Grèce : pourquoi la position d'Alexis Tsipras reste cohérente

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Alexis Tsipras maintient le référendum de dimanche
Alexis Tsipras maintient le référendum de dimanche (Crédits : Youtube/ΣΚΑΪ Τηλεόραση)
Malgré les rumeurs, Alexis Tsipras tient bon. Son comportement reste conduit par ses engagements devant le peuple. Un changement majeur de logique en Europe.

Alexis Tsipras ne cède pas. Malgré les folles rumeurs qui ont été répandues toute la journée de mercredi 1er juillet, le Premier ministre hellénique a annoncé dans un discours à la nation qu'il maintenait le référendum de dimanche et qu'il continuait à appeler à voter « non. » La dégradation rapide de la situation économique, la fermeture des banques et la menace d'un durcissement des conditions d'accès des banques grecques à la liquidité d'urgence de la BCE ne l'ont donc pas fait flancher.


« Jeu brouillon » ?


Aux yeux d'observateurs extérieurs, le comportement des autorités grecques peut surprendre. Hier, mardi, le vice-Premier ministre Yannis Dragasakis a indiqué être prêt à annuler le référendum ou à appeler à voter « oui. » Parallèlement, Athènes transmettait une nouvelle proposition à ses créanciers. A présent, Alexis Tsipras maintient le référendum. Est-ce un mouvement désordonné, comme le dénonçait, ce matin mercredi 1er juillet, le quotidien allemand Handelsblatt, essentiel pour connaître l'état d'esprit des milieux d'affaires allemands qui parle de « jeu brouillon (Verwirrspiel) que l'on a peine à comprendre et encore moins à accepter »?

Mettre fin au « péonage de la dette »


Pour saisir ces mouvements, il faut revenir en arrière. D'abord, au fond de la vision démocratique de Syriza. Alexis Tsipras entend rétablir la parole politique dans une Grèce ravagée par le clientélisme et l'abaissement des gouvernements face à la troïka des créanciers. L'engagement de Syriza était de rester dans la zone euro en mettant fin au « péonage de la dette » pour reprendre le terme de l'économiste de Syriza, Costas Lapavitsas. Autrement dit, permettre à la Grèce de ne pas travailler prioritairement pour les créanciers mais aussi pour sa propre économie. Si le gouvernement n'est pas capable de relever ce défi, alors il doit renouveler son mandat par un référendum. C'est le sens de sa phrase de ce mercredi : « le vote populaire est plus fort que la volonté de n'importe quel gouvernement. » Telle est la logique de ce référendum. Et c'est pourquoi Alexis Tsipras, qui n'a pas pu honorer son mandat du 25 janvier, a appelé à rejeter la demande des créanciers. Mais c'est aussi pourquoi il entend maintenir les négociations et ne peut exclure d'appeler à voter « oui » à un accord acceptable d'ici dimanche.

Obtenir une « solution durable »

Athènes entend donc pousser jusqu'au bout les négociations. C'est aussi un moyen de montrer aux électeurs grecs qu'il tente tout ce qu'il peut pour remplir son devoir. Mais jamais Alexis Tsipras n'a cherché à capituler. Il ne pouvait accepter un nouveau tour de vis austéritaire s'il ne s'accompagnait pas d'une restructuration de la dette de grande ampleur. C'est le sens de la « solution durable » qu'il a toujours défendue. La Grèce est prête à dégager des excédents primaires, mais pas uniquement pour rembourser ses créanciers. Elle veut sortir de cette logique qui va continuer à plomber son économie pendant des décennies. En veut-on un exemple ? Depuis août dernier, la Grèce a dépensé pas moins de 13 milliards d'euros pour rembourser sa dette. Une somme considérable, proche de 10 % du PIB qui n'a pas permis à l'Etat de soutenir l'économie hellénique alors que les négociations étaient bloquées avec les créanciers (il ne faut jamais oublier que ce blocage a commencé avant les élections du 25 janvier). Bref, les faibles ressources de la Grèce sont captées par les créanciers. Et c'est à cette logique qu'Alexis Tsipras veut mettre fin.

Une nouvelle proposition qui n'est pas une capitulation

Dès lors, la nouvelle proposition transmise ce mercredi 1er juillet n'est nullement une capitulation. L'acceptation partielle de la dernière proposition des créanciers prend en compte les « lignes rouges » défendues par le gouvernement et il demande de nouvelles concessions : maintien du rabais de 30 % de la TVA dans les îles, report de la suppression de la retraite complémentaire EKAS pour les plus fragiles à 2019. Les créanciers avaient déjà accepté leur folle proposition d'une TVA de 23 % contre 13 % dans les hôtels. Mais surtout, cet accord, comme auparavant, ne peut s'accompagner que d'un accord sur la dette. Sans accord sur la dette, pas de « solution globale ». Et alors, le référendum sera maintenu puisque le gouvernement ne peut remplir son mandat.

Obtenir un engagement sur la dette

Or, que proposent sur la dette les créanciers ? D'y réfléchir à l'automne. Une position inacceptable pour deux raisons. D'abord, parce que la Grèce a été traumatisée par la fausse promesse de novembre 2012 où, pour imposer un sévère plan d'austérité, les créanciers avaient promis à Antonis Samaras de restructurer la dette une fois le pays revenu en excédent primaire. Or, le pays a dégagé deux années d'excédents et, malgré les demandes de l'ancien Premier ministre, les créanciers, en particulier le gouvernement fédéral allemand, ont refusé d'honorer leur promesse. On voit que le problème de confiance et de crédibilité n'est pas que d'un seul côté. Alexis Tsipras veut donc un plan complet et précis. D'autant que le temps presse. Il faut rembourser la BCE les 20 juillet et 20 août et cela ne sera possible qu'avec un transfert vers le MES de ces dettes. Pas question donc d'attendre l'automne. Et l'on comprend alors mieux pourquoi la Grèce en appelle à présent au MES.

Placer le peuple avant les créanciers

En réalité, la position grecque reste donc cohérente. L'appel au peuple vient trancher une incapacité du gouvernement à remplir son mandat. Mais tant que le peuple n'a rien décidé, le gouvernement a le devoir de chercher à le remplir. En face, les créanciers utilisent la situation économique pour faire pression sur le gouvernement et obtenir l'annulation du référendum. Le message d'Alexis Tsipras est donc qu'ils ne l'obtiendront pas sans céder sur la question de la dette. Le gouvernement grec est donc décidé à prendre tous les risques pour faire respecter la volonté populaire. La fonction de l'annonce du référendum et du « non » est d'arracher des concessions sur la question de la dette. Un comportement qui provoque la rage des créanciers, mais qui est une leçon : la Grèce place ouvertement au-dessus du respect des créanciers celui des engagements pris devant le peuple.

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Commentaires
a écrit le 04/07/2015 à 9:57 :
Je suis d'accord avec cette analyse.... Effectivement la finance a un visage : Troïka...et le gouvernement grec : un mandat... Le récent rapport du FMI montre que les positions prises par C. Lagarde contre la Grèce sont politiques avec pour enjeu d'écraser Tsipras pour faire un exemple dans toute l'Europe. Il fallait donc que le référendum remette du politique dans ... toute l'Europe.
PS : Cette situation met en lumière les renoncements de F. Hollande et du parti socialiste, qui s'est écrasé en 2012 et a les mains liées en 2015.
Quant aux commentaires sur "les sans-dents" sur les parasites, Je dirais que les sans(dents cherchent du vrai travail, tandis que les nantis font de l'argent sur la dette des pauvres. La Troïka est en train de jouer le même jeu à l'égard des Grecs, que le FMI en Afrique post-coloniale......
a écrit le 03/07/2015 à 11:44 :
Les gouvernement grec veut une annulation de sa dette tout en restant dans l' UE pour que l' UE puisse continuer à financer la Grèce. On comprend qu' Hollande soutienne les Grecs : il a le même comportement parasite que les Grecs vis-à-vis des Français : il a accumulé + 10 millions d'euros sans jamais payer d' impot (tout comme son ex Ségo, comme Fabius, Coppé, etc...). François Hollande a appauvri les Français et s'enrichit toujours plus...
a écrit le 03/07/2015 à 10:32 :
Pauvre ideologue : la démagogie a des limites tant il est plus facile d'être dans l'opposition, sans responsabilité... mais bien payé quand même !
En France c'est pareil : on fait croire au bon peuple des sans-dents que l'on va raser gratis sans travailler, faire payer ceux qui travaillent, les riches, les banques...
Au moins dans la Grèce antique, les esclaves faisaient le boulot pendant que les autres discutaient.
a écrit le 02/07/2015 à 23:21 :
La ténacité d'Alexis Tsipras, son attachement aux valeurs démocratiques, redonnent sa dignité au peuple grec face aux serviteurs du cartel des marchés financiers. Alexis Tsipras ne trompe pas ses électeurs, il est sincère et honnête. Il ne cherche pas le pouvoir pour le pouvoir (il démissionnera si le oui à la troîka l'emporte) et il vient de réaliser une performance digne d'un chef de gouvernement : résister à la pression des défenseurs d'une Europe inféodée aux puissances d'argent.
Réponse de le 03/07/2015 à 13:44 :
Je suis 100 % d'accord avec vous !
Pour une fois qu'un chef de l'état défend les interets de son peuple...
Tiens à une époque j'avais entendu parler d'une dette de l'allemagne envers la grèce contractée par Hitler himself et qui-sauf erreur- n'a jamais été remboursée par l'Allemagne.... 2 poids 2 mesures donc pour mémère Merckel...
Réponse de le 03/07/2015 à 21:49 :
La Grèce nous montre la marche à suivre. La troïka a déjà plumé les plus faibles, les riches se portent à merveille dans un système construit pour eux et il n'y a plus guère de Jean Jaurès dans les partis socialistes d'aujourd'hui.

Vive la dignité du peuple Grèc, enfin une autre voix se dessine
a écrit le 02/07/2015 à 20:59 :
Et oui, le non est un reflex de responsable exemplaire . . Pour une fois que quelqu un comprend son mandat étatique , on veux le " lyncher" . Il n y a aucune raison de "plier" .meme si c est un problème politique , meme s il y a des magouilles . Le "respect" se mérite sur la "mission" sans prendre en compte l argent et les autres " comportement"
a écrit le 02/07/2015 à 18:39 :
"Errare humanum est ..."

En fait, la position du Gouvernement grec en place est "révolutionnaire" - au sens étymologique du terme. Mais cette position - légitime sur le plan intérieur - s'arrête aux frontières de l'État grec. Elle ne saurait être imposée au système, Institutions et 19/28 États membres de l'UE qui ont, pour leur part, respecté les règles du jeu européen (y compris les mécanismes de solidarité) comme ils l'ont fait avec l'Irlande, Chypre, l'Espagne ...
Un gouvernement "révolutionnaire" d'extrême gauche ou droite dans un autre État membre se heurterait aux mêmes limites.
Certes, les règles européennes peuvent être modifiées, adaptées - mais
seulement d'un commun accord des Institutions et États de l'UE et selon les procédures prévues. Même un referendum national ne peut pas modifier ces principes. JGG
a écrit le 02/07/2015 à 18:32 :
Donc, mes "compliments" vous ont "génés" ? Humilité EN PLUS donc ? Ces compliments étaient ET SONT sincères ? Je comprends par contre que vous préfériez ne pas les publier. Ils n'étaient pas non plus fait dans un esprit de flagornerie ou d'intentions particulière ? C'est juste UN MERCI pour votre objectivité dans un monde où cette qualité tant à disparaitre ... de plus en plus ! LONGUE VIE À LA TRIBUNE !!!
a écrit le 02/07/2015 à 18:17 :
Alexie Tsipras est un petit maître chanteur il va droit dans le mur les grecques vont voter Oui et il perdra la face et s'ils votent non il fera couler la Grèce avec lui s ils quittent la zone Euro on se passera d eux très bien et on les laissera avec leur monnaie de singes se ruiner et venir pleurer pour revenir dans la zone euro
a écrit le 02/07/2015 à 18:08 :
il tient bon ?
vous n'avez pas plustot l'impression qu'il s'est tellement entete ...que désormais il ne cherche qu'a se justifier ?
a écrit le 02/07/2015 à 17:52 :
Merci à Romaric pour ce nouvel article qui remet les choses à leur place, la propagande européiste tendant à tout embrouiller...
Pour le reste quelques constatations simples:
1/ Pays européens non membres de l'UE: Suisse, Norvège, Islande. Les trois se portent mieux que la moyenne de l'UE, l'Islande s'étant remise à vitesse grandV de la crise financière qui devait soit disant la tuer... et n'a pas endossé les dettes de ses banques..
2/ Pays de l'UE non membres de la zone euro: Danemark, Suède, UK. Trois pays se portant plutôt mieux que la moyenne de la zone Euro...
Dans ces conditions qu'ont à redouter les Grecs d'un Grexit?
a écrit le 02/07/2015 à 17:39 :
Mieux comprendre les enjeux. Ce qui se joue réellement en coulisse. Ou comment déforcer un Pays, pour mieux négocier le sac de ses ressources....
Les milliards envoyés en Grèce, ce n'est ''que'' ''de la création de monnaie''....
Mais ça, ce n'est pas du fictif :http://www.voltairenet.org/article174007.html
a écrit le 02/07/2015 à 15:48 :
IL Tient bon!! et il a été élu par une majorité de Grecs sur un programme et bien qu' il finance son programme avec ses sous mais pas avec l argent de l Europe !!!et bon vent
a écrit le 02/07/2015 à 15:36 :
La position grecque est non seulement cohérente mais mérite d'etre saluée. Le FMI et la bande des dirigeants europeens voient une fissure dans leur tentative autocratique. L'allemagne et Mme Merkel peuvent se préparer à reactualiser l'indemnisation des crimes de guerre en Grece et cela suffira pour apporter l'oxygene dont a besoin le gouvernement grec pour sortir du pensum bancaire et lancer ses réformes. Faire payer les riches et chasser l'évasion fiscale..............A bon entendeur salut
Réponse de le 04/07/2015 à 11:00 :
L'Allemagne doit réparer. Il ne faut pas oublier qu'après sa défaite, elle a bénéficié d'aides pour se reconstruire.
a écrit le 02/07/2015 à 15:23 :
Godin s'enfonse. Le seul mérite de Tsipras, salué par même le Front National, aura été de mettre à jour les manoeuvres européïstes totalement anti-démocratiques.... dont son pays a largement profité. Point. Il est bien compréhensible que l'on soit peu enclin à repartir en marche arrière car même lorsque l'on s'est trop avancé on souhaite que la fête continue. Il est sage pourtant d'accepter de part et d'autre les erreurs d'appréciation commises en n'ajoutant pas au mitan un marxisme ringardisé d'un autre âge. Les gauchistes de Tsipras devront partir. Il serait bien que le pays soit mis sous tutelle durant 3 ans. Stalinisme, nazisme, maoïsme, fascisme, toutes ces variantes d'idéologies socialistes ont mis les peuples plus bas que tout en prétendant les défendre. N'est-il pas temps que tout cela cesse ?
a écrit le 02/07/2015 à 15:00 :
TSIPRAS appelle à voter "non aux dernières propositions des créanciers". Il oublie de préciser aux électeurs Grecs que l'Europe a clairement dit qu'un "non" se traduirait par l'abandon par les créanciers de leurs dernières propositions, et soit des conditions encore plus drastiques dans l'hypothèse d'une reprise des "négociations", soit un Grexit
Réponse de le 02/07/2015 à 16:07 :
@bruno63: Mais alors qui est le maitre chanteur ?
Réponse de le 02/07/2015 à 17:26 :
Il n'y a pas de maître chanteur.
M.TSIPRAS est le Premier Ministre de la Grèce et consulte son peuple en lui cachant les conséquences résultant de la réponse oui comme de la réponse non. La Gréce et un pays démocratique et doit assumer ses décisions. Les créanciers (FMI, UE, BCE) sont dans leur rôle de créancier défenseur des 18 autres pays de la zone Euro...à moins que vous ne vouliez préparer la France représentée par le Président François Hollande à un scénario "à la grecque" qui peut se résumer ainsi: "Non à l'austérité(....) prêtez moi des milliards que je ne vous rembourserai pas car je refuse de me réformer selon les critères de la zone à laquelle je prétend appartenir...mais dont je veux profiter au détriment de vos peuples".
Réponse de le 02/07/2015 à 21:10 :
Les politiques d'austérités menées par une Europe au service de la finance montre bien ses limites.
Le peuple grec n'est pas responsable des dettes de son pays. Plus on leur inflige de mesure austère et moins on risque de les voir rembourser leur dette.
Pour ton info Syriza n'à jamais renier cette dette.
Seulement un exemple: si tu as un découvert de 1000 € la banque va t'en piqué 200€ de plus et donc le mois d'après tu as 1200€ de découvert alors la banque va t'en piqué 300 ect... au bout de trois mois ta dette a doublé et t'es devenu une vache à lait pour ton banquier qui t'as piqué tout tes meubles.
Le peuple grec c'est pareil c'est bien lui la vache à lait d'un système néolibéral au service de la finance qui préfère regarder le peuple crevé plutôt que de dévalué sa monnaie.
La dette grecque est née d'une crise financière c'est donc à la finance de la combler et pas aux peuples.
Réponse de le 03/07/2015 à 7:24 :
Je ne crois pas que l'austérité soit un des critères d'appartenance à la zone euro.
a écrit le 02/07/2015 à 14:53 :
Donc si je comprends bien, l'Allemagne refuse aux grecs pour avoir menti, ce que la Grece a pourtant accordé aux allemands après avoir tué des millions de personnes. C'est bien ça ?
Réponse de le 02/07/2015 à 19:04 :
vous pouvez aussi revenir à Alexandre le grand !!L Allemagne a payé ses horreurs commises et les paye encore aujourd 'hui !!n oublions pas l histoire certes mais allons de l avant !!L Allemagne a raison d être ferme avec ce gouvernement qui nous prend pour des vaches à lait
Réponse de le 02/07/2015 à 21:04 :
Donc l'Allemagne a le droit d'être ferme parce que les anciens dirigeants grecs ont menti, ce qui doit a vos yeux representer un crime contre l'humanité. Soit, mais ne vous étonnez pas de la suite !
a écrit le 02/07/2015 à 13:49 :
Merci M. Godin, vos articles toujours honnêtes et pondérés nous aident beaucoup au milieu des tombereaux d'injures déversées chaque jour sur la Grèce.
a écrit le 02/07/2015 à 13:22 :
Cela fait plusieurs semaines que j'écris sur ce forum et sur d'autre que la seule solution depuis le début de la crise grecque est de relancer l'économie et donc automatiquement d'augmenter les recettes de l'état avec un léger décalage. Cela m'a valu quelques remarques d'autre intervenants.
En complément je souhaiterai ajouter un point. Tout le monde dit que si les grecques rejettent l'accord avec les créanciers cela conduira à une sortie de l'euro. C'est complètement faux! Le traité instituant l'euro prévoit qu'un pays peut sortir mais en aucun cas que les autres pays peuvent en sortir un! Donc si la Grèce ne demande pas à sortir de l'euro il restera la monnaie légale. N'en déplaise à ceux qui aimerai voir la Grèce sortir

La question se pose donc de savoir ce que fera la BCE si la Grèce à la fois refuse de rembourser sa dette et de sortir de l'euro.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:13 :
Votre analyse est unilatérale et incohérente dans tous les cas de figures, selon vous, la Grèce aurait raison. Vous interprétez les termes du traité à votre guise et à celle de la Grèce. Un Etat membre qui délibérément ne respecte pas les règles du traité qui le régissent, se met d"office hors de celui. La Grèce ne sera aidé que si elle consent aux efforts qui lui sont dévolus. Dans le cas contraire ses créances seront effacées, et elle sortira définitivement de la zone Euro.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:27 :
Ce que vous dites est inexact.La Grèce peut rester dans l'Europe et ne pas utiliser l'euro mais d'autres monnaies comme le dollar ou autre. Tant que le MES continue à fonctionner, tout est possible. Juste un léger retour au SME afin qu'un accord ne soit trouvé. Dans tous les cas, si la Grèce sort, c'est 150 milliards d'euros qui s'envolent en fumée sauf pour Poutine qui veut bien mettre 50 milliards de suite.......
Réponse de le 02/07/2015 à 15:09 :
Dès lors que la liquidité des banques grecques n'est plus assurée par le Mécanisme Européen de Stabilité et que la BCE n'apporte plus d'argent frais (conditions et décotes sur les collatéraux cad la qualité des créances grecques apportées en garantie), la Grèce n'a plus d'euro pour ses activités courantes, mais seulement la drachme nouvelle. Pas besoin d'exégèse sur le droit des traités fondateurs de l'Euro...les mesures sont "techniques"
Réponse de le 02/07/2015 à 15:32 :
Non, @Berger, sortir n'implique pas un effacement ! Où avez-vous pêché cette ineptie ? Si la Grèce utilise une devise autre, elle se prive de tout effet de levier, ce serait peu pertinent. Par ailleurs dans sa situation elle ne peut créer sa propre monnaie que personne n'accepterait d'échanger. D'autre part le MES ne fonctionne qu'avec l'euro et dans des conditions limitées pour des pays qui ne sont pas en défaut (en fait pour l'éviter). Poutine ne veut certainement pas se mêler de cette embrouille, ne rêvez pas en noir.
Réponse de le 02/07/2015 à 15:41 :
En effet un pays peut être dans l'Europe sans être dans l'euro et utiliser une autre monnaie.
Mais le traité ne prévoit pas qu'un pays qui utilise l'euro et qui ne respecte pas les règles est "d'office" hors du système.
Je ne dis pas que la Grèce a raison ou tord, je dis juste que le traité ne prévoit pas l'exclusion d'un des membres. Comme il ne le prévoit pas l'exclusion est donc impossible. Sauf à modifier le traiter. Sauf erreur de ma part nous sommes dans les cas de vote à l'unanimité.
Je pose donc la question que se passera t il si la Grèce refuse de payer ses dettes et de sortir de l'euro.?
Réponse de le 02/07/2015 à 16:09 :
franchement le débat sur la Grèce deviens un peu tout et rien à savoir;
pourquoi les gang de la finance à refusé le plan que présentait par Mr Tsipras à savoir relever l'impôt des armateurs en autre?
Si aujourd'hui nous parlons de la Grèce sachez que c'est le lieu historique de la démocratie.. ensuite aux niveau de la dette il y a des pays qui ne sont pas loin de la Grèce, la France à un niveau bien trop élevé de sa dette par rapport au PIB alors comment allons nous remboursé nos dettes car notre état ne veux toujours pas réduire son train de vie à par le notre ...
Alors demain l'Allemagne souveraine de l'Europe nous demandera de rembourser comment? aujourd'hui on est plus bien quoi que !!! mais demain tout peu changer avez vous penser à cette futur situation?
De plus les statuts de l'Europe lui interdit le renvoie d'un pays si celui ci n'en fait pas la demande mais il peu garder € " exp l'Angleterre"
L'Europe oui mais pas comme elle à été construite avec l'entrer de pays pauvres comme la Bulgarie, la Roumanie,....
Notre devoir est d'influencer ce monde à aider la Grèce à créer une administration sans corruption et réactive avec une réelle possibilité de prélever l'impôt , une aide pour l'informatisation de la futur administration car si vous ne le savez pas elle est encore sous papier sans aucune liaison entre service la France des année 60 ....l'enjeux est là ensuite la Grèce remontera bien plus vite que d'autres pays .
autre sujet mais toujours sur les dettes;
Pourquoi la France n'exige pas le remboursement des impayés de certains états "exp l'Algérie avec la dette des soins effectués à leur ressortissants qui viennent chez nous ce soigné " env. le déficit de la sécurité social secteur maladie?
Réponse de le 02/07/2015 à 16:47 :
Cher Le vieux,
Vous voulez l'Europe, mais sans les pays pauvres ("Bulgarie, Roumanie...", et pourtant vous justifiez qu'il faille aider la Grèce. Mr Tsipras refuse 400 millions de coupe budgétaire dans la défense, cela ne vous dérange pas ?
Le "gang de la finance" ? Vous parlez de ces Etats qui ont gelé les taux d'intérêts de la majeure partie de la dette de la Grèce, après l'avoir soulagé de plus de 170 milliards d'Euros, des représentants d'Etat qui ont fait des sacrifices, comme le Portugal, l'Espagne, la Slovaquie, l'Irlande, pour aider un pays dont le dirigeant ne cesse d'insulter ses représentants ? De quels pays parlez-vous quand vous dites qu'ils sont au niveau de l'endettement de la Grèce ? Qui a une dette de 170% de son PIB ? Effectivement, le "débat devient un peu tout et n'importe quoi, sans savoir"
a écrit le 02/07/2015 à 12:53 :
M. Tsipras préfère la ruine de son pays au déshonneur de son parti.

Qui dira aux retraités grecs que s'ils votent "Non" dimanche, ils risquent fort de ne plus jamais toucher leur retraite en euros ?

Philippe Maystadt dans la "Libre" de ce mardi :
"La BCE laisse du temps aux négociateurs pour tenter, une dernière fois, de trouver un accord. Elle aurait pu décider de suspendre son aide d’urgence car, pour certains gouverneurs, cela s’apparente à un financement direct de l’État grec. On sait que l’argent prêté aux banques grecques est presque immédiatement investi dans des certificats de trésorerie du gouvernement."
http://www.lalibre.be/economie/actualite/philippe-maystadt-sur-la-grece-le-fmi-a-des-exigences-deraisonnables-55903cb235705238f34cff23

Les liquidités versées par la BCE aux banques grecques sont aussitôt épongées par l'Etat, qui ne paie plus les factures des fournisseurs, mais seulement les salaires et les retraites.

En d'autres termes, cher M. Godin, M. Tsipras préfère payer d'abord les fonctionnaires et les retraités, quitte à priver les entreprises de l'accès à leur trésorerie et à paralyser l'économie. Les tickets de rationnement ne sont pas loin.

Quant à Tsipras, ce n'est plus un démocrate mais un démagogue qui gouverne par plébiscite, comme les dictateurs des années 30 :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pl%C3%A9biscite#En_Allemagne

La Grèce d'aujourd'hui n'est plus une nation européenne.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:44 :
Tsipras préfère l'honneur de son pays sa mise a pied par la Troika, qui accessoirement l'a aussi ruinée ces 5 dernieres années.
C'est d'ailleurs la devise grecque : "la liberté ou la mort"
Réponse de le 02/07/2015 à 18:02 :
à mon avis non : mr Tsipras prefere surtout ...rester au pouvoir ( à tous prix )...
vu la question posée pour le referendum , c'est du " gagnant / gagnant " pour lui !
si c'est NON : la Grece est en defaut de financement : plan de rigueur ,
si c'est OUI : le peuple accepte et donc aussi le plan de " rigueur ";
c'a va forcement passer par de la rigueur ...
mais c'a pas sur que le peuple l'ai bien compris ...
ce qui est sur par contre c'est que NON c'est avec Tsipras , OUI c'est sans lui .
a écrit le 02/07/2015 à 12:19 :
Bravo un homme qui veux montrer que le temps ou la finance dirige ce monde doit enfin cesser. Il est urgent de rendre au peuple ces pouvoirs. Après tout c'est lui ce peuple qui travail. Il a pas seulement des obligations mais aussi le droit à la parole.
a écrit le 02/07/2015 à 12:08 :
c'est un article qui change un peu des fadaises que je vois chez d'autres journaux...

Sur le plan Economique : La Grèce est en fait un des pays les plus vertueux de la zone euro avec un excédent structurel primaire le plus élevé http://www.alterecoplus.fr/grece/budget-la-grece-est-en-realite-le-pays-le-plus-vertueux-deurope-201506290821-00001655.html
le problème est le poids de la dette dont une partie est imputable à la forte hausse des taux d'intérêt sur les marchés (le coût de l'endettement est en effet plus élevé) et 2008 y a particulièrement contribué. S'en sont suivies les politiques d'austérité prônées par "Le Fan Club de Merkel" et le FMI dont on connait les limites (voir J. Stiglitz_ la grande désillusion).

Sur le plan politique : Merkel et Tsipras sont à l'opposé l'un de l'autre. Dans les faits la Zone Euro est gouvernée par les allemands. L'Euro-groupe en outre se range systématiquement derrière la position allemande, qui, est certes légitime face aux aspirations des allemands, mais qui ne tient pas compte des préoccupations des autres européens (vers un déni de démocratie?) La crise grecque au delà d'une crise économique est une crise politique opposant des visions distinctes de la zone euro et de l'Europe. Mais elle révèle aussi que dans les coulisses, les luttes de pouvoir l'emportent sur la recherche de consensus. SI la Grèce fait défaut et sort de la zone euro, ce sera avant tout une décision politique, l'argument économique est en fait fallacieux . Ce n'est pas d'argent dont nous manquons (et la dette grecque pèse 300 milliards, une broutille par rapport à la France, l'Espagne et l'Italie et aussi l'Allemagne), mais d'une conception solidaire et unis (bel oxymore)
a écrit le 02/07/2015 à 11:56 :
Mr Godin merci pour l'excellent travail que vous avez fait sur la crise grecque.Je souhaiterais qu'il y ait beaucoup plus de journalistes comme vous dans la presse française!
a écrit le 02/07/2015 à 11:34 :
Comme Tsipras, M Godin est tellement aveuglé par ses idées politiques qu'il ne voit pas les réalités.

Il faut se rendre compte que le but de l'Allemagne et des autres membres "vertueux" de la zone Euro est en fait de profiter de l'annonce du référendum pour se débarrasser des membres "non vertueux" comme la Grèce, de discréditer ceux qui les défendent, afin ensuite de pouvoir renforcer l'intégration de cette zone sur un plan budgétaire et politique. Dans les 2 cas avec son référendum Tsipras joue perdant: soit le oui l'emporte et il perdra probablement son poste, soit le non l'emporte et il y a fort à parier que la zone Euro ne voudra pas reproposer à la Grèce des conditions qu'elle pourra alors accepter, ce qui précipitera un Grexit. La France et Hollande, et les commentateurs français ne se rendent pas compte qu'en fait leur voix porte fort peu car le pays manque de crédit, à cause d'une parole floue, n'ayant pas la situation économique équilibré des pays du nord, et n'ayant pas fait les efforts des pays du sud comme l'Espagne, le Portugal, et même l'Italie pour se réformer. Le support mitigé qu'Hollande a accordé à Tsipras (bien plus que d'autres pays l'ont fait) a isolé la France qui s'est retrouvée seule contre 17, on l'a vu encore hier avec la réunion de l'Eurogroupe.

M Godin avait jugé que l'annonce du référendum était un coup de maître de Tsipras. Quelle erreur ! L'analyse dans la zone euro est désormais qu'il y a tout à gagner à soit la sortie de Tsipras (si le oui l'emporte), soit à la sortie de la Grèce (si le non l'emporte), et que cela aboutira en fin de compte à un renforcement de l'Euro et non l'inverse. La zone euro peut sans encombre absorber une dette de 300 milliards de la Grèce qui ne serait pas remboursée de toute façon (pour la France, sa part de 50 milliards représente 2 % de sa propre dette, et serait étalée sur 20 ans ou plus). Quant à la Grèce, elle se retrouvera en cas de Grexit dans une telle pétaudière que cela dissuadera d'autres pays (Espagne avec Podemos par exemple) de suivre un tel chemin.

C'est être aveuglé par une idéologie de gauche ou souverainiste en Grèce comme en France que de ne pas se rendre compte de ces réalités. Tous les autres pays gouvernés par des socio-démocrates, ou les partenaires socio-démocrates de la CDU en Allemagne sont sur cette ligne vis-à-vis de la Grèce. Les grecs sont seuls, les français qui soutiennent Tsipras aussi (c'est en plus facile de le faire "par procuration" et sans en supporter les conséquences). Hollande et Sapin sont inaudibles en dehors de France. Tous ces gens jouent perdant. Le pire est pour tous les grecs qui ont été ou sont contre Tsiriza et ses aliés d'extrême droite d'Aube Dorée, qui ont déjà beaucoup souffert et qui ne méritent pas ce qui risque de leur arriver, bien plus insupportable que ce qu'ils ont déjà vécu. Sans compter tous les grecs profondément européens pour qui on ne peut être que désolé.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:20 :
1) Ce que vous dites concernant les réformes est absolument faux : http://www.alterecoplus.fr/grece/budget-la-grece-est-en-realite-le-pays-le-plus-vertueux-deurope-201506290821-00001655.html (ce sont d'ailleurs les chiffres de la commission européenne)
2) Les politiques d'austérité tout comme la relance prônée par d'autres relèvent d'orthodoxies, je pense que vous faites preuve en revanche du même aveuglement que les gens que vous dénoncez, dans le mesure ou votre discours nie l'alternative

3) Concernant votre vision politique, elle n'est pas fausse. Mais ne peut être considérée que comme unique et prévalant sur d'autres opinions. En effet ce que vous appelez isolement politique peut aussi renforcer la légitimité de Tsipras vis à vis des grecs qui l'ont élu. Tout dépend du point de vu que vous adoptez. C'est donc en mon sens bien plus important de faire preuve d'un certain recul et surtout d'attendre la suite des évènements.
Réponse de le 02/07/2015 à 13:54 :
la Grèce, pays le plus vertueux d'Europe... ça c'était avant que Tsipas ne rouvre certaines vannes comme celles de l'ERT. Et le vrai problème de la Grèce est que la collecte des impôts directs est très défaillante, ce qui conduit à des niveaux déraisonnables ceux des impôts qu'on arrive à collecter, comme la taxe sur les carburants. Enfin il y a aussi le problème des retraites, trop faibles parce qu'il est possible d'en bénéficier trop tôt.
Réponse de le 02/07/2015 à 13:54 :
Concernant votre point n°1, je vous invite à lire ceci:
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20140424trib000826772/comment-bruxelles-a-cree-l-illusion-de-l-excedent-primaire-grec.html
Réponse de le 02/07/2015 à 14:45 :
Jeremie H
Votre point n°1
Le caractère vertueux du budget de la Grèce est les fait de la politique du gouvernement qui a précédé celui de Tsipras. Lui l’extrême gauchiste ne s'est contenté que de la saborder par des promesses mensongères et intempestives qui ne reposent sur aucune contre partie crédible.
Votre point N°2
Les politiques d'austérités raisonnées, certes douloureuses, ont porté leur fruit dans le Etats qui ont osé les mettre en oeuvre. Cela leur a permis, à la Grèce en particulier, dans le sillage de la reprise mondiale de prétendre à une croissance substantielle. Ce qui n'est pas le cas de la France qui ne profitera pas pleinement de cette embelli en s'exposant en retournement de tendance conjoncturelle.
Nier l'alternative politique grecque est une hérésie. Par contre nier la politique économique financière suicidaire de Syriza, n'a besoin de personne, elle se suffit à elle-même.

Votre point N°3
Un pays qui s'isole du reste de la communauté, en l'occurrence l'UE aussi imparfaite soi-elle, renforcerait la légitimité d'un piètre dictateur de pacotille vis à vis de son peuple. Hitler, toute proportion gardée, nous en a déjà donné un aperçu.
Cependant, les grecs ne sont pas les allemands.
Si vous avez besoin de recul en attendant la suite des événements, c'est que vous habitez très loin de la Grèce au cas où l'implosion se produirait.
a écrit le 02/07/2015 à 11:16 :
http://www.sigmalive.com/en/news/greece/131534/athens-bar-says-referendum-unconstitutional

Le barreau d'Athenes explique que le référendum viole la constitution grec en l'etat.
a écrit le 02/07/2015 à 11:15 :
Je conseille à Mme Lagarde qui ne comprend pas les propositions du gvt grec de lire cet article. Merci M.Godin, votre éclairage nous est précieux pour ne pas sombrer dans l'hystérie collective que certains souhaitent créer pour brouiller les enjeux.
a écrit le 02/07/2015 à 11:02 :
R Godin s'est fait une spécialité de défendre quoiqu'il arrive la cause de Tsipras et de ses affidés. Créneau rare ! Je ne suis pas sûr que La Tribune y gagne en crédibilité. Alors, pour être vraiment démocratique, faisons un referendum européen pour savoir si la Grèce doit rester dans l'Europe. On verra bien la réponse de tous ceux qui financent ce pays phare de la corruption.
Réponse de le 02/07/2015 à 11:26 :
Je ne suis pas sûr que si Romaric Godin rejoignait le défilé des "antigrecs" primaires et ajoutait sa contribution aux consternantes analyses, ou prétendues telles, des spécialistes , ou prétendus etc etc etc la crédibilité de La Tribune en ressortirait grandie !!! Au delà de toute objection sur le fond du problème...
Réponse de le 02/07/2015 à 12:10 :
J'ai plutôt l'impression que godin rapporte les chose comme il les comprend, plutôt que comme on le lui dicte. ce qui fait qu'au final, vu qu'il ne semble pas trop bete, ses articles sont les plus apprécies des connaisseurs du sujet.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:21 :
Pourquoi mentir ?? Contrairement à ce que vous écrivez On ne finance pas la Grèce...juste des banques françaises allemandes etc....
Réponse de le 02/07/2015 à 12:43 :
Chers aficionados. Quand les choses deviennent trop compliquées, il faut en revenir à des principes simples. Quel est la portée de toutes ces articles aussi contournés qu'inutiles. Nous ne pouvons tout simplement pas continuer de remplir le tonneau grec des danaïdes. C'est tout. Faisons notre referendum.
de notre côté. Demandons aux espagnols, aux italiens, aux irlandais, etc ... ce qu'ils en pensent. vous ne serez pas déçus. Et ce sera la vraie démocratie ! Et foin des articles démagogiques. Cordialement.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:00 :
@Stopdelirium : arrêtez le délire, aucune banque française ou allemande n'est plus significativement exposée à la Grèce. Et je pense que les créanciers-donateurs (les pays de l'UE, la BCE et le FMI) ont intégré l'idée de perdre ce qu'ils ont prêté à la Grèce. Le problème grec n'a rien à voir avec un quelconque banksterisme, français ou allemand ; quand le scandale des comptes publics truqués grecs a éclaté, les banques ont simplement, à raison, refusé de financer plus avant ce tonneau des Danaïdes, obligeant ainsi les institutions à se substituer à elles.
Réponse de le 02/07/2015 à 21:48 :
"Contrairement à ce que vous écrivez On ne finance pas la Grèce.."
L'argent prété par les banques est allé au financement de l'economie grecque et n'a jamais - comme ce qui aurait du se passer pour tout débiteur- remboursé (refinancement par la troika)
Donc la Grece a effectivement beneficé du plan d'aide.
a écrit le 02/07/2015 à 10:54 :
Je parie que Tsipras n'est plus premier ministre d'ici un mois.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:16 :
Possible. Dommage, ça veut dire que les plus puissants gagnent a chaque fois, ce qui veut dire que finalement, nous n'aurons plus jamais le choix. Tant pis pour nous
a écrit le 02/07/2015 à 10:51 :
Sur le fond, on est bien d'accord qu'il va falloir restructurer la dette grecque, comme le fut en son temps la dette...............allemande. Si! l'Allemagne a probablement été dans l'histoire le pays dont les dettes on étées les plus restructurées (comprenez annulées). Alors quand on voit qu'elle se part de toutes les vertus de la bonne gestion pour faire la leçon aux autres pays de l'Europe c'est insupportable. D'autant plus que se faisant elle est entrain de couler l'Europe.
a écrit le 02/07/2015 à 10:44 :
Cher monsieur, vous êtes vraiment un des très rares (avec certains journalistes ou blogueurs de Marianne ou d'Alternatives économiques) à écrire avec beaucoup de clarté et de talent vos analyses. Hier je regardai C dans l'air et, au début de l'émission,chaque invité reprenait ses arguments. Les Grecs apparaissaient comme des gens incapables de lever l'impôt et de constituer un cadastre, leur pays va mal depuis trente ans, ils veulent des milliards sans faire d'efforts. La question du référendum est incompréhensible (au fait quand pourra-t-on la lire en français ?) et le peuple est otage de leur premier ministre.Aucun des invités n'a eu un mot sur les conséquences désastreuses des plans d'austérité. J'ai éteint. Ca en dit long sur le degré -très suspect- de malhonnêteté intellectuelle de la majorité des médias.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:46 :
Cher monsieur,
Vous avez eu bien raison d'éteindre votre téléviseur. L'émission C dans l'air a rejoint le club des médias - café du commerce où des pseudo-économistes (membres de l'ifrap en tête) déversent leur bêtise haineuse ("les Grecs sont des fraudeurs et des assistés, comme les chômeurs ou les immigrés").
Il nous reste Monsieur Godin. Merci à lui.
Réponse de le 02/07/2015 à 13:29 :
Je trouve aussi que l'émission c dans l'air baisse de plus en plus.
Yves Calvi revient!

Sinon moi non plus je n'ai toujours pas vue la question traduite en Français.
Peut-être que ça m'a échappé.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:50 :
A Don Quichotte et aux autres que cela pourrait intéresser:
Faut-il accepter le plan d'accord qui a été déposé par la commission européenne, la banque centrale européenne et le fonds monétaire international auprès de l'eurogroupe le 25.06.2015 et qui est constitué de deux parties formant ensemble leur proposition commune ?
Le premier document s'intitule "Reforms for the completion of the current program and beyond" (traduit en grec) et le second "Preliminary debt sustainability analysis" (traduit en grec).
Je n'accepte pas/Non
J'accepte/Oui
a écrit le 02/07/2015 à 10:39 :
En effet, il est cohérent et toute autre attitude le mettrait en difficulté par rapport à ses idées et ses promesses.
(Cela dit, les peuples vont en guerre les uns contre les autres au nom de leur cohérence propre, et de la logique que chacun a, cela ne signifie pas qu'ils ont raison et qu'ils aboutissent in fine au bien généralisé.)
La dette Grecque est irremboursable, je pense que tout le monde en est conscient, à moins de trouver et d'exploiter du gaz et du pétrole dans le sous-sol. D'où le fait que l'on ne parle que de remboursement d'intérêt, dans un premier temps, le principal étant destiné à être écretté un jour où le reste de l'europe ira mieux (et les contribuables allemands, slovaques, finlandais et autres seront endormis).... et puis surtout le jour où un gouvernement moins populiste sera au pouvoir, car sinon on va voir fleurir partout des gouvernements populistes les défauts seront légion, l'euro explosera et peut être toute l'économie mondiale.
Il n'y a pas d'autre issue pour les grecs, payer maintenant et rester dans l'euro, ou bien dire m... et se re-trouver éjecté... c'est la survie de la zone euro qui est en jeu, et peut être la survie du système économique mondial...qui compte plus que le destin du pauvre peuple grec ...
a écrit le 02/07/2015 à 10:38 :
Le temps du Pere Noel est terminé . Les cadeaux au pied du sapin aussi. Retour, non pas vers le futur, mais vers la réalité. Chacun sait que le pere noel est une ordure. Facile de crier tout haut "non à l'austérité" lorsque les autres travaillent pour vous subventionner. La meilleure de la semaine par Tsipras " on ne peut rembourser le FMI parce que les autres européens ne nous ont pas donné l'argent pour le faire" Je suis tombé de ma chaise. On est ou ? un monde de bizounours ? .Merkel à raison. C'est la seule qui en a, pas comme notre pèpère. Elle, elle va lui casser les reins au petit Grec.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:19 :
Alors si je vous suis, il faut continuer a dire oui a l'austerite et continuer avec les fantastiques résultats de ses dernieres années ?
Pourquoi pas, mais je crains que dans quelques années vous regrettiez ce choix. Vous verrez bien !
Réponse de le 02/07/2015 à 13:02 :
Quand les banques spéculent (notamment en Grèce) avec notre argent et qu'elles perdent, la BCE leur ouvre les vannes. Quand des pays subissent les conséquences de la crise financière issue des pratiques spéculatives des banques, la Troïka les saignent à blanc. Le Père Noël n'est pas une ordure pour tout le monde...
a écrit le 02/07/2015 à 10:28 :
Verwirrspiel ne veut aucunement dire jeu brouillon. Mais jeu volontairement déconcertant. Ce n'est pas du tout la même chose. Tsipras cherche à embrouiller les négociateurs pour arriver à ses fins. C'est une technique de négo qui est souvent efficace.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:26 :
bien vu :)
a écrit le 02/07/2015 à 10:24 :
Pour rappel sur le grexit:
http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/07/02/les-forces-economiques-grecques-appellent-a-voter-oui-au-referendum_4666886_3234.html

"Nous ne pouvons nourrir le pays. Le peuple aura faim" dixit le President de la confédération panhellénique des syndicats de coopératives agricoles.

Effectivement, la grece n'est pas autosuffisante alimentairement. le grexit signifie donc l'envolée des prix de l'alimentation.

Il serait donc bien que les deux parties retrouvent la raison.
Réponse de le 02/07/2015 à 11:23 :
Aucun pays européen n'est autosuffisant alimentairement. Grâce notamment à la PAC mais plus généralement à la logique libérale qui trouve normale de faire produire dans un pays pour faire consommer des centaines ou des milliers de km plus loin. Il faut bien faire voguer les bateaux et rouler les camions.
Réponse de le 02/07/2015 à 12:24 :
Pourtant la Grece exporte quasiment autant de nourriture qu'elle en importe. C'est a mon avis un des pays qui aurait le plus de facilite a s'auto subvenir, ne serait-ce que par habitude historique !
Réponse de le 02/07/2015 à 12:26 :
@JL Barts:
les dégrés d'autosuffisance alimentaire varient. En Grece, on parle de 30% d'autosuffisance. le grexit a donc bel et bien un impact MAJEUR sur le prix de l'alimentation.

Ca n'a rien avoir avec la logique liberale ce que vous décrivez, mais avec le choix de chaque pays quant a ses specialisations, sachant qu'aucun pays ne peut produire tout en quantité suffisante pour tout sa spécialisation. C'est impossible. Vous etes toujours limité par votre nombre de travailleurs et votre productivité, et cela que vous soyiez un pays ultra-liberale ou un pays communiste.
Réponse de le 02/07/2015 à 17:51 :
@KidA
Ben ca alors ! Comment fais-je ? Niveau bouffe, je n achète pratiquement que des produits fabriqués en Grèce. Exceptions : le café instantané, certaines céréales pour petit-déjeuner, parfois viande de boeuf et mayonnaise...
Si ca continue, je vais faire un site web contre la désinformation, avec des vidéos tournées dans les supermarchés, car franchement y en a marre des experts en chambre, qui n ont jamais mis le pied en Grèce !!!
a écrit le 02/07/2015 à 10:19 :
Les grecs ne nous rembourseront jamais dit-on alors arrêtons les frais maintenant

L arrogance de tsipras soutenue par des extrémistes comme Mélenchon et Mr Godin ne va pas résister aux pragmatisme des pays pauvres de l'Europe et surtout de ceux qui ont fait des réformes de fonds

Que Mr Godin envoi des euros chaque mois en grece pour moi c'est niet




a écrit le 02/07/2015 à 10:06 :
Depuis hier les petits malins savent ce que ca veut dire dire " NON" aux institutions:
Paiement des retraites limité a 120 euro, meme pas assez de liquide dans les banques pour tout le monde, le premier fond de pension grec en cessation de paiement ...
Et ce n est que le commencement !! Encore une semaine et ca sera la revoltion en Grece .
Il est evident que Tsipras n a aucun sens de la responsabilité pour son peuple !!
Le fontionnement de la zone Euro est très complexe et est soumis à des regles strictes, faute de politique fiscale et sociale commune.
La Grece a signé ces règles mais depuis 12 ans les a totalement ignorées.
La Zone Euro n a jamais ete concue comme une zone de redistribution des richesses, contraiement a l Union Europeene qui est est basée sur la redistribution des richesses.
Je souhaite que les Grecs votent Non et aille voir chez Poutine comment s en sortir. Les autres 17 seront debarassés et soulagés.
De toute facon les 350 millirrads snt foutus donc ca ne changera rien pour les prêteurs.
a écrit le 02/07/2015 à 10:03 :
le populiste Tsipras a comme à l'accoutumée surpris par son incohérence en écrivant une lettre plus ou moins favorable aux thèses des créanciers et en appelant ensuite à voter non au référendum organisé à la hâte. Je pense que l'Europe devrait aussi organiser un réferendum pour demander aux européens; etes vous d'accord pour cracher de nouveau au bassinet.? Le problème de ce gouvernement grec sur lequel on aurait pu fonder de légitimes espoirs de changement ne sait faire qu'une chose le populisme et promettre des choses qu'il ne peut offrir.
LE problème devient grave;
Si le peuple grec dit oui on est débarrassés de Stipras et sa bande mais l'organisation d'élections avec des résultats aléatoires .... comment signer un accord avant le 20 juillet et comment la Grèce peut financièrement tenir jusque la. cela reste la meilleure solution néanmoins
Si le peuple grec dit non , quoi négocier ??? les créanciers n'ont aucune raison de changer leur position parce que d'abord tout le monde en a marre du problème grec, plus personne et en particulier les allemands ne veut discuter avec Tsipras, les allemands dont le mérite est pour le coup d'avoir été cohérents depuis le début et comment justifier des faveurs à l'encontre de tous les autres peuples européens qu'on finit par prendre pour des égoistes sans générosité alors que la faute elle est avant tout grecque . C'est très triste car la Grèce est un pays formidable les gens sont gentils c'est un peuple cultivé mais socialement féodal exploité par une minorité et administrativement sous performant.
Qui va en Grèce et ensuite en Turquie est surpris par la différence de dynamisme !!!

j'adore la Grèce mais peut être doivent ils faire un effort eux aussi pour mieux nous comprendre
a écrit le 02/07/2015 à 9:55 :
Tsipras n'est pas une girouette et il va tenir bon, contrairement a certains.
a écrit le 02/07/2015 à 9:31 :
J'avoue de lire que dans les grandes lignes ce qu'écrit M.Godin, tant il est partisan dans ce dossier, et ne cherche plus qu'à convaincre son auditoire... Mais ce qu'il omet de dire, c'est que les deux questions qui restent sont: 1. les partenaires européens vont-ils remettre au pot, et je crois que c'est NON, tant les allemands et autres pays du Nord sont excédés par les positions de M.Tsipras, et 2. la BCE va-t-elle à l'encontre de ses propres règles, contre l'évidence, continuer à alimenter en liquidités des banques en faillite, et la réponse est NON bien sûr (on ne va pas tirer un trait sur tout la travail visant à améliorer la solidité du système financier). Les questions du maintien dans la zone euro, et du remboursement des dettes actuelles, deviennent presque subsidiaires. M.Tsipras, cohérent ou pas, aura gâché de façon irrémédiable les possibilités de trouver des partenaires plus conciliables.
Réponse de le 02/07/2015 à 13:46 :
Dans ce cas pourquoi l'Eurogroupe n'a t-il pas déjà annoncée la fin des négociations au lieu de dire qu'elles reprendraient après le référendum?
Votre raisonnement ne tient pas. La BCE, l'UE et le FMI sont prêts à remettre au pot à condition d'obtenir des engagements de la part de la Grèce.
Merkel l'a d'ailleurs annoncé.

Je crois que Tsipras essaie tout simplement d'obtenir une restructuration de la dette, sans doute sous la forme d'un effacement partiel, d'un abaissement du taux d'intérêt et d'un allongement de la durée de remboursement.

Quant aux Allemands ils devraient se souvenir que les pays occidentaux ont été TRES TRES sympas avec eux après la deuxième guerre mondiale et que les pays Européens ont en partie payée leur réunification sous la forme des fonds structurels et de la hausse des taux d'intérêts.

Vous voulez faire des reproches aux Grecs? Ok, ils le méritent.
Mais les Allemands oublient de se regarder dans un miroir.
a écrit le 02/07/2015 à 9:31 :
merci Romaric Godin pour vos articles qui restent toujours objectifs : cela change du concert de bêtises que l'on peut lire ici ou là, sans compter parfois les mensonges repris en boucle : la question posée au référendum n'est pas claire, ce sont les grecs qui ont rompu les négociations, l'Argentine a protesté auprès du FMI du traitement avantageux réservé à la Grèce, etc etc. Continuez.
a écrit le 02/07/2015 à 9:24 :
Il n'est pas certain que la position de Tsipras soit celle décrite. Le dirigeant grec a vu dans le référendum une façon d'imposer ses vues aux Allemands, par un verdict populaire, rejetant les mesures de réduction des dépenses, tout en maintenant une pression par ses demandes de négociation. Pari risqué, mais jouable. Les Allemands qui veulent se débarrasser de lui, voient dans ce referendum une occasion de le faire, d'où leur rejet de toute négociation avant le résultat, et un lobbysme actif pour le oui. De leur point de vue, ils n'ont rien à perdre en agissant ainsi, ce qu'apparemment Tsipras n'avait pas correctement anticipé. Quant à la position de Hollande c'est celle du chef du parti socialiste français, il flatte son extrême gauche, allant dans le sens de Tsipras, ce n'est pas une position de négociateur ni de chef d'Etat, mais dans ce dossier il ne fait que de la figuration. il ne compte pas.
Réponse de le 02/07/2015 à 11:05 :
je partage totalement ce point de vue. je complèterai par une admiration pour Angela Merkel qui a le mérite d'être sérieuse cohérente et sans détours. Ell a pris à son propre jeu tsipras qui par son coup de poker du référendum en espérant ne pas l'organiser a été pris à son propre jeu. plus de négociation avant le référendum lui a gentiment répondu Merkel une spécialiste de la théorie des jeux autrement plus habile. Tsipras pensait que l'Europe ne prendrait pas de risque sur la Grèce. aujourd'hui la récréation est terminée
la position de Holalnde !! pathétique
Réponse de le 02/07/2015 à 11:32 :
Bonjour
Je pense surtout qu'il espère ainsi imposer une solution politique. Exit donc les technocrates non-élus qui outrepassent outrageusement leurs prérogatives. Il aura du mal, car il faudrait revenir sur les principes fondateurs de l'Europe dont l'essence est d'éviter tout recours au peuple (Il suffit de se rappeler de la violence de l'opposition entre De Gaulle et Schuman/Monnet).
a écrit le 02/07/2015 à 8:50 :
La position de Tsipras est cohérente ...par rapport à la pensée marxo/socialiste..., heureusement l'utopie de gauche, vivre sur l'argent des autres ..., devient de plus en plus hors norme ...même et surtout en France ...!
Réponse de le 02/07/2015 à 10:18 :
Je vous met au defit de nous expliquer en quoi la politique de Tsipras serait "marxiste". A la rigueur, socialiste, je veux bien si vous vous referez a Jaures et pas a hollande, mais alors marxiste, je risque d'attendre longtemps vos explications ...
Réponse de le 02/07/2015 à 11:00 :
C'est l'Allemagne qui a vécu avec l'argent des autres puisqu'en 1953 sa dette (bien plus énorme que celle de la Grèce) a été annulée (ou presque). Toujours les mêmes ces Marxo/socialistes allemands a vivre sur le dos des autres!!!
a écrit le 02/07/2015 à 8:32 :
On ne peux pas prétendre à l'indépendance budjetaire et à une place en zone euro à la fois. L'union européenne ressemble à un refuge mais c'est un piège car c'est en réalité ce sont des servitudes qu'elle exige. Oser assumer une indépendance naturelle semble maintenant angoisser des peuples devenus pussilanimes car le servage paradoxalement rassure. Certains pays s'en sortent bien mais c'est juste une question de chance. Les autres feraient mieux de se barrer vite fait et c'est le cas de la Grèce. S'acharner c'est aggraver sa situation et c'est malheureusement la voie suivie !
a écrit le 02/07/2015 à 8:24 :
Reconnaissez qu ec est pas quand meme pas tres credible quand votre interlocuteur appelle a voter non au referendum puis vous fait des propositions qui seraient un "oui".
A priori vous pensez qu il fait ses propositions pour gagner du temps, toucher l argent et qu il na aucune l intention de tenir ses engagements


C est dommage car Tsipras etait probablement une chance pour la grece de rompre avec ses politiciens clientelistes et corrompu. Le seul probleme c est que , contrairement a Mitterrand en 82, il reste dans son ideologie et n est pas capable de se rendre compte qu il va dans le mur
a écrit le 02/07/2015 à 8:19 :
J'ai lu à plusieurs reprises que :
- c'est la troika qui a imposé les coupes financières depuis 2010 et surtout la manière de les faire (on peut choisir des réformes plus libérales ou plus solidaires, mais c'est normalement un choix politique intérieur)
- ces gens là sont des fonctionnaires qui n'ont de compte à rendre à personne
- l'économie grecque s'est littéralement effondrée sous cette pression
- les grecs ont fait des efforts énormes
- la mortalité infantile a augmenté de 40 % depuis 2010
- la situation de la dette est pire au regard du PIB

Alors, je crois sincèrement que demander encore des efforts aux grecs ne relève pas d'une vraie vision Européenne mais d'une démarche financière inhumaine et qui plus est (c'est là que c'est encore plus rageant) incompétente, à moins que l'Europe nous ait quelque peu échappé et ne soit pas celle que nous souhaitons en tant que citoyen mais celle rêvée par quelques oligarques.
Réponse de le 02/07/2015 à 9:51 :
le programme de 2010 etait mal ficelé (car ne prenant pas en compte le vrai probleme de la Grece: la défaillance des structures etatiques) certes et cela coute plus cher a tout le monde du fait de ce vice d'appréciation de la situation.

Cela etant, si on ne considere que les effets en Grece, le choix etait entre soit un plan d'aide incluant necessairement de l'austerité (quand vous avez un defici primaire a plus de 10% c'est impossible de faire autrement. le choix n'existe qu'ente les differents types de mesures a imposer) soit la banqueroute immédiate et une cure d'austerité encore plus dure (mais auto-impose), car la faillite signifiait que du jour au llendemain la Grece devait couper 10% de PIB de ses dépenses.

Alors il faut certainement restructurer une part de la dette grecque, mais il fut surtout se rappeler l'origine du problème et ce qu'aurait signifié l'alternative de l'epoque (sans compter que l'eurozone aurait plongé entièrement a l'epoque).
a écrit le 02/07/2015 à 7:53 :
Bon ! Les créances de la France, il faut oublier !
a écrit le 02/07/2015 à 7:09 :
Le problème de la Grèce n'est pas nécessairement un problème de gauche radical ou autre mais avant tout un problème d'ajustement économique au sein d'une zone monétaire donnée.

La méthode traditionnelle consiste à dévaluer la monnaie pour entretenir et relancer une économie qui fonctionne mal, plusieurs méthodes sont possible et cette émission de monnaie est utilisée partout sur la planète. Son efficacité dépend d'où est placé cette argent frais. Aux USA, un pays réglé économiquement depuis une centaine d'année, peut utiliser cet outil efficacement même si la méthode peut paraitre douteuse.

Dans la zone Euro, il y a une biodiversité d'économie différente. Pour parvenir à une dévaluation efficace, il faut ajuster en plus à chaque pays les niveaux de revenu en fonction de son PIB. Ici aussi un florilège de méthodes sont possible. La plus logique serai une dévaluation interne directe sur les salaires qui reviendrais au même qu'un "QE". Cependant il faudrait aussi que ça puisse fonctionner sur les plus gros revenu et rentes, ce qui n'est pas le cas. Par ailleurs, baisser les salaires directement est particulièrement impopulaire.

Faute de moyen efficace qui nécessiterais une plus grande intégration (transformer l'Europe en vrai pays avec de vrai transfère de richesse comme une métropole vers les campagnes), le transfère d'argent se fait par la dette et aucun partage n'est fait sur la solution. Toute les Européens devraient payer toutes les dettes de tout les pays d'Europe. Voilà ce que doit être l'Europe, sinon il n'y à que des pays qui disent à d'autre comment gérer leurs économies.

L'Europe actuel n'est qu'une période de transition, soit nous la détruisons, soit nous acceptons de perdre notre souveraineté national. La vrai question est vers quelle économie nous nous orientons.

La casse des acquis sociaux, un transfère massif des richesses vers la finance et la rente. Ceci n'est pas nécessairement un problème de l'Europe mais un problème de dogme économique. Il arrive toujours un moment ou ce genre de dogme économique détruit l'économie.

Voilà ce que Tsipras cherche a changer, il veut l'Europe, mais une Europe juste économiquement et qui ne casse pas les pauvres comme actuellement.

L'économie est quelque chose de très complexe et il faut s'y intéresser, c'est notre devoir de citoyen.
Réponse de le 02/07/2015 à 9:57 :
@Apo: ca vous surprendra peut etre mais je ne suis pas en désaccord avec vous.
Cela etant, en grillant Juncker (Juncker est l'auteur - avec Giuliano Tremonti- de la proposition des Eurobond pour mutualiser les dettes futures), Tsipras grille son allié objectif le plus important. Honnêtement pas très malin.

La mutualisation des dettes ne pourra etre que la mutualisation de dettes futures, et cela uniquement si elle s'accompagne d'un intégration plus soutenue (et démocratique) sur la questions des budgets nationaux. car on ne peut pas demander aux peuples d'Europe d'etre solidaires des dettes de leurs voisins si ceux-ci n'ont aucune prise sur la maniere donc sont constituer les dites dettes.
Deux révolutions majeures du 18 eme seicle ont se sont déclenchées du fait de l'absence de controle démocratique sur les questions fiscales.
a écrit le 02/07/2015 à 6:30 :
rester dans la zone euro c'st l'echec assuré, il est aussi mauvais que les francais...
a écrit le 02/07/2015 à 5:49 :
Le commentaire de Brutus est limpide et je suis ravi de lire une position intellectuellement honnête.
J'ajouterai simplement que le comportement du gouvernement Tsipras est typique d'un gouvernement de gauche radicale Il y a un déni permanent alimenté par un dogme.
Le déni de la responsabilité, le déni d'accepter que la Grèce a toujours un déficit primaire et le rejet de l'acceptation du rapport de force ce qui amène Tsipras a une conduite ultra démagogique parfaitement expliquée dans la note de Brutus.
Mme Merkel a raison, attendons les résultats du référendum, et si la Grèce n'est plus du tout en phase avec le reste de l'Europe alors laissons les à leur propre destin. Nous prendrons nos pertes et ça fera mal, mais nous resterons dans une cohésion. Le spectacle d'une Grèce "indépendante" alimentera l'imaginaire de Mélanchon et de Marine dans un premier temps seulement puis les difficultés qui s'en suivront les amènera à plus de modération. A moins que le déni ne l'emporte.
Réponse de le 02/07/2015 à 6:31 :
l europe nous mene a la faillite mon pauvre ouvrez les yeux !
Réponse de le 02/07/2015 à 7:37 :
Jean ouvraient les yeux !!
il y a un ensemble de pays Européens qui fonctionnent très bien aujourd'hui. L'Europe mènera (peut-être) à la faillite les pays qui ne montent pas dans le train.
a écrit le 02/07/2015 à 4:40 :
Quoiqu'il en soit, je tiens à saluer La tribune et ses journalistes ? Qu'on soit d'accord ou pas, on doit saluer la liberté d'expression qui peut s'exprimer sans censure sur ce site ? ÇA NOUS CHANGE TRÈS AGRÉABLEMENT de ... Libe ? Et DE TANT D'AUTRES Qui est/sont devenu(s) .... L'aliénation bien plus que Libération (sic) MERCI LA TRIBUNE !
a écrit le 02/07/2015 à 2:33 :
Merci Mr Godin et La Tribune pour l ensemble des articles et pistes de réflexions que vous avez apporte a la lecture de cette 'crise grecque'. Un peu de pluralisme éditorial est salvateur.
a écrit le 02/07/2015 à 0:45 :
S'il y a quelque chose qu'on ne peut pas reprocher a Romaric Godin, c'est de faire un travail de journalisme serieux. Mais je ne peux pas etre d'accord avec l'arnaque intellectuelle un peu grossiere qui consiste a planter le decor entre d'un coté la mechante europe du nord qui represente les interets de la "Finance ultraliberale" dirigée par les egoïstes allemands et de l'autre la gentille grèce opprimée qui detient la clé de l'avenir de l'europe.
Doit on rappeler que l'europe est une construction complexe regie par des traités, validés par des referendums. Le mode de fonctionnement de l'Europe c'est la negociation dans le cadre des traités. Ainsi en appeler au peuple pour voter contre des regles et des institutions qui ont ete mises en place par des referendum precedent revient trahir sa parole et instrumentaliser son peuple. C'est un jeu pervers et dangereux surtout dans l'etat de tension actuel, savament orchestrée et entretenue autour de la haine de l'allemand. C'est prendre le risque d'une fracture profonde et c'est irresponsable de la part d'une homme politique.
D'un point de vue economique, le timing de Tsipras est profondement affligeant. Apres 5 ans d'efforts courageux la Grece sortait de l'orniere et avait en ligne de mire la renegociation de sa dette, Tsipras a fait faire un bond de trois ans en arriere a son pays, pour obtenir quoi ? Une renegociation qui etait deja prevue dans l'accord de 2012 ? Accepter finalement un programme qu'il jugeait deux jours avant "criminel"? Devenir le premier pays developpé a faire defaut sur sa dette au FMI ? Etre mis sur la mem liste que le zimbabwe de Mobutu ?
Ensuite Tsipras se dit Européen, mais n'est-il pas en train de semer l'insulte et la discorde en Europe alors meme que tous les pays ont aidé la grece dans un effort sans precedent : 320 md. Que va t on dire aux irlandais, portugais, espagnol, letton, slovenes, qui ne sont pas plus riches que les grecs mais qui sont passés par le meme chemin, et qui en sortent aujourd'hui plus forts ? Qu'on peut s'affranchir des efforts et simplement en insultant tout le monde et en bloquant les institutions on peut aller taper dans la caisse ?
Enfin, l'idée selon laquelle la grece se bat pour l'Europe est d'une incroyable naiveté. Tsipras se bat avant tout pour lui meme, ensuite pour le Grecs, et il n'a que faire des autres pays. Il a d'ailleurs les yeux beaucoup plus tournés vers la Russie que l' europe (on attend toujours que Poutine prete 300md a la Grece...).
Réponse de le 02/07/2015 à 1:21 :
le zimbawe de ..mugabe....
votre texte resume bien ma pensee.
''tsipras se bat avant tout pour lui meme'' et aussi pour son clan de gauchistes et
d irresponsables....
je vous ai lu avec plaisir
Réponse de le 02/07/2015 à 7:47 :
Vous pouvez proposer vos article à la tribune ça changera des théories du complot de Mr Godin
Vous auriez pu ajouter que la vision de la démocratie de tsipras est affligeante

Il se moque bien des 18 autres pays
Et surtout il organise son référendum Apres 6 mois de provocation
De plus la question n'est pas clair du tout
Il semble laisser croire qu'un défaut au FMI et un vote non à son référendum lui permettrons de négocier
A mon avis il est bien trop tard
Il aurait fait Ca il y a 3 mois oui

Aujourd'hui
Si la grece vote non
La BCE à travers ELA n'aura d'autre choix que d'arrêter de prêter chaque jours des sous aux banques grecques
Réponse de le 02/07/2015 à 10:41 :
Tsipras n'est pas l'élu des 18 autres pays : il est l'élu du peuple grec. Quoi d'étonnant qu'il cherche à défendre des intérêts de ce peuple ?
Il est la conscience sociale de l'Europe face à la Finance internationale dont Merkel s'est fait le porte parole.
Je souhaite que le peuple grec vote massivement non à ce qui n'est que la recherche d'une mise au pas de toutes volontés démocratiques par ceux qui placent l'intérêt des banques avant celui du peuple.

Bravo, Mr Godin, pour la finesse de votre analyse, qui ne fait pas que reprendre en boucle les arguments des places boursières.
a écrit le 02/07/2015 à 0:05 :
"Placer le peuple avant les créanciers" je m'excuse, les créanciers, c'est in fine aussi des peuples, car l'argent des institutions, même de la BCE et du FMI, non remboursé par la Grèce manquera dans la poche des contribuables des pays membres de ces institutions dont même plein d'européens ont un PIB par habitant bien inférieur à la Grèce. Comment voulez-vous que les Slovaques, les Slovènes, les Lettons, les Estoniens etc. prennent cette remarque au sérieux.
Réponse de le 02/07/2015 à 0:43 :
Honnêtement vous savez bien que ces "petits pays" ne dirigent pas l'Europe, l'Eurozone, les négo. Le coup des artisans par le Medef mais en mode international. C'est malhonnête comme rhétorique.
Réponse de le 02/07/2015 à 1:18 :
Peu importe qui mène les négociations, vous n'avez rien compris. Les Slovènes, Lettons & cie payent effectivement pour les Grecs.
Réponse de le 02/07/2015 à 10:02 :
@lilou49: ces petits pays ne "dirigent pas" mais peuvent faire a eux seul capoter tout accord. Lors du premier plan d'aide, le gouvernement slovaque est tombé apre avoir marqué son accord. Aujourd'hui vous avez un gouvernement Finalndais avec un mandat plus frais que celui de Tsipras et les Finalndais ont envoyé au gouvernement les 2 partis les plus dure sur la dette. Si ils disent non, tout est bloqué, aussi petit soit ils vu que l'eurogroupe a pour habitude de décider par consensus et que certains parlements nationaux doivent etre consultés.

Les choses sont donc complexes, et c'est cette complexité que le gouvernement grec refuse de prendre en consideration, avec pour effet facheux de décrédibiliser leurs quelques alliés objectifs.
a écrit le 02/07/2015 à 0:04 :
J'a contacté ce soir une connaissance en Grèce qui travaille dans la restauration dans une ville de 60.000 habitant mais très touristique. Quand je lui demande quel est le climat d'avant référendum, il me répond qu'il n'entend que du "OXI" (NON en grec) autour de lui, pas un seul NAI (OUI en grec). Lui estime qu'il y a facilement 95% de NON. Bon, c'est son estimation de ressenti dans la rue, mais probablement que les partisans du OUI (les traîtres à la nation) se cachent chez eux. En tout cas un dernier sondage donne 15 point d'avance pour le NON, et ce dans le contexte actuel de fermeture de banques et autres pressions des créanciers et de la 5ème colonne grecque!!

Voilà, c'est mon expérience personnelle, je ne peux pas prouver ces dires, mais si vous en voulez, adressez-vous à la NSA ... ou alors attendez la publication de documents de Wikileaks dans quelques années.
Réponse de le 02/07/2015 à 1:33 :
Et alors? Avec même 99% de non? Vu ce qu'a promis M Tsipras. je négocierai un meilleur accord si vous dîtes non", bien sûr que le non va être majoritaire.
Ce non est dans la logique se ce qui s'est passé depuis des années entre la Grèce et l'UE.
Je n'arrive pas à comprendre que personne en France ou en Allemagne ne réclame un référendum sur le sujet.
Tsipras et avec lui le peuple grec semblent miser sur le fait qu'aucun dirigeant politique ne veut voir son nom attaché à une sortie d'un pays de la zone euro voire de l'ue. Sachant qu'à ce stade ces politiques sont bien plus dirigés par l'image qu'ils veulent léguer que par le bien de leur peuple.
Merkel semble la seule qui garde un peu les pieds sur terre. Sans doute qu'elle y est obligée parce que son parlement doit voter (dans un certain cadre)
C'est affligeant.
Mais qu'on demande aussi son avis au peuple français.
La dette grecque c''est 70 milliards d'euros pour le peuple français. Le pacte de responsabilité c'est 30 milliards. C'est censé relancer la croissance, l'emploi. On exige des contre parties. Mais 70 milliards c'est pour le peuple grec et là, pas de souci, c'est cadeau. Et dire que des porte paroles du PS arrivent à dire que le dette grecque ce n'est rien... 70 milliards ce n'est rien, ... mais 30 milliards!!!!
Ils sont devenus fous. Redescendons sur terre: référendum pour le peuple français aussi
Réponse de le 02/07/2015 à 2:09 :
@Disle: parfaitement d'accord avec vous, vous avez compris ce que V_v refuse d'admettre: dans une union, la démocratie des uns s'arrête là où commence celle des autres !
Réponse de le 02/07/2015 à 9:10 :
Mais je vais vous étonner, je suis pour que des référendums aient lieu dans les 18 autres pays de la zone € pour leur demander s'ils sont d'accord d'aider financièrement les Grecs. Et je suis sûr que Syriza est d'accord aussi. Et si même un seul peuple, aussi petit qu’il soit (genre Chypre), disait NON, et bien les grecs respecteraient leur volonté et on s'arrêtera là concernant cette question!

Démocratie pour les grecs et tous les autres peuples!
Réponse de le 02/07/2015 à 9:46 :
1/c'est 60M€ et non 70M€ l'engagement de la France sur la dette grecque
2/ces 60M€ sont en réalité les dettes de nos banques que nous épongeons : jusqu'en 201O les banques françaises ont été bien contentes de faire des crédits sans fin aux banques grecs : ce sont nos subprimes. En 2010, quand la vérité sur les comptes de la Grèce est "apparue" (truanderie des gouvernements grecs successifs aidés par Goldman Sachs et par une UE aveugle), les Etats de l'UE dont la France et l'Allemagne ont choisi de prendre en charge cette dette pour sauver nos banques, mais n'ont pas du tout réglé le sujet au fond tout en imposant un programme d'austérité sans équivalent : d'où une dette qui a explosé (de 120% du PIB à 180% aujourd'hui), le PIB de la Grèce qui a diminué d'un quart, la pauvreté etc etc bref, une récession qui met la Grèce à genou et dans l'incapacité de rembourser
3/ ces 60M€ sont déjà intégrées dans nos dettes publiques : donc même au pire du pire, si la Grèce ne remboursait jamais un centime, cela ne couterait rien de plus au contribuable français.
4/d'autant que depuis 2 ans pour financer notre dette (95, 7% du PIB) nous empruntons nous mêmes sur les marchés à des taux historiquement bas (quasi négatifs : on n'est pas loin de s'enrichir, c'est le paradoxe !) et qui ont baissé cette semaine lors de l'annonce du défaut de paiement de la Grèce : en effet, pour les chinois , les dettes publiques allemandes et aussi françaises sont des valeurs refuges pour le placement de leur gigantesque épargne.
5/ il faut cesser de propager des peurs dans le genre : les gentils français vont payer pour ces feignasses de Grecs.
Réponse de le 02/07/2015 à 10:07 :
@V-v: Si vous demandez par référendum si la dette grecque doit etre restructure, vous aurez probablement beaucoup de non: Finlande, pays baltes,slovaquie, allemagne, pays bas de maniere quasi certaines. meme la Frence voterait probablement non (meme si de maniere moins tranchée). Par exemple, les Finlandais viennent de voter et ont envoyé au pouvoir les deux partis qui sont les plus dures sur la question grecques. En Slovaquie et en Allemagne les sondages sont sans equivoque.
C'est cet aspect la qu'il fut prendre en consideration pour comprendre jusqu"ou l'eurozone peut allé. Et malgré ce que vous pourriez croire, je ne suis personnellement pas opposé a une restructuration d'une partie de la dette grecque. Mais je comprend aussi qu'un effacement pur et simple du jour au lendemain provoquerait un traumatisme dans nombre de pays européens qui enverrait la peste brune aux portes du pouvoir immédiatement.
Réponse de le 02/07/2015 à 10:36 :
Faites un referendum, et posez la question suivante : préférez vous pousser la grece au grexit et faire un trait sur 600€ par contribuable, ou preferez vous proposer un plan d'aide intelligent pour aider la Grece pour 200€ par contribuable ?
Réponse de le 02/07/2015 à 11:28 :
@Dmitri

1- faut rajouter, quelque soit le cas de figure, le cout de la recapitalisation de la BCE (et peut etre du MES aussi).

2- ce que craignent les pays crediteurs, ca n'est plus tellement de ne pas etre remboursé sur tout, mais de ne pas etre remboursé du tout ET de devoir mettre de l'argent neuf sur la table regulierment....et pour rien si l'Etat grec ne se réforme pas pour de bon pour devenir un vrai etat efficace et sans corruption ti clientelisme/népotisme.
Réponse de le 02/07/2015 à 14:03 :
V
Réponse de le 02/07/2015 à 14:28 :
On parle beaucoup de réformes comme si la Grèce n'avait rien fait, mais pourtant, c'est l'OCDE qui l'affirme, la Grèce est championne des réformes en 2013, et 2014 et même 2015 avec Syriza il y a encore eu plein de réforme. Et encore Syriza a encore plein de réformes à faire, mais tant qu'il n'y a pas d'accord elle ne peut les faire, car les créanciers se plaindraient que les grecs votent des lois sans leur accord préalable.
Réponse de le 03/07/2015 à 2:05 :
Merci !

Merci !

Mais vraiment merci !

Je viens d'exploser de rire devant mon ordi.

"
1- faut rajouter, quelque soit le cas de figure, le cout de la recapitalisation de la BCE (...)."

Mais oui mais oui, on va recapitaliser une structure avec de l'argent qu'elle peut créer elle-même, et ce serait un "coût" que ces vils Grecs nous feraient subir. Alors que cette création ne coûte rien à personne.

Wtf...
a écrit le 02/07/2015 à 0:00 :
S les grecs votent NON, les autres européens voteront NON aussi.
Alors repli de la Grèce sur elle-même ; la coalition au pouvoir extrême gauche + extrême droite prendra des mesures collectivistes et réduira les libertés, mais...
c'est probablement la seule et meilleure issue pour la Grèce et l'Europe.
a écrit le 01/07/2015 à 23:39 :
La semaine en cours avec le contrôle des capitaux va couter très cher à l'économie grecque . Demain il faudra manger et après le FMI se profile peut être le temps de la FAO . La vérité c'est que autonome la Grèce s'apparente plus au Kosovo , l'Albanie ou la Crimée! Le port du Pirée est déjà passé sous contrôle chinois ... Quant à la jeunesse elle fuit le pays massivement ce qui n'est pas bon signe . En France Hollande applique le modèle grec en version rampante c'est à dire que l'on repousse aux calendes grecques les vraies réformes de gestion nécessaires . Les mêmes causes produisant les mêmes effets on comprend la panique qui enfle rue du cirque .
Réponse de le 02/07/2015 à 18:02 :
Mais oui, on connaît la rengaine : la Somalie, le Zimbabwe...
Bientôt le cannibalisme des papous sur les pauvres plaisanciers de passage sur les îles grecques...
Et les Russes avec le couteau entre les dents organiseront des mechouis de chats sur la Place Syntagma...
Allons, un peu de décence dans vos arguments !
a écrit le 01/07/2015 à 23:14 :
Merci pour la qualité de votre article et les informations précises qu'il contient. On entend en effet tout et son contraire sur la dette grecque et votre article permet de mieux comprendre les réels enjeux de la négociation et le rapport de force entre la commission et le gouvernement grec.
a écrit le 01/07/2015 à 23:14 :
Heureseument que M. Godin est là pour nous dire "pourquoi la position de Tsipras est cohérente", car au cours de la dernière semaine, il a dit qu'il rejetait les offres de l'Europe, puis qu'il les mettait au vote par référendum, puis qu'elles devenaient acceptables et qu'il pourrait appeler à voter oui, mais finalement qu'il appelait à voter non. S'il y a une cohérence, c'est que chaque position est suivie à brève échéance par une autre position. Comme nous ne sommes pas encore dimanche, il y a encore la place pour quelques incohérences.
Réponse de le 02/07/2015 à 0:31 :
je ressens la même chose que vous Onze et c'est probablement le même ressenti de toute l'Europe du Nord. La Grèce a été trop loin et qu' il n'y a plus de négociation possible pour prêter de l'argent à ce pays.
Les Allemands en majorité ne veulent plus entendre parler d'aide pour les Grecs, c'est déjà trop tard. Lundi si c'est non, ca sera le défaut il n'y aura pas de négociation car le peuple aura parlé et doit être respecté. Mr Godin ne fait pas un travail de journaliste objectif.
a écrit le 01/07/2015 à 23:06 :
Votre précision et votre déontologie, Monsieur Godin, m'ont amené à lire La Tribune, bien que je sois très à gauche - simplement parce que je le suis de manière non idéologique, et que la mauvaise foi, l'ignorance et le mépris sont mes principaux ennemis, plus encore que l'ultralibéralisme. Si votre journal va dans cette voie, peut-il devenir le titre de référence?
a écrit le 01/07/2015 à 22:37 :
Je ne suis qu'un citoyen lambda. J'écoute systématiquement l'émission du samedi sur FC, "l'économie en question". Je constate que quelque soit l'orientation politique ou théorique des économistes invités (5 différents à chaque fois, de gauche à droite), il y a un point sur lequel ils se rejoignent TOUS (j'insiste) : la position et les demandes de la troika à la grèce sont ABERANTES d'un point de vue économique.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:50 :
Oui c'est édifiant !
Les plus libéraux comme les conservateurs critiquent tous les demandes de la Troila !
Réponse de le 02/07/2015 à 0:11 :
oui c'est sur c'est pas bien que la demande de la Troika de passer la TVA sur la restauration de 13 % à 23 % c'est aberrant...
De même que les pressions de la Troika pour réformer les retraites c'est aberrant
bien que ce soit un de ceux qui est le plus couteux d'Europe.
La pénibilité pour les retraité il avait inventé ça avant nous. Le présentateur TV exerce un métier pénible est privilégié, une fille non mariée peut toucher la retraite de son défunt père si il était fonctionnaire.
A mourir de rire et le plus drôle c'est que c'est en parti vous FX et nasrudin qui allait payer pour ca puisque le premier ministre Grec veut que l'Europe paye encore.
Faites vous plumer si vous voulez mais tout seul.
Réponse de le 02/07/2015 à 10:40 :
Justement, comme c'est moi qui doit payer au final, j'aimerais qu'on me demande mon avis !
Parce que payer 800€ pour un Grexit, qui s'ensuivra tres probablement d'un portuxit, d'un spanoxit, d'un italoxit, ça va commencer a me couter cher, tout ça parce qu'une poignée de technocrates que je n'ai pas élu s'entête.
Alors qu'un plan d'aide meme minime, et une restructuration de la dette meme importante, me couterait 4x moins cher au final !
C'est facile de prendre des décisions stupides comme le fait la Troïka avec l'argent des contribuables. Vous pensez vraiment que ce qui n'a pas fonctionné pendant 5 ans va se mettre subitement a produire des résultats fantastiques ? Alors vous étes crédule ! Libre a vous, mais pas avec mon argent !
a écrit le 01/07/2015 à 22:23 :
A priori si la grece vote non elle sortira de l'Europe
La BCE devra arrêter l ELA

Pourquoi personne ne le dit clairement ????
Réponse de le 01/07/2015 à 23:50 :
A priori peut être, mais dans le monde réel certainement pas, et même pas de l'Euroland d'ailleurs.
Réponse de le 02/07/2015 à 2:55 :
On ne sort pas de la secte UERSS impunément !
a écrit le 01/07/2015 à 22:10 :
Oui Tsipras est cohérent sauf sur un point : la Grèce ne sera vraiment libérée de ses créanciers que lorsqu'elle émettra sa propre monnaie et contrôlera ses frontières. Le refus de ce scénario par Tsipras et par les grecs n'est pas très réaliste...Quant à l'Europe, elle a évidemment intérêt à ce que ce scénario ne se produise pas puisque c'est le scénario qui enlève tout espoir de récupérer quoique ce soit des créances grecques...
Réponse de le 01/07/2015 à 23:41 :
La Grèce peut très bien garder ou reconnaître l'€ comme monnaie officielle dans le pays, tout en émettant une nouvelle monnaie (la drachme) en parallèle pour les besoins intérieure au taux fixé de 1€ = 1 drachme.
Plus de 100 milliards d'€ de liquide sont en circulation ou stockés en ce moment en Grèce, le problème c'est que les banques et l'état, eux, non plus beaucoup de liquidité, c'est plutôt la population qui détient ces liquidités. ¨Peu de chance que les grecs ramènent ces liquidités aux banquas actuelles qui sont pas loin de la faille (l'agence Fitch a placé 4 banques grecques déjà en défaut partiel). La seule solution est donc de nationaliser ces banques qui sont en défaut partiel, une grande banque d'état ne peut pas faire faillite, c'est le seul espoir pour que les citoyens puisse ramener une bonne partie de leur liquidité. Dans ce cas, l'€ peut rester une monnaie officielle, et la drachme peut venir se substituer à l'€ en cas de besoin. Ceci est le moindre mal, car il permet de garder tous les prix des commençants en € et ce même si on paye les marchandises avec des € et/ou des drachmes. Par contre, l'€ restera la monnaie officielle du commerce extérieure.
a écrit le 01/07/2015 à 22:04 :
La Grèce a 40 procureurs contre elle. Tous des gens très bien, formés chez CNN and co, toujours invités aux réceptions du MEDEF... Et deux avocats journalistes : M Godin et M Béchade.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:53 :
Vous oubliez volontairement que la Grece a aussi derrière elle quasiment tous les économistes de tous les horizons et de tous les pays. Liberaux, conservateurs, tous s'accordent pour critiquer les demandes de la troika.
En fait, la troika n'a derriere elle que quelques hommes politiques sans grandes qualifications, la plupart des journalistes bien sur, et quelques idiots utiles qui viennent raconter leur inepties dans les commentaires de leurs articles !
Réponse de le 01/07/2015 à 23:00 :
Très bien dit, mais vous avez oublié un troisième avocat français : le grand Jaques Sapir.
Réponse de le 01/07/2015 à 23:37 :
Je dois faire partis des idiots. J'aimerais tellement que les gens intelligents se cotisent pour paye la dette des Grecques.
a écrit le 01/07/2015 à 22:01 :
D'abord, merci beaucoup, Romaric Godin, pour tous vos articles sur la Grèce. Parce qu'ils nous informent avec précision, et sans malveillance, ce qui change de ce que la plupart des médias français nous offrent.
Concernant l'article de ce jour, une phrase m'intrigue : "Les créanciers avaient déjà accepté leur folle proposition d'une TVA de 23 % contre 13 % dans les hôtels."
Ont-ils accepté ou annulé cette proposition ?
Réponse de le 01/07/2015 à 23:26 :
Etant au courant je peux répondre. Dans la proposition des créanciers, envoyée par télégramme vendredi dernier et pour lequel elle fait l'objet du référendum de dimanche prochain, ils proposaient une TVA de 23%. Ce que les grecs refusaient bien-sûr, ensuite le lendemain samedi de l'annonce du référendum, Juncker revenait sur cette proposition prétendant qu'il n'avait pas proposé de TVA à 23% mais plutôt à 13%. Les grecs répondirent qu'ils n'avaient été mis au courant. Voilà en gros pourquoi les créanciers acceptent maintenant la TVA de 13%
Réponse de le 02/07/2015 à 0:19 :
et pourquoi c'est "une folle proposition" de monter la tva de 13% (taux réduit) à 23% (taux normal) dans les Hôtels sachant que ça taxera majoritairement les touristes étrangers et pas les plus pauvres en Grèce...
Réponse de le 02/07/2015 à 8:26 :
Merci pour ces explications, V_v ! :)
Réponse de le 02/07/2015 à 10:46 :
C'est une folle proposition car on n'attire pas des touristes en augmentant les prix, tout simplement. C'est si dur a comprendre ?
a écrit le 01/07/2015 à 22:01 :
Enfin un journaliste qui rétablit la vérité des faits. Quelle bouffée d'oxygène. Vive la démocratie ! Non à la finance plastronnante et cynique. Économie oui, chrématistique non!
a écrit le 01/07/2015 à 22:01 :
Pour ceux qui critique le bien-fondé du référendum grec, comme le Conseil de l'Europe, voici ce que dit des experts à l'ONU (traduction Google):

"Une gifle à tous ceux qui cherchent à dissuader un référendum en Grèce est le message d'experts de l'ONU, qui a salué la décision du gouvernement grec"
a écrit le 01/07/2015 à 21:52 :
Je pense que Tsipras agit en Homme d'Etat en proposant un référendum sur l'austérité. Cependant, Tsipras me semble atteint du syndrome Gorbatchev qui voulait réformer l'Empire de l'intérieur. L'Empire n'est pas réformable. En effet, Merkel n'acceptera jamais un rééchelonnement légitime de la dette car le Bundestag s'y opposerait car le Bundestag défend les intérêts du peuple Allemand et non de l'Europe (les autres). Il ne faut pas oublier que dans les traités le peuple Allemand conserve sa souveraineté car toute décision doit être validée par le Bundestag alors que la France, l'Italie, l'Espagne etc... ont perdu leur souveraineté. L'UE c'est le peuple Allemand+un peuple Européen inaudible. L'Euro c'est l'ancien Mark + les autres monnaies à parités fixes qui doivent s'aligner à l'ancien Mark. Ce que Tsipras démontre, c'est que si le peuple Allemand dit non, la démocratie de la Grèce et la démocratie en général des autres membres comptent pour rien car ils ont perdu leur souveraineté. Pour mémoire la souveraineté est consubstantielle à un Etat : battre monnaie, maîtriser un budget, rendre la justice... La Grèce vient de nous montrer que nous sommes sous l'Empire Allemand, mais fort heureusement, cet Empire n'a pas d'armée à sa disposition, pas de chars pour faire un coup d'Etat en Grèce. D'autres moyens financiers vicieux sont donc employés actuellement, comme assécher les banques pour "forcer" le oui. Personnellement je ne suis pas de gauche ni d'extrême gauche mais Tsipras mérite tout notre respect.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:49 :
Merci de votre commentaire éclairé, même si je ne suis pas sur que ce soit simplement l'Allemagne qui gèrent tous ça..à mon avis les américains sont jamais très loin quand c'est une histoire de gros sous...voir d'autres...
Réponse de le 02/07/2015 à 0:20 :
@rosetta Les médias grecs diffusent jusqu'à 4 fois plus de temps de manifestations en faveur du oui, qui gagnera in fine puisque que le volume de présence médiatique fabrique le consentement et ..suffit à l'emporter sur tous les sujets..?
Réponse de le 02/07/2015 à 12:16 :
@Gremillon,
Si le oui l'emporte, à moyen terme Tsipras reviendra dans le jeu à moyen terme car il passera aux yeux des Grecs pour l'homme de la résistance à l'austérité et l'homme de la démocratie retrouvée.
a écrit le 01/07/2015 à 21:47 :
Merci pour ce journalisme d'anthologie. Je garde une copie du texte pour le montrer à mes petits enfants plus tard, pour les faire rire:
"La fonction de l'annonce du référendum et du « non » est d'arracher des concessions sur la question de la dette".
Ha! Ha!
Que le ministre slovaque: à dimanche !
a écrit le 01/07/2015 à 21:43 :
V
a écrit le 01/07/2015 à 21:36 :
Interview romaric "l'economie anti-capitaliste"

http://www.anti-k.org/2015/04/29/romaric-godin-grece-comment-alexis-tsipras-tente-de-contourner-les-blocages-des-creanciers/

Quand j'ose utiliser le qualificatif de gauchiste en parlabt de Godin je me prends un retour de flamme
Réponse de le 01/07/2015 à 22:10 :
En meme temps je ne voie pas le rapport avec un gauchiste et un anti-capitaliste!
La Gauche est au pouvoir et pourtant j'ai pas l'impression qu'elle est anticapitaliste...

Et en meme temps ceux qui veulent maintenir ce système en place déchanteront surement bientôt quand ils auront perdu leur boulot et au passage leur biens si durement acquis...

Le système actuel est à bout de souffle et les rustines qu'on lui colle ne vont pas tenir longtemps n'en déplaisent à quiconque, Il suffit d'ouvrir les yeux pour s'en rendre compte.
a écrit le 01/07/2015 à 21:32 :
Avant de partir en vacances cet été en Grèce, je vais retirer 10.000€ en liquide (coupures de 20€ et 50€) de ma banque ici, et une fois là-bas, je les placerai dans mon compte en banque grec soit directement à l'agence bancaire ou via les distributeurs de billets ATM (afin de les alimenter pourquoi pas). Ensuite, je transfèrerai les 10.000€ de ma banque grec via internet ou de l'agence de retour vers ma banque ici. En automne, où je retourne en Grèce, je répète l'opération. J'aurais donc avec mes 10.000€ de mon compte en banque ici, alimenté 20.000€ de liquidité en Grèce et toujours en gardant mes 10.000€ initial que je retrouve dans ma banque ici!!

Si tous ceux qui ont un compte en Grèce font pareil, la Grèce va se noyer de liquidités, les rues seront sales de billets!
Réponse de le 01/07/2015 à 22:58 :
C'est une manière de procéder... Comme quoi l'argent et la finance on en fait ce qu'on en veut. Seulement faut pas empêcher de tourner en rond ceux qui tiennent les rennes. Sinon t'est mort!! Vive la démocratie vive la France et vive l'Europe ...
a écrit le 01/07/2015 à 21:23 :
Tous les bankster de la finance se sont donnés rendez-vous ici
a écrit le 01/07/2015 à 21:16 :
Je me pose des questions sur la tribune. Un journal ce sont des journalistes ou un homme de propagande. M.Godin n'est pas journaliste . Il preche la parole de Stispras . J'invite les lecteurs à lire les rubriques du Monde et du point plus interessantes parce que la c'est trop et je ne les lirais plus.

POur les gens passionés par la Grèce j'ai lu un article sur Tsipras . très interessé à garder le pouvoir . dans une négociation c'est un point important à maitriser et donc l'Europe a raison de se battre pour le oui . le oui enlève tout pouvoir à Tsipras.
petite remarque en passant : Hollande est en Afrique !!!! alors que se joue le sort d'un pays européen ; Je ne suis pas sur que l'on soit plus gatés que les grecs
Réponse de le 01/07/2015 à 22:25 :
C'est peut-être une Bonne Nouvelle qu'il soit loin

Toutes ces prévisions et analyses sont foireuses !!
Réponse de le 01/07/2015 à 22:30 :
Je vous l'ai dit ce matin, l'excellent m GODIN vous énerve parce que ses analyses détonnent dans un paysage européïstre convenu, c'est aussi pour cela que je le lis.. Il vous reste 99.8 % de la presse mainstream pour vous repaître..
a écrit le 01/07/2015 à 21:15 :
Dans la pensée du premier ministre grec, je pense que l'orthographe du mot "négocier" s'écrit différemment de celui connu habituellement? Par suite, les résultats ne sont pas ceux auxquels on penserait à priori ?
Entre négocier et négochier ? La différence est mince ... et pourtant ? lol
a écrit le 01/07/2015 à 21:03 :
Les créanciers ont un nœud coulant autour du cou ??? Non ? Ce n'est pas cela ? Ils ne veulent pas du référendum qu'ils réclament à tout pris avant d’éventuelles discutions ??? J'ai du mal à suivre les raisonnements successifs de M. Godin !
a écrit le 01/07/2015 à 20:59 :
1 - Sortir la Grèce de l'Eurozone
2 - Envoyer Godin couvrir la rubrique Économie zone Antarctique, peut-être y comprendra-t-il quelque chose...
Réponse de le 01/07/2015 à 22:01 :
Bonsoir,Si vous par contre comprenez l'économie mondial mieux que Godin "puisque a priori vous dites qu'il comprendrait mieux en antarctique.." Je vous prie s'il vous plait d'éclairer ma lanterne et au passage celle des autres.
Puisqu'a priori nos plus grands "économistes" français qui passent en boucle sur toutes les chaines françaises nous certifiaient en 2008 un mois à peine avant l'effondrement de toutes les bourses du monde que tout allait bien se passer et que le système avait digéré la crise...
On peut aussi parler du cas de Lagarde au F.M.I qui nous annonçait au début de son mandat que la crise était derriere nous.
Donc Merci à vous de bien vouloir vous présentez a la prochaine élection pour sauver le système cela rendra service à tout le monde...
a écrit le 01/07/2015 à 20:48 :
Moi je demande un referendum en France sur l'annulation de la dette de la Grèce par la France (50 milliards).
Réponse de le 01/07/2015 à 23:27 :
Et bien vous savez quoi ? Vous devriez !
Car tout cet argent n'est que de l'argent crée par les banques pour se rembourser elle meme, en empochant les interets au passage, et pour lesquelles vous vous etes portés garant. Autant dire que l'argent ne manquera a personne !
Réponse de le 02/07/2015 à 2:43 :
Il fallait le faire plus tôt pour demander l'avis des français sur le tour de passe-passe : remplacer la dette privée des banksters par les Etats européens!
a écrit le 01/07/2015 à 20:44 :
Godin: quelle constance dans la médiocrité...
a écrit le 01/07/2015 à 20:35 :
Mouais. Mais sortir un référendum de son chapeau ainsi, avec un délai si court, ça pose question, même si on est très circonspect sur l'attitude des créanciers.
En fait, aujourd'hui, on a envie de renvoyer grecs et créanciers dos à dos.
a écrit le 01/07/2015 à 20:33 :
Une comparaison au JT de ce soir : retraite moyenne en Gréce : 800 € ; en Slovaquie : 38o € ; Smic en grèce : plus de 500€; en Slovaquie : moins de 400€
Et la Slovaquie a donné de l'argent pour la Grèce .
Il en pense quoi , Romaric?
Réponse de le 01/07/2015 à 21:29 :
Lui est melenchoniste alors il Reve que les dettes s effacent que tous le monde a tord et qu'il a raison

Bon il est a côté de la plaque

On pourrait rires

Mais si les grecques avec ce genre de bêtises partent de l'euro
Ils vont plonger au fond du puit
Réponse de le 01/07/2015 à 21:34 :
et vous vous en pensez quoi de vivre avec 500 euros par mois?
Réponse de le 01/07/2015 à 23:31 :
il faut aussi comparer le cout de la vie pour mieux comprendre. Jetez un coup d'oeil sur ce site internet / http://www.numbeo.com/cost-of-living/compare_cities.jsp?country1=Greece&country2=Slovakia&city1=Athens&city2=Bratislava
et aussi sur http://www.eurocompar.eu/select.php
je veux bien que l'on diminue les salaires, les pensions etc en Grèce mais savez que beaucoup des choses coutent plus cher par rapport à d'autres pays.

merci beaucoup pour le support de la Grèce
Réponse de le 01/07/2015 à 23:32 :
Votre réflexion est ridicule, car une retraite ou un salaire n'a de sens que comparé au niveau de vie. En grece, les 2/3 des retraités touchent moins de 700€ par mois, alors que le seuil de pauvreté est établi a 660€. Le smic a 480€ est donc largement en dessous du seuil de pauvreté grec.
En slovaquie, le seuil de pauvreté est de 305€, les retraites et le SMIC sont donc au dessus.
Mais je suis d'accord avec vous sur un point : l'Europe est mal foutue, ce sont les pays riches comme l'Allemagne qui devraient payer, ce qu'ils se refusent a faire ...
Réponse de le 02/07/2015 à 2:39 :
La Slovaquie a donné de l'argent aux banques et non à la Grèce, nuance. Qui l'a obligé à se substituer aux banksters? Pourquoi n'a-t-elle pas consulté son peuple pour cela?
a écrit le 01/07/2015 à 20:32 :
J'ai vraiment la "drôle d'impression que beaucoup de gens ne savent pas ou plus ce qu'est l'argent...Fut un temps l'argent était adossé à une valeur l'OR mais ce n'est plus le cas...et depuis longtemps.
L'argent d'aujourd'hui est tout simplement fabriqué à partir de rien et n'est basé que sur la confiance que les gens lui donne.
Evidement des "banquiers" gèrent cet argent et donc on peut leur faire confiance...
Plus concrètement quand vous faites un prêt à la banque il rajoute une ligne de chiffre "d'escompte"dans un ordinateur.
La seule obligation pour la banque est d'avoir 7% "d'argent" en fond propre "réel" C'est comme si vous ou moi avec 7 euros on pourrait en prêter 100 et en plus demander des intérêts sur cet argent qui n'existe pas!!
Pour moi c'est simplement et clairement du vol pur et simple et qui plus est encore mieux, ce système permet au "Banquier" une fois que vous êtes endetté évidement à taux variable tant qu'a faire! de vous dire que maintenant vous allez faire ce que je vous dit pour pouvoir me rembourser.
Donc non seulement le gouvernement Grec à profondément raison de ne plus vouloir continuer ce système d'asservissement des peuples, Mais nous meme devrions nous révoltez face à une menace de la plus haute dangerosité pour nos liberté...
Réveillez-vous demain il sera peut être trop tard.
Réponse de le 01/07/2015 à 21:19 :
@radjamck
Le problème numéro un, c' est lorsqu'on a donné aux banques le pouvoir de financer les dettes publiques. En même temps, on a confié aux banques le pouvoir de créer la monnaie ex-nihilo et elles ne s'en privent pas. Plus elles prêtent, plus elles engrangent des intérêts. A la limite le capital, elles s'en foutent, il ne leur coûte rien. S'il est remboursé, c'est du bonus. Il faut revenir à une logique évidente: Banque nationale pour le financement public, Etat, collectivités, secteur social, banques privées pour le financement privé.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:18 :
Voila tout est dit! Votre solution répond au problème. Encore faut il des hommes politiques prêt à s'attaquer a mettre en oeuvre la solution. Et LA!!! Ce n'est meme plus juridiquement possible donc...
Adviendra ce qui pourra...
a écrit le 01/07/2015 à 20:31 :
cela fait des semaines que mr godin fait part au travers de ses articles de son soutien à peine déguisé à la position grecque face aux mechants européens sous le joug des marchés financiers. c'est dommage on aimerait avoir de l'information pas un papier d'opinion.
Réponse de le 01/07/2015 à 21:14 :
M Godin ne fait que rétablir la vérité sur la position de M Tsipras et la pression, il est plus juste de dire : les menaces inacceptables des financiers de l'Europe.
Comment peut-on s'immiscer dans la vie politique d'un peuple n faisant fi de la démocratie?
C'est de la dictature
Peut-être aimez-vous la dictature?
Peut-être aimez-vous ceux qui écrasent les plus faibles?
Peut-être aimez-vous l'hypocrisie des États moralisateurs comme l'Allemagne qui n'ont jamais remboursé leur dette
J'espère que non
Il est temps de voir les choses sous un angle différent .
Pourquoi Tsipras aurait-il tort?
a écrit le 01/07/2015 à 20:12 :
Monsieur Gaudin, je lis vos article sur la Grèce depuis quelques temps et je ne retrouve votre clarté où plutôt votre lucidité nulle part ailleurs. On demande à un journaliste de rendre compte mais aussi de nous faire partager son analyse ses impressions et en cela vous êtes dans la fonction. J’attends la suite….
Réponse de le 01/07/2015 à 21:13 :
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse. Pour moi un journaliste doit rechercher, collecter des faits, des déclarations etc ... et nous "éclairer" à l'aide d'autres opinions ou faits contradictoires. Par contre un éditorialiste peut donner et faire partager ses idées, ce que n'est pas M. Godin. Mais j'ai grand plaisir à le lire tellement son papier estcontradictoire avec celui du lendemain. On croirait lire les discours d'un politique (qu'il s'entraîne peut-être à être ?) ! !
a écrit le 01/07/2015 à 20:08 :
il est en effet 10000% coherent avec lui meme et tient toutes ses promesses de campagne!!!
reconnaissons lui cette rare honnetete!!
et il ira jusqu'au bout, a savoir ' le defaut dans l'euro', comme promis par varoufakis avec un doigt d'honneur; le souci c'est qu'ils n'auront plus aucun financement, et la, ca va envoyer du bois severe ( ah, si, ils viennent de recolter 1 million sur le crowfunding, pardon...) ;-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))
a écrit le 01/07/2015 à 20:00 :
M.Godin, c'est bien beau de nous dire que Tsipras "place le peuple avant la volonté de n'importe quel gouvernement"...mais simple question, qui croyez-vous que représentent les 18 autres ministres des finances ? Leur peuple précisément, et non pas cette espèce de bête tentaculaire qui voudrait saigner le peuple Grec que vous tentez de nous décrire ("Les créanciers qui confisquent le travail des Grecs" etc).

Dès lors, et à la vue de toute votre prose ces derniers mois, je me pose une autre question: à vos yeux les choix du peuple Grec sont prioritaires sur ceux des autres peuples d'Europe, juste parce qu'ils ont voté selon votre sensibilité d'extrême gauche ?!

La Grèce c'est un système de retraites qui engloutit 18% de son PIB, c'est un déficit commmercial équivalent à 15% du PIB, un déficit budgétaire à plus de 13% en 2010 (AVANT la fameuse cure d'austérité source de tous les maux selon vous), et un pays qui a toujours été un consommateur net au budget européen depuis qu'il est dans l'UE. Au mieux avec de tels chiffres, on parle d'égal à égal avec les partenaires qui ont de meilleurs chiffres...au mieux. Par contre on n'imagine pas imposer ses vues à l'ensemble des partenaires juste parce qu'on a élu un marxiste bonimenteur (pléonasme) en désespoir de cause ! Le déni de réalité a ses limites M.Godin.
Réponse de le 01/07/2015 à 20:52 :
Ah j'oubliais, "le peuple Grec" qui vous est si cher M.Godin...quid des manifestations pro-oui hier soir, qui ont mobilisé autant de monde que leurs adversaires si ce n'est plus ? Ils ne rentrent pas dans votre corpus idéologique donc on n'en parle pas, c'est ça ? Ou alors ce ne sont que de braves moutons dépourvus de tout sens critique qui ne font que plier sous la terreur imposée par les créanciers ? Expliquez nous !
Réponse de le 01/07/2015 à 21:32 :
M Godin ne fait que dire des choses différentes de ce que les médias traditionnels acquis à 80% aux financiers rabâchent à leur profit depuis des années comme la seule parole
Donc évitons la langue de bois et l'hypocrisie
1) vous avez raison de dire que la Grèce à de gros soucis, mais seulement dans le système économique financier en vigueur en Europe et la dictature financière
2) vous avez tort dans le système économique que M Tsipras veut pour la Grèce

C'est donc un combat entre deux systèmes
Vous avez fait votre choix , acceptez démocratiquement que d'autres fassent un autre choix





a écrit le 01/07/2015 à 19:44 :
Comment pouvez-vous juger que poser une question floue et ambiguë, lors d'un référendum organisé en moins d'une semaine, est la manifestation de la démocratie ? Vous confondez populisme et démocratie, une nouvelle fois. Opposer la pauvre victime grecque, oppressée, à ses riches créanciers, agressifs et cupides, comme vous le faites depuis des mois, n'est pas la meilleure manière d'élever le débat. Tsipras avait des moyens d'obtenir un accord global, sur les réformes et sur la dette, mais par son comportement, toujours imprévisible et brouillon, il a perdu toute la confiance de ses partenaires. Et oui, les créanciers sont des partenaires. Vous oubliez les citoyens des Etats européens qui ont aidé les grecs depuis des années, ainsi que tous les pays endettés qui respectent leurs engagements et remontent tout doucement la pente. La démocratie n'existe pas qu'en Grèce, Mr Godin., les difficultés économiques, non plus.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:01 :
@Pierre et aux autres,
Soyons sérieux, le peuple Grec vit dans sa chaire l'austérité depuis 5 ans. Croyez-moi il a déjà étudié la question de l'austérité en long en large et en travers. Les créanciers ne donnent pas plus que 5 jours pour exercer la démocratie en Grèce mais elle sera exercée et le résultat sera vraiment la volonté du peuple Grec. Bravo Monsieur Tsipras qui restera un Grand Homme d'Etat qui tranche avec les corrompus qui ont gouverné avant lui. Tsipras (et les article de Romaric) me redonnent le moral!!!
Réponse de le 02/07/2015 à 4:24 :
@ Rosetta
Vous êtes sérieuse lorsque vous dites que "Les créanciers ne donnent pas plus que 5 jours pour exercer la démocratie en Grèce " ? Qu'est-ce qui empêchait Mr Tsipras d'organiser tranquillement un référendum, il y a plusieurs semaines, avec une question claire ? Malheureusement, ce référendum bancal est surtout le symbole du flou absolu de la politique de Mr Tsipras. Quel est son but réel ? Pensez-vous réellement qu'il souhaite un accord ? Ne pensez-vous pas que Tsipras et Schaube joue exactement le même jeu, mais dans les camps opposés ?
Que les précédents gouvernements grecs aient été mauvais, c'est un fait. Que celui-ci soit bon, je ne vois pas ce qui vous le fait dire. Vous savez qui est Pannos Kammemos, ministre de Tsipras ? Vous connaissez les idées nationalistes et conservatrices en matière de moeurs de ce gouvernement ?
Quant à la politique économique, à part des dénonciations outrancières qui répondent à des critiques tout aussi absurdes, vous trouvez vraiment que le débat s'est élevé et que la situation grecque s'est améliorée ? La Grèce rejoint le Soudan, le Zimbabwe et la Somalie, dans le club des pays incapables de rembourser le FMI, elle fait cavalier seul en Europe en se rapprochant du grand démocrate Poutine, et a réussi à écoeurer une grande partie des citoyens des autres pays européens.
Il faut un autre plan pour sortir ce pays d'une crise récurrente, c'est une évidence. Mr Tsipras vous redonne le moral. Et bien, tant mieux pour vous. Je vous souhaite d'avoir raison. Malheureusement, je crains que vous déchantiez rapidement.
D'un côté, comme de l'autre, il y a un tel déni de la réalité que l'on ne peut qu'être pessimiste.
Tspiras a conduit son pays là où une grande majorité de ses citoyens ne souhaitaient pas aller, vers le Grexit, exactement là où les plus libéraux voulaient qu'il aille pour faire un exemple. Les uns, comme les autres ont tort. Tsipras car son pays ira encore moins bien, et mettra plus d'une décennie pour s'en remettre, les ultra-libéraux car cela ne mettra pas fin à cette crise financière et économique, dans le reste de l'Europe. Pauvre Grèce, pauvre Europe.
a écrit le 01/07/2015 à 19:38 :
Les Grecs vont donc pouvoir voter, ENFIN suis- je tenté de dire.

Quand Papandreou avait proposé la même chose il ya quelques années, il avait été promptement débarqué grâce à ce qu’il faut bien appeler un coup d’Etat organisé a Bruxelles pour être remplacé par un Quisling de service, ex haut fonctionnaire de …la BCE.

Je ne sais pas ce que les Grecs vont voter, mais comme le dit le proverbe Américain, les dindes votent rarement pour Noël.

En tout cas, je sais ce que je voterais si j’étais Grec.

“L’Homme” disait le Christ “ne vit pas que de pain”.

Les Grecs ont donc le choix entre la fin de l’horreur et une horreur sans fin.

J’espère que la révolte des Peuples Européens contre la dictature molle que Tocqueville avait parfaitement vu arriver a enfin commencé, et si c’est le cas, elle se produit d’abord, ironie de l’Histoire dans le pays qui a été le berceau de la Démocratie…

Quel magnifique symbole.

En réalité, je ne connais pas d’exemple dans l’Histoire de retour vers la Démocratie et vers des prix de marché qui se soient mal terminés.

Je me sens redevenir optimiste. Comme le disait Jean-Paul II, encore lui : “N’ayez pas peur car la Vérité l’emportera toujours sur le Mensonge”.

Conclusion : ce qui se produit en Grèce est une bonne nouvelle, mais ça va secouer.
a écrit le 01/07/2015 à 19:38 :
Surprenant,

Toujours les mêmes questions et incompréhensions, des questions sans réponse :

Quels sont les commissaires européens qui ont validé en son temps l'entrée de la Grèce dans la Zone Euro?

Et pourtant il y avait de quoi ne pas la laisser entrer! 17 à 18 mois de retraite alors qu'en France notre retraite au maximum est de 50% amputée d'office, et eux une retraite de 150 ou 160%!
Pas d'impôts dur le revenu, pas de TVA etc. Etc.

Alors je souhaite qu'une enquête européenne soit diligentée et que les dits responsables européens soient démis de leur fonction sans pourvoir faire valoir leurs droits somptueux à la retraite.

Quant au Peuple Grecque de comprendre que les Européens en ont assez de payer par leurs Impôts l'incompétence de leurs dirigeants actuels et passés!

Sans oublier que des pays comme l'Espagne , le Portugal et bien d'autres font et ont faits les efforts nécessaires que la Grèce refuse de faire, Impensable, Inimaginable...

Cordialement.
Alain O'HARE
Réponse de le 01/07/2015 à 20:06 :
A mon humble avis, vous ne devriez pas utiliser votre vrai nom pour signer de telles inepties (parce que oui, votre texte en est plein, n'importe quel idiot sachant utiliser google pourra vous contredire en 5 minutes).
Ca risque de mettre a mal votre credibilité pour la suite. Enfin je dis ça, je dis rien ...
Réponse de le 02/07/2015 à 0:09 :
Attention vous êtes suivi de près par votre adresse IP...
Ma crédibilité plus de 200000 connexions sur mon site et surtout pas pour parler de la Grèce et de son entrée dans l'EURO plus que surprenante...
bien loin de vos invectives qui sont inutiles et stériles...
Réponse de le 02/07/2015 à 20:51 :
Pourtant votre analyse simpliste et fausse est dementie par les chiffres et par les plus grands économistes mondiaux, de tous bords confondus. Mais si vous trouvez des gogos pour souscrire a vos thèses, vous auriez tort de vous en priver !
Et je n'ai pas compris votre passage sur l'adresse IP, c'était une menace ?
Réponse de le 02/07/2015 à 21:01 :
Pourtant Tata meme s'il n'y met pas les formes, a raison sur plusieurs points.
Premierement l'idee reçue comme quoi la grece n'arriverait pas a collecter l'impot est ... une idée reçue, comme le prouvent les chiffres :

http://www.les-crises.fr/images/images-diverses/2012/taux-recettes-fiscales.jpg

Ensuite vous dites que l'europe en a marre de payer pour l'incompetence des dirigeants grecs passés, sans toutefois permettre a ces grecs de vouloir la meme chose. Je vous rappelle que 90% des sommes versées a la grece sont allées directement garnir les comptes des creanciers, sous formes d'intérêt.
Et ce n'est pas moi qui le dit, c'est Stiglitz !
a écrit le 01/07/2015 à 19:25 :
La dette publique française vient de dépasser 97% du PIB. Elle est déjà hors de contrôle. En outre, lorsque les taux d'intérêt vont remonter, elle deviendra insoutenable. La Grèce d'aujourd'hui préfigure ce que sera la France dans 10 ou 15 ans. Serons-nous alors capables de supporter ce que l'Allemagne demande à la Grèce de supporter aujourd'hui, avec notre "complicité" qui nous permet d'accéder à des taux d'intérêt certes permissifs mais parfaitement illusoire quant à notre capacité à rembourser la dette sans inflation "un jour" ?
a écrit le 01/07/2015 à 19:23 :
Romaric Godin vous êtes amusant.
-->« Jeu brouillon » ? "Mais c'est aussi pourquoi il entend maintenir les négociations et ne peut exclure d'appeler à voter « oui » à un accord acceptable d'ici dimanche"

Oui c'est un jeu brouillon. il n'y a plus rien à négocier. Il n'y aura aucun changement avant le verdict des urnes dimanche. C'est au peuple de décider c'est cela un référendum. On ne fait pas un référendum pour faire "pression". Je ne donne pas un an au pouvoir en place. A voir comment Alexis Tsipras finira mais je ne voudrai pas être la si le peuple se révolte à terme et lui reproche d'avoir entrainer son pays dans le chaos.
a écrit le 01/07/2015 à 19:14 :
Défendre la vison du fond de gauche pourquoi pas
Mais ne pas tenir compte des autres pays qui financent la grece depuis trop longtemps c'est de la mauvaise fois

Poser comme impératif un abandon de la dette alors que d'autres pays plus pauvre on fait d'énormes sacrifice Ca ne peu pas etre entendu

Le plus grave dans cet article c'est de laisser penser qu un non au référendum sera sans conséquence comme l'a dit tsipras
Le non sera la fin de la grece en Europe

Et l'envoi du pays dans le tiers monde

Organiser un référendum en 4 jours avec une question non précisé est un déni de démocratie

Aux grecs de choisir tsipras et la misère ou l'Europe et des réformes

Réponse de le 01/07/2015 à 19:43 :
Faudrait faire un peu attention à "l ortograf " le français tu le parles et tu l'écris correctement sinon quitte la France.
Réponse de le 01/07/2015 à 20:49 :
Ah ces trolls de l'Eurogroupe, on ne sait jamais d'où ils viennent….
Réponse de le 01/07/2015 à 21:57 :
Délocalisé d'un pays de l'est sans charges sociales. Forcément... Avec l'europe
Réponse de le 02/07/2015 à 1:43 :
Examinons la période allant de l'indépendance de la Grèce dans les années 1830 à nos jours. Durant cette période, la Grèce a été en défaut envers ses créanciers pendant environ 90 années, soit la moitié du temps. Pour une personne ayant une certaine conscience historique, entendre dire que la Grèce est sur le point de faire défaut c'est comme s'étonner de voir Dean Martin de boire un martini. Le gouvernement de la Grèce moderne a fait défaut cinq fois : en 1826, 1843, 1860, 1894 et 1932. Il a fait défaut à l'emprunt initial arrangé par les créanciers sur le London Stock Exchange pour gagner son indépendance sur le champ de bataille en 1825. Il y eut tant d'intermédiaires qui écrémèrent beaucoup d'argent au passage, et tant de querelles intestines entre les révolutionnaires grecs, que personne ne savait où allait l'argent ou qui en était responsable. Ce n'est qu'en 1878 que la Grèce alla mieux - un demi-siècle plus tard - et alors le prêt d'environ 1,7 millions de livres, avec les intérêts courus, avait gonflé à 10 millions de livres !
Il y avait un autre prêt consenti en 1832 par les Français , les Britanniques et les Russes. Cela a fait défaut 11 ans plus tard, excluant efficacement la Grèce des marchés internationaux du crédit pendant des décennies. À la fin des années 1800, tout fut à nouveau pardonné et les prêts étrangers une fois de plus affluèrent, à la recherche d'un taux d'intérêt élevé. Une fois de plus, les Grecs finirent sous un fardeau de dette insoutenable et le gouvernement dû suspendre tous les paiements sur la dette extérieure en 1893. Hilare, il créa le "Comité international pour la gestion de la dette grecque " pour apaiser leurs créanciers étrangers, comité qui était supposé surveiller l'économie et la collecte de l'impôt. Si cela ne vous semble pas familier, levez la main et je viendrai vous frapper sur la tête avec un maillet de croquet.
La Grèce fit défaut à nouveau en 1932 ( qui pourrait les blâmer, compte tenu de l'économie mondiale ) et est restée en défaut durant trente ans jusqu'au milieu des années 1960.
En vérité, la Grèce n'a jamais appartenu à l'expérience de la monnaie unique de l' Europe depuis le début, mais elle étaient trop petite et sans conséquence pour dire non. Les statistiques qu'elle a présenté ont été largement truquées et l'Europe du Nord négligea volontairement la culture grecque bien connue de l'économie du marché noir et l'évasion fiscale endémique du pays. Aucun pays dans le monde moderne n'a autant fait défaut sur ses prêts plus souvent que la Grèce, sauf pour le Honduras et l' Equateur. Cherchez... Le fait que l'histoire se répète pour la énième fois ne devrait pas vous faire perdre vos s***. Non pas que ce soit une bonne chose. Ça va faire du mal à certaines personnes. Mais sans doute ne fera pas de mal dans le monde.
Les créanciers de la Grèce ont joué le temps depuis le début de la crise il y a cinq ans et ont utilisé ce temps pour réduire l'impact de ce qu'ils escomptaient tous probablement dès le premier jour. Quand Mario Draghi a prononcé son fameux "tout ce qu'il faut ", il voulait dire tout ce qu'il faut pour protéger l'Union européenne - pas ce qu'il faut pour y maintenir la Grèce. Mark Dow en fait un cas «qu'un Grexit sera la meilleure chose pour la Grèce et pour l'UE» dans son nouveau post (1), «Grèce : Il est temps et ça va bien se passer.»
Peut-être qu'il a raison . Lisez-le et rafraîchissez vous...
En finale - la Grèce a donné au monde beaucoup de choses belles et importantes et son patrimoine culturel est parmi les points forts de l'histoire de l'humanité. Mais la finance n'est tout simplement pas son point fort . Heureusement pour le monde, nous avons eu le temps de nous préparer et l'économie grecque est de la taille de l'économie d'Atlanta , en Géorgie (Etats-Unis) . La contagion est un risque réel, mais probablement pas celui qu'il était quand tout cela a commencé . Plus précisément, la contagion est toujours un risque, pas seulement quand les journaux commencent à en parler.
Et d'ailleurs, ce n'est pas comme si personne n'avait vu celle-ci arriver, étant donné l' Histoire .

(1) http://markdow.tumblr.com/post/122619790095/greece-its-time-and-its-going-to-be-okay
a écrit le 01/07/2015 à 19:12 :
C'est peut-être cohérent, mais de grâce, arrêtons d'opposer "l'exemple" démocratique grec à une supposée dictature de l'UE. Tsipras est opposé à d'autres gouvernements aussi bien élus que lui.
a écrit le 01/07/2015 à 18:59 :
Mais il devient moins crédible : il y avait un doute sur l'organisation de la sortie de la zone euro depuis février ( qui aurait pu expliquer les négociations à rallonge histoire de bien préparer la sortie) mais en faisant encore une ultime proposition aujourd'hui, il montre qu'il n'a pas du tout l'intention d'en sortir son pays : les créanciers en sortent renforcés. =====Je pense au final que les grecs vont voter oui. D'un côté on a la propagande sur la catastrophe de la sortie entraînant la grèce au niveau de pays d'afrique (!!!) ( sans oublier les histoires de guerre si on n'est pas dans la zone euro (!!!): les oligarchiques (et non pas pro europe, je n'ai pas à reprendre leurs éléments de langage) n'ont peur de rien niveau bêtise) et l'espoir de passer au travers de l'austérité en espérant que seul le voisin sera touché (le passager clandestin est toujours un sport très pratiqué en groupe) plus le vague espoir vain mais entretenue que cette austérité paiera (les fous). De l'autre côté,il y a la certitude de 3 à 4 années difficiles d’une sortie (du fait de l'explosion des coûts à l'importation) mais assortie d'une certitude d'amélioration spectaculaire (la baisse de la drachme entraîne la baisse du coût de production : les industries restantes redeviennent compétitives et de nouvelles peuvent êtres crées ou localisées : base de la courbe en J). Les humains sont ainsi fait qu'ils préfèrent un vague espoir surtout s'il est martelé en espérant être parmi ceux qui passeront à travers les gouttes à un enfer promis, l'ensemble noyant au final ce que l'histoire et la science économique non biaisée enseigne.
a écrit le 01/07/2015 à 18:59 :
Donc les grecs n ont pas profité de la manne européenne depuis 30 ans l On leur souhaite bonne chance de sortir de l euro et de l'Eurogroupe pour enfin retrouver dignité et prospérité mais qu ils choisisent une fois pour toute et qu ils arretent ce jeu de dupes qui mais toute l Europe en danger, cela s'appelle faire du chantage avec la politique du pire.
a écrit le 01/07/2015 à 18:54 :
Si la Grèce sort de l'euro, elle va s'albaniser inévitablement.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:05 :
Ah bon ? de même pour l'Italie, pour l'Espagne, pour la France ??? Décidément, vous êtes le mieux placé pour poursuivre une carrière qui n'exige pas le moindre talent à propos de sujets géopolitiques.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:10 :
Ou pas ...
Réponse de le 01/07/2015 à 19:18 :
Elle n'était pas albanisée avant. En plus, la question ne pas de sortir de l'euro ou pas. La question est sur l'acceptation d'un plan économique.
Réponse de le 01/07/2015 à 20:13 :
Bonjour.
ça veut dire quoi s'albaniser?
Merci
Réponse de le 01/07/2015 à 20:57 :
Bonsoir, Leonidas: Albaniser : relatif. au Comte Arsène Louis de Saint-Alban, aristocrate français du 18ème siècle, passé à l'Histoire par ses moeurs considérés trop avancés pour l'époque (parfois il se déguisait en femme, d'autres il imitait le curé en portant une mini-soutane et chapeau fleuri, etc) et doté d'une ravissante voix de ténor aigu. Le verbe "s'albaniser" qui s'est suivi signifie perdre un perdre un peu la tête, ou faire des choses incongrues, voire faire le pitre, carrément.
a écrit le 01/07/2015 à 18:50 :
L'UE refuse de faire payer les impôts aux riches armateurs et préfère taxer encore et encore les plus pauvres dont les petits retraités qui font vivre leur famille au chômage.
Cette UE est illégitime car les Français ont voté NON au referendum de 2005.
Sarkozy s'est assis sur l'opinion des Français ,elle ne vaut pas un clou cette UE .
Réponse de le 01/07/2015 à 19:30 :
"L'UE refuse de faire payer les impôts aux riches armateurs et préfère taxer encore et encore les plus pauvres dont les petits retraités qui font vivre leur famille au chômage"
C'est chaque état qui collecte ses impôts et pas l'UE. Croyez vous vraiment ce que vous écrivez ...
Réponse de le 01/07/2015 à 21:18 :
c'est bien là tout le problème, l'UE essaie de decider comment et à qui collecter l'impot Grec à la place du gouvernement Grec.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:49 :
@grrrz, +1

Et il n'y a pas que l'UE, c'est le FMI qui a rejeté le plan grec de lundi de la semaine passée sous prétexte que les mesures d'impositions pour les revenu dépassant les 500.000€ était vu, par le FMI, comme un frein à la croissance!! Mais aucun mot sur la baisse de 25% du PIB grec depuis 2010 suite aux mesures d'austérités imposées par la troika lors des 2 mémorandums précédents, il est vrai que les mesures touchaient surtout les bas revenu et non pas les riches!!
a écrit le 01/07/2015 à 18:49 :
Oui oui .... bien sur tout ça est cohérent !!
Un jour oui... un jour non si...

Le peuple Grec appréciera qu'on ne lui demande son avis que si les exigences de Mr Tsipras sont rencontrées ou non ... ceux qui criaient à la démocratie jugeront par eux-mêmes aussi ....

Par ailleurs Mr Godin et Mr Tsipras semblent sous estimer une chose. Qui se soucie vraiment de la Grèce dans l'Euro en Allemagne, au Bénélux et en France .... Personne. Et pour les questions géostratégiques ... mis à part les USA dans leur rivalité avec la Russie... c'est pareil.

Alors Mr Tsipras s'enfonce dans son "retenez moi sinon je fais un malheur ..retenez moi hein!"...

Vas y mon grand ... fais comme tu veux... mais assume et ne pense pas que le non sera un levier pour une meilleure négociation. Ce sera un billet de sortie pour l'Euro. Soit il est stupide, soit il est manipulateur de l'opinion grecque si il y croit vraiment.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:14 :
Soit vous n'avez pas vraiment compris l'enjeu. Dommage, au final c'est vous qui payerez, donc ...
Réponse de le 01/07/2015 à 19:31 :
Détrompez vous. Depuis 2009 tout le centre de l'Europe (Allemagne et satellites, France inclus), empruntent à un taux proche de zéro là où ils empruntaient à 2.5 dans le meilleur des cas. Rajoutez 2% actuellement sur n'importe quel pays européen en sachant qu'aucune économie de cette zone ne dépasse pas réellement le 1% de croissance et vous verrez les dégâts en termes de charge de la dette et aussi en termes de moral de marché. C'est la raison pour laquelle, en priorité même les allemands s'inquiètent de cette situation. Ne pas le montrer et le dire fait partie du jeu, puisque malheureusement, cette situation leur plait et ils agissent comme dans un jeu. La dette n'est pas l'exclusivité de la Grèce. Un taux plus fort et/ou un autre pays à prendre la relève, peut créer de situations catastrophiques. Mais le plus essentiel, on se rendra compte que toute cette mascarade est faite pour sauvegarder l'Europe allemande et faire contre poids aux autres puissances mondiales.
a écrit le 01/07/2015 à 18:48 :
S'il est de gauche comme il le prétend, il peut très bien rembourser les créanciers sans austérité pour le peuple.Il suffit qu'il ait le courage de nationaliser les grandes entreprises, confisquer et mettre en vente les riches demeures des armateurs ,les mettre en prison jusqu'à ce qu'ils ont rapatrié l'argent des paradis fiscaux ,mettre en vente les biens de l'église comme nous l'avons fait après la révolution et caper les comptes en banques au dessus de 100 000€. comme l'a fait Chypre et comme le demande Lagarde du FMI.Il n'ya pas de raisons pour que le retraité polonais , portugais ou français supporte plus la dette grecque que les riches bourgeois d'Athènes.Mais j'ai bien l'impression qu'il ressemble plus à Sarkozy qu'a Georges Marchais ou Mélenchon .
a écrit le 01/07/2015 à 18:47 :
Les Grecs ont voté. Tsipras est élu et respecte son programme. Dimanche référendum
Enfin un chef d'état qui respecte sa parole, au grand dam d'Angéla, de Bruxelles, des "élites" et lobbyes. Après peu importe: de toute façon ils ne pouvaient s'en sortir "réglementairement" (selon les standards de la troïka). Pauvres pour pauvres, autant être dignes. De plus, historiquement et par pur dogmatisme, l'Europe (de Merkel) est en train de commettre une très grosse erreur
Réponse de le 01/07/2015 à 22:37 :
+1, surtout pour le:
"de toute façon ils ne pouvaient s'en sortir "réglementairement" (selon les standards de la troïka). Pauvres pour pauvres, autant être dignes."
a écrit le 01/07/2015 à 18:44 :
Il existe pourtant deux solutions durables au problème européen, dont la crise grecque est l’un des symptômes : une transformation de la zone euro, substituant les logiques de solidarité et d’investissement à celles de concurrence et de prédation — une idée que défendent Gabriel Colletis, Jean-Philippe Robé et Robert Salais ; ou la désagrégation d’une union monétaire mal conçue, qui débuterait par la sortie de la Grèce — une perspective que présente Costas Lapavitsas.
a écrit le 01/07/2015 à 18:41 :
Bravo Tsipras. Non il ne capitule pas quel belle leçon de courage !
il démontre qu'il est possible de résister a la dictature de la finance et de l'UE ce sont des tigres de papier et Tsipras démontre superbement qu'avec du courage , de la détermination et l'appui du peuple on peut renverser cette troïka .et reprendre le pouvoir
Ils ont plus que remboursé la dette ils ont payé des intérêts exhorbitants ,
Ce qui se passe c'est un coup d'état financier et Tsipras va sauver tous les pays d'Europe . .
Réponse de le 01/07/2015 à 18:50 :
Quand on veut faire du socialisme ,il faut commencer par taxer ses propres riches avant de vouloir partager le pains des pauvres d'autres pays.
Réponse de le 01/07/2015 à 22:31 :
Depuis que la démocratie est revenu en Grèce en 1974, le pouvoir a toujours été dans les mains des partis traditionnels, partagé entre les socialiste du PASOK et les conservateurs de la ND, soit 40 ans et plus jusque janvier 2015 où pour la première fois la Grèce est dirigé par un parti de gauche (dit "extrême"), et bien depuis cette date, c'est la première fois que des riches ont taxés et payent des amendes pour des revenus et des avoirs cachés soit en Grèce soit à l'étranger. Et cela continue, mais dans le silence, car les oligarques ont demandé que leur nom ne soit publié à la presse s'ils acceptaient de payer ce qu'on leur demande, dans le cas contraire, la police financière leur place les menottes et les envois au poste, c'est arrivés 2, 3 fois au début et ils ont vite casqués pour être libéré.
Donc, on ne peut pas blâmer ce "jeune" gouvernement Syriza, car jamais cela ne s'était produit avec les précédents gouvernements.
a écrit le 01/07/2015 à 18:38 :
Tsipras a parfaitement le droit de "placer le peuple devant les créanciers", mais dans ce cas il faut être honnête et dire aux gens ce que cela signifie de ne pas honorer ses dettes: défaut de paiement, sortie de l'euro et de l'UE dans la suite. Il ne le dit pas, c'est pourquoi sa position n'est pas cohérente mais relève de l'arnaque.
Réponse de le 01/07/2015 à 18:56 :
Vous avez globalement tout faux.
Ne pas accepter la proposition des creanciers ne signifie pas le défaut. Il reste du temps pour être en défaut.
De plus faire défaut ne signifie pas forcement sortie de l'euro, meme Shaueble qu'on ne peut pas qualifier de syriziste fanatique l'a répété plusieurs fois. Le défaut peut être partiel, et n'engager par exemple qu'une sortie du FMI, qui n'a rien a voir avec l'Europe.
Et finalement une sortie de l'euro n'implique pas une sortie de l'EU, d'ailleurs 8 pays de l'EU ne fonctionnent pas avec l'euro !
a écrit le 01/07/2015 à 18:38 :
Romaric nous manquait! Nous étions tous curieux de voir comment il allait défendre la position sectaire du gouvernement grec. Eh bien on aura tout vu. Le referendum serait justifie a la fois politiquement (on veut bien) mais aussi économiquement (ca on demande a voir).

Tsypras parle d'économie comme une poule qui trouve un couteau.
Romaric parle de Tsypras comme La Pravda parlait de l' URSS.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:00 :
Et Louis qui n'a que ça a faire dans la vie, vient critiquer un article (argumenté) sans la moindre trace d'argument, lui ...
Réponse de le 01/07/2015 à 19:22 :
Le sectaire c'est vous.

Vous faites certainement parti de ceux qui applaudissent lorsque les banquiers assistés réclament des milliers d'euros aux états à 0% d'intérêts (cf le crash de 2008).

Et ceuxi qui iront encore applaudir les banquiers assistés lors la prochaine crise financière.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:28 :
Kosta, Que savez vous de ma vie et mes occupations? Vous êtes bien arrogant. Quant aux arguments de Romaric, ils sont tous pioches dans la Bible gauchiste
Réponse de le 01/07/2015 à 20:08 :
Je constate, c'est tout. Si votre vie se resume a poster de telles inepties, ça ne doit pas être drôle tous les jours, je compatis !
Réponse de le 01/07/2015 à 20:37 :
"Romaric parle de Tsypras comme La Pravda parlait de l' URSS."

Vous m'otez les mots du clavier. Ce qui est marrant, c'est que chaque nouvel article va un peu plus loin dans le délire. Après l'éloge du grand leader façon Kim Jung Un, que va inventer Romaric ? Suspense.
a écrit le 01/07/2015 à 18:35 :
Le chemin emprunté par Alexis Tsipras avec le référendum est conforme aux engagements de la gauche, qui a promis de consulter le peuple en cas d’impasse des négociations. Écrasées par le fardeau des mémorandums, les classes populaires refusent le marché de dupes des créanciers.
a écrit le 01/07/2015 à 18:30 :
M. R. Godin est quelque part à coté des réalités historiques ....n'a t'il pas compris , que plus personne en Europe , ne peut et surtout ne veut ..financer du marxo/socialisme d'avant le chute du mur de Berlin....
Réponse de le 01/07/2015 à 22:06 :
Et en quoi c'est le problème de R. Godin et du gouvernement grec? Si les créanciers ne veulent plus financer qu'ils prennent leur courage à 2 mains et qu'ils le disent clairement, au lieu de mener en bateau tout le monde en faisant semblant de chercher un accord tout en rejetant la faute au gouvernement grec.
a écrit le 01/07/2015 à 18:29 :
la position des autres dirigeants est elle aussi cohérente ?
a écrit le 01/07/2015 à 18:27 :
"En réalité, la position grecque reste donc cohérente"

Elle est à demi-cohérente seulement car lorsqu'on lit le programme électoral qui a mis Tsipras à la tête du pays et les concessions faites dans le cadre de la restructuration de la dette, on constate qu'il fait le grand écart au détriment de ses électeurs.

Qu'il ait engagé un processus référendaire est tout à son honneur et c'est là qu'il devient cohérent en laissant le choix aux Grecs de décider de leur avenir.
a écrit le 01/07/2015 à 18:26 :
Godin est complètement aveuglé par son soutien inconditionnel a Syriza.

Est ce le rôle d'un journaliste de prendre parti de la sorte?
a écrit le 01/07/2015 à 18:15 :
Vous devez bien être un des seuls à comprendre la cohérence de ce personnage. D'un coté , il annonce un référendum, le lendemain il négocie avec les membres de l'euro (les étrangleurs selon son langage !). Bref face à un démagogue et un menteur, merkel a bien raison. Négocier avec quelqu'un de crédible , et pas une personne changeant d'avis tous les 4 matins. Car ce n'est pas lui qui va souffrir de la suite . Oh non !
L'europe a déjà effacé 100 milliards de dettes malgré ses mensonges et ceux des précédents gouvernements, à un moment il faut dire stop et ne plus jouer son jeu.
Pourquoi les européens devraient continuer à faire confiance à ce personnage ?
Réponse de le 01/07/2015 à 19:03 :
C'est simplement parce que vous ne comprenenez pas (ou ne voulez pas comprendre, ce qui revient au meme). Tsipras a annoncé qu'il continuerait les negociations jusqu'au referendum, et que le resultat de ce referendum devait lui servir d'appui populaire pour negocier avec les creanciers. C'est pas dur a comprendre, c'est du niveau d'un gosse de 10 ans !
a écrit le 01/07/2015 à 18:14 :
Cohérence pour R. Godin, obstination imbécile et suicidaire si on se donne la peine d'y réfléchir deux secondes. Tsipras va jeter la Grèce dans le sous développement absolu (et ce sera dramatique car la Grèce n'a pas les structures et les pratiques qui permettent aux pays sous-développés de survivre) pour ne pas imposer des mesures d'austérité certes désagréables mais n'induisant que des sacrifices relatifs. Par ailleurs le conseil de l'Europe émet de sérieux doutes sur la régularité du référendum à venir...
Réponse de le 01/07/2015 à 18:37 :
Conseil de l'Europe qui, à la moindre occasion, s'asseoit allègrement sur la démocratie.
Réponse de le 01/07/2015 à 18:40 :
Honnêtement... on s'en fout de la régularité. C'est pas un référendum, c'est un plébiscite : oui = Godi... pardon, Tsipras out, non = Grèce out.
Réponse de le 01/07/2015 à 18:45 :
Allez donc dire à ceux qui vivent cette situation que ce ne sont que des sacrifices relatifs.
Une dette n'est soutenable que si l'on donne au pays débiteur la possibilité et les moyens d'être en position de rembourser sa dette. Les mesures proposées à la Grèce sont un enterrement de première classe pour ce pays, la plus imbécile étant la hausse de la TVA à 23% dans les iles grecques pour les hôtels et les restaurants. Déjà que depuis l'arrivée de l'Euro le Grèce avait perdu toute compétitivité dans ce domaine, la Grèce étant un pays extrêmement cher pour les vacances, là, ce serait la fin et la destruction d'un secteur qui génère encore 40 milliards d'Euro par an. Mais il est vrai que les créanciers sont prêts à tout pour faire partir le gouvernement grecque. Même au pire.
L'histoire jugera durement le comportement des institutions européennes et du FMI dans cette histoire. Une question se pose: Que devient la démocratie en Europe si il faut absolument se plier devant les diktats ultra-libéraux de ces institutions et sacrifier les peuples à une monnaie qui à plus ou moins long terme n'est même pas viable.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:08 :
bruno-bd le fin économiste qui voit tous ses commentaires systématiquement démentis par les faits, préfère surement une girouette du style sarkozy ou hollande. C'est vrai qu'en france, on a la conviction assez volatile.
Néanmoins, c'est touchant de voir cet apotre du partage et du vivre ensemble se faire du souci pour le peuple grec, qui a pourtant vécu pendant 4500 ans avant bruno-bd, et vivra au moins autant après ... avec ou sans euro !
Réponse de le 01/07/2015 à 19:10 :
laustralien 22
Remplacer le mot Créancier par "Celui qui prête de l'argent".
Pourquoi emprunter si l'on sait que l'on ne veut ou ne pas rembourser.
Est ce la faute des autres européens ce qu'ils arrivent aux grecques ? Non.
Ce pays a toujours vécu au dessus de ses moyens, traficant ses comptes et voudrait continuer a le faire. Sur le dos des autres ! Aller dans des restaurants en grece et voyez si on accepte facilement la CB.. Car l'impot là levée de l'impot bas est juste une blague. Tout comme le nombre de piscine déclaré à athenes et le résultat sur Goog. Juste drôle , ou pas !
Pourquoi les européens francais , espagnols et autres devraient payer pour un pays qui refusent rentrer dans les clous? Qu'ils quittent des lors l'euro. Ainsi ils pourront vivre tranquille et sans ces étrangleurs qui ont osé leur preter quelques argents , et fait un don 100 milliards par effacement de dette. Note : les pauvres existent aussi en france.
Réponse de le 01/07/2015 à 20:00 :
C'est bien parce que vous n'avez réfléchi que deux secondes que la remarquable analyse du remarquable travail de Tsipras vous échappe. La vraie politique c'est autre chose que l'économie pour les nuls.
Réponse de le 02/07/2015 à 2:22 :
@Bruno_bd: Amusant. Lorsque l'obstination vient de ce gouvernement ou de R.Godin, elle est à vos yeux''imbécile''.
Comment qualifier la vôtre alors?
Depuis que je lis ici vos commentaires, c'est à dire plus d'une fois fois par jour depuis plusieurs mois, vous tenter par tous les moyens de discréditer la voie courageuse et originale en Europe choisie par ce gouvernement pour préserver les plus pauvres de la strangulation mise en place et que vous appelez ( par euphémisme) une ''potion amère''. Vous réagissez sur tout. Et tout est bon pour agiter le chiffon rouge de la catastrophe imminante. Toujours dans le même but, ''revenir'' à la logique des marchés. La seule qui prévaut puisqu'elle est le ''seul'' jeu possible dans lequel se mouvoir.
En admettant un instant que vous ayez raison, reconnaissez au moins que toutes vos interventions sont partiales et ne prennent, ni ne rendent JAMAIS comptent de l'effort honorable qui est fait par ce gouvernement pour ''sortir'' de cette spirale mortifere, ou pour Godin de placer les faits dans une lecture plus construite de l'actualité. Je ne vous ai jamais lu encore faire un procès contradictoire et un peu mesuré à Tsypras et à Godin. Alors que, franchement, avec la connaissance que vous avez dû accumuler depuis plusieurs mois, comme nous qui suivons ce dossier, votre vision aurait dû évoluer, se nuancer, se raffiner...

Ainsi, après tout ce temps on commence à être fondé pour se demander qui vous êtes, et pour qui travaillez vous?
Vous n'êtes pas obligé de répondre. cela va de soi.
Par contre, cessez SVP d'aboyer avec les loups. Où alors tenter d'intégrer dans votre posture de nouveaux éléments qui ferait que l'on vous voit un tant soi peu évoluer.
D'avance merci!
a écrit le 01/07/2015 à 18:13 :
Pourquoi ? Parce qu'il sait pertinemment ce qu'il fait et où il veut amener le gouvernement de l'UE !
a écrit le 01/07/2015 à 18:12 :
article lumineux comme d'habitude!
L'action de Tsipras redonne tout son sens à la parole politique.
Nous sommes grecs!
a écrit le 01/07/2015 à 18:08 :
La seule solution, au point ou nous en sommes, c'est de dire chiche à Tsipras. L'Europe doit cesser de financer à fonds perdus la pléthore de fonctionnaires et les retraites grecques en déficit. Nous avons nos propres retraites à assumer et ce ne sera déjà pas simple. Il faut donc arrêter ce jeu quitte à perdre une partie de la mise maintenant, ce qui sera toujours moins que plus tard.
a écrit le 01/07/2015 à 18:06 :
Excellente analyse ! C'est tout à fait ça et ça honore Tsipras et le gouvernement Grec.
On l'a bien compris depuis le début des négociations car c'est de la pure logique. Mais c'est clair que ça décoiffe les créanciers d'entendre parler de démocratie.
Réponse de le 01/07/2015 à 19:13 :
la démocratie ne fait pas pousser l'argent sur les arbres, pas plus que de dire oui ou non dans un couple, ne fait venir soudainement un remboursement de vos crédits à votre banque.

Je ne vous pas vraiment le rapport entre les dettes et la démocratie. Si la démocratie vaut de ne pas tenir ces engagements vis a vis de des collègues ou amis.... Car curieusement l'argent que l'on prête vient aussi d'un travail.. Ca aussi ca décoiffe.
Réponse de le 01/07/2015 à 21:42 :
faut arrêter de comparer un état et un ménage. Un état est souverain, et si il décidait d'annuler sa dette, il en aurait parfaitement le droit, ses créanciers n'ayant plus qu'à repartir la queue entre les jambes. Or la grèce n'as pour le moment pas choisi cette voix là, elle a choisi la discussion et la raison, mais visiblement en face d'elle "il n'y a pas assez d'adultes".
Réponse de le 01/07/2015 à 23:06 :
grrrz
Mis à part qu'un état souverain est un leurre dans le monde d'aujourd'hui. Car il doit importer et exporter des marchandises pour ses besoins primaires, sans compter des flux financiers. Demandez donc au Vénézuela, ce qu'il en est. Ha oui désormais le gouvernement a interdit de photographier les files d'attente devant les magasins. C'est vous dire l'ampleur du désastre et de la misère.

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