la tutelle et de s'engager sur quelques réformes supplémentaires. En réalité, Athènes n'a plus les moyens de résister aux pressions allemandes.

Ce débat intérieur à l'Allemagne est aussi un message envoyé à la France. Il consiste à montrer que pour conserver l'Allemagne dans la « solidarité européenne », il faut donner davantage de gages. En termes budgétaires, bien sûr, comme l'a encore réclamé ce dimanche Volker Kauder, un proche de Wolfgang Schäuble, mais aussi en ce qui concerne le futur « approfondissement » de la zone euro qui pourrait passer, sur la pression allemande, par une nouvelle surveillance renforcée des budgets nationaux via un « ministre des Finances de la zone euro » indépendant de la Commission. Les hésitations de Wolfgang Schäuble et l'opposition renforcée au Bundestag au plan grec, sont autant de raisons de chercher à « rassurer Berlin. » Et au final, de renforcer le pouvoir de décision allemand dans la zone euro.

Renforcement de la démocratie allemande au détriment de la grecque

La stratégie allemande commence donc progressivement à prendre forme. On assiste au renforcement de la démocratie allemande au détriment de la démocratie grecque. Pour réduire le nombre d'opposants au plan parmi les députés conservateurs allemands (une minorité qui de toutes façons ne remetrait pas en cause l'adoption de ce plan, compte tenu de la grande coalition), on cherche ainsi à renforcer la mainmise des créanciers sur le processus de décision en Grèce. On assiste aussi à une forme de pression permanente sur le reste de la zone euro pour obtenir des concessions. C'est le fruit de la crise grecque où l'on a vu combien le débat Schäuble-Merkel sur le Grexit a inquiété la zone euro. Cette méthode pourrait perdurer dans l'avenir.

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a écrit le 15/08/2015 à 11:54 :
Les Allemands défendent les intérêts de l'Allemagne et c'est tout à leur honneur. La France étant passée dans le camps des dépensiers sur-endettés menteurs et hypocrites elle se la joue défenseur de la solidarité et donc de la ponction sur le compte des "riches". Viendra un jour où le club grec devra se retirer de l'euro et laisser la place à l'euro-mark unique monnaie de réserve européenne. Ceci se fera et la France sera définitivement reléguée en 2ème classe après avoir presque tout perdu de son industrie mais restant bien sûr centre de morale universelle admiré du genre humain.
Réponse de le 15/08/2015 à 13:10 :
Pas loin de partager votre avis.

Cela se jouera à la prochaine présidentielle.

Si on a un Sarkozy ou un Hollande qui sera réélu pour 5 années de plus, ce sera irrattrapable, on ne pourra plus s'extraire de la spirale de l'endettement.
Réponse de le 16/08/2015 à 11:43 :
La formule "tout a leur honneur" est de trop! Disons simplement que dans cette Europe mal construite ilnefaut pas s'etonner de l'absence ou de la perte d'interets communs au profit des interets particuliers des etats et l'Allemagne a su mieux que d'autres s'imposer a ce jeu.
L'euro fort a a l'origine ete copie sur le mark pour donner droit a l'Allemagne...Et j'en passe... tout le monde connait ces faits, sauf ceux qui sont volontairement amnesiques!
Réponse de le 16/08/2015 à 11:43 :
La formule "tout a leur honneur" est de trop! Disons simplement que dans cette Europe mal construite ilnefaut pas s'etonner de l'absence ou de la perte d'interets communs au profit des interets particuliers des etats et l'Allemagne a su mieux que d'autres s'imposer a ce jeu.
L'euro fort a a l'origine ete copie sur le mark pour donner droit a l'Allemagne...Et j'en passe... tout le monde connait ces faits, sauf ceux qui sont volontairement amnesiques!
a écrit le 14/08/2015 à 19:41 :
Ca devient insupportable. Pour la première fois, je me dis que la sortie de l'Euro peut être une solution. A quoi bon une Europe libérale et allemande.. De toute façon la croissance est condamnée ou nous condamne à moyen terme, le travail humain devient une peau de chagrin et il faudra tenter autre chose... Alors, avant que la démocratie n'apparaisse comme le pire de tous les systèmes pour faire face à l'urgence, on pourrait peut-être essayer de les ridiculiser en ne permettant pas à quelque parti de gouvernement de dépasser les 15 % des inscrits.. Un vraie grève du suffrage, pas une abstention par lassitude...
Réponse de le 15/08/2015 à 9:44 :
+1
Réponse de le 15/08/2015 à 11:10 :
@Miltrist, non sérieusement une sortie de l'euro ? Avec une dette de près de 100% du PIB, un déficit chronique qu'on arrive pas à réduire ?
Aujourd'hui on a des taux à 1%, mais avec une sortie on passerait tout de suite à 4-5%, à 2100 milliards d'euros le PIB je vous laisse faire le calcul.

Là où je vous rejoins c'est qu'il y a un vrai problème démocratique en France (où on a des politiques qui ne disent pas les choses responsables sur les vraies enjeux quand ils sont en campagne ou même après d'ailleurs) et en Europe où la démocratie est totalement illisible.
Réponse de le 18/08/2015 à 9:58 :
@Piotr je ne sais pas pour la sortie de l'Euro (mais qui sait au fond ?) je dis que je me pose la question pour la première fois. L'attitude arrogante de l'oligarchie européenne qui a échoué avec des gouvernements grecs "amis" pendant des années" et plus généralement de la Troïka qui a imposé une rigueur sans queue ni tête sinon étroitement idéologique qui a abouti à un quasi doublement de la dette me semble hors de propos. La volonté de mettre au pas un gouvernement qui n'a, a contrario aucune responsabilité dans l'état du pays, me révulse. L'argent européen ou du FMI n'a atterri que marginalement en Grèce et pendant ce temps les entreprises principalement allemandes mais pas que font de très bonnes affaires en rachetant à vil prix des pans entiers. Et vous aurez remarqué que certains membres de l'Eurogroupe figurent dans les CA de ces entreprises. Et quand je lis qu'un institut allemand évalue à 100 Milliards € les "bénéfices" allemand sur la crise grecque....Quand dans le m^me temps ces politiques européens, les nôtres suivant lamentablement, négocient avec les différents traités de libre échange, le désarmement politique dans nos sociétés, je me dis que l'idée européenne a vécu et que je ne veux plus de ce monde là...
a écrit le 14/08/2015 à 16:15 :
Et si tout simplement on en revenait à quelques proverbes pour expliquer les réticences du gouvernement allemand :
- Chat échaudé craint l'eau froide.
- Un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras"
and so on ...

Quand à penser que nos amis allemands sacrifierait la démocratie à une dictature de créanciers ... c'est bien mal les connaitre.

Par contre "un homme, une parole". Autrement dit une fois qu'on a topé on respecte son engagement ... et c'est bien cela qui a coincé ces derniers temps dans les pays de Socrate et de Montaigne. Non ?

Pour moi, le vrai problème c'est comment les politiques allemands vont faire pour : 1/. faire passer à leur opinion l'inévitable "haircut" de la dette grec qu'on ne pourra repousser indéfiniment et 2/. et éviter que les budgets d'autres pays dérapent et qu'ils se retrouvent "cautionnaire de fait" de ces pays (ce qu'ils ne pourraient financièrement assumer) ou qu'ils se retrouvent embarqués dans une politique d'inflation (ce qu'ils ne peuvent envisager). Bref la mort de l'euro dans les deux cas.

Pour le premier point, Merkel s'est engagé sur le fait qu'il n'y aurait pas de haircut ... oups j'ai dit engagé.

Pour le second point, la nouveauté depuis début juillet c'est qu'ils ont changé de méthode : "votre chantage à l'Euro (Varoufakis) ... chiche, va pour l'exit, on survivra", "votre déficit chronique (France) ... vous avez bien compris maintenant qu'on ne sera pas là pour vous rattraper".

On appelle cela "responsabiliser", to "empower" en anglais, c'est un peu plus musclé un peu moins fleur bleue mais c'est la seule manière de faire à mon avis. Je ne crois que moyennement au suivi de règles par la Commission ou un Ministre des finances européen.
Réponse de le 15/08/2015 à 0:49 :
Vous avez raison , j 'espère que vous n'oubliez pas intentionnellement les
nombreux défauts de paiement de l'allemagne entre 1919 et 1939 , ni l'effacement de la moitié des dettes de la dernière guérre mondiale en 1953
et dans le même temps relire l'argumentaire de konrad adenauer pour la diminution de la dette , cordialement.
Réponse de le 15/08/2015 à 10:48 :
@mimi45140, quelle est votre position exactement ?

- Dire que l'Allemagne n'a pas payé toutes ses "dettes de guerre" et que donc elle n'a rien à demander ?

- Dire que dans le principe une dette n'a pas besoin d'être honorée ?

- Ou dire qu'il faut réduire la dette de la Grèce ?
Réponse de le 15/08/2015 à 19:45 :
"un homme, une parole"? Ah oui on a vu cela à l’œuvre avec les traités!! Vous êtes sûr d'être objectif parce que pour "empower" je crois que les dirigeants allemands vont pouvoir commencer par eux .
Ils vont porter la responsabilité de l’échec de l'UE, voir l'accélérer !
Réponse de le 18/08/2015 à 10:14 :
@inconnu

Et bien faisons factuellement le bilan des engagements non tenus - car c'est vrai il y en a eu de part et d'autres - des différents derniers gouvernements français et allemands sans revenir aux "dettes de guerre" qui ne sont que des rackets de vainqueurs sur les vaincus dignes du moyen âge et qui ont en germe la guerre suivante.
Réponse de le 20/08/2015 à 10:05 :
C'est étonnant votre capacité à ne pas répondre aux arguments, à revenir sans cesse à votre credo sur le bon sens !! Pourquoi vos proverbes n'étaient-ils pas applicables aux précédents gouvernements grecs "amis" de l'l'Allemagne" et de l'oligarchie ? Parce qu'elle en tirait profit (cf. Insitut Liebnitnz) ? Parce que l'Europe a désendetté les banques privées plutôt que la Grèce ? En l'occurrence, le proverbe qui résume l'action de la politique européenne donc allemande devrait être plutôt "qui paye ses dettes s'appauvrit" puisque l'effet des politiques d'austérité et les plans d'aide a été de creuser davantage. Et une majorité d' économistes à commencer par ceux du FMI annoncent que le prétendu plan d'aide ne résoudra rien....Mais entre temps les entreprises européennes et allemandes se seront goinfrées en rachetant des pans entiers de l'économie locale... "On n'est jamais si bien servi que par soi même" ?
a écrit le 14/08/2015 à 13:37 :
L'Allemagne est peut-être le gendarme de l'Europe, mais elle est en tous cas, la sauvegarde de notre monnaie commune ! on pourrait la remercier de tenir bon dans le cas de la Grèce pour éviter une débacle de l'Euro.
Réponse de le 14/08/2015 à 20:11 :
L'euro est loin d'avoir fait la preuve qu'il est une bonne monnaie! Alors sa "debacle" pourrait bien au contraire s'averer un sauvetage pour bien des pays de l'eurozone, et bien sur pour ceux qui n'en font pas encore partie.
a écrit le 14/08/2015 à 12:52 :
@l'Allemagne passager clandestin de l'Europe 13/8 19:25
Tout d'abord, la France aurait pu faire comme l'Allemagne.
De 2001 à 2014; la partie industrie dans le PIB est passée de 30 à 30.7% en Allemagne alors que celle de la France a baissé de 22.9 à 19.4% (statistiques fiables)
Il y a peut être un écart statistique mais l'écart de 10% est significatif. Quand on tue l'industrie, il est difficile d'exporter.
Durant la même période, les prélèvements obligatoires sont restés constants (39.6%) en Allemagne alors qu'ils ont passés de à 44.3 à 47.3% en France (source fiable).
On peut regarder le problème dans tous les sens, nos amis Allemands sont plus performants que nous.
En revanche et je l'écris de nouveau, nous pouvons nous améliorer de façon significative sans que notre niveau de vie en pâtisse car il y a en France des leviers de partout et en plus de cela nous avons un avantage démographique. Un ami Suisse me disait l'autre jour que dans son pays les voies d'amélioration étaient extrêmement limitées.
Cordialement
a écrit le 14/08/2015 à 8:00 :
@Yves R le 13/08/2015 à 23:55
En ce qui concerne l'Ukraine, difficile de juger pourquoi l'Europe est si impliquée mais comme tout le monde est d'accord, il doit y avoir de bonnes raisons.
En ce qui concerne la Grèce, je ne pense pas (mais ce n'est que mon avis) qu'il y ait une fixation contre Syriza. Il y a un problème à régler, un point c'est tout. Dans ce cadre d'ailleurs, je souhaite que monsieur Tsipras réussisse à améliorer la gouvernance dans son pays. Il semble avoir le soutien du peuple Grec ce qui est très positif. Pour l'encourager, il faudrait que la dette Grecque soit ajustée de façon à réduire son fardeau durant les prochaines années qui sont capitales pour la possible réussite du plan.
Cordialement
a écrit le 13/08/2015 à 19:52 :
Dsl pour l orthographe de mes commentaires. La tablette, bref.

Vous connaissez les trolls et la theorie qui va avec concernant le deroulement d une conversation sur un forum.

J aimerais si vous aimez, faire preuve d humour de deux types de trolls bien francais. Enpremier il y a le fervent defenseur de l orthographe francaise, celui la au 1000 visages et 1000 pseudo est un classique qui a la longue se transforme en running gag des plus lourd et fatiguants. En deuxieme il y a le troll qui a chaque article doir cracher sa haine du bolchevisme ou du front national (en fonction de l auteur de l article), celui la aussi me fatigue car en tant que troll il reduit le debat a son strict minimum, soit : partisan et politque.... ce dont au passage il reproche a l auteur..... paradoxal, non?
Merci a tous de respecter cette place publique permise par la Tribune et de participer au DEBAT !
Vous en connaissez d autres journaux ou vous avez une converture mensuel de la guerre economique Grece - Allemagne? Moi pas.....
a écrit le 13/08/2015 à 19:40 :
Oui Herr General Schauble a gagne ! Il faut reconnaitre un triomphe quant il a lieu et au lieu de le critiquer le glorifier ou le denoncer.... a vous de voir.

Oui, l allemagne a pris le controle de l euro et par consequent benificie de tous les avantages economiques que le mqitre de l euo obtient quand il le pouvoir economique.

Les cartes auraient pu etre rabattu si Monseigneur Hollande avait laissez Schauble et Varoufakis s entendre sur une sortie de l euro.... Malheureusement vous connaissez la suite.

L euro va a min avis enfermer le continent europeen dans une guerre economique sans fin pour le controlede l euro. Qui a l euro pour imprimer des euros au titre de QE et les depenserla ou il le juge bon pour ces interets.

C est bien malheureux, mais c est la situation actuel.

Ciao tutti
Réponse de le 14/08/2015 à 14:28 :
Entièrement d'accord avec vous. Les USA ont le dollar et désormais l'Allemagne a l'euro et sa zone économique pour le garantir.
Demain une nouvelle monnaie de référence mondiale va apparaître: le Yuan.
Il y aura donc trois zones monétaires: Dollar contrôlée par les USA, Euro contrôlée par l'Allemagne et Yuan contrôlée par la Chine.
Dans tout cela la France ne pèse plus rien puisqu'elle a abandonnée sa souveraineté contre la garantie de pouvoir verser des allocations en tous genres et d'entretenir une fonction publique pléthorique et privilégiée.
Nous avons vendue notre liberté et notre souveraineté pour un plat de lentilles.
Réponse de le 14/08/2015 à 15:56 :
àScipion : La France a toujours un pouvoir de decision, soit en quittant la zone Euro afin de retablir sa competitivité en taux de change par rapport a son premier partenaire commerciale. A minima elle peut aussi tenter de mettre à l'essai un systeme a deux monnaies une locale et une internationnal à l'interieur de la zone Euro.
a écrit le 13/08/2015 à 19:25 :
L'écart de compétitivité que l'Allemagne a construit avec ses partenaires n'est pas principalement lié à la capacité de ce pays d'avoir un taux d'inflation faible. Si depuis 2001, l'indice de compétitivité calculé par rapport aux prix à la consommation (CPI) montre un avantage de l'Allemagne, ce dernier n'est pas significatif avec des pays comme la France, l'Autriche, la Belgique ou l'Italie par rapport auxquels elle accumule les excédents (70,8 milliards d'Euros en 2009 pour un total de 115 milliards pour l'ensemble de l'UE).

L'adoption d'un indicateur de compétitivité basé sur le déflateur du PIB nous fournit une autre image.

Les écarts de compétitivité apparaissent ici nettement plus importants. L'indice de compétitivité construit sur le déflateur du PIB permet par ailleurs d'introduire les coûts de production pris dans le sens le plus large.
De ce point de vue, cet indice de compétitivité est déjà bien plus réaliste. Cependant, il peut laisser à penser que c'est grâce à des gains de productivité particulièrement importants en Allemagne que c'est construit l'avantage compétitif.

Or, une étude de la fondation Robert Schuman tend à montrer que le niveau de productivité de l'Allemagne n'est pas extraordinaire par rapport à la moyenne de l'UE. En fait des pays comme la France, l'Autriche et l'Irlande obtiennent des résultats meilleurs. La prise en compte de la productivité globale (PIB que divise la population active) a tendance à favoriser les pays qui ont un secteur financier très développé. Mais, si cela permet d'expliquer les excellents résultats de l'Irlande, du Luxembourg et des États-Unis, on est dans le cas d'une comparaison entre la France et l'Allemagne avec une structure de la production qui est à peu de choses près équivalente. Les résultats sont donc comparables.

L'analyse du graphique 4 indique un décalage de près de 15% entre le coût du travail réel entre l'Allemagne et la France, alors que la hausse des prix ne peut expliquer qu'environ 5% du décalage avec l'Allemagne.

Ceci reflète l'effet de la politique fiscale allemande qui, en 2002, a décidé de transférer massivement les charges patronales sur la fiscalité pesant sur les salariés et la population. À travers l'application de cette « TVA sociale », l'Allemagne a réalisé l'équivalent d'une dévaluation de 10% au sein de la zone Euro qui avait été conçue pour éviter en principe ce type de stratégie. Il faut noter que cette politique allemande de compression des coûts unitaires du travail n'a été possible que parce que les autres pays n'appliquaient pas une politique similaire. L'Allemagne n'a pu se permettre une telle politique que dans la mesure où ses voisins faisaient l'opposé. Si tout le monde avait pratiqué la même politique de contraction du coût réel du travail, l'Europe aurait été plongée dès 2003 dans une terrible dépression. Le gouvernement allemand doit donc être mis devant ses responsabilités. C'est lui qui a pratiqué une politique de « Passager Clandestin» et qui a rompu le pacte Européen le premier.
Réponse de le 14/08/2015 à 15:36 :
Bjr, je suis d'accord avec votre analyse technique que vous avez faite, mais j'ai l'intuition que cet avantage competitif, n'est pas du a une nouveauté fiscale, mais a la sous evaluations du taux de change Euro/Reste du Monde par rapport à l' economie allemande. Ainsi telle la Chine elle peut maintenir sa competitivité par la faiblesse de l'euro actuel tout a son benefice et s'assurant aussii les premieres places au rang des grands exportateur de produits finis..
a écrit le 13/08/2015 à 17:50 :
On peut compter sur Hollande pour renoncer à toute indépendance budgétaire, socle historique de la construction de la démocratie. Et ce sera à genoux!
a écrit le 13/08/2015 à 17:32 :
163 eme article de Godin sur le theme "les mechants bourreaux du peuple grecque victime de l'austerite neo-liberale". C'est du stakhanovisme.
Réponse de le 13/08/2015 à 19:38 :
Avant de lire un article de godin, je regarde ce genre d’appréciation.
a écrit le 13/08/2015 à 17:07 :
Ce commentaire concerne aussi l'article: "Que veut l'Allemagne".

L'Allemagne a bien raison et sait ce qu'elle veut, et joue remarquablement quant à orienter une évolution européenne selon ses points de vue (respect des règles acceptées par tous lors de la création de l'Euro, gestion des comptes par les pays selon ces règles), contrairement à la France - et on ne parle pas de la Grèce qui de ce point de vue lui ressemble, certes en pire - qui depuis des décennies est dirigée par des politiciens médiocres, et est peuplée de gens qui en général ont une culture économique faible - en France, en Grèce aussi, la politique et l'idéologie remplacent l'économie: comment croire qu'on peut éternellement vivre avec des déficits et une dette qui ne fait que grossir sans se rendre compte que cela puisse devenir un problème sérieux - outre le fait que c'est criminel de léguer les dettes et le problème aux générations futures.

Vivement l'avènement d'un gouvernement économique de la zone Euro de type fédéral pour accompagner la monnaie unique, lequel sera effectivement managé selon des politiques d'inspiration allemande, libérales et orthodoxes sur le plan financier (équilibre des comptes, contrôle des déficits et des dettes). Car c'est ce qui se profile vu l'incompétence et l'absence de crédibilité des gouvernements français successifs et le fait que la majorité des autres pays et gouvernements européens n'ont pas le problème des français avec le libéralisme économique et pensent, également quand ce sont des socio-démocrates qui sont aux pouvoir que c'est ce système libéral, et non pas l'étatisme et le socialisme à la française, qui est le plus à même de réussir économiquement (en fait les socio-démocrates gouvernent en coalition avec les libéraux et conservateurs en Allemagne, Finlande, Roumanie, Irlande, Pays-Bas, République tchèque, Autriche, Croatie, Estonie, Lituanie). Ni non plus le même problème qu'on les français avec le fédéralisme. Les français devront alors mettre leur orgueil dans leur poche, et leur nationalisme dans un mouchoir - comme les Grecs -, mais ils s'en porteront en fin de compte bien mieux: un simple exemple: environ 5 % de chômage en Allemagne, en Grande Bretagne, au Canada, en Australie, en Suisse, en Tchéquie, contre 10 ou 11 % en France, sans espoir réaliste et non démagogique de voir ce taux diminuer dans ce pays: cherchez l'erreur !!.

Quant aux articles de Romaric Gaudin, il faudrait vraiment que La Tribune cesse de les présenter au nom du journal et écrits par "son" journaliste (ce qui discrédite le journal), mais dans une rubrique spécifique intitulée "Opinons", dans laquelle figureraient d'autres points de vue. Libre à Mr Gaudin de penser et écrire ce qu'il veut, et à La Tribune de le relayer, mais au même titre que d'autres "opinons" d'autres journalistes (qui seraient fort souhaitables). Son anti-germanisme et son anti-libéralisme (souvent style gauche de la gauche), doublés d'une flatterie du nationalisme français, apparaissent caricaturaux, et font regretter l'absence d'une véritable analyse économique précise, et non pas politique (une simple comparaison des chiffres de l'Allemagne, de la France, et de la Grèce serait fort édifiante). Tout point de vue est respectable, mais on peut se demander pourquoi La Tribune lui donne une telle exclusivité sur ces sujets (Grèce, Allemagne, Euro, etc….), alors que ce qu'il écrit correspond le plus souvent dans ses articles aux "opinions politiques" d'un seul homme, et ne correspond pas au devoir d'impartialité et d'analyse d'un journal supposé traiter de manière sérieuse et exhaustive les domaines économiques et financiers.
Réponse de le 13/08/2015 à 17:48 :
Votre discours serait crédible et même parfaitement souhaitable SI et seulement SI la Zone Euro, et l' "Europe" en général, n'était pas pilotée par les us. Et, manque de chance, cela est de plus en plus visible par tous. Bonne journée.
Réponse de le 13/08/2015 à 23:40 :
La Tribune est encore libre de décider si elle conserve Godin ou non, ceci n'est pas de votre ressort. Quant à votre précieux 'modèle' allemand, il peut se démonter en deux minutes. Je ne perds toutefois jamais mon temps avec ceux qui ont subi un lavage de cerveau irréversible ;) Continuez à bêler si cela vous chante
a écrit le 13/08/2015 à 17:02 :
Il est temps pour la FRANCE de s'opposer au modèle proposé par l'Allemagne!!!!
Réponse de le 14/08/2015 à 17:03 :
Je crains qu'il ne soit déjà bien trop tard...
a écrit le 13/08/2015 à 16:55 :
Il est absurde de parler d'un "renforcement de la démocratie allemande au détriment de la grecque". Dans les deux pays les parlements voteront (ou pas) le nouveau plan. Il est complètement normale que le Bundestag se prononce sur un plan qui engagel l'Allemagne. Il n'y a que les monarchies comme la France où le parlement n'est pas consulté -:)
Réponse de le 13/08/2015 à 23:43 :
Bien sûr que si, il y a toujours un rapport de force qui est en faveur du créancier et non du débiteur. Sauf si le débiteur se place en défaut de paiement. C'est bien la grande erreur qu'a commise Tsipras
a écrit le 13/08/2015 à 16:54 :
Euh, les Grecs ont joué jusqu'à présent la carte du mensonge permanent et des engagements non tenus. Sans être pro-allemand, faut quand même être sérieux. Qui veut prêter une nouvelle fois dans les mêmes conditions ? La confiance, ça se mérite, n'est-ce pas, et ce n'est pas en faisant des entourloupes qu'on se bâtit un crédit de confiance :-)
Réponse de le 13/08/2015 à 17:50 :
Mais si vous etes pro allemand, pourquoi prendre cette reserve oratoire? Et puis il n'y a pas de mal a ca!
J'ai cru comprendre que vous viviez en Grece, un pays que vous ne cessez de denigrer et a la limite d'insulter ainsi que ses citoyens..? Vous devriez emigrer a Munich ou a Berlin, vous seriez beaucoup plus proche de vos merveilleux modeles et pourriez leur rendre les honneurs, le petit doigt sur la couture du pantalon, en claquant des talons....
a écrit le 13/08/2015 à 16:35 :
Il faudra bien que quel qu un leur dise non un jour !
Dans l attente , etc , etc , .......Au fait il me semble que Sapin .....je dois me tromper .
a écrit le 13/08/2015 à 16:06 :
C'est dans l'intérêt des Grecs d'être sous étroite surveillance, car avec un gouvernement gauchiste, la tentation du laxisme ne tardera pas à revenir..
Réponse de le 13/08/2015 à 16:59 :
C'est que des gouvernements de droites qui ont foutu la Grèce et ne France on a eu un incompétent notoire en économie qui a plombé la France
Je crois que ce médiocre ex président doit être votre idole
Réponse de le 13/08/2015 à 23:44 :
Le bilan des précédents gouvernements grecs, pas gauchistes pour un sou, discréditent totalement votre affirmation
a écrit le 13/08/2015 à 15:31 :
"En réalité, Athènes n'a plus les moyens de résister aux pressions allemandes." C'est bien de s'en apercevoir enfin après avoir passé 6 mois à affirmer le contraire....
a écrit le 13/08/2015 à 15:05 :
merci encore cher Romaric pour cette nouvelle analyse de la campagne grecque dans la dernière guerre européenne aux populations autochtones (sans parler des autres, bien sûr).
quand vous dites, " FMI qui hésite à se lancer, sans restructuration d'envergure de la dette grecque", je ne vois pas bien: 'l'accord' a-t-il été trouvé (comme vous le confirmez au début de l'article) ou non avec les créanciers (FMI, MES, UE, BCE), ou doit-il être ratifié par d'autres instances du FMI? (je vois bien que ce soit le cas pour l'UE, évidemment, mais pourquoi cette indécision du FMI)
merci encore et déjà pour vos lumières
Réponse de le 13/08/2015 à 23:49 :
Techniquement, le FMI dispose, de par ses statuts, l'indépendance nécessaire pour se dissocier d'un nouveau plan d'aide. La question étant uniquement de savoir si ils veulent être associés à un nouveau fiasco ou pas. Le FMI est une institution schizophrénique, avec une 'base' qui produit des rapports démontrant l'inanité des plans d'aide successifs, et son sommet, nettement plus politisé et soumis à l'idéologie dominante. Encore que Lagarde n'est pas assez idiote que pour ne pas voir l'échec assuré du plan d'aide
a écrit le 13/08/2015 à 15:03 :
Tout à fait en phase avec
Bernardo
Si vous voulez les aides
Vous acceptez les contreparties
Sinon la Grèce est toujours libre de se déclarer en défaut voire de sortir de la zone euro
Le choix démocratique lui reste
Et le peuple allemand a également élu démocratiquement ses dirigeants !
C'est aussi vos impôts qu'il ne faut pas jeter dans un puit sans fin
Le courage politique était peut être dans le grecxit
Avec a la clé une Europe resserrée et surtout un exemple de plongée de la Grèce pour les europhobes de tous les pays
a écrit le 13/08/2015 à 14:46 :
Marrant, néanmoins : la Grèce colonie de l'Allemagne elle-même colonie des us. Une sous-colonie, en fait... Faut savoir déléguer, qu'y m'ont toujours dit.
a écrit le 13/08/2015 à 14:37 :
L'Europe c'est désormais "Deutschland über Alles" !
Je n'ai rien contre le "peuple des poètes et des penseurs" ("das Volk der Dichter und Denker"...) mais tout pouvoir hégémonique est insupportable. Qu'est-ce que la démocratie sans la souveraineté ?
D'une façon comme d'une autre nous devrons nous libérer de cette tutelle illégitime.
Réponse de le 13/08/2015 à 15:37 :
C'est surtout la preuve qu'une économie saine et solide dans tous les secteurs (y compris maintenant dans l'agriculture) fondée sur des relations sociales équilibrées et des structures démocratiques irréprochables est un moyen de conquête bien plus efficace et sûr que toutes les Wehrmacht du monde.
Réponse de le 13/08/2015 à 16:05 :
Une agriculture solide grace a qui ? des ouvriers de l'est sous payés!!!
C'est cela le réve européen? Il faut vraiment arréter de tirer les couts vers le bas faire une harmonisation de la protection sociale européenne aux niveau des 3 ou 4 premères économies de la zone euro.
Arrétons de nous faire de la concurrence inter européens par le bas....
Réponse de le 13/08/2015 à 21:31 :
Les vieux fantasmes français qui remontent à la surface
Réponse de le 15/08/2015 à 12:48 :
Vous voulez vous libérer ? C'est simple tenons nos promesses.

Le fond de l'affaire est que les gouvernants allemands n'ont pas du tout apprécié les deux ans de répits sur les 3% accordés à la France par la Commission au printemps - qui peut d'ailleurs croire qu'on tiendra 3% en 2017 année électorale, hahaha trop drôle- qui suivaient à déjà plusieurs autres répits accordés à Hollande et Sarkozy avant (avec toujours des "promis juré, c'est la dernière fois", "promis juré on fera de belles réformes structurelles" ...).

C'est vrai que c'était un coup de maître et Hollande a bien profité des changements de têtes à la Commission et de son infiltration de Moscovici.

Hollande se croit très malin pour berner tous ses partenaires. Mais comme le disait Lincoln : on peut mentir une fois à tout le monde, on peut mentir tout le temps à quelqu'un mais on ne peut pas mentir à tout le monde tout le temps.

De part sa duplicité et son inconsistance, Hollande n'est pas respecté en France ... ben c'est pareil pour nos amis allemands.

Ajoutons le comportement non collaboratif d'un Varoufakis pendant 5 mois et le référendum surprise de fin juin qui les ont excédé et on arrive à un changement de méthode de négociation depuis fin juin.

De part leur histoire les allemands ne veulent pas prendre le lead, mais ils n'ont plus le choix. Remettez un gars sérieux en face d'eux qui dit ce qu'il va faire et fait ce qu'il a dit et ils seront soulagés de rééquilibrer le pouvoir.
a écrit le 13/08/2015 à 14:04 :
Bon voila on y est.

C'est officiel et proclamé à la face du monde, même au FMI: l'Europe c'est l'Allemagne.

En fait l'Europe va se faire strictement en fonction des besoins allemands.
Les capitales de l'Europe ne sont plus Bruxelles, Strasbourg et Francfort mais Berlin et Francfort.
Encore bravo à Hollande!
a écrit le 13/08/2015 à 13:21 :
Quand on va passer à la caisse et qu'on représente environ 28 % du PIB de la ZE (la Grèce représente 2%) il me semble qu'on a son mot à dire sur le déroulement des opérations.
Il est tout à fait légitime que des objectifs intermédiaires soient fixées: c'est une garantie de bonne gestion et ce n'est pas contre la démocratie Grecque. Dans toutes les grandes entreprises, les dépenses vs budgets de chaque département sont examinées par postes principaux au moins tous les trois mois avec explications des écarts et si possible actions correctives, ceci sans mettre en doute l'intégrité des chefs.
C'est quand même un plan d'aide de E 80+ Mlds qui est sur la table. En terme de PIB, c'est comme si on avançait E 1000 Mlds à la France.
Cordialement
Réponse de le 13/08/2015 à 15:33 :
Ben oui, c'est aussi simple que ça.
Réponse de le 13/08/2015 à 23:55 :
La 'bonne gestion' aurait été d'admettre l'incapacité des Grecs à rembourser leurs dettes (rendue encore plus lourde par le transfert de la dette des banques allemandes et françaises). Mais soit, imaginons que vous ayez raison, soyons fou. Expliquez-nous donc pourquoi l'UE ne fait nullement preuve de la même 'fermeté' pour l'Ukraine, économie oligarchique au possible, et qui ne fait même pas partie de l'UE ? Là par contre, pour déverser des milliards, aucune contrepartie... étrange ? La raison en est bien simple et vous la connaissez, comme tout le monde : il fallait détruire Syriza, sans quoi toute la politique néolibérale de l'UE serait apparue aux yeux de tous pour ce qu'elle est réellement : de la poudre aux yeux...

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