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Source : La Tribune - 23/01/2010 | 21:10 - 327 mots  | 

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Conjoncture : l'indicateur « boule de... Grève : attention au montant des retenues sur salaire

Social : IBM abuse des "ruptures conventionnelles"



L'Administration du travail a refusé d'homologuer 12 « ruptures à l'amiable» du contrat de travail chez l'informaticien. Et rappelle ainsi à l'ordre tous les employeurs tentés par la formule.

L'affaire concerne IBM, mais le rappel à l'ordre est destiné à tous les employeurs. Vendredi, l'Administration du travail a confirmé qu'elle avait refusé, en décembre, d'homologuer douze ruptures conventionnelles de contrats de travail présentées par l'informaticien. Rappelant, au passage, que ce dispositif, de portée strictement individuelle, ne peut contourner un plan social.

En rendant public, pour la première fois, un refus adressé à une entreprise, le ministère du Travail met en garde tous les employeurs qui seraient tentés de multiplier les « ruptures à l'amiable » pour éviter de mettre en oeuvre un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Tout employeur de plus de 50 salariés procédant à plus de 10 licenciements pour motif économique sur une période de 30 jours doit, en effet, prévoir un PSE. Or, cette procédure qui doit s'accompagner de formation et de structures de reclassement est fréquemment jugée trop longue et trop coûteuse par les employeurs. À l'inverse, la rupture conventionnelle s'appuie sur une procédure simplifiée, moyennant des indemnités au moins équivalentes à celles d'un licenciement économique.

Risque de détournement

Lors de la négociation de l'accord sur la modernisation du marché du travail en janvier 2008 qui a donné naissance à ce dispositif, une partie des syndicats avaient mis en avant le risque de détournement des ruptures à l'amiable. Des garde-fous avaient donc été prévus. Chaque rupture doit être homologuée par les services du ministère du Travail dans un délai de 15 jours. Dans une circulaire de mars 2009, l'Administration du travail avait d'ailleurs appelé ses services déconcentrés à la vigilance. Chaque mois, environ 15 % des dossiers essuient un refus d'homologation. Après l'affaire IBM, le ministère du Travail envisage de rediffuser un nouvel appel à la prudence dans les prochaines semaines.

Mise en cause, la direction d'IBM a indiqué, vendredi, que les ruptures conventionnelles s'étaient faites « dans le strict respect du cadre légal ». « Pour la majorité, ces ruptures sont à l'initiative des salariés », a souligné une porte-parole.

A. L.

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  • Patrick34 a écrit le 27/01/2010 à 17:06 :

    • Pourquoi empêcher des ruptures à l'amiable quand celles ci répondent aux aspirations du salarié et de l'entreprise ? maintenir une personne dans son emploi quand elle est au bout du rouleau et qu'elle ne répond plus aux besoins de l'entreprise n'a aucun sens car de toute façon l'employeur aura la possibilité de licencier le salarié et celui ci ira pointer de toute façon aux Assedic. Les syndicats s'opposent aux ruptures négociées par principe, les salariés, eux dans leur grand majorité sont d'accord. Allez demander à des salariés d'IBM ayant quitté la compagnie par ce biais, vous serez surpris de voir combien ils sont contents et soulagés de mettre un terme à des carrières très longues et éprouvantes dans de bonnes conditions !

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