Mais où est passée l'inflation ?

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L'inflation manquante laisse la BCE face à un dilemme : soutenir l'activité économique ou réduire les risques financiers, résume l'économiste Xavier Ragot, président de l'OFCE.
L'inflation manquante laisse la BCE face à un dilemme : "soutenir l'activité économique ou réduire les risques financiers", résume l'économiste Xavier Ragot, président de l'OFCE. (Crédits : Philippe Wojazer)
L'inflation reste faible dans les pays industrialisés, malgré les politiques accommodantes des banques centrales, en particulier dans la zone euro. La progression insuffisante des salaires, comme la guerre des prix cassés, peut expliquer cette situation. En attendant, cette latence perturbe les stratégies des instituts d'émission, tiraillés entre poursuivre leur soutien à l'économie ou endiguer les risques de bulles sur les marchés.

C'est "une question à 1.000 milliards de dollars" pour Claudio Boriole chef du département monétaire et économique de la Banque des règlements internationaux (BRI) : "Pourquoi l'inflation reste-t-elle faible ?" Dans les pays industrialisés, la reprise économique arrive enfin, les taux de chômage sont faibles ou en baisse, mais malgré ces nouvelles encourageantes les hausses de prix ne suivent pas* et demeurent en-dessous de l'objectif de 2% sur un an souhaité par la plupart des banques centrales.

Inflation moyenne dans les pays industrialisés

(Les chiffres de 2017 et 2018 sont prévisionnels. Source : Recherche économique / Natixis Asset Management)

La théorie économique établissait une relation entre l'activité et l'inflation. Plus l'économie est dynamique, plus le chômage baisse, faisant augmenter les salaires et donc les prix. Mais cette relation ne se vérifie plus depuis la crise, observe l'économiste Xavier Ragot, président de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) :

"Il y a six ans, au cœur de la crise en zone euro, on avait une baisse de l'activité sans baisse de l'inflation. Aujourd'hui c'est l'inverse, on a une reprise de l'activité mais sans hausse de l'inflation. On est passé d'une situation de désinflation manquante à une situation d'inflation manquante."

Une croissance des salaires insuffisante

Que ce soit aux Etats-Unis, dans la zone euro ou au Royaume-Uni, les banques centrales ont identifié le même coupable : les salaires. Malgré un chômage bas, la croissance de ces derniers est trop faible pour pousser durablement les prix à la hausse.

En conséquence, les instituts d'émission ralentissent la sortie, voire pérennisent quasiment leur politique monétaire accommodante dans le cas de la Banque centrale européenne (BCE). La stratégie est de continuer à soutenir l'activité économique par des taux bas en attendant que les salaires progressent. Mais cette politique pourrait à terme générer de l'instabilité financière.

Pour Xavier Ragot, si la croissance des salaires est si poussive, c'est "parce que la reprise, et pas seulement en zone euro, s'est faite avec des emplois atypiques". Contrats "zéro heure" au Royaume-Uni, "mini-jobs" en Allemagne, intérim ou CDD courts en France... les recrutements via ces contrats précaires ont explosé après 2010. Résultat, les travailleurs ont davantage de difficultés à faire valoir leurs revendications, donc à obtenir des augmentations.

Concurrence salariale en zone euro

En outre, "la gestion de crise dans la zone euro a créé des pressions déflationnistes à long terme", selon le président de l'OFCE. Les Européens ont incité à des baisses de salaires, créant ainsi "une convergence déflationniste". Les coûts unitaires salariaux ont chuté pour converger vers ceux de l'Allemagne, déjà au plus bas du fait des réformes du droit du travail entamées en 1995 qui, avec l'inversion de la hiérarchie des normes, ont entraîné une baisse des salaires réels.

Défendant la politique accommodante de la BCE, Xavier Ragot juge que la solution ne peut venir uniquement de Francfort, limité dans ses pouvoirs d'intervention, mais aussi de Bruxelles:

"L'inflation ne repart pas à cause de la concurrence salariale dans la zone euro, c'est pourquoi je plaide pour un 'wage stance', pour que la Commission européenne discute avec les pays d'une harmonisation du salaire minimum, de l'indice de la fonction publique, etc. Il faut de la cohérence."

Coûts salariaux unitaires nominaux

[Note du CAE : "Pour une politique macroéconomique d'ensemble en zone euro".]

La mort de l'inflation ?

S'ils ne remettent pas en cause les effets de la faible croissance des salaires, d'autres experts jugent, a contrario des banquiers centraux, que le problème de l'inflation est structurel. En résumé, les prix vont rester bas et pour longtemps.

"La situation dans la zone euro est comparable à celle du Japon où l'inflation est morte", affirme Fabrizio Quirighetti, CIO et co-responsable de l'équipe multi-asset chez SYZ Asset Management.

"En réalité, les prix baissent en Europe. Les produits à haute composante technologique - le taxi grâce à Uber, les voyages grâce à Booking et Airbnb - coûtent dorénavant moins cher. Le panier des ménages tel qu'il est considéré dans l'indice des prix ne vaut pas plus aujourd'hui qu'il y a quelques années."

Les taux bas alimentent les risques de bulles

Dans ces conditions, si les banques centrales ne peuvent plus remplir leur objectif de 2% d'inflation, la politique monétaire est devenue inefficace. Pire, maintenir des taux bas peut alimenter des bulles sur les marchés. Certains ont déjà alerté sur ces risques:

"Pour le moment, on voit qu'à cause de la bonne tenue de l'économie, ce sont surtout les prix des actifs financiers et immobiliers qui s'envolent [...] Il y a de quoi s'inquiéter car les graines de la prochaine crise financière ont déjà été semées", prévient Fabrizio Quirighetti de SYZ.

Début septembre, le patron de Deutsche Bank John Cryan a appelé la BCE à en finir avec "l'argent pas cher", car "nous voyons des signes de bulles dans de plus en plus d'endroits sur le marché des capitaux, à des endroits où nous ne les attendions pas". Certes, les banquiers ont intérêt à voir les politiques monétaires se durcir, car les taux bas rognent sur leur profitabilité, mais le gendarme boursier européen, l'ESMA, fait aussi ce constat.

A Francfort, le ton est différent. "Oui, certainement c'est un danger" de maintenir une politique monétaire accommodante, a concédé le président de la BCE, Mario Draghi, lors de la conférence de presse de septembre. "Mais est-ce qu'on observe un risque de bulles ? Moi je ne vois pas de risque systémique", a-t-il martelé.

Finalement, l'inflation manquante laisse la BCE devant un dilemme :

"Il y a un arbitrage à faire : soutenir l'activité économique ou réduire les risques financiers", résume Xavier Ragot. "Si les taux augmentent on réduit les risques de bulles mais on freine l'activité. A l'inverse, si on laisse les taux bas, on soutient l'activité mais il y a plus de chances de créer de l'instabilité financière. Personnellement, je pense qu'il faut soutenir l'activité, pas seulement via la BCE mais aussi avec d'autres outils, comme le plan Juncker."

 __________

*Contrairement aux autres pays industrialisés, le Royaume-Uni enregistre une inflation en forte progression. Mais, la montée des prix résulte davantage de la dépréciation de la livre sterling, conséquence de l'incertitude autour des négociations sur le Brexit, que du chômage bas.

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Commentaires
a écrit le 23/09/2017 à 16:48 :
en effet, on se le demande...chez certains discounters alimentaires la plaquette de beurre est passée de €1.20 à 2.09 les 250 g et celle de 500g est à plus de 4.00€ mais étrangement chez d'autres enseignes, on trouve toujours du beurre premier prix à 1.40 et du beurre de baratte autour de 1.89/1.99....personnellement je trouve que ces enseignes qui commencent par la lettre "L" ou "A" vendent beaucoup plus cher que la concurrence. Il suffit de faire un tour et de comparer et les consommateurs se rendraient compte que faire les courses chez "L" ou "A" revient plus cher....sauf sur les fruits et légumes. Alors ouvrez vos yeux....car Hard discount dans le nom mais coup de massue à la caisse...
Réponse de le 24/09/2017 à 11:19 :
Bizarrement je trouve au contraire que faire cher course chez L.... ou AL... cout vraiment moins chére que chez Ca..... ou Au....
a écrit le 23/09/2017 à 14:52 :
Plus d'inflation ?! regardez le prix de l’alimentaire après vous pourrez épiloguez
a écrit le 23/09/2017 à 12:44 :
La figure illustre parfaitement la notion de dumping salarial.
a écrit le 23/09/2017 à 11:21 :
Analyse bizarre ! l'inflation n'a pas disparu, elle est là, mais au niveau des actifs et pas au niveau de la consommation ! Vous n'avez probablement pas bien interprété la théorie monétaire... ou plus probablement, vous préférez ne pas mettre en évidence le délire de l'inflation des actifs, lié à une augmentation de la part de l'épargne au détriment de la consommation dans la valeur ajoutée !
a écrit le 22/09/2017 à 12:22 :
Tout cela parait un peu stérile et futile, on pourrait tout autant se demander où est passée la croissance et polémiquer autour des traditionnelles politiques de l’offre et de la demande.

Si l’on observe ce qui se passe au Japon depuis presque deux décennies, on risque de stagner pendant longtemps. J’ai l’impression qu’ils ont tout essayé.
Intéressant le graphique sur l’évolution des salaires qui finalement s’alignent, mais il faudrait comparer au niveau mondial. La baisse des salaires n’étant que la conséquence de la concurrence sur les produits et les services et dépend aussi du nombre de demandeurs d’emploi, puisque le marché de l’emploi est devenu tout aussi concurrentiel (d’où je présume la politique du gouvernement d’upgrader le niveau de compétences).
Il ne faut pas oublier les marges des entreprises dans le calcul. A partir du moment où un groupe dégage de fortes marges il peut, soit en engranger les profits et les distribuer aux investisseurs, soit augmenter les salaires. Mais pourquoi faire si la main d’œuvre est disponible à bon compte ?
La solution consisterait à trouver de nouveaux axes de développement, autres que la fabrication de gadgets et de télés. La préservation de l’environnent terrestre et le développement des énergies renouvelables semblent être des thématiques mobilisatrices. Encore faut il en démontrer la viabilité économique autrement que par une démonstration par l’absurde (vu le coût des ouragans pour la collectivité).
En attendant de trouver la solution, le risque est que beaucoup de monde se retrouve à bénéficier de la « seikatsu hogo ».
Le maintient d’un minimum de revenus pour tous préserve un fond de croissance, c'est déjà ça.
a écrit le 22/09/2017 à 11:59 :
Il y a une grosse différence entre ce qu'on veut nous faire croire et la réalité: hausse des mutuelles, impôts locaux, CSG, gaz et électricité, télécoms, alimentaire, péages, santé, ... Peut-être que tout çà compte pour du beurre dans les savants calculs des énarques ? Ceux qui nous gouvernent sont inconscients du quotidien des gens.
Réponse de le 23/09/2017 à 5:51 :
et bien , voila encore qq'un meilleur que l'Insee ; vous avez quel diplôme en stat ? Apparemment, vous avez le diplome de l'éternal râleur , avec ses opinions simplistes et caricaturales .
a écrit le 22/09/2017 à 11:33 :
Faut demander a notre ami Maduro comment il fait:inflation record au Vénézuela
Réponse de le 22/09/2017 à 16:04 :
Le gouvernement a attribué cette poussée inflationniste à un plan de déstabilisation ourdi par la droite et par certains hommes d'affaires, et a affirmé qu'il y a une "inflation induite". Les économistes et analystes souvent de droite aussi estiment de leur côté que la politique fiscale, monétaire et de taux de changes du gouvernement Maduro a été le combustible qui a mené à l'inflation. En outre, la baisse des importations de produits de base, dans un pays qui dépend de l'étranger pour ses achats de produits alimentaires et de médicaments, s'est traduite par une pénurie d'au moins un tiers des produits de base, entrainant ainsi une hausse des prix.
Les autorités du Venezuela ont annoncé mardi une libéralisation partielle du marché des changes impliquant une dévaluation partielle du bolivar alors que le pays est asphyxié par la pénurie de devises, soumis depuis 2003 à un strict contrôle monétaire.
Le Venezuela souffre également de la chute des cours du pétrole, qui lui apporte 96% des devises. Le pays est officiellement entré en récession en 2014 après trois trimestres consécutifs de recul de son Produit intérieur brut (PIB).
Réponse de le 23/09/2017 à 8:06 :
@la chose:merci pour les détails
a écrit le 22/09/2017 à 11:28 :
Comment ecrire une telle contre vérité. Il suffit de regarder ses factures de gaz, d'électricité, d'essence (malgré un dollar qui a perdu plus de 10% par rapport à l'Euro).
Vos impôts et des produits de la vie courante( un exemple parmi d'autres 'le beurre".
Faite votre enquête avant d'affirmer Urbi et Orbi qu'il n'y a plus d'inflation. Ce n'est plus la même qu'il y 20 ans..
Réponse de le 22/09/2017 à 14:44 :
L'INSEE emploie des centaines de statisticiens, compile des milliers de dononées et abouti à ce résultat - l'inflation est quasi nulle; Vous pensez que tous ces experts sont des incapables ? Alors on ferme l'INSEE ?
Vous, de votre fenêtre, avec la perception de votre consommation individuel, de vos gouts personnels, , vous avez une perception différente. Et bien comprenez que votre vision est déformée.
De même que tout laisse à penser que la terre est plate, elle n'est pas plate.
Il n'y a (presque) pas d'inflation, la terre n'est pas plate, et faites confiance à ceux qui savent et qui bossent.
Réponse de le 22/09/2017 à 15:13 :
Réponse à Brice, il ne s'agit pas de compétences, mais de thermomètre. C'est la différence de perception entre la macroéconomie et la microéconomie.
Réponse de le 22/09/2017 à 16:06 :
réponse à brice 14:44: toujours le complexe de supériorité bien discutable de "ceux qui savent"
Réponse de le 23/09/2017 à 8:09 :
Désolé mais c'est Brice qui a raison.Sinon on met tout en doute:lechomage baisse,la croissance est soutenue,le pouvoir d'achat augmente,les chiffres de la délinquance baissent.
a écrit le 22/09/2017 à 11:25 :
On ne parle pas de l'inflation des taxes et services publics !
a écrit le 22/09/2017 à 10:55 :
Pas d'inflation parce que les chiffres du chômage sont faux : les chômeurs sont sortis des statistiques. Étant en réalité loin du plein emploi, les salaires stagnent ou baissent, ce qui explique l'inflation faible en dépit des QE.
a écrit le 22/09/2017 à 10:36 :
Il y a de l'inflation sur des produits indispensables , les transports, les assurances , les impôts locaux , les dépenses de santé etc.... bref , la dépense de tous les jours.
Pour le reste, emplois précaires, CSG à venir , retraites minables. Une réalité dont se moque les responsables qui ne pensent que mondialisation et profits.
a écrit le 22/09/2017 à 10:02 :
L'inflation apparait lorsque les salaires progressent en même temps que les prix. Les salaires progressent lorsque le marché du travail se tend sous l'effet de la croissance économique. Ce n'est tout simplement pas le cas.
Le BRI, la FED et les autres savent bien pourquoi il n'y a pas d'inflation mais ils ne peuvent pas le dire. Ils ne peuvent pas dire que les politiques monétaires sont des fiascos, qu'il n'y a pas de reprise, que les statistiques du chômage sont fausses, car manipulées pour des raisons politiques, comme les taux.
Tout le monde sait que les taux ne peuvent pas monter au-delà de 1% et quelques, que si c'était le cas, ce serait un cataclysme financier mondial parce que les états ne pourraient plus payer les intérêts. Rappelons que la charge des emprunts de 2% en moyenne, représente 11% du budget soit 41,6 milliards d'euros, qu'il s'agit du 2ème poste de dépense de l'Etat.
a écrit le 22/09/2017 à 9:35 :
"La progression insuffisante des salaires, comme la guerre des prix cassés"

Guerre des prix imposée par une baisse des salaires donc puisque si le truc que je veux acheter est à 50 euros et que j'en ai que 30, je n'achèterais pas le truc à 50 euros, soit le vendeur le baisse à 30 soit il n'y a pas d'achat.

Du coup ce dumping salarial mondial imposée par les possédants de ce monde ne peut que faire baisser la croissance et les taux d'intérêt étant donné que plus ces gens accaparent les richesses pour en plus les placer dans des paradis fiscaux qui ne redistribuent jamais les richesses, moins leurs milliers de milliards ont de la valeur.

Dit autrement, ce qu'on ne li jamais car mettant la bêtise de nos décideurs économiques et donc propriétaires du monde sous leurs nez, nous arrivons à l'impasse liée à l'avidité de nos possédants sous la forme imposée de la doctrine économique néolibérale que nos prêtres néolibéraux nous font passer pour du libéralisme mais sans l'aide des états nos riches le seraient beaucoup moins.

"Coût du capital, la question qui change tout" http://www.monde-diplomatique.fr/2013/07/CORDONNIER/49354 (article gratuit et passionnant)
Réponse de le 22/09/2017 à 11:33 :
Le communisme est mort, le capitalisme va mourir ... je n'y peux rien, c'est logique... quoi à la place, je ne sais pas !
Réponse de le 22/09/2017 à 14:40 :
Ce duming salarial que vous évoquez n'est il pas aussi imposé par les consommateurs ? Les possédants ont intérêts - dans la logique d'un systéme de rente - à vendre cher des produits et services qui ne les valent pas.
Le consommateur, qui ne veut pas se faire abuser, cherche le meilleur rapport qualité/prix. C'est le consommateur qui n'est jamais prêt à payer "trop" qui fait du forcing.
Si, soyons concret , vous mettez des barrières tarifaires à l'importation d'ordinateur pour protéger la production nationale. Vous protégez le possédant de l'usine d'ordinateur qui produit des machines à 2000 €. , le consommateur lui va se débrouiller pour acheter à l'étranger des machines à 500 €. Plus la barrière tarifaire, plus les contrôles douaniers seront forts, plus vous protégez le possédant "local".
Donc, vous n'avez une fois de plus rien compris à l'économie, le protectionnisme est l'allié du possédant capitaliste, qui vit ainsi de ses rentes sans se remettre en cause.
Réponse de le 23/09/2017 à 19:48 :
"Le communisme est mort, le capitalisme va mourir ... je n'y peux rien, c'est logique... quoi à la place, je ne sais pas ! "

Le communisme n'était qu'une dérive aliénante de l'anarchisme, à savoir des gens qui savent parfaitement que l'autogestion est la meilleure solution mais préférant du coup parasiter cette formidable démocratie par des règles et des dogmes ne profitant finalement qu'à quelques uns, c'est un échec mais au final partant d'une mauvaise intention.

Le capitalisme lui repose sur les propriétaires de production, ne pas oublier que 100 personnes possèdent autant que 7 milliards, il n'est donc pas encore prêt de mourir si le peuple n'y met pas un terme définitif en se soulevant.

"Ce duming salarial que vous évoquez n'est il pas aussi imposé par les consommateurs ?"

Quand vous avez 10 euros en poche vous n'achetez pas de la viande à 20 euros, on voit que vous ne savez pas de quoi vous parlez puisque n'ayant jamais eu de soucis d'argent et de temps, or la grande partie de la population a ces deux contraintes.

"Donc, vous n'avez une fois de plus rien compris à l'économie, le protectionnisme est l'allié du possédant capitaliste, qui vit ainsi de ses rentes sans se remettre en cause. "

Vous n'avez visiblement absolument rien compris à mon commentaire, à aucun moment je ne parle de protectionnisme, j'en ai un peu assez de ces trollages déguisés en interprétations hors sujet.

Cessez d'avoir peur et pensez.
a écrit le 22/09/2017 à 9:11 :
Reprise ou pas reprise économique, c'est la crédibilité plus que sa réalité qui inquiète par manque de "stabilité" dans la zone euro! L'euro se déguise en monnaie nationale mais n'en a pas les pouvoirs! Les monnaies sont des instruments de concurrence mais l'euro est une exception qui amène son économie dans les profondeurs abyssales!
a écrit le 22/09/2017 à 8:39 :
L'inflation à 2%, c'est zéro inflation : l'inflation est un non-sujet depuis très longtemps, pourquoi en parler ?
Trouvons autre chose pour tromper notre ennui.

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