Zone euro : la croissance plus forte que prévu, l'inflation déçoit encore

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La taux d'inflation annuel de la zone euro a légèrement reculé en octobre, à 1,4%, contre 1,5% en septembre.
La taux d'inflation annuel de la zone euro a légèrement reculé en octobre, à 1,4%, contre 1,5% en septembre. (Crédits : Alkis Konstantinidis)
Croissance économique, inflation, taux de chômage... L'Office européen des statistiques Eurostat a publié une première estimation de différents indicateurs conjoncturels, qui font dans l'ensemble mieux que ce qu'attendaient les analystes.

Des signaux positifs pour l'économie européenne. La croissance économique de la zone euro a été plus soutenue qu'attendu au troisième trimestre, montre la première estimation publiée mardi par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) des pays ayant opté pour la monnaie unique a progressé de 0,6% sur la période juillet-septembre par rapport aux trois mois précédents, un chiffre supérieur au consensus des économistes interrogés par Reuters qui était de +0,5%. La première estimation d'Eurostat ne détaille pas les différentes composantes du PIB.

Par rapport au troisième trimestre de l'an dernier, la croissance est estimée à 2,5% contre 2,4% attendu.

La croissance avait atteint 0,7% dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique européenne au deuxième trimestre 2017 et 0,6% au premier trimestre. En comparaison avec le troisième trimestre 2016, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 2,5%. La Commission européenne doit présenter la semaine prochaine ses nouvelles perspectives économiques pour la zone euro. Début octobre, le FMI avait revu à la hausse ses prévisions de croissance pour les deux années à venir, misant désormais sur une croissance de 2,1% en 2017 et de 1,9% en 2018.

L'inflation toujours loin de l'objectif de la BCE

La taux d'inflation annuel de la zone euro a légèrement reculé en octobre, à 1,4%, contre 1,5% en septembre.

Ce chiffre est inférieur à celui attendu par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset qui tablaient sur 1,5%, et reste éloigné de l'horizon des 2,0% souhaité par la Banque centrale européenne (BCE).

L'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac, qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) était de 0,9% en octobre contre 1,1% en septembre. Ce chiffre est très inférieur à celui anticipé par les analystes, qui tablaient sur 1,2%.

Le chômage sous les 9%

Le taux de chômage dans la zone euro est repassé en septembre sous la barre des 9,0%, pour atteindre 8,9%, a annoncé mardi l'Office européen des statistiques Eurostat.

Ce chiffre, meilleur que celui anticipé par les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset qui tablaient sur 9,0%, soit le même niveau qu'en août, est le plus faible enregistré dans la zone euro depuis janvier 2009, est-il souligné dans un communiqué. Un an plus tôt, en septembre 2016, le taux de chômage dans la zone euro était repassé sous le seuil symbolique de 10,0%. Il ne cesse de reculer depuis. En dépit de cette baisse constante, les disparités restent importantes parmi les 19 pays qui ont adopté la monnaie unique.

Par pays, le chômage est très faible en Allemagne (3,6%) et à Malte (4,1%), mais il reste à un niveau élevé en Grèce (21,0% en juillet, dernier chiffre disponible) et en Espagne (16,7%). Le taux de chômage est encore plus élevé chez les moins de 25 ans dans ces deux pays - 42,8% en Grèce, 37,2% en Espagne - ainsi qu'en Italie (35,7%), alors qu'il n'est que de 6,4% en Allemagne. En France, le chômage atteint 9,7% en septembre, le même taux qu'en août.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage s'établit à 7,5% en septembre, stable par rapport à août. Il s'agit du niveau le plus faible enregistré depuis novembre 2008. La République tchèque enregistre le taux le plus bas parmi les 28 pays de l'UE (2,7%)

(avec AFP et Reuters)

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a écrit le 02/11/2017 à 13:15 :
Article de LT du 31/10 : tout va bien aux USA, le chômage est au plus bas ... ah ben l'inflation est loin des 2% (=> la FED ne monte pas les taux d'intérêts). Article de LT du 31/10 : tout va bien au Japon, la croissance repart ... ah ben non, l'inflation est là aussi loin des 2% (=> on ne change pas la politique monétaire !). Quant à l'Europe, voir l'article ci-dessus ! Y'aurait pas un comme un léger problème quelque part ... ??
a écrit le 01/11/2017 à 15:30 :
Rien n’est plus comme avant.

Inflation réelle, ou inflation virtuelle ? puisqu’il faut tenir compte de l’effet spéculatif des marchés financiers et des fortes volatilités des taux (d’intérêt et de change), pas obligatoirement en %, mais en volume.

Pourquoi y aurait-il de l’inflation ?
La concurrence au niveau mondial entraine les prix à la baisse, la robotisation entraine les prix à la baisse, la croissance reste faible, il y a stagnation des salaires et si le pouvoir d’achat n’augmente pas, il n’y a pas de raison pour que les prix augmentent.
On comprend que tout le monde compte sur l’inflation pour réduire les monstrueuses dettes contractées par les Etats, sauf que c’est un vieux schéma qui apparemment ne fonctionne plus dans une économie stagnante ou sur-réactive en raison de la libéralisation financière et de la spéculation.
Pour info l’évolution de la dette depuis10 ans en % du PIB : elle a augmenté de 33 % en France, contre 6 % en Allemagne et 30 % en moyenne dans l’UE.

Une parenthèse : si on analyse l’historique de l’inflation, on peut constater que tout cela n’a rien à avoir avec l’Euro, qui tend au contraire à apporter une forme de stabilité par un effet de nivèlement.

Les solutions ? Brain storming en perspective et il faudrait être économiste :
Si l’on essaye de comprendre sur Wiki, entre la formulation mathématique d’Irving Fisher (c'est le théorème de Bernoulli de la dynamique des fluides ?) et les concepts Marxistes, ou les analyses Keynésiennes et postkeynésienne de Stiglitz, parfois contredits parfois confirmés par Piketty qui affirme que « le taux de rendement du capital tend à se maintenir au-dessus du taux de croissance naturel de l’économie ». Ce qui parait peu logique mais tout à fait possible dans un contexte de forte croissance des marchés financiers et des transactions.
Mieux vaut être rentier furtif ou fugitif, plutôt qu’entrepreneur ou travailleur enraciné ?
Une autre énigme économique soulignée par le FMI : avant la crise, le déplacement des flux de capitaux «à contre-courant», qui risque de se reproduire si nos taux remontent.

Il faudrait intensifier la lutte contre les paradis fiscaux. Étonnant qu’ils ne soient pas plus sujets à une inflation importante, vu l’argent qui y est déversé. (Cela voudrait il dire que les formules telles la « valeur quantitative de la monnaie », ne fonctionne pas ?
Le FMI préconise « la diminution de l’évasion fiscale internationale » dans son document « Perspectives de l’économie mondiale d’octobre 2017 »

Mieux redistribuer les richesses inhérentes aux gains de productivité, soit en les affectant au désendettement de l’Etat, soit en les distribuant aux plus faibles pouvoirs d’achat. Malheureusement, la politique fiscale est déjà très inflationniste en France et il y aurait eu une progression de 47% de l'impôt sur le revenu en 10 ans (http://france-inflation.com/index.php)

Autre constat, d’après une Etude INSEE (No 474 -19/02/2015) : « 1890‑2012 : une forte croissance du PIB par habitant principalement imputable à la PGF (productivité globale des facteurs ) et dans une moindre mesure à l’intensité capitalistique »
Ce qui ramène le problème à ce qui est gérable, à savoir de mieux repartir les capitaux, d’essayer d’atténuer les inégalités et de réduire la trop grande concentration des richesses qui déstabilisent l’économie.

Si encore on avait l’assurance que les injections massives d’argent avaient servi à investir dans l’économie productive, mais qui peut l’affirmer ? A se demander parfois si parmi nos vieux économistes il n’y a pas des élèves de la Madoff Academy qui plongent nos économies dans une forme d’illusion monétaire ?
On sait déjà que les solutions les plus simplistes utilisées dans des politiques courtermistes sont de la poudre de perlimpinpin.

Le plus simple serait de taxer les flux de capitaux au niveau mondial, mais on n’y est pas encore.
a écrit le 31/10/2017 à 23:23 :
Fort heureusement le taux d'inflation reste faible. Il serait autrement prétexte à augmenter les taux d'intérêt, ce qui ravirait les banques, ferait tomber la croissance, relancerait la spirale inflationniste qui pénalise l'investissement. L'échelle mobile des salaires, rémunération du travail, alimentait l'inflation, tout comme l'échelle mobile des intérêts, rémunération du capital, alimenterait l'inflation.
a écrit le 31/10/2017 à 19:46 :
Ce drôle hollande partis !! Macron arrivé !! Et tout vas très bien macron donne 1€ de revalirisation avec nos impots des minimas sociaux ? Ils em prend 3€ Bravo monsieur de la précarité nous sommes de naïf ?
a écrit le 31/10/2017 à 19:14 :
L'inflation déçoit?A priori l'inflation doit reflèter la variation globale des prix.Le prix d'un appart a Paris,d'une paire de chaussures ou d'un poulet roti nous en disent plus sur la hausse des prix que les maigrelettes statistiques de l'insee
a écrit le 31/10/2017 à 17:48 :
Ce n'est pas avec la politique monétaire accommodante de la BCE qui déverse des centaines de milliards d'euros dans l'économie que l'inflation risque de revenir.
a écrit le 31/10/2017 à 17:14 :
Croissance et chômage sont de l'ordre économique alors que l'inflation est d'ordre monétaire, auparavant le monétaire était le reflet de la vie économique maintenant on impose l'inverse!
a écrit le 31/10/2017 à 17:14 :
Croissance et chômage sont de l'ordre économique alors que l'inflation est d'ordre monétaire, auparavant le monétaire était le reflet de la vie économique maintenant on impose l'inverse!
a écrit le 31/10/2017 à 16:16 :
Il faut se féliciter de ces petites améliorations, mais les statistiques officielles du taux de chômage, en France par exemple et pas seulement, ne donnent pas une image exacte de la situation de précarité que connait une beaucoup plus grande partie de la population :

https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-septembre-198041

Au-delà de l’amélioration conjoncturelle les choses ne devraient pas s’arranger pour la France dans les années à venir vu les « mécaniques » induites par le cadre institutionnel dans lequel elle se trouve (Euro, UE, etc). En particulier son manque de compétitivité dans un système favorisant à outrance le dumping social et fiscal devrait continuer d’agir comme poison mortel.
a écrit le 31/10/2017 à 14:42 :
Vois pas pourquoi on devrait se plaindre d'avoir une inflation faiblarde...c'est bien pour le pouvoir d'achat et en plus ça permet de garder les taux très bas. J'ai envie de dire pourvu que ça dure!
a écrit le 31/10/2017 à 14:28 :
L'inflation reprendra avec la hausse des taux, d'ici la fin de l'année.
a écrit le 31/10/2017 à 14:07 :
Croissance en hausse, inflation stable c'est le signe d'une économie sous perfusion d'argent étatique de l'offre dans laquelle on stimule artificiellement la croissance, permettant ainsi de gaver toujours plus les propriétaires de capitaux et d'outils de production mais qui du coup n'a pas de répercussion notable sur l'économie réelle puisque l'argent donné aux riches file directement dans les paradis fiscaux empêchant toute ainsi une augmentation du pouvoir d'achat seule source de croissance pérenne.
a écrit le 31/10/2017 à 13:38 :
Certains graphiques montrent clairement une embellie depuis 2014. Le problème de l'industrie française c'est vraiment le taux de change euro/dollar, qui peut le nier en regardant ça ? sauf qu' il est impossible de dévaluer l' euro dans l' Ue et que ce n' est pas Merkel à qui profite le crime qui le permettra... Pas de solution donc sans un FREXIT rapide, puisque celui qui sort le premier est celui qui prend le moins cher, et avant que l' euro ne tombe comme un fruit mûr...

https://www.upr.fr/actualite/france/sortie-furtive-de-leuro-vincent-brousseau
Réponse de le 31/10/2017 à 14:46 :
Le Brexit c'est -20% sur la Livre, des salaires réels en perdition et des chiffres de commerce extérieur toujours aussi dégueulasses On vous le dit pas ça dans votre secte?
Tiens à toutes fins utiles demandez une homélie sur les chaines de fournisseurs dans le commerce intra européen.
Réponse de le 31/10/2017 à 16:39 :
Commentaire ridicule l'Euro, à fortement baissé par rapport au dollar au cours de l'année 206 et 2017 avec une cote d'alerte car un euro trop bas en dessous de la parité dollar serait un problème pour notre balance commerciale car l'énergie et autres produits se paient en dollar. pour ce qui de l4UPR les français ont bien compris que votre mentor M. Asselineau était plus un homme de cirque qu'un responsable politique. Avec la déculottée qu'il a pris son avenir est aux oubliettes comme son parti l'Union Pour Rien et surtout inutile et grotesque.
a écrit le 31/10/2017 à 13:07 :
...où l'on constate que la France, malgré sa démographie, reste à la traîne de la zone €...
Réponse de le 31/10/2017 à 13:27 :
Pouvez-vous nous expliquer votre propos et nous rapporter vos éléments de comparaison ..?
a écrit le 31/10/2017 à 12:58 :
Vous devez écouter RTL je ne sais pas ou vous voyez de la croissance, a si peut etre l'INSEE ?

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