La Finlande, nouveau laboratoire de l'austérité

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La Finlande veut réduire de 5 % son coût du travail.
La Finlande veut réduire de 5 % son coût du travail. (Crédits : Flickr/Matti Aikio/Poster Boy. CC License by.)
Le gouvernement finlandais veut imposer aux syndicats un plan de rigueur drastique pour redynamiser l'économie. Les syndicats ont répondu par une grève générale.

Vendredi 18 septembre, la Finlande a été bloquée par une grève de grande ampleur. La compagnie aérienne locale, Finnair, a dû annuler 16 vols au départ du pays, tandis que la plupart des trains de grande ligne et les transports urbains étaient supprimés. Plusieurs magasins étaient fermés. Devant la gare centrale de la capitale et malgré la pluie, plus de 30.000 personnes ont manifesté contre les mesures d'austérité annoncées par le gouvernement. Le pays n'avait plus connu de grève générale depuis 1956. On a même pu constater des échauffourées à la marge du rassemblement. L'esprit de « consensus social nordique » semble donc ne plus être d'actualité en Finlande.

Le plan gouvernemental

A l'origine de cette manifestation, l'annonce par le gouvernement de droite finlandais, issu du scrutin du 19 avril dernier, d'abaisser le coût du travail de 5 % pour sortir le pays du marasme dans lequel il se trouve depuis près de trois ans. Son projet inclut une réduction des congés payés dans le secteur public, des baisses dans les compensations pour le paiement des heures supplémentaires et des arrêts maladie et une réduction de 100 à 250 jours de la durée des indemnisations chômage actuellement fixée à 500 jours. Le gouvernement a certes laissé les partenaires sociaux négocier, mais uniquement pour la forme puisqu'il a annoncé que la seule alternative laissée aux syndicats était d'accepter une augmentation de 20 minutes de la durée légale du travail. Autrement dit, fort de son mandat populaire - la coalition au pouvoir regroupe les trois partis arrivés en tête en avril - le gouvernement veut imposer ses solutions sans en passer par l'habituel dialogue social.

Pour insister sur la gravité de la situation, le premier ministre Juha Sipilä s'est adressé directement à la télévision aux Finlandais pour justifier sa volonté de passer en force. Jamais depuis 22 ans un chef de gouvernement finlandais avait eu recours à ce type de message. Le projet devrait être présenté à la fin du mois au parlement et entrer en vigueur pour l'essentiel en mars prochain.

Une situation économique préoccupante

La situation économique de la Finlande est, en effet, critique. En dépit d'une croissance du PIB de 0,2 % au cours du deuxième trimestre 2015, le pays est à l'arrêt depuis pratiquement trois ans. Sa richesse nationale est, fin juin, inférieure de 0,3 % à celle de 2010 contre une progression de 2,9 % sur la même période pour la zone euro. Au sein des Dix-Neuf de l'Union monétaire, la Finlande est le plus mauvais élève sur cette période, si on exclut les pays périphériques du sud (Italie, Portugal, Grèce, Chypre). Même l'Espagne avec une progression de 0,2 % fait désormais mieux. En réalité, la Finlande, malgré son PIB par habitant élevé, n'est plus vraiment un pays du « cœur » de l'Union monétaire.

Le pays se désindustrialise rapidement. En juillet, la production industrielle a reculé de 1,3 % sur un mois et de 3 % sur un an. C'est la 31ème baisse consécutive en rythme annuelle ! Logiquement, le chômage progresse. En taux harmonisé européen, il représente 9,7 % de la population active. Sur un an, la hausse est d'un point. La Finlande est un des trois pays de la zone euro où le chômage a progressé entre juillet 2014 et juillet 2015, avec la France et l'Autriche, mais dans ces deux pays, la hausse n'est que d'un dixième de point, soit dix fois moins qu'en Finlande. Rien d'étonnant donc à ce que les capitaux fuient le pays. Au second trimestre, les sorties nettes de capitaux ont atteint 4,6 milliards d'euros.

Absence de moteurs de croissance

Quelles sont les raisons de cette descente aux enfers ? Elles sont multiples. Les industries traditionnelles du pays sont d'abord en forte décroissance. La locomotive Nokia qui avait permis la croissance durant une dizaine d'années, de 1995 à 2008, n'existe plus. Les industries forestières sont en recul et les marchés émergents ne peuvent plus servir de moteur pour les exportations, d'autant que le premier d'entre eux, la Russie, va mal. La Finlande n'a pas su négocier ce virage et trouver d'autres spécialisations capables de soutenir son économie. Dans ce contexte, les entreprises finlandaises ont réduit leurs investissements et l'utilisation des capacités de production. La productivité a reculé très fortement, de près de 1 % en 2010 et de 4,5 % depuis 2007. Mais, parallèlement, la croissance a été soutenue par les salaires. D'autant plus que la rigueur budgétaire est une religion en Finlande.

Hausse du coût salarial

La croissance n'a donc pas été alimentée par la dépense publique, mais, par la croissance du coût unitaire du travail, alors que l'activité et la productivité reculaient. Le coût unitaire du travail finlandais a progressé de 8,9 % sur cinq ans en 2014 contre 6,9 % en France et 7 % en Allemagne. L'écart entre le coût du travail et la productivité a donc atteint 10 % sur cinq ans et est un des plus importants de la zone euro et a aggravé le problème de compétitivité du pays. Il a été d'autant plus difficile à gérer que, parallèlement, les autres pays de la zone euro ont pratiqué soit des politiques de dévaluation interne, soit une modération salariale (en relation avec la croissance de la productivité) plus marquée qu'en Finlande. La compétitivité est toujours une notion relative et la Finlande, avec ses facteurs aggravants, subit, comme l'Autriche ou la France, les effets de la politique européenne de course à la compétitivité externe. En Finlande, on assiste donc à un effet de second tour de la crise européenne débutée en 2010.

La politique de réforme finlandaise

La solution dans laquelle s'est engagé le gouvernement n'est pas une surprise. Les trois partis au pouvoir, le Centre du premier ministre, la Nouvelle Coalition du ministre des Finances et ancien premier ministre Alexander Stubb et le parti populiste de droite « les Finlandais » de Timo Soini, avaient tous surenchéri pendant la campagne électorale sur les mesures déflationnistes à prendre. Certes, le gouvernement prévoit officiellement un plan d'investissement assez vague, mais cet élément ressemble surtout à un prétexte pour désarmer les critiques. La situation industrielle de la Finlande nécessiterait un effort franc et massif.

En revanche, l'effort principal - et détaillé - est placé sur la baisse des coûts salariaux. Mais ces mesures qui ne répondent que partiellement au problème finlandais, voire qu'il l'aggrave. Frapper les salariés dans une économie déjà dans le marasme risque en effet de réduire encore la capacité de croissance de l'économie finlandaise, donc la seule dynamique est aujourd'hui réduite à la consommation des ménages. Or, cette consommation n'est pas isolée : sa dégradation contribuera inévitablement à réduire l'attractivité du pays et la capacité d'investissement des entreprises opérant dans le pays. Elle réduira aussi les revenus fiscaux de l'Etat. Selon le syndicat SAK, le pouvoir d'achat des salariés sera réduit de 3 %.

Priorité à l'objectif budgétaire

Mais le gouvernement finlandais n'en a cure. Comme la commission européenne, qui vient de placer le pays sous surveillance pour son déficit budgétaire, son obsession, c'est la réduction de la dette et du déficit budgétaire. C'est pourquoi le plan finlandais est d'abord un plan d'économie, de près de 1,7 % du PIB. Helsinki ignore - ou feint d'ignorer - le phénomène de multiplicateur budgétaire, autrement dit de l'effet négatif de ces mesures sur la richesse nationale. Comme au plus beau temps du début de la crise de l'euro, on prépare donc des projets de réduction du déficit de 3,1 % du PIB cette année à 2,8 % l'an prochain, sans prendre en compte cet effet. Rien d'étonnant à cela : le ministre de l'économie finlandais actuel n'est autre qu'Olli Rehn, l'ancien commissaire européen qui avait appliqué la politique de la troïka. En réalité, et c'est pourquoi le gouvernement a refusé de réellement discuter avec les syndicats, cet objectif budgétaire est le seul vrai objectif du gouvernement.

Idéologie austéritaire

Cette réponse finlandaise à la crise montre bien qu'il existe une politique économique en zone euro. Et que cette politique est la désinflation compétitive. Elle prouve une nouvelle fois l'incapacité de ses dirigeants à retenir les leçons du passé. Si une modération salariale semble nécessaire en Finlande, le pays a surtout besoin d'une politique industrielle et d'un travail sur sa productivité, donc d'investissements massifs. La Finlande, qui est peu endettée (à 63 % de son PIB) aurait pu utiliser une partie de cette dette pour un plan de relance ciblé qui aurait permis de faire repartir le PIB et, donc, de réduire ce ratio. A l'inverse, l'austérité risque de creuser le ratio d'endettement comme cela a été le cas dans tous les pays qui l'ont pratiqué, y compris les success story affichées comme l'Irlande ou l'Espagne.

Quant à l'effet sur l'investissement de ce plan, il pourrait être très faible, compte tenu de la situation de l'industrie finlandaise et du processus de désindustrialisation très avancé. Du reste, quoi qu'en dise Alex Stubb, la Finlande mène une politique de rigueur budgétaire depuis plusieurs années et cela n'a pas permis de renforcer le pays, bien au contraire.

Aveuglement des agences de notation

Un autre élément intéressant est la position des agences de notation : alors que le pays est en plein marasme, que sa dette a considérablement augmenté et que ce mouvement devrait encore s'accélérer, Fitch a confirmé le AAA de la Finlande vendredi dernier, note affirmée récemment aussi par Moody's. Seule S&P a déjà dégradé le pays. Ce maintien de la meilleure note est étonnant au regard des fondamentaux très dégradés du pays. Néanmoins, il traduit un «biais » culturel de ces agences : un pays du nord est forcément vertueux et un plan d'austérité est forcément positif. En attendant, et malgré les efforts des syndicats, il y a peu à parier que les mesures gouvernementales fasse réellement débat en Finlande. Le gouvernement peut s'appuyer sur le résultat des élections pour imposer ses vues. Dans les derniers sondages, la coalition ne recule pratiquement pas. Le pays entre donc dans des eaux particulièrement troubles.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2015 à 21:23 :
La Suède par contre, va très bien et elle n'a pas l'Euro !
Réponse de le 26/09/2015 à 19:17 :
L'Allemagne a l'euro. Les Pays-Bas, aussi.
a écrit le 24/09/2015 à 17:18 :
Superbe article bourré de fautes... lisez l'article du Monde d'aujourd'hui sur les français et l'ortographe, cela vous fera du bien
a écrit le 24/09/2015 à 16:01 :
Romaric, après avoir décrédibilisé La Tribune pendant 6 mois avec vos articles - trop - orientés sur le sujet Grec, vous feriez mieux de retirer l'ensemble des aspects purement idéologiques et orientés de vos articles. Merci.
a écrit le 24/09/2015 à 15:37 :
Comment ça rhyme, un plan d'économie de près de 1,7% du PIB pour réduire le déficit de 3,1% à 2,8% du PIB, alors que le développement du PIB est à l'arrêt ?
a écrit le 24/09/2015 à 15:02 :
La Finlande a pour elle le "sisu", cet acharnement viscéral qui forge l'âme de ses habitants de foi protestante prononcée. Elle n'a que faire des endettements somme toute libéraux préconisés plus haut. Elle continue de bénéficier des avantages européïstes qui lui sont offerts : le retour d'un Nokia différent bientôt agrandi par l'apport des activités identiques de son voisin suédois Ericson, des secteurs "protégés" comme le bois, les agrès de sport, les ascenseurs Kone, etc. Son économie subit directement la punition russe, raison pour laquelle ses notes sont soutenues au possible. Russes et français y construisent une centrale nucléaire. La Finlande se situe surtout entre deux eaux, elle n'en demande pas plus. Laissons-là.
Réponse de le 24/09/2015 à 18:22 :
Le "sisu", c'est un peu comme le djihad intérieur des musulmans, la force intérieure. Ce terme existe chez tous les peuples et dans toutes les mythologies, les Finlandais ne sont pas des surhommes ni des extra-terrestres.
a écrit le 24/09/2015 à 13:45 :
En Finlande, comme en France et en Grèce, le prix de l'électricité pour les ménages est faible. Bizarre, vous avez dit bizarre!
a écrit le 24/09/2015 à 13:35 :
Parle-t-on de l’austérité ou bien de l’ostalgie ? On prendrait les dictatures de type fascisme social à la Mussolini à parti unique pour des régimes démocratiques ? On ferait une fonctionnarisation des individus ? N’aurait-on pas des entreprises bureaucratiques alors que la moitié de la création de richesse en France viendrait d’entreprises étrangères ? N’avons-nous pas un problème intellectuel avec la notion de développement ? On parle de villages Potemkine, ne fait-on pas des erreurs avec les 35h, on pourrait imaginer une indemnisation des chômeurs alors que les fonctionnaires détruisent l’emploi et le pib. Le code du travail ne cesserait d’augmenter. Ne devrait-on changer de régime et passer à un régime de production de croissance et d’emploi ? On jouerait au caucescu dans certaines démocraties qui feraient du trucage comptable ? Pour les retraites, on parle d’un système Ponzi… Ne devrait-on mettre en place une politique d’offre, ne sommes-nous pas dans les affres d’un chômage à 6 millions ? L’Etat ne serait pas capable de payer les retraites convenablement, ne fait-on pas des fonctionnaires dévoyés ou dans l’incurie administrative ? On parle d’un déficit d’innovations et de maltraitance au travail, ne devrait-on demander aux voisins pourquoi l’Etat serait anti-technologies ? Concernant les retraites, des salariés précaires de la CNAV paieraient pour des fonctionnaires le double de leur salaire. N’avons-nous pas une bureaucratie tentaculaire à dégraisser ?
a écrit le 24/09/2015 à 12:49 :
"les success story affichées comme l'Irlande ou l'Espagne" Vraiment ?
a écrit le 24/09/2015 à 11:36 :
Godin comme d'habitude tout n'est pas dit ... "Les congés, en particulier dans le secteur public, seront réduits de 38 à 30 jours"
Un pays qui fait les réformes avant de pleurer ça mérite bien un tripe AAA des agences de notation. Dans quelques années le manque de reformes en France et l'accroissement continue de notre dette qui deviendra insupportable ça vous ferra prendre conscience qu'on ne vit pas à crédit indéfiniment. Nous sommes un des rares pays européens ou il est tabou de parler de la fonction publique et des fonctionnaires. Cf le débat actuel Macron/Aubry et pourtant une réforme est plus qu'indispensable...
a écrit le 24/09/2015 à 11:27 :
Citation de propos de Milton Friedman datant de 1998 :

« L’euro va être une grande source de problèmes, non pas une source d’aide. L’euro n’a pas de précédent. Autant que je sache, il n’y a jamais eu d’union monétaire, lançant une monnaie fiduciaire, composée d’États indépendants. Il y a eu des unions basées sur l’or ou l’argent, mais pas sur de la monnaie fiduciaire – monnaie vouée à faire de l’inflation – lancée par des entités politiquement indépendantes.
Les États-Unis sont une zone de monnaie commune. L’Australie est aussi une zone de monnaie commune. Les caractéristiques qui rendent l’Australie et les États-Unis favorables à une monnaie commune sont que les populations y parlent toutes la même langue ou une langue approchant ; il y a le mouvement libre des gens d’un point à un autre du pays de sorte qu’il y a une mobilité considérable ; et il y a beaucoup de flexibilité des prix et, dans une certaine mesure, des salaires.Enfin, il y a un gouvernement central qui est grand comparé aux gouvernements des États locaux de sorte que si des circonstances spéciales affectent une partie du pays défavorablement, il y aura des flux de fonds en provenance du centre qui auront tendance à fournir des compensations. Si vous regardez la situation du Marché commun, elle n’a aucune de ces caractéristiques.

Les taux de change des différentes monnaies fournissaient un mécanisme pour s’adapter aux chocs et aux événements économiques qui affectaient des pays différents, différemment. En établissant la zone de monnaie commune, l’euro, les pays séparés rejettent essentiellement ce mécanisme d’ajustement. Qu’est-ce qui s’y substituera ? Peut-être auront-ils de la chance. Il est possible que les événements, qui apparaîtront dans les 10 ou 20 années prochaines, seront communs à tous les pays ; il n’y aura pas de choc, pas d’événement économique qui affectera les différentes parties de la zone euro asymétriquement. Dans ce cas, ils s’entendront très bien et peut-être les pays séparés desserreront-ils progressivement leurs réglementations, se débarrasseront-ils de certaines de leurs restrictions et s’ouvriront-ils de sorte qu’ils seront plus adaptables, plus flexibles. D’un autre côté, la possibilité plus vraisemblable est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix. Il n’y aura pas d’échappatoire. »

Il n'y a pas d'échappatoire pour la Finlande, la France, l’Italie, de l’Espagne, etc. Ils n'ont pas le choix en réalité, où ils sortent du système où ils s'adaptent par une course à la compétitivité et au moins disant social. Il faut être plus compétitif que le voisin dans un système de monnaie unique et de concurrence totale non faussée. En zone euro le taux de chômage est presque le double d’une moyenne de pays développés (cf. statistiques OCDE), preuve de l'inefficacité et de la dangerosité globale du système.
Réponse de le 24/09/2015 à 16:14 :
je ne comprends pas l'argument de la zone de monnaie commune pour les USA ou l'australie ? chaque état des USA ne frappe pas sa monnaie avec un taux de change qu'il négocie avec Washington DC. la californie a fait faillite tehcniquement ... je ne me souviens pas avoir vu un dollar californien apparaitre dévalué face au Dollars fédéral.

quant à Milton Friedman, il devrait au contraire applaudir car la politique budgétaire orthodoxe de M. Schauble correspond exactement à ces préconisations et leurs obsessions pour une inflation que l'on cherche partout dans le monde occidental et meme avec des loupes on en voit pas l'ombre de la pointe de son nez.
On peut au contraire observer que les pays n'ayant pas le moins du monde suivi Friedman dans les faits au dela du discours ils s'en sortent mieux que la zone euro. Alors certes on pourrait en blamer l'Euro et effectivement des questions se posent sur l'organisation de la zone et les compensations / équilibres en cas de choc assymétrique dans la zone (ce que nous avons vécu en 2008). Mais on pourrait aussi se demander simplement si Friedman n'a pas tort sur l'Euro comme ila tort sur la politique monétaire / économique à suivre au XXIieme siècle.
a écrit le 24/09/2015 à 10:35 :
La Finlande va devoir simuler une dévaluation par l'impôt négatif afin de baisser le coût du travail. La TVA sociale serait plus difficile pour ce pays compte tenu du taux déjà élevé...
Réponse de le 24/09/2015 à 13:50 :
Mais une taxe sur l'énergie pour réduire le cout du travail serait la bienvenue. Comme en France et en Grèce. Merci.
Réponse de le 24/09/2015 à 16:43 :
@Gépé : L'énergie comme le travail sont des facteurs de production. Remplacer des taxes sur l'un par des taxes sur l'autre ne fait pas avancer le schmilblick de la compétitivité. Et si in fine les entreprises s'adaptent pour réduire considérablement leur consommation d'énergie, avec quoi financez-vous ce qui l'était par les taxes sur le travail ?
Réponse de le 24/09/2015 à 16:44 :
de fait la Finlande pratiquait déjà la TVA sociale.... Alors elle peut soit en remettre une couche SANS compensation salariale (ce qui revient à amputer le pouvoir d'achat d'autant) soit baisser les salaires. Le résultat est le même.
a écrit le 24/09/2015 à 9:41 :
La politique économique de l'Europe est en pleine dérive idéologique néo-libérale.
Les solutions néo-libérales ce sont l'austérité, la pauvreté, la précarité, le contrôle des médias, l'élargissement des mesures répressives, le libre-échange sans règles, le dumping social, fiscal, la mise en concurrence mondiale de tous les "travailleurs". Tout cet arsenal au bénéfice des 10% les plus riches. Initié et piloté par les US et leurs satellites. Puisque les peuples, pour le moment semblent accepter, nul doute que la pression (oppression) va continuer, voire s'amplifier. Oli Rehn - Macron - Schäuble même combat, l'éradication des systèmes de protection sociale collectifs.
Réponse de le 24/09/2015 à 17:14 :
@Valbel89
Bonjour a vous tous ,et pour finir l eu voudrais nous emmener a accepter de travail 40 heures payer 35 (je parle en France ) mais même dans cette situation nous ne serons jamais compétitifs avec des Pays a très faibles couts de production cela et un mensonge et une Erreur .Frédéric Lordon disait ceci

" c'est un problème qui se situe au niveau économique : on fonctionne dans un système que Frédéric Lordon a qualifié de "capitalisme de basse pression salariale", les salaires sont tirés vers le bas par deux facteurs : concurrence déloyale des pays en développement a cause des politiques de libre-échange de la mondialisation et pression actionnariale qui capte les revenus des entreprises au détriment de la redistribution.
Dans ces conditions, le marché du travail a la forme qu'on connait, et la seule volonté "vertueuse" de tout un chacun qui aspire a une meilleure vie n'est tout simplement pas suffisante pour lutter. Il faut changer de système économique .
Je vous souhaite a tous une bonne journée Atchoum
a écrit le 24/09/2015 à 9:35 :
Tjrs la methode...il faut reindustrialiser, investir etc etc....seul probleme ou sont les clients? le monde va mal et 90% des richesses captés par 1% de la population....qui ne savent plus quoi faire de leur argent et qui le placent....formation de bulles
a écrit le 24/09/2015 à 9:23 :
"La situation économique de la Finlande est, en effet, critique. En dépit d'une croissance du PIB de 0,2 % au cours du deuxième trimestre 2015, le pays est à l'arrêt depuis pratiquement trois ans." Tiens, comme la France... mais ici on ne parle pas de situation critique. En tout cas c'est bien la preuve que la compétitivité, c'est par les coûts et pas par le système éducatif qu'on l'obtient. Voilà le cap qu'il va bien falloir se décider en France à suivre pour restaurer enfin la compétitivité et arrêter la désindustrialisation. En tout cas par un tel effort l'Espagne s'en sort lentement mais sûrement, la Finlande s'en sortira. Faudra-t-il attendre que le redémarrage finlandais ait lieu pour qu'on se décide enfin à s'y mettre en France (où il faudrait sans doute une baisse des salaires et des revenus de transfert de l'ordre de 20%) ? en tout cas une chose est sûre, la compétitivité et l'investissement permettent d'obtenir durablement de la croissance, contrairement à la dépense publique. c'est d'avoir cru que la dépense publique à n'importe quel prix pouvait tirer la croissance que la Grèce s'est retrouvée là où elle en est.
Réponse de le 24/09/2015 à 10:00 :
"la compétitivité et l'investissement permettent d'obtenir durablement de la croissance". Certes, mais pour que ça marche, il faut de la demande. La politique de l'offre ne suffit plus, surtout quand les besoins primaires et même au delà sont globalement satisfaits.
La croissance est en panne et n'est pas prête de revenir tant qu'il sera plus aisé de gagner de l'argent sur les marchés financiers qu'en investissant dans une économie principalement orientée sur l'exploitation du numérique dont les succès ne sont pas garantis. Les valorisations démentielles de certaines sociétés (américaines, suivez mon regard) qui présentent des chiffres d'affaires indigents sont là pour rappeler que les "bulles" internet existent et qu'elles finissent toujours par exploser.
Réponse de le 24/09/2015 à 10:00 :
"la compétitivité et l'investissement permettent d'obtenir durablement de la croissance". Certes, mais pour que ça marche, il faut de la demande. La politique de l'offre ne suffit plus, surtout quand les besoins primaires et même au delà sont globalement satisfaits.
La croissance est en panne et n'est pas prête de revenir tant qu'il sera plus aisé de gagner de l'argent sur les marchés financiers qu'en investissant dans une économie principalement orientée sur l'exploitation du numérique dont les succès ne sont pas garantis. Les valorisations démentielles de certaines sociétés (américaines, suivez mon regard) qui présentent des chiffres d'affaires indigents sont là pour rappeler que les "bulles" internet existent et qu'elles finissent toujours par exploser.
Réponse de le 24/09/2015 à 13:34 :
@Valbel : la demande vient si on propose une production innovante, de qualité et à un prix raisonnable. Si on cherche à vendre du tout-venant hors de prix on se ramasse. Et pour ça, pas de mystère, il faut du travail, du travail de conception, de R&D, d'optimisation des modes de production, et pour que ça ne fasse pas exploser les prix de revient il faut que les coûts salariaux sont modérés. Pour que ce travail soit efficace il faut que ceux qui l'effectuent soient bien formés (ce qui veut dire maintenir et renforcer le niveau d'exigence dans le système éducatif, et ne pas croire qu'il suffit d'introduire des tablettes dans les écoles pour y faire monter le niveau...). C'est le modèle allemand...
a écrit le 24/09/2015 à 9:15 :
La Finlande est l'exemple type, ou malgre que les principales agences de notation lui donnent AAA, la situation economique se deteriore le plus gravement au sein de la zone euro apres la Grece au cours de ces dernieres annnes. Ce qui demontre bien qu'une bonne sante financiere n'equivaut pas a une bonne sante economique et vice-versa.
a écrit le 24/09/2015 à 9:07 :
Redynamiser une économie par l'austérité en sachant que "ses clients" font de même, c'est appliqué la politique de l'offre sans demande, même avec l'innovation qui ne fait que remplacer et non créer!
a écrit le 24/09/2015 à 8:56 :
Les finlandais pourront toujours manger du renne? mais y'en aura t-il pour tout le monde?Je suis quand même rassurée le président de wolkswagen va toucher le jakpot et l'Arabie Saoudite invitée par le président de l'ex. République française à défiler le 11 janvier aux côtés des "je suis Charlie" représente les droits de l'homme à l'ONU. A part cela le point de rendez-vous pour presque tous s'appelle "misère à perpète"

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