Le marché automobile allemand dérape

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Alors qu'elles avaient montré une certaine résistance jusqu'alors, ne reculant que de 3% en 2012, les immatriculations de véhicules neufs ont chuté en janvier de 9% outre-Rhin. Mais les firmes allemandes résistent bien mieux que les étrangères. Mercedes, BMW, Porsche, s'en sortent bien.

Le marché auto allemand chute. Voilà qui va faire plaisir aux envieux français, espagnols ou italiens, jaloux de l'insolente santé des constructeurs germaniques. Les immatriculations de voitures neuves en Allemagne ont reculé en effet de 9% en janvier à 192.100 unités, selon la fédération allemande de l'automobile VDA. "Les chiffres de janvier montrent que le marché automobile allemand ne peut pas complètement échapper à la situation économique difficile en Europe", a commenté le président de la VDA, Matthias Wissmann. Depuis un rebond en octobre dernier, les immatriculations de véhicules outre-Rhin n'ont enregistré que des baisses. Sur l'ensemble de l'année 2012, le marché avait affiché un repli de 3% à 3,08 millions d'unités. Les exportations de véhicules produits en Allemagne ont "marqué une pause", a également fait savoir la VDA, avec diminution de 8% le mois dernier. La production de voitures outre-Rhin a en conséquence reculé de 11%.

Le haut de gamme s'en sort

Seulement voilà: pas sûr que ce repli outre-Rhin ait de quoi satisfaire hors d'Allemagne. Le recul de janvier a été effectivement plus fort chez les constructeurs étrangers, dont les livraisons en Allemagne ont diminué de 16%. Les fabricants allemands (y compris leurs filiales), qui occupent plus des deux tiers de leur propre marché, ont enregistré une baisse plus limitée (-5%). Le haut de gamme tire son épingle du jeu. Mercedes s'affiche même en progression (+3,1%), BMW encore davantage (+10,6%) tout comme Porsche (+13,2%). La marque Volkswagen a toutefois reculé de 13,3%, Opel de 5,9%. Ford, qui produit une bonne partie de ses modèles européens en Allemagne, plonge de 32%.

En France, c'est pire

Le fléchissement du marché allemand reste inférieur à celui d'autres grands pays européens. Les immatriculations ont chuté de 15% en France le mois dernier, de 17,6% en Italie. En Espagne, la baisse a été contenue (-9,6% sur un an), mais le marché demeure extrêmement bas et il bénéficie d'un plan d'aide au secteur.

Le recul du marché allemand reste limité au regard de celui d'autres pays européens. Dans l'Hexagone, les immatriculations de véhicules neufs ont chuté de 15% en janvier à 124.952 véhicules écoulés, tandis qu'elles ont baissé de 17,6% en Italie. En Espagne, la baisse a été plus modérée (-9,6% sur un an) grâce à un plan d'aide au secteur.

 

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Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 7:53 :
@ jaloux,
certainement pas jaloux puisque je profite de la situation actuelle, habitant et y ayant travaillé 28 ans en Allemagne, de plus marié à une Allemande, avec un enfant.
Cependant j'essaye de rester impartial et j'analyse la situation tel que je la vois.
Je constate que nous (l'Europe) allons vers un échec si les traités ne sont pas révisés.
Il faut arriver à une plus grande convergence des économies et tenir compte des avantages et désavantages naturels des pays de l'Union Monétaire.
Je ne me laisse pas obscurcir le cerveau par la propagande pro-allemande, je sais pertinemment que les Allemands ne travaillent pas plus que les Portugais (exemple). L'Allemagne a simplement des avantages naturels et immuables que le Portugal (exemple) n'a pas.
a écrit le 19/02/2013 à 7:34 :
Il faudra revenir à une sorte de protectionnisme pour compenser les différences fondamentales entre pays, un protectionnisme qui pénalise les importations et encourage la production locale. Une TVA différentielle me semble être la solution la plus rapidement applicable. TVA réduite (15%) sur toute production locale et relevée (25%) sur produits importés. Ceci encouragerait les multinationales à investir dans les pays déficitaires afin d'y garder leurs débouchés. A la base du problème il y a les excédents et déficits des balances commerciales. Quand un pays produit plus qu'il ne consomme et que ce surplus est exporté il y aura forcément un autre pays qui va consommer plus qu'il ne produit. La est tout le problème qui a conduit à la crise actuelle. Le déficit budgétaire n'en est que la conséquence causée par le manque à gagner du aux chômage que le déficit de la balance commerciale produit.
a écrit le 05/02/2013 à 12:18 :
"Voilà qui va faire plaisir aux envieux français, espagnols ou italiens, jaloux de l'insolente santé des constructeurs germaniques", c'est quoi cette phrase pleine d'aigreur?? On connaissait les positions pro-allemandes de M. Verdevoye, mais la cette phrase se rapproche plus de celle d'un enfant vexé parce qu'on lui a cassé son jouet que d'une phrase dans un journal sérieux.
a écrit le 05/02/2013 à 9:20 :
C'est normal que la voiture allemande dérape : propulsion arrière, malgré l'électronique, ça patine avec trop de puissance !
a écrit le 05/02/2013 à 6:49 :
" les firmes allemandes résistent bien mieux que les étrangères "
Quoi d'étonnant, vu le cannibalisme propre à la Zone Euro où les gros bouffent les petits grâce aux accords de Maastricht imposé par l'axe infernal franco-allemand aux autres 15 membres de l'Union Monétaire!
Union Monétaire qui en fait n'est qu'une réserve pour l'exportation de l'industrie allemande (et au départ française).
Réponse de le 05/02/2013 à 9:27 :
jaloux
Réponse de le 05/02/2013 à 11:19 :
Point de jalousie, de la lucidité. Lui a des arguments, alors que vous n'avez rien.
Réponse de le 05/02/2013 à 13:51 :
Dites, Clyde, où voyez-vous des arguments? Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie...Les mauvais élèves vont avoir la vie dure, ces prochains temps...Arrêtez de vous moquer des Allemands, qui font tourner la mécanique, alors que les français regrettent encore leur gloire coloniale révolue......Dur dur, d'être français, va falloir reconquérir du monde, à défaut de bosser et de savoir exporter
Réponse de le 05/02/2013 à 14:51 :
La gloire coloniale ... mais c´est bien reparti d´abord avec la Lybie et maintenant avec le Mali .....
Réponse de le 19/02/2013 à 7:52 :
@ jaloux,
certainement pas jaloux puisque je profite de la situation actuelle, habitant et y ayant travaillé 28 ans en Allemagne, de plus marié à une Allemande, avec un enfant.
Cependant j'essaye de rester impartial et j'analyse la situation tel que je la vois.
Je constate que nous (l'Europe) allons vers un échec si les traités ne sont pas révisés.
Il faut arriver à une plus grande convergence des économies et tenir compte des avantages et désavantages naturels des pays de l'Union Monétaire.
Je ne me laisse pas obscurcir le cerveau par la propagande pro-allemande, je sais pertinemment que les Allemands ne travaillent pas plus que les Portugais (exemple). L'Allemagne a simplement des avantages naturels et immuables que le Portugal (exemple) n'a pas.
a écrit le 05/02/2013 à 3:47 :
La guerre des monnaie, le dumping social et le dumping des salaires sont la conséquence logique des déséquilibres des balances commerciales entre les pays. Ce que l'Allemagne fait depuis des décennies, croissance économique aux dépens des autres pays que l'on inonde de produits industriels Made in Germany, la Chine, le Japon et d'autres essayent aussi de le faire.
Il faut donc autoriser le protectionnisme dans une certaine mesure officiellement, puisque en fait les pays les plus fort peuvent le faire par des moyens déguisés alors que les pays avec moins de ressources ne pourront pas se le permettre.
Un possibilité serait d'autoriser la TVA à deux taux, majorée pour tout produit importé, minorée pour la production locale, ce qui devrait inciter à investir et produire le plus possible dans le pays ce qui est destiné au marché local.
La Mercedes destinée au directeur de banque Madrilène ne doit pas forcement être construite en Allemagne et par des Allemands, elle peut être construite en Espagne par des Espagnols, ce qui non seulement réduirait le chômage des jeunes en Espagne (actuellement environs 60%) mais réduirait également le déficit de la balance du commerce de l'Espagne et par conséquent également le déficit budgétaire grâce au impôts et cotisations divers sur les revenus des emplois ainsi créés.
Réponse de le 05/02/2013 à 8:57 :
Ce que font les allemand c'est travailler, travailler et travailler. C'est un consensus national. Car pour eux la richesse vient du travail.
Leurs produits sont plus homogènes avec une forte image de qualité. Ils margent plus.
Les français ont fait d'autre choix...Les règles sont connues depuis longtemps et certains veulent changer les règles pour ne pas changer.
Réponse de le 05/02/2013 à 9:39 :
Au XXIème siècle, sachez mon cher que les entreprises ne "payent plus la sueur". Dans votre propos, seul la recherche de qualité et de cohérence expliquent les succès industriels allemands. Ce n'est pas la quantité de travail qui compte (travailler longtemps et mal...) , mais la qualité. Du reste les allemands sont assez bons sur le travail à temps partiel, le chômage technique etc., bref la flexibilité !
Réponse de le 05/02/2013 à 10:30 :
Le travailleur allemand, dans sa recherche de qualité et de cohérence prend d'ailleurs le temps qu'il faut : l?aéroport de Berlin (en retard de trois ans), la gare de Stuttgart (deux ans) et ne rechigne pas à en multiplier le prix par 2 ou 3. Ils se révèlent assez flexible pour allonger le temps de réalisation. C'est ça l'efficacité et la qualité !
Réponse de le 05/02/2013 à 15:02 :
@@ Pedro : Aeroport Berlin et Stuttgart 21 "excellents" exemples , en effet. 2 mega projets qui se revèlent etre des fiasco complets au point de vue technique et financier. Et pourquoi ?? Les Chef de projets- magouillards- ignorants venaient des hautes sphères de la politiques qui ont refusé d écouter leurs subalternes.
D áilleurs le projet Stuttgart 21 (gare souterraine) est sur le point d étre annué.
Réponse de le 07/02/2013 à 23:02 :
je travaille en Allemagne, et je ne pense pas que les allemands soient plus bosseurs que nous, par contre ils sont très patriotiques (nationalistes?) et privilégient les produits allemands dès que c'est possible (contrairement à la majorité des français). De même, ils profitent d'une main d'oeuvre pas cher provenant des pays de l'est et de Turquie en les sous-payant (5-6 euros bruts de l'heure = absence de SMIC). Le but des allemands est de désindustrialiser le restant de l'Europe à leur seul profit.
Réponse de le 17/02/2013 à 22:49 :
+1
a écrit le 04/02/2013 à 22:52 :
Otto va mal?
a écrit le 04/02/2013 à 22:40 :
Il est toutefois à noter que ces statistiques portent sur les volumes de ventes et non sur les CA des constructeurs....
Réponse de le 05/02/2013 à 13:56 :
avez-vous remarqué qu'il y'a des gens plus prompts à faire de grands discours revendicateurs que de bosser eux-mêmes? En voilà qui en veulent à L'Allemagne de fabriquer des bonnes voitures, alors qu'ils rêvent d'en posséder une mais qu'ils bossent chez Renault...

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