Wall Street finit en baisse, préoccupée par l'Europe
latribune.fr
Wall Street a ouvert en franche hausse jeudi après la décision surprise de la Banque centrale européenne de réduire ses taux directeurs d'un quart de point. Dans les premiers échanges, le Dow Jones gagnait 1,1%, le Standard & Poor's prenait 1,0% tandis...
Reuters
Wall Street a fini en baisse lundi, au terme d'une séance morose marquée par un regain d'inquiétude pour l'Europe après le premier tour de l'élection présidentielle en France et le renversement du gouvernement néerlandais: le Dow Jones a cédé 0,78% et le Nasdaq 1,00%.
Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a perdu 102,09 points à 12.927,17 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 30,00 points à 2.970,45 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 0,84% (11,59 points) à 1.366,94 points.
Wall Street avait ouvert en nette baisse avant de peu à peu rattraper au fil de la séance une partie du terrain perdu, ce qui a permis à l'indice vedette de la place new-yorkaise de finir sous le seuil des 1%.
La baisse des indices de la Bourse américaine correspond à seulement un tiers du repli des indices européens, ce qui "est supportable", a jugé Gregori Volokhine, stratège chez Meeschaert.
En vertu du vote de dimanche, le deuxième tour de l'élection présidentielle française se disputera le 6 mai entre le socialiste François Hollande, arrivé en tête, et le président sortant UMP Nicolas Sarkozy.
"Les résultats sont accueillis négativement par les marchés financiers qui y voient l'illustration de la perte de soutien pour les mesures d'austérité" décidées pour contrer la crise de la dette, a ainsi expliqué Dick Green, stratège pour le site d'analyse financière Briefing.com.
Le deuxième tour "est vu comme un référendum sur l'austérité", a résumé Chris Low, de FTN Financial.
Rappelant que ces derniers temps, nombre d'investisseurs américains ont dénoncé l'orthodoxie de la rigueur prônée par Paris et Berlin, M. Volokhine a jugé que les marchés étaient "extrêmement ambivalents".
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En outre, l'aggravation de la crise politique aux Pays-Bas a fortement pesé. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé lundi qu'il allait présenter à la reine la démission de son gouvernement de centre-droit, tirant les conséquences de l'échec samedi des négociations sur la réduction du déficit public.