Royaume-Uni : les grands patrons touchent plus en deux jours qu'un salarié en un an

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Ce deuxième jour de l'année est surnommé mardi des gros bonnets outre-Manche.
Ce deuxième jour de l'année est surnommé "mardi des gros bonnets" outre-Manche. (Crédits : Reuters)
Un patron dont la société est cotée au sein du FTSE 100 touche en moyenne plus de 1.630 euros à l'heure, selon le think tank High Pay Centre. En un an, un travailleur britannique gagne quant à lui 37.718 euros.

La question des écarts de salaires est remise au goût du jour en ce début d'année, outre-Manche. A la fin de la journée du mardi 5 janvier, deuxième jour travaillé de l'année, les cent plus grands patrons britanniques, c'est-à-dire ceux qui font partie de l''indice FTSE 100 - les 100 plus grosses entreprises cotées à la Bourse de Londres- auront gagné plus que le salaire annuel moyen d'un travailleur britannique. Telle est l'estimation du think tank High Pay Centre. Ce dernier rappelle qu'un  travailleur a touché en moyenne 27.645 livres (37.718 euros) en 2015 au Royaume-Uni.

Les patrons du FTSE 100 ont gagné quant à eux 4,96 millions de livres (6,77 millions d'euros) en 2014 en moyenne, souligne le think tank. A l'heure, cela représente environ 1.200 livres (1637 euros).

Le revenu moyen des grands patrons britannique progresse

Ce premier mardi de l'année est surnommé "mardi des gros bonnets" (Fat Cat Tuesday, en anglais). Selon, le le directeur du High Pay Centre, Stefan Stern, elle "met à nouveau en lumière le problème permanent des différences de salaire au Royaume-Uni".

Depuis la crise financière, le gouvernement britannique s'est efforcé de limiter les salaires et les bonus des hauts dirigeants. Et les actionnaires peuvent désormais s'opposer à la politique de rémunération lors des assemblées générales. Par ailleurs, les grands groupes sont également obligés depuis 2013 de publier des chiffres plus transparents sur la paie des patrons, qui en général reçoivent en plus de leurs salaire de base des bonus, stock-options et autres avantages.

Pourtant les revenus moyens des cent patrons britanniques continuent à progresser sur un an. Le 5 janvier 2015, High Pay Centre notait que ces derniers étaient payés 4,72 millions de livres en 2013 en moyenne Un travailleur britannique à plein temps touchait quant à lui 27.200 en moyenne en 2014 (27.000 en 2013).

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Commentaires
a écrit le 06/01/2016 à 2:10 :
Merci patron !
a écrit le 05/01/2016 à 16:47 :
Ah, ben, tiens ça a pas tardé...
a écrit le 05/01/2016 à 16:47 :
Ah, ben, tiens ça a pas tardé...
a écrit le 05/01/2016 à 16:44 :
Pas de souci: on attend un bon libéral défendre que tout ceci est profitable pour l'économie avec la théorie du ruissellement, ou d'autres inepties idéologiques. Heureusement qu'on est en crise...
a écrit le 05/01/2016 à 16:44 :
Pas de souci: on attend un bon libéral défendre que tout ceci est profitable pour l'économie avec la théorie du ruissellement, ou d'autres inepties idéologiques. Heureusement qu'on est en crise...
a écrit le 05/01/2016 à 16:37 :
Il faut plutôt comparer à ce qu'ils font gagner à leur entreprise. Et vérifier comment ils traitent leurs employés et leurs clients... Et sauf erreur, ces salaires ne sont pas payés par des impôts mais par le commerce que réussit à réaliser leurs entreprises ?
Réponse de le 05/01/2016 à 22:31 :
Ah, excellent. Restons un peu sur votre argumentaire si plein de bon sens. Vous allez donc pouvoir m’expliquer comment vous pouvez calculer ce que le grand patron fait gagner à l’entreprise, et comment vous pouvez calculer ce que le petit employé fait gagner également.

Je serais très curieux de voir comment vous allez me démontrer que ces surhommes géniaux et tous puissants peuvent rapporter 180/200 fois plus que le péquenot moyen.

Avec un tel ration, il serait plus simple d’avoir des entreprises avec seulement quelques-uns de ces génies. Ça simplifierait beaucoup la gestion des « ressources humaines » et ça permettrait de limiter encore plus les frais de structures.
a écrit le 05/01/2016 à 16:37 :
Il faut plutôt comparer à ce qu'ils font gagner à leur entreprise. Et vérifier comment ils traitent leurs employés et leurs clients... Et sauf erreur, ces salaires ne sont pas payés par des impôts mais par le commerce que réussit à réaliser leurs entreprises ?
Réponse de le 05/01/2016 à 23:16 :
C'est drôle, quand un grand groupe prospère, c'est grâce au génie de ses dirigeants. Quand il est en difficultés, c'est à cause de ses salariés qui coûtent trop chers... Le pire étant quand les patrons font les mauvais choix, mais qu'ils se rémunèrent malgré tout grassement (parachutes dorées) tout en générant de la casse sociale. Sans être un bolchevik, rien ne peut justifier tant d'écarts de richesse, et il est indécent qu'une extrême minorité possède encore et toujours l'immense majorité des richesses produites (et ce n'est pas vrai qu'à l'échelle de l'entreprise...). Henry Ford n'avait-il pas limité lui-même son salaire à 40 fois celui de ses ouvriers?

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