Grèce : y a-t-il un vrai désaccord entre Paris et Berlin ?

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Y a-t-il une dissension entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble ?
Y a-t-il une dissension entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble ? (Crédits : Reuters)
Dans un entretien au Handelsblatt, Michel Sapin estime que Wolfgang Schäuble "se trompe" sur le Grexit. Mais, en réalité, l'entente est parfaite entre Paris et Berlin. La stratégie française sur l'Europe est restée la même depuis 2011.

Dans une interview accordée au quotidien allemand des affaires Handelsblatt et publiée ce lundi 3 août, le ministre français des Finances, Michel Sapin, se plaît à insister sur sa divergence avec Wolfgang Schäuble, son homologue allemand.

Sur la proposition de ce dernier de proposer une sortie temporaire de la Grèce hors de la zone euro, le ministre français a des mots en apparence forts : « Nous avons eu sur ce point un clair désaccord », a-t-il affirmé avant de se montrer encore plus cinglant en martelant que, sur le Grexit, « Wolfgang Schäuble se trompe ».

Pas d'accord sans menace de Grexit

Ce message peut paraître dur, mais en réalité, il ne dénote aucun fossé sérieux entre Paris et Berlin.

En premier lieu parce que la France soutient sans aucune équivoque « l'accord » obtenu le 13 juillet, un accord qui vise surtout à faire payer au gouvernement grec sa longue résistance bien plus qu'à trouver un moyen de faire sortir la Grèce du marasme. Or, ce texte n'a pu être possible que parce que, le samedi, lors de l'Eurogroupe, Wolfgang Schäuble a émis la possibilité du Grexit. Alexis Tsipras, qui, le lundi précédent, avait refusé le plan de Yanis Varoufakis d'organiser une monnaie parallèle, a alors pris peur des conséquences de cette expulsion. Il a donc cherché à l'éviter par tous les moyens, y compris par la signature d'un accord qu'il juge lui-même mauvais. C'est donc bien le coup de poker de Wolfgang Schäuble qui a permis le maintien de la Grèce dans la zone euro. Derrière les grandes divergences de vision de la nature de la zone euro, il y a un élément tactique dont Michel Sapin salue les effets. Or, il y a là, pour le moins, de l'inconséquence à se réjouir des effets en blâmant les causes.

Le jeu d'Angela Merkel

C'est qu'en réalité, il n'y a guère de dissensions entre Paris et Berlin. Comme, du reste, dans la division entre Angela Merkel et Wolfgang Schäuble qui est savamment entretenue par de subtiles informations distillées par la presse allemande. La chancelière refuse de remettre en cause l'irréversibilité de l'euro. La monnaie unique est essentielle pour l'économie allemande et elle ne peut prendre le risque de la voir se déliter autour d'une nouvelle « zone mark » dont la monnaie serait fortement réévaluée. Sans compter les effets collatéraux financiers pour le budget allemand, mais aussi pour le système bancaire allemand.

Mais, dans la crise grecque, elle a laissé la main à Wolfgang Schäuble, partisan affichée de cette « zone mark » à dessein. Pour une raison simple : entre la Grèce et ses créanciers, le jeu consistait à savoir qui craignait le plus le Grexit. C'était la seule arme d'Athènes, ce qui, par ailleurs, justifie assez les préparations de Yanis Varoufakis qui ont assez étonnement fait scandale la semaine passée. En laissant la main à Wolfgang Schäuble et en laissant ce dernier distiller pendant des mois l'idée de la possibilité d'un Grexit (on se souvient de sa « crainte » du « Graccident » dès le mois de mars), Angela Merkel montrait que la seule force des Grecs était en réalité le désir de leurs créanciers. Elle réduisait ainsi à néant leur arme, en les laissant accroire qu'un Grexit était surtout dommageable pour la Grèce.

Le gouvernement grec est tombé dans ce piège : il a accepté la logique des créanciers sur un Grexit bénin pour la zone euro et catastrophique pour la Grèce. Alexis Tsipras a stoppé les projets de son ministre des Finances et a dû capituler. Mais, au final, Angela Merkel a surtout obtenu le maintien de l'intégrité de la zone euro, fût-ce avec la menace de sa dissolution. Autrement dit, Wolfgang Schäuble est un outil dans la stratégie de la chancelière. Outil encore utile aujourd'hui pour faire accroire aux Grecs qu'ils ne doivent pas oublier d'obéir, car le ministre allemand des Finances est toujours déterminé à les expulser...

Paris, bénéficiaire de la menace de Wolfgang Schäuble

La France et Michel Sapin sont simplement alignés sur la position d'Angela Merkel. Bercy et l'Elysée ne veulent pas non plus du Grexit et d'une « zone euro resserrée » qui mettrait davantage de pression sur la France. Mais la France souhaitait aussi stopper « l'expérience Syriza » qui risquait de remettre en cause les fondements des choix économiques du gouvernement Valls. Paris a donc profité tout autant que la chancelière de la menace agitée par Wolfgang Schäuble et de ses conséquences. Donc, s'il y a dissension théorique, il y a en réalité, dans les faits, un accord complet entre la France et l'Allemagne sur la gestion de la crise grecque. Du reste, Michel Sapin a laissé son « ami » Wolfgang Schäuble (qui, en passant, était aussi « l'ami » des précédents locataires de Bercy) agir. Il l'a laissé parler ouvertement de « Grexit » pendant des mois et jouer au méchant face à Athènes. Michel Sapin a été étonnamment passif à l'Eurogroupe, y compris lors de la séance du 27 juin, où Yanis Varoufakis a été symboliquement exclu des réunions, comme un prélude au Grexit. Paris n'a jamais essayé de briser la stratégie de Berlin durant les négociations. La France n'aurait pu le faire qu'en imposant une discussion au niveau politique, en ôtant les discussions des mains de l'Eurogroupe. Mais, à chaque rencontre au niveau politique, la France a suivi la position allemande : renvoyer à l'Eurogroupe le dossier. La France suivait donc la même stratégie que l'Allemagne.

Pourquoi la France suit l'Allemagne

On ne constate donc réellement aucun changement dans la politique européenne de la France. Elle se définit avant tout par une proximité avec l'Allemagne. La raison en est connue de tous : la France doit faire accepter par Berlin son statut de médiocre élève de la classe en termes de finances publiques. C'est l'épée de Damoclès qui menace en permanence Paris. Certes, c'est Bruxelles qui donne les bons et les mauvais points en ce domaine, comme les délais ou les punitions. Mais la Commission ne saurait s'opposer frontalement à Berlin qui, compte tenu de sa noria d'alliés dans et hors de la zone euro, fait la pluie et le beau temps au Conseil européen.

La crise grecque a, encore une fois, montré que Berlin était le centre de décision européen. Tous les pays qui s'étaient montrés désireux de l'expulsion de la Grèce de la zone euro le 11 juillet, comme les Etats baltes, la Slovaquie ou la Finlande, ont rapidement accepté l'accord une fois qu'Angela Merkel l'a eu approuvé. Bref, la France pense que sa proximité stratégique sur les questions européennes avec l'Allemagne lui offre une «protection». C'est la stratégie menée depuis 2011 et la fameuse entrevue de Deauville entre la Chancelière et Nicolas Sarkozy. Elle est toujours d'actualité et permet à l'Allemagne de disposer du soutien indéfectible de Paris dans ses objectifs. Michel Sapin ne s'y trompe pas qui, dans l'interview au Handelsblatt, insiste sur le fait que désormais « la France ne sera plus jamais vue comme un mauvais élève. »

Caution de « gauche »

L'opposition entre Michel Sapin et Wolfgang Schäuble est donc une opposition de forme. Quelle est alors sa fonction ? Celle d'envoyer plusieurs messages aux Français. Le premier, c'est que le gouvernement français est un contrepoids à l'Allemagne. En s'opposant à Wolfgang Schäuble, Michel Sapin apparaît comme une défense contre une Europe égoïste voulue par le ministre allemand. Mais il oublie de préciser qu'Angela Merkel a été celle qui a empêché les plans réels ou supposés de son ministre. Toujours est-il que ceci permet de donner au gouvernement français un vernis utile électoralement de « gauche » en défendant une supposée solidarité intra-européenne face à une « droite allemande » prétendument prête à détricoter la zone euro.

Préparer une nouvelle intégration de la zone euro

Au-delà, cette opposition permet de préparer les esprits à une nouvelle évolution de la zone euro. Dans son interview au Handelsblatt, Michel Sapin présentent les grandes lignes de cette nouvelle phase de l'intégration promise par François Hollande. Il s'agit d'un « gouvernement économique » avec un ministre des Finances et un budget de la zone euro. Un projet défendu depuis longtemps par... Wolfgang Schäuble. Mais Paris cherche à présenter ce projet comme une défense contre les projets de ce même Wolfgang Schäuble de « purifier » la zone euro. Au final, il s'agit surtout d'un plan de communication visant à faire accepter un nouveau pas dans l'intégration politique de la zone euro. Ce serait cette nouvelle intégration ou le chaos.

Evolutions cosmétiques

Mais ce plan de renforcement de la zone euro aurait-il pu éviter les différentes crises qui ont secoué le vieux continent depuis 2010 ? Rien n'est moins sûr. La crise grecque a montré combien l'union bancaire était inefficace face à une crise aiguë de fuite des capitaux et des dépôts à l'intérieur même de la zone euro. Un « parlement de la zone euro » aurait-il pu régler le choc des légitimités démocratiques entre Athènes et ses créanciers ? Sans doute pas. Enfin, un ministre des Finances et un budget ne sont utiles que dans la mesure où les moyens sont suffisants pour assurer la cohérence de l'union monétaire, via des transferts, ce qui peut notamment passer par une redistribution du poids de la dette.

Mais la France et l'Allemagne s'opposent à ce processus. Or, sans ces éléments, la logique de fonctionnement de la zone euro ne changera pas. Le seul mécanisme d'ajustement dans la monnaie unique restera la dévaluation interne, donc l'austérité. En réalité, donc, comme en 2011 et 2012 avec les directives « Two-Pack » et « Six-Pack », on risque surtout d'avoir un renforcement de la surveillance budgétaire et un affaiblissement de l'autonomie budgétaire des pays membres. Mais il n'y a pas là de changement réel de paradigme. On est assez loin d'un « saut quantique » que demandait Mario Draghi le 16 mars. Comme d'habitude, les gouvernements de la zone euro s'en tiennent à la gestion de l'urgence et à des évolutions cosmétiques. De ce point de vue, l'accord est parfait et devrait le rester entre Paris et Berlin.

Bonne stratégie pour Paris ?

Reste enfin à savoir si la stratégie française est la bonne. Là aussi, c'est loin d'être certain. L'accord du 13 juillet avec la Grèce prouve avec éclat que l'ajustement d'un pays dans la zone euro ne peut se faire que par une logique récessive. Et que plus un pays montrera une volonté d'échapper à ce destin, plus le coup de massue sera violent. Or, la France a indubitablement besoin d'ajuster davantage dans le cadre de la zone euro. Face aux gains de compétitivité prix des Espagnols ou des Italiens, présents sur les mêmes types de produits et sur les mêmes marchés que les Français, il faudra que la France abaisse encore ses coûts internes.

L'alignement stratégique sur l'Allemagne dans les questions européennes risque de ne pas suffire pour convaincre Berlin de modérer cet ajustement. Quiconque lit la presse conservatrice allemande sait qu'outre-Rhin, on proclame sans cesse le « besoin de réformes » de la France. Progressivement, la « protection » allemande risque de devenir de plus en plus chère. Du reste, si la zone euro est encore plus intégrée, la marge de manœuvre française pourrait encore plus réduite. Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. » Le souvenir du 13 juillet 2015 risque alors de résonner amèrement aux oreilles françaises.

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Commentaires
a écrit le 06/08/2015 à 23:45 :
Une sortie de la zone euro ça se prépare à l'avance. Ca ne s'improvise pas comme a voulu le faire Tsipras.

La botte Allemande et le pangermanisme ça commence à gaver grave. Le Tafta aussi.
Je ne laisse plus qu'un mois de paiement de factures en banque ça m'évitera au moins de me soucier pour mes économies. Et zouuuu je file à la campagne si ça dégénère.
a écrit le 05/08/2015 à 22:56 :
Normal qu'il y ait des dissensions au sein de l' UE : les élus UMP et PS, au pouvoir depuis 40 ans, préparent et réservent aux Français un scénario à la grecque : la "banqueroute pour tous" (c'est la somme colossale de 80 milliards d'euros qui est empruntée, sur les marchés financiers, chaque année pour payer les millions de fonctionnaires Français et les aides sociales).
a écrit le 05/08/2015 à 17:09 :
Qu'est-ce qu'on ferait si M. Godin n'était pas là pour tout nous expliquer ! Par exemple, sans les articles passés de La Tribune nous n'aurions jamais compris que la tactique du bonTsipras allait être gagnante et que la méchante Merkel allait craquer devant la détermination des Grecs. Là, on nous explique exactement le contraire, c'est à dire que Merkel a tendu un piège aux Grecs et qu'ils sont tombés dans le panneau.
a écrit le 05/08/2015 à 15:02 :
@elu PS
C'est ce conte pour enfant que vous disent de répéter vos chefs ?
Devant la France entière tout le monde à bien vu que c'était la chancelière allemande qui menait la barque, alors vos histoires à dormir debout vous les gardez rue de Solferino entre vous, mais cessez de mentir aux Français .
La réalité c'est que François l'audacieux est rentré de Bruxelles pour attendre sagement son tour à l''Elysée et
que la troïka vienne frapper à sa porte
a écrit le 05/08/2015 à 12:57 :
"Les créanciers européens, notamment sous la conduite agressive de la droite allemande, ont placé un revolver sur la tempe d’Alexis Tsipras par la menace du « Grexit » et ont surtout voulu infliger une punition au gouvernement Syriza qui avait eu l’audace de les défier. Hélas, dans cet affrontement, ce dernier était trop isolé, sans scenario alternatif, sans aucun gouvernement allié, contrairement au conte à dormir debout que nous a raconté François Hollande. En dernier ressort, la France s’est honteusement alignée sur l’Allemagne. Pour notre part, si demain nous étions à la tête du pays nous assumerions clairement d’ouvrir une crise en Europe en tenant tête publiquement au fanatise libéral de la droite allemande alliée à la social-démocratie.
C’est elle qui incarne le problème" Alexis Corbières du Parti de gauche
a écrit le 05/08/2015 à 12:43 :
Avec votre pseudo que pouviez vous dire d'autre en bon petit soldat sauf que la réalité est toute autre
Les créanciers européens, notamment sous la conduite agressive de la droite allemande, ont placé un revolver sur la tempe d’Alexis Tsipras par la menace du « Grexit » et ont surtout voulu infliger une punition au gouvernement Syriza qui avait eu l’audace de les défier. Hélas, dans cet affrontement, ce dernier était trop isolé, sans scénario alternatif, sans aucun gouvernement allié, contrairement au conte à dormir debout que nous a raconté François Hollande. En dernier ressort, la France s’est honteusement alignée sur l’Allemagne. Pour notre part, si demain nous étions à la tête du pays nous assumerions clairement d’ouvrir une crise en Europe en tenant tête publiquement au fanatise libéral de la droite allemande alliée à la social-démocratie. C’est elle qui incarne le problème.
a écrit le 05/08/2015 à 11:57 :
Hollande a su résister aux dictats allemands,depuis ,c'est une relation d'égal a égal et un respect mutuel
a écrit le 05/08/2015 à 9:44 :
L'épisode grec a mis un sacré coup à la stratégie de changement de l'intérieur de l'Europe. Cette stratégie qui est traditionnellement celle de la gauche de la gauche française. "Désobéissance aux traités", voire "sortie de l'euro" si la stratégie du poing sur la table échoue, répond Alexis Corbière, secrétaire national du Parti gauche. D'ailleurs, pour lui, sa formation a accepté depuis bien longtemps l'idée d'une sortie de l'euro. Certes, il reconnaît que ça n'est pas le cas de toutes les composantes du Front de gauche. Mais il note qu'il y a des évolutions dans ses rangs...
A lire dans http://www.marianne.net/alexis-corbiere-au-pg-notre-plan-b-envisage-sortie-euro-
a écrit le 05/08/2015 à 6:29 :
Hollande, valls, $arkozy bradent le pays pour s'accrocher au pouvoir. Ça finira mal pour nous mais pour eux aussi.
a écrit le 04/08/2015 à 19:27 :
Le jour où nos finances seront en ordre , on aura le droit de s'exprimer ! Et surtout de vouloir faire la leçon avec 80 milliards de déficit !! La modestie devrait être a l'esprit de nos élites !!
a écrit le 04/08/2015 à 17:23 :
Progressivement, la « protection » allemande risque de devenir de plus en plus chère.

Seigneur protégez nous de ces "protecteurs"
a écrit le 04/08/2015 à 15:41 :
Excellent et tellement vrai
On ne pourra pas dire qu'on ne savait pas...

«Il n'est pas facile pour un architecte de bâtir un bâtiment solide, mais il est facile de construire un bâtiment qui va s'effondrer [...] [Le troisième plan d'aide, actuellement discuté à Athènes] est prévu pour échouer, car reconnaissons-le : Wolfgang Schaüble [le ministre allemand des Finances] n'a pas envie d'un accord qui fonctionne.»«Le plan de Schaüble est de mettre la troïka partout : à Madrid, mais surtout à... Paris ! Paris, c'est le gros lot. C'est la destination finale de la troïka. Le Grexit est utilisé pour créer la peur nécessaire pour forcer Paris, Rome et Madrid à acquiescer.»«En 1967, il y avait les tanks [des colonels]. En 2015, il y avait les banques.»
Y.Varoufakis
Réponse de le 04/08/2015 à 18:28 :
Ce que vous dites est ridicule.
Si nous connaissons un problème du même niveau que la grèce l'ue sera disloquée.
Notre pib c'est 2 800 milliards, la grèce c'est 242.
Rien que les deux premiers plans d'aide qui ont déjà été débloqué pour la grèce représentent 219 milliards. Et je n'ai pas inclut le 3° plan.
Si une aide de la même proportion arrivait en france ça ferait 2 534 milliards. Personne ne peut financer ça.
a écrit le 04/08/2015 à 14:18 :
HAUTE TRAHISON DE NOS "ELITES"

"c’est bien la mise en tutelle de la France que visait Schäuble à travers sa position sur la Grèce. Il faut en avoir conscience.

C’est pourquoi les mensonges, que ce soit ceux de François Hollande sur un « gouvernement » de la zone Euro ou ceux de Pierre Laurent, justifiant l’accord léonin, le diktat, auquel Tsipras a consenti, prennent ici une autre dimension. Ils deviennent des actes de connivences dans un transfert décisif de souveraineté vers une puissance étrangère, un transfert sur lequel le peuple français ne sera, et c’est l’évidence, jamais consulté. Il y a un mot par lequel on appelle tout cela..."
http://russeurope.hypotheses.org/4177
Réponse de le 04/08/2015 à 15:55 :
100% d'accord... en 2012 il fallait voter Melenchon en masse , le Dr Schauble aurait eu en face de lui quelqu'un qui ne s' aplatie pas comme une crêpe comme le fait François l'audacieux.
Déclaration de Y. Varoufakis dan El pais quotidien espagnol
«Il n'est pas facile pour un architecte de bâtir un bâtiment solide, mais il est facile de construire un bâtiment qui va s'effondrer [...] [Le troisième plan d'aide, actuellement discuté à Athènes] est prévu pour échouer, car reconnaissons-le : Wolfgang Schaüble [le ministre allemand des Finances]
n'a pas envie d'un accord qui fonctionne.»«Le plan de Schaüble est de
mettre la troïka partout : à Madrid, mais surtout à... Paris ! Paris, c'est le gros lot. C'est la destination finale de la troïka. Le Grexit est utilisé pour créer la peur nécessaire pour forcer Paris, Rome et Madrid à acquiescer.»«En 1967, il y avait les tanks [des colonels]. En 2015, il y a les banques.
a écrit le 04/08/2015 à 12:06 :
bravo à ce journaliste.
c'est bien la première fois que je lis une analyse réaliste de la situation actuelle et du rôle outrageant, et hégémonique de l'Allemagne.
Ainsi que de la prosternation de la France d'ailleurs...
Ce bénéfique papier se trouve à contre courant absolu de la vulgate économique européenne. Ça dénote la multiplicité des contradictions qui secouent la crise du capitalisme arrivé à son stade global
a écrit le 04/08/2015 à 11:45 :
L'article décrit gentiment la réalité qui choque beaucoup de citoyens, point si aveugles que ça. Les pitreries antérieures du coq gaulois, pourtant déplumé, animateur grotesque du carnaval du G 20 à Cannes, ont laissé la place à une humilité, plus franche de cette soumission depuis 2.011. La vision de Varoufakis est difficilement contestable, tout comme les humeurs des citoyens français contre la stratégie récurrente de l'UMPS, devenue l'RPS ; ça irrite évidemment . Pire, ça montre les divergences et antagonismes de l'ensemble de la stratégie, pas qu'économique. Lutter en Europe Orientale est plus soutenu que lutter contre l'Orient Méditerranéen. Les Français exècrent cette évolution, l'abandon des valeurs morales et citoyennes, la fourberie scandaleuse autour des migrants, provoqués par les politiques occidentales au Moyen-Orient ou au Makreb ( le coup fourré de Libye , comme la grotesque Union Pour la Méditerranée. ). Les traités de prétendue intégration plus européenne démontrent le mépris démocratique, dont l'exemple du référendum bafoué est l'illustration éclatante.
Les Français ont vu, voient et s'exaspèrent.
a écrit le 04/08/2015 à 10:49 :
Mr Godin, svp, ne changez pas votre journalisme, merci.
a écrit le 04/08/2015 à 10:37 :
La France n'a aucune stratégie. Elle suit l'Allemagne, sauf une petite phrase de temps en temps pour donner le change, si ce n'est à la demande de Merkel pour contenir Schauble.
a écrit le 04/08/2015 à 10:15 :
Dans l'attente, et sans vouloir polémiquer, il se passe ce qui devait se passer: l'effondrement du système bancaire grec, avec encore aujourd'hui -30% sur les valeurs bancaires, et tout cela (les gens dits "de gauche" auraient pu le remarquer), sans que les petits porteurs puissent faire des opérations, condamnés à voir leurs petits patrimoines fondre au soleil grec, laissant les fonds de pensions et compagnies d'assurances opérer hors des frontières. Qui va pouvoir remettre au pot, en respectant bien sûr les nouvelles "régulations" sensées sauver la planète, et surtout les règles de nos institutions européennes? Nos politiques vont bien sûr trouver une solution qui permettra de tordre ces règles pourtant récemment établies à grands coups de réunions de fins stratèges..
a écrit le 04/08/2015 à 9:06 :
A mon humble avis, qu'il y ait entente ou pas entre la France et l'Allemagne, la Grèce doit améliorer sa gouvernance pour rester dans l'Euro: il faut espérer que ce message fort est passé. Espérons que, comme en artillerie lourde, le troisième coup tombera pile poil.
La France aura beau gesticuler, demander un budget européen, un Parlement ZE (!) ou je ne sais quoi d'autre encore (pourquoi pas un Sénat !), il faut faire les réformes nécessaires pour réduire les coûts et nous en avons heureusement les moyens.
En fait, la France demande un budget européen puisque nos politiques ne sont pas capables de voter un budget à l'équilibre depuis 40 ans.
Cordialement
a écrit le 04/08/2015 à 8:57 :
Quel plaisir de retrouver vos articles,à la pertinence incontestable et à l'écriture déliée et claire !
Merci, monsieur Godin.
a écrit le 04/08/2015 à 8:07 :
Une fois n'est pas coutume je suis en plein accord avec l'auteur de ce blog.

Oui dans la partie de poker qui a précédé l'accord du 12 juillet, Angela Merkel a parfaitement joué et Tsipras a craqué.
Oui Allemands et Français étaient d'accord sur cette tactique mais tous deux ne voulaient pas d'un grexit
Oui les Français ont fait semblant de jouer les "gentils" pour des raisons tacticiennes dans la négociation mais aussi pour des raisons électorales.
Oui il faut aller plus loin dans l'intégration si l'on veut garder la monnaie unique et probablement les français sont les prochains sur la liste car la richesse supposée de la France leur fait retarder les nécessaires réformes de structure que tout le monde souhaite pour qu'il y ait un minimum de cohérence dans la zone de l'euro.
Il est à ce sujet pathétique de voir cette gauche française déboussolée voter pour des mesures en Grèce qu'elle refuse pour elle même. comment ne pas avoir révélé cette tragique incohérence.

l'Europe a aujourd'hui une chance unique ; cette fameuse conjonction des planète quipourrait aider des pas comme la Frrance à se réformer et à enfin s'attaquer au plus grand mal de cette société le chômage

est ce possible ??? avec les hommes politiques actuels peu probable sauf mise au pied du mur
a écrit le 04/08/2015 à 7:01 :
quand on sait les efforts de SAPIN pour réduire l'action de l'inspection du travail en France on imagine ce qu'il fait au niveau international ! 9 a ne peu pas aller dans le sens du soutien des droits des peuples !
a écrit le 04/08/2015 à 1:09 :
L'analyse à la fois politique et psychologique de Romaric Godin confirme ce que beaucoup pressentent : la France est SOUMISE à l'Allemagne. Si on regarde l'histoire depuis deux siècles de chacun des deux pays on se dit que ça ne durera pas ! Les "dévaluations internes" promises aux Français finiront par un "clash" politique, sans doute dans la rue, avant les chancelleries.
D'un côté il y a le peuple de Bismark, de l'autre celui de 1848, 1870, 1936, etc... L'économie pure est une illusion et la politique se vengera. La fin de l'Histoire, ça n'existe pas ; c'est qu'un rêve de technocrates ! Ne serait qu'en raison de la démographie si différente des deux pays.
Réponse de le 04/08/2015 à 9:36 :
C'est bien mal connaître l'histoire de la France et l'histoire de l'Allemagne.
Réponse de le 04/08/2015 à 10:12 :
C'est toujours l'économie qui se venge de la politique, jamais l'inverse. Méditez les exemples de l'effondrement du socialisme, en Europe de l'est ou au Vénézuela... ou plus près de chez nous et dans un style moins dramatique, la "parenthèse" de la rigueur ouverte en 1983 et jamais refermée...
a écrit le 03/08/2015 à 23:14 :
François l'Audacieux à donc changer d'ennemi (celui d'un jour de campagne électorale), ce n'est plus la Finance , pour
les zozos socialo bobo qui en doutaient encore.... mais le peuple...
Si le peuple de gauche avait voté pour ses intérêts en votant FDG en 2012 il n-en serait pas là , à jouer les laquais des allemands.
Et Tsipras aurait un vrai allié en Europe et non pas un faux ami qui le poignarde
dans le dos à la première ocassion.
Réponse de le 04/08/2015 à 10:16 :
"Si le peuple de gauche avait voté pour ses intérêts en votant FDG en 2012 il n-en serait pas là , à jouer les laquais des allemands."
le FDG... vous voulez dire ce parti admirateur du chavisme vénézuelien, vous savez, ce pays en ruine économique en étant assis sur les réserves de pétrole les plus importantes du monde ?
Réponse de le 04/08/2015 à 11:26 :
@bruno-bd
Vous devez confondre de pays , mon cher, moi je vous parle du Venezuela,
ce pays dont le Président fut élu et réélu à 6 reprises et qui à permis à son peuple de s' alimenter et de s' instruire alors que les gouvernements précédents avait laissé les prédateurs capitaliste piller leur propre pays
en échange d'un bon paquet de dollar..
Au vu de cela d'autres pays d'Amerique latine ont fait leur révolution paisble dans les urnes et ont renversés ces gouvernants corrompus qui depuis écument de rage et tentent par tous les moyens ( coup d'état militaire, asphyxie financière ) avec l'aide de l'oncle Sam et de ses multinationales,
qui n'attendent qu'une chose pouvoir revenir piller sans vergogne les ressources de ces pays , mais le peuple ne les laissera pas faire.
a écrit le 03/08/2015 à 22:22 :
Varoufakis est un génie,malheureusement nul n'est prophète en son pays. De grands économistes regrettent de ne pas avoir eu l'idée du système parallèle avant lui.
Réponse de le 03/08/2015 à 23:30 :
Un prophete se definit comme quelqu'un qui predit l'avenir. A mon avis, il a ete recale par Tsipras. Merci beaucoup Athena, deesse de la guerre et de la pensee
Réponse de le 04/08/2015 à 10:20 :
Rein de bien génial dans l'idée de Varoufakis puisqu'il s'agissait d'utiliser le système fiscal comme système bancaire, les vraies banques, plus alimentées en € étant hors d'état de remplir leur rôle. C'était plus de l'improvisation dans l'urgence qu'autre chose. Et quand on connaît l'"efficacité" du système fiscal grec, c'était pas gagné...
Réponse de le 04/08/2015 à 18:38 :
Varoufakis a fait perdre 5 mois et 25 milliards a son pays, il a provoqué la récession, la fermeture des banques grecques, et fait perdre à la fois la crédibilité de la grèce et la patience des créanciers.
Tout ça pour au final avoir des conditions infiniment plus dure que ce que demandaient les créanciers au départ.

Sa seule action a été d'insulter ses interlocuteurs et de faire le kakou devant les caméras. C'est également lui qui a écarté Tsakalotos. Tsakalotos qui avait réussit à repousser deux fois le défaut de paiement et a été nommé à la place de varoufakis quand ce dernier s'est fait éjecté.

J'ai du mal à voir un génie ici.
a écrit le 03/08/2015 à 20:33 :
C'est bien connu , Sapin est un spécialiste de l'économie . Comme son prédécesseur. Alors que Wolfgang c'est un petit jeune qui n'y connaît rien.
Nos politiciens ne s'arrêteront jamais. C'est dans leurs sang. Bla bla.... Et vive les cigales.
a écrit le 03/08/2015 à 19:53 :
Romaric Godin is back... toujours entrain de ré-écrire l'histoire. Cette crise nous aura appris plusieurs choses:
1) la lucidité de l'Europe de l'est et du nord devant l'irresponsabilité du sud (La Grèce et la France ...)
2) le fait que Paris n'était pas en phase avec Berlin car si il y avait eu accord, dès Février Paris aurait sifflé le coup de sifflet final et nous n'aurions pas vu ce déchainement de "gamins grecs" plomber leur pays avec un chantage sur le monnaie qui nous concerne tous l'Euro (et pour quel accord au final, le spécialiste de la théorie des jeux est un vrais malade et les évènements de la semaine passée nous l'ont montré...).
Moi aussi comme une grosse partie de l'Europe (largement majoritaire) j'aurai sorti définitivement les gamins de la cours de récréation et depuis longtemps.
Vivement 2017 et la sortie de Hollande de France, cet homme n'est pas Mitterrand.
Réponse de le 03/08/2015 à 21:50 :
Les "gamins" ? La "cour d'école" ? Votre propos est abject.
Lucidité de l'Europe de l'est et du nord, vous pensez à tous ces beaux pays intelligents où les gens se massent par millions dans le vote extrême droite ? C'est dingue ça, même quand la réalité est là, devant nous, on feint de ne pas la voir. On court à la catastrophe, et vous ferez carrière sans problème en suivant les traces de Bousquet et Papon.
Réponse de le 04/08/2015 à 8:12 :
@nantes44 vous êtes le parfait spécimen de l'européiste con-vaincu du "das Neue Europa", dont les aspirations europ-atlantistes sont en total décalage avec la réalité de ce que vivent les peuples. Votre vision des choses étroite, a été historiquement le socle fondateur des pires régimes politico-oligarchique que ce continent à pu engendrer. Heuresement pour nous, l'histoire démontre qu'elle fait toujours long feu à la fin, bien que le prix à payer pour cette folie est toujours catastrophique.
Réponse de le 04/08/2015 à 8:30 :
C'est vrai que le vote d'extrême gauche c'est bien mieux (Staline....)! Comme tous les gens de gauche vous n'aimez pas la finance mais par contre vous aimez bien son argent!!!
Réponse de le 04/08/2015 à 10:24 :
Il est certain que Paris, par son ambiguïté, a joué un rôle funeste dans le prolongement et l'aggravation de la crise grecque. Si Tsipras avait compris dès son arrivée qu'il n'y avait aucune autre alternative, la Grèce n'aurait pas connu les affres des deux derniers mois.
Réponse de le 04/08/2015 à 18:44 :
Alex a raison, les grecs se sont comportés comme des enfants, et c'est poliment dit.
On a ici un pays fauché qui vient demander une aide en insultant ceux à qui il la demande tout en refusant de tenir ses engagements.
Pas besoin d'être un génie pour voir que ça allait mal finir pour les grecs.
Pas besoin d'être d’extrême droite pour être réticent à aider.
Réponse de le 05/08/2015 à 7:56 :
Bravo Nantes44 vous avez parfaitement raison / Les allemands ne sont pas dominateurs ils sont sérieux et ils respectent les engagements qu'ils prennent .
faire référence à l'occupation et l'histoire est très malhonnête !!!!!
et tellement puéril
a écrit le 03/08/2015 à 19:45 :
Propos naturels et logiques d´un ministre promouvant la stabilité financière, la discipline budgétaire et les réformes économiques ! Au train où vont les négociations entre Grèce et créanciers au regard des échéanciers, le spectre du grexit reprend forme...Le bail-out a ses limites, les deux derniers plans ont été révélateurs quant á leurs insuffisances...Schäuble et varoufakis n´ont pas dit leur dernier mot.
Réponse de le 04/08/2015 à 10:33 :
Varoufakis appartient maintenant à l'histoire...
a écrit le 03/08/2015 à 19:36 :
Excellente analyse qui détricote une fois de plus le théâtre d'ombre que les politiques veulent nous faire avaler.
a écrit le 03/08/2015 à 18:34 :
La mouche du coche a parlé ! Les socialistes ne regardent pas à la dépense quand ce sont les autres qui paient. Ce sont des irresponsables !
D'un autre coté ce n'est pas au comptable de diriger l'entreprise non plus ! Faire une monnaie unique sans règles fiscales et sociales communes était insensé ! Cela ne pourra pas marcher, on va vers le chaos général.
On dirait que Maurice Allais n'a jamais existé, qu'il n'y a pas d'autre monde possible, même pour Romaric Godin, qui s'exprime bien par ailleurs.
Le problème est que le progrès nous oblige à être généreux, que cela fait plus de 80 ans qu'on est en société de consommation, et qu'on fait encore une politique de l'offre, comme l'a confirmé récemment - le 7 Juin 2015 sur la 5 dans "c'est politique" - Aalin Minc, nous recommandant d'imiter les pays nordiques qui ont plus de robotsque nous !
C'est oublier que le gros problème est une insuffisance de la demande, mais à une condition absolue, mettre fin aux concurrences déloyales dont les délocalisations par un changement d'assises des charges sociales par le moyen de la TVA !
Mais cela veut dire mettre le holà à la concurrence et obliger le consommateur à être enfin solidaire au lieu de vouloir le beurre et l'argent du beurre !
C'est d'une simplicité biblique !
Réponse de le 04/08/2015 à 17:44 :
Nokia est l'exemple même de l'efficacité économique nordique et sans doute sont-ce les robots qui votent massivement pour l'extrême droite nationaliste.
a écrit le 03/08/2015 à 18:09 :
Depuis 2005 et un référendum bafoué, le plus d'UE et d'euro ne fait plus rêver! C'est continuer a se faire aspirer par un trou noir!
Réponse de le 04/08/2015 à 10:31 :
Le référendum de 2005 n'a pas été bafoué puisque la France n'a pas ratifié le TCE. Et l'élection de Sarkozy, qui n'avait pas fait mystère de son intention de faire adopter un nouveau traité institutionnel par voie parlementaire, avec une forte majorité et surtout avec une forte participation (85% contre 63% au référendum sur le TCE) valait annulation dudit référendum ; pour une fois Sarkozy a tenu parole.
Réponse de le 04/08/2015 à 12:17 :
Mais que Sarkozy n'ai pas fait mystère n'est pas une excuse, Sarkozy a-il fait sa campagne présidentielle sur l'adoption d'un nouveau traitée, était-ce la question prioritaire et la raison de son élection à la présidence, à l’évidence non.
L’élection d'un président ne lui donne pas mandat par le peuple de l'application toute ses mesures, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Elle donne acceptation d'un cap.
En ce sens, on ne peut pas comparer une ligne d'un programme présidentiel à la question tranché par référendum.
En ce qui concerne la ratification du TCE, changer le nom et la couverture ne change pas le fond du document, et nombreux sont ceux qui confirme que les deux sont sur le fond identique.
a écrit le 03/08/2015 à 18:01 :
Évolutions des cosmétiques sur une jambe de bois ! Nous en sommes là ! Le sort de la Grèce ... c'est celui de la France à venir !
a écrit le 03/08/2015 à 17:45 :
@patrickb, ben c'est la différence ...entre la parole d'un huguenot et d'u papiste...
Réponse de le 04/08/2015 à 8:35 :
@pipolino: "ben c'est la différence ...entre la parole d'un huguenot et d'u papiste..." Comme quoi le ridicule ne tue pas. Mais à choisir entre les deux... la question en se pose même pas. Tout n'est pas commodité et enrichissement à tous va dans la vie.
a écrit le 03/08/2015 à 17:44 :
Ce qui fait dire à Yanis Varoufakis, dans sa dernière interview à El Pais, que « la destination finale de la troïka est Paris. »
Varufakis a tout à fait raison mais quand les gens s'en rendront compte, il sera trop tard, la troïka sera déjà dans les couloirs de Bercy
Réponse de le 03/08/2015 à 19:16 :
Qui croyez vous qu est Macron ? :
Le représentant de la troïka tout simplement .
La dissension Paris Berlin arrivant après coup , peut s envisager comme à destination de la politique intérieure .
a écrit le 03/08/2015 à 17:04 :
On a l'impression que tous les acteurs ont progressé dans ce dossier, y compris M.Tsipras.., sauf certains journalistes qui continuent à parler de "pièges".. -"accord qui vise à faire payer au gouvernement grec sa longue résistance"..-. Romaric, reprenez-vous! Les dissensions entre la France, qui veut bien payer mais n'en a pas les moyens, et l'Allemagne, qui a les moyens mais ne veut pas payer, sont pourtant simples à comprendre...
Réponse de le 03/08/2015 à 18:47 :
pas sûr que la France veuille payer si elle avait fait les réformes.. et inversement pas sûr que l'Allemagne soit aussi intransigeante si elle ne les avait pas faite !
Réponse de le 04/08/2015 à 17:34 :
Tsipras n'a pas évolué, il a juste pris note d'un rapport des forces.
Je vous invite à lire la traduction de l'interview qu'il a donné à une radio grecque ici : http://www.humanite.fr/alexis-tsipras-le-peuple-grec-tente-de-sechapper-de-la-prison-de-lausterite-rattrape-il-ete-place

C'est un peu long mais ça vaut la peine d'en prendre connaissance.
a écrit le 03/08/2015 à 16:41 :
1) la grosse différence entre Schauble et les Grecs ou les Français, c'est que l'Allemand ne bluffe pas et croit fermement en ce qu'il dit (à tort ou à raison). 2) la France depuis en gros la mort de Pompidou est dirigée par des rigolos de plus en plus mauvais, la cerise sur le gâteau étant Hollande. On nous a vassalisé aux Allemands en Europe et aux US à l'international. Nous n'avons donc plus aucun pouvoir de décision et avalons tout ce qu'on nous impose !!! Le pays doit se réveiller et ne plus voter contre l'autre au 2e tour des présidentielles. Quand on est d'accord ni avec l'un, ni avec l'autre, on vote blanc. Les votes blancs devront forcément être reconnus le jour où ils seront suffisamment nombreux. Entretemps, le vote blanc évite que l'élu se gargarise d'avoir une légitimité aboslue et 2) retire aux partis l'argent qu'ils touchent pour chaque vote en leur faveur :-)
Réponse de le 03/08/2015 à 17:13 :
Fidèle à ton poste Patrickb, toujours la même litanie,pars un peu en vacances cela te fera du bien,peut être tu changeras un peu les idées
Réponse de le 03/08/2015 à 20:04 :
@loukas: la cohérence est une de mes qualités :-) mais personne n'est obligé d'être d'accord avec moi, n'est-ce pas :-)

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