La France est le premier investisseur étranger en Turquie

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La France peut-elle ignorer la Turquie quand il s'agit du monde des affaires ? Avec un montant cumulé d'investissements directs de l'ordre de 11 milliards d'euros dans ce pays, les entreprises françaises occupent aujourd'hui le premier rang devant leurs principales concurrentes allemandes et italiennes. Or elles partaient de loin il y a seulement une vingtaine d'années. En 1985, par exemple, on ne dénombrait qu'une petite quinzaine d'implantations françaises en Turquie, contre 250 aujourd'hui, employant 65.000 personnes. On y trouve désormais presque toutes les grandes enseignes tricolores, dans le secteur automobile (Renault, Peugeot, Michelin), la construction électrique (Schneider), la cimenterie (Lafarge, Vicat), la grande distribution (Carrefour), l'agroalimentaire (Danone), la pharmacie (Sanofi-Aventis), l'assurance (Axa, Groupama, Gras Savoye), la banque (BNP, Dexia) ou la distribution de carburants (Total). L'Oréalcute;al, par exemple, détient 12 % du marché turc : le français a racheté en 2007 la société Canan, commercialisant des produits capillaires populaires.partenariatCertaines filiales françaises produisent tout à la fois pour l'exportation et pour le marché domestique (Renault, Schneider, Areva), et peuvent ainsi arbitrer entre ces deux marchés en fonction de l'évolution de la demande. Par ailleurs, si certaines de ces entreprises ont choisi un investissement à 100 % (Total, Areva), d'autres ont préféré recourir à un partenariat avec un groupe turc puissant (Renault et Axa avec Oyak, Carrefour avec Sabanci). D'autres enfin, après avoir privilégié une coentreprise, ont décidé de se séparer de leur partenaire turc, dans le cadre d'un accord à l'amiable : Danone a ainsi racheté les parts que détenait le groupe Sabanci.C'est notamment depuis la mise en place, le 1er janvier 1996, de l'union douanière entre la Turquie et l'Union européenne, que les entreprises françaises ont commencé à se précipiter vers ce pays. Cet accord, négocié par l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, comprend la libre circulation des marchandises, une politique de préférences tarifaires communes, ainsi que le rapprochement des législations commerciales, fiscales et de la concurrence, y compris dans les domaines de la propriété intellectuelle et industrielle. « En dépit d'une conjoncture difficile, force est de constater que l'intérêt des entreprises françaises pour la Turquie demeure vif. Une quinzaine de projets devraient voir le jour cette année », observe Esref Hamamcioglu, président de la Chambre de commerce française en Turquie. Marc Deger250 entreprises françaises sont implantées en Turquie aujourd'hui, employant 65.000 personnes.

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