Zone euro : le chômage au plus bas depuis quatre ans

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Dans la zone euro, le taux de chômage s'établit à 10,4% en décembre, en baisse pour le troisième mois consécutif, tandis qu'il stagne à 9% dans l'ensemble de l'Union.
Dans la zone euro, le taux de chômage s'établit à 10,4% en décembre, en baisse pour le troisième mois consécutif, tandis qu'il stagne à 9% dans l'ensemble de l'Union. (Crédits : Hugo Correia/Reuters)
Le taux de chômage s'établit à 10,4% en novembre, selon Eurostat, soit une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent. Mais certains analystes estiment que ce taux reste trop élevé pour stimuler la croissance des salaires et faire repartir les prix à la consommation. Avec 10,2%, la France se situe autour du niveau moyen. Mais certains pays continuent d'afficher des taux supérieurs à 20%.

La diminution est légère, mais elle se confirme. Le taux de chômage a de nouveau diminué en décembre dans la zone euro, revenant à 10,4% de la population active, contre 10,5% le mois précédent et 11,4% en décembre 2014, selon les données publiées mardi par l'Office statistique de l'Union européenne (Eurostat). Ce troisième mois consécutif de baisse ramène le taux de chômage à son plus bas niveau depuis septembre 2011, souligne Eurostat. Le consensus d'analystes de Factset, cité par l'AFP, tablait pourtant sur une stagnation d'un mois sur l'autre, à 10,5%.

Encore trop élevé pour soutenir l'économie

Toutefois, certains commentaires appelaient à ne pas se réjouir trop vite, pointant un taux encore trop élevé pour stimuler la croissance des salaires et faire repartir les prix à la consommation, ce qui serait de nature à soutenir l'économie.

"Il faudrait des reculs plus nets du taux de chômage pour générer une pression inflationniste significative", a relevé Jennifer McKeown, analyste de Capital Economics.

Eurostat a également fait part mardi d'un nouveau recul des prix à la production industrielle dans la zone euro (-0,8% par rapport à novembre), le déclin des prix dans l'énergie accentuant la tendance observée depuis des mois.

De fortes disparités

Certes, le chômage a bien reculé depuis les sommets atteints au printemps 2013 dans l'espace de la monnaie unique (12,1%), mais il y a encore de fortes disparités. L'Allemagne affiche un taux de chômage de 4,5%, le plus faible de tous, tandis qu'il s'élève à 20,8% en Espagne (contre 23,6% un an auparavant), d'après Eurostat. Le dernier chiffre disponible pour la Grèce, celui d'octobre, montre un chômage à 24,5%. La France (10,2%) et la Slovaquie (10,6%) se situent autour du niveau moyen, l'Italie (11,4%) un peu au-dessus.

    >> Lire Chômage : la cruelle comparaison avec certains pays européens

Il y avait en décembre, dans les 19 pays membres de la zone euro, 16,75 millions de personnes sans emploi, soit 1,5 million de moins qu'un an auparavant, quand le taux de chômage s'élevait encore à 11,4%. Dans l'ensemble des 28 Etats membres de l'UE, le taux est stable par rapport au mois précédent, à 9%, le pourcentage le plus faible depuis juin 2009. On dénombrait 21,94 millions de chômeurs en décembre, contre 23,97 millions en décembre 2014.

(Avec AFP, Reuters)

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Commentaires
a écrit le 09/02/2016 à 14:07 :
Le chômage et la basse croissance en Europe qu’on ne retrouve pas ailleurs dans le monde, ne montre-t-il pas l’impéritie des institutions européennes ? Ne fait-on pas dans la spoliation des jeunes et actifs, on pourrait proposer 5,7 millions de chômeurs = 5,7 millions de pré-retraites. Ne devrait-on consulter dans nombre de pays d’Europe pour les baisses de salaires, le chômage permanent et le produit par habitant en baisse ?
a écrit le 07/02/2016 à 21:26 :
Chers Européens, les données numériques publiées à la Banque Mondiale vous montrent que la croissance 80-07 pour 16 pays pas nécessairement dans l’euro, est de 2,68 par an puis de 08 à 14 elle est de -1,6. Depuis 1980, les crises se résolvent en 1 ou 2 ans. Une comparaison hors Europe avec le Canada, les USA, le Mexique, le Japon et l’Australie montre une croissance sur la première période de 2,89 et sur la seconde de 1,48. Ne devrait-on remettre en cause l’Europe en termes de performance économique et donc d’emploi ? Si on retire les deux années de crise 2008 et 2009, on note pour l’Europe une croissance de 0,56 soit 55% de la période de croissance en rythme de croisière, alors que pour les autres pays considérés, elle de 2,44 soit 84% sans retirer les années de croissance faible. De 80 à 07 la France fait 2,17 et l’Allemagne 1,95 puis sur 10-14 la période après crise elle est de 1,0 contre 1,96 en Allemagne au niveau de la croissance précédente. Cette crise qui a duré 2 ans en période de faible croissance n’a pas été réglée par un retour de la croissance et du plein-emploi, n’avons-nous pas un souci de performance ou d’institutions ? Ne pourrait-on imaginer un slogan du type : 5,7 millions de chômeurs égalent 5,7 millions de pré-retraites, à défaut de croissance ?
a écrit le 03/02/2016 à 14:59 :
La population ça ira-t-il avec ses sabots au Parlement Européen demander des comptes alors que le chômage est supérieur aux normales saisonnières et que la croissance est qualifiée de potentielle ? L’expression l’entreprise et le commerce sont reconnus d’utilité publique pour créer la croissance ou l’Etat a obligation de résultats, pourraient entrer dans la fameuse Déclaration.
a écrit le 03/02/2016 à 11:41 :
LES EXPERTS DISSENT QUE DANS 10ANS ON AURAS CINQ MILLIONS DE CHOMEURS DE PLUS ? SANS TENIR COMPTE DES MILLIONS DEMIGRES QUI ARRIVENT EN EUROPE? C EST POURQUOI IL EST TEMPT DE PREVOIR UN REVENUE MINIMUN AUX PERSONNES QUI NE SERONT PLUS ENPLOYABLE ???
a écrit le 03/02/2016 à 8:34 :
Pour le plein-emploi alors que la crise eut lieu en 2007, n’avons-nous pas en Europe un souci de société. Par ailleurs on parle d’une croissance sous le potentiel, n’avons-nous pas un dysfonctionnement économique ? Par ailleurs, les européens ne devraient-ils examiner les raisons de ce qui serait observé comme étant un décrochage ? On publie dans la presse numérique que le pib de l’Europe stagnerait phénomène qui n’est pas observé aux usa. L’Europe est-elle une foire, le Parlement est-il compétent, l’Europe n’a-t-elle pas des lourdeurs administratives, on parle de tracas et d’une productivité faible de façon chronique, des experts techniques et économiques pourraient examiner la situation, on serait dans un Etat anti-technologique, voire carrément mormon, on serait allergiques aux robots ?
Phttp://www.bing.com/images/search?q=croissance+usa+2015&view=detailv2&&id=DF35E90862FB1E64E358B8D831D38BB8A57D5F62&selectedIndex=123&ccid=aS%2bl5tJo&simid=608017711860484790&thid=OIP.M692fa5e6d2681bdab9405aeeff45de84o0
a écrit le 03/02/2016 à 7:59 :
Il faudrait d'abord s'entendre sur la définition du chomage. Si un jardinier met 8 heures pour bécher manuellement son jardin, avec un motoculteur il mettra seulement 2 heures; les 6 heures sont elles du chomage ou du temps libre? Cela correspond au temps de travail libéré par les gains de productivité liés à l'usage de l'énergie.
a écrit le 02/02/2016 à 18:15 :
Faisons comme aux USA. On supprime les allocations chômages. Comme ça plus personne n'a intérêt à s'inscrite au Pôle Emploi vu que ça ne sert à rien. Et on réduit mécaniquement le taux officiel de "demandeurs d'emploi".

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