Donneur de leçons il y a un an, le Royaume-Uni retombe en récession

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Le gouvernement Cameron doit faire face aux effets conjugués des plans d'économies et de l'inflation.

Il n'y a pas si longtemps, David Cameron et George Osborne donnaient des leçons d'économie à l'Europe. Les Premier ministre et chancelier britanniques en sont persuadés : la zone euro se trompe, elle confond les priorités économiques et politiques. George Osborne avait même provoqué la colère de Paris en mettant la France et la Grèce dans un même sac.

Les derniers chiffres britanniques vont les forcer à faire preuve de plus de modestie. Le PIB au quatrième trimestre 2011 a baissé de 0,2 %, premier recul depuis le quatrième trimestre 2010. Depuis cette date, la croissance a été particulièrement molle, voire inexistante : sur l'ensemble de 2011, le PIB n'a augmenté que de 0,7%.

Qu'est-ce qui a déraillé outre-Manche ? L'énorme plan d'austérité, appliqué depuis janvier 2011, est une partie de l'explication. Près de 300.000 emplois ont été supprimés dans la fonction publique, trois fois plus que le secteur privé n'en crée. Cela pousse de nombreux Britanniques à être très prudents dans leurs dépenses.

Mais la véritable explication est à chercher du côté de l'inflation. Celle-ci a dépassé un temps 5 %, avant de ralentir à 4,5 %. Cette envolée des prix vient notamment de la majoration de la TVA, mais aussi de l'augmentation du prix des matières premières, gaz et pétrole en tête. Résultat, alors que les salaires sont quasiment gelés, les Britanniques connaissent une réduction de leur pouvoir d'achat comme ils n'en ont pas connu depuis la fin des années 1970. Alors, encore des conseils, messieurs Cameron et Osborne ?

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Commentaires
a écrit le 26/01/2012 à 9:37 :
Mieux vaut ne pas parler du déficit record de la balance commerciale du R.U, la dévaluation de la £, considérée comme une panacée, interdite aux membres de la zone ?, date déjà de presque quatre ans!
Et que nos amis n'accusent pas la zone ?, qui a mieux résisté à la crise (jusqu'à présent), et absorbé une bonne partie de leurs exportations.
a écrit le 26/01/2012 à 9:37 :
Les britanniques ont commencé à freiner avant de frapper le mur! Réduire les dépenses publiques et augmenter les impôts ne permet que de réduire le besoin d'endettement du pays. Les pays qui continuent artificiellement à doper leur économie par l'endettement vont être confrontés tôt ou tard à une défiance des investisseurs (augmentation des taux d'intérêts). Les britanniques travaillent sur le moyen terme. Et s'il faut demander un exemple de gestion, ce n'est pas aux britanniques ni aux allemands qu'il faut le demander, mais aux suisses! Regardez les comptes et la croissance de la Suisse! Regardez la gestion des problèmes de santé et de retraite des suisses! Le seul pays authentiquement libéral d'Europe est le moins touché par la crise.
Réponse de le 26/01/2012 à 13:36 :
Certes, mais la Suisse ne peut en aucun cas etre un exemple, puisqu'elle fonctionne principalement en parasite fiscal et financier.
Réponse de le 26/01/2012 à 17:08 :
Question paradis fiscaux le RU connait très bien et tripatouillage financier, ils sont champions . Et pourtant????? Alors ...?

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