Ukraine : la Russie tente de calmer le jeu avec les Occidentaux

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Nous n'avons aucune intention ni intérêt à traverser la frontière de l'Ukraine, a indiqué samedi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, sur la télévision publique russe. REUTERS.
"Nous n'avons aucune intention ni intérêt à traverser la frontière de l'Ukraine", a indiqué samedi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, sur la télévision publique russe. REUTERS. (Crédits : reuters.com)
Le secrétaire d'Etat américain John Kerry rencontrera le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, dimanche à Paris, pour discuter de la façon de résoudre la crise ukrainienne.

La Russie a laissé entrevoir samedi la possibilité d'une sortie de crise négociée avec les Occidentaux en Ukraine, passant par une fédéralisation de l'ex-république soviétique, et a exclu toute nouvelle intervention après la prise de la Crimée. Le Kremlin a confirmé l'appel téléphonique de Vladimir Poutine à Barack Obama, annoncé la veille au soir par la Maison Blanche. Le président russe a appelé son homologue à étudier "les mesures que peut prendre la communauté internationale pour coopérer en vue d'une stabilisation".

Les deux dirigeants se sont mis d'accord sur le principe d'une rencontre rapide entre les chefs de leur diplomatie, John Kerry et Sergueï Lavrov, pour évoquer les "paramètres concrets d'un travail commun". De fait, les deux hommes se recontreront dimanche à Paris, a fait savoir samedi la porte-parole du département d'Etat américain, Jen Psaki. Washington avait annoncé cette prochaine entrevue, destinée à discuter d'une proposition américaine de sortie de crise. Vladimir Poutine a fait part de son inquiétude concernant le "déferlement d'extrémistes" actuel en Ukraine et la situation de la Transdniestrie, région russophone de Moldavie, ex-république soviétique entre l'Ukraine et la Roumanie, où stationnent des troupes russes. Il a dénoncé un "état de siège de facto" et demandé des pourparlers internationaux.

Cette ouverture intervient après des semaines d'escalade, qui ont suivi la destitution du président Viktor Ianoukovitch par des pro-européens et le rattachement de la Crimée à la Russie, entraînant une confrontation inédite depuis la Guerre froide entre Moscou et les Occidentaux, et l'application de sanctions américaines et européennes visant de hauts responsables russes. Vendredi encore, Barack Obama s'en était pris de manière très dure à Vladimir Poutine, l'accusant de "rancune au sujet de ce qu'il considère comme la perte de l'Union soviétique" et l'enjoignant de retirer ses troupes massées à la frontière ukrainienne.

Kiev craint que la Russie n'en reste pas là et intervienne désormais dans la partie orientale de l'Ukraine, majoritairement russophone et agitée par des manifestations séparatistes ces dernières semaines. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a indiqué vendredi qu'il avait reçu des assurances de Vladimir Poutine qu'il n'avait "aucune intention de mener une quelconque opération militaire" en Ukraine.

Samedi, Sergueï Lavrov a fermement démenti tout projet en ce sens et laissé entrevoir "une initiative commune" proposée aux Ukrainiens. "Nous n'avons aucune intention ni intérêt à traverser la frontière de l'Ukraine", a indiqué le chef de la diplomatie russe sur la télévision publique russe. Le ministre a demandé en revanche qu'en vue d'une sortie de crise, "le travail soit collectif" et que "les excès cessent" de la part des contestataires qui ont destitué le président Viktor Ianoukovitch. "Nos points de vue se rapprochent", a-t-il insisté.

Quels seraient les contours d'un règlement international? Sergueï Lavrov a donné une piste en évoquant une "fédéralisation" de l'ex-république soviétique, "exigence des régions du Sud et de l'Est". L'idée d'une "décentralisation" a déjà été évoquée par certains diplomates occidentaux et la France s'y est dit favorable, afin d'apaiser les tensions qui règnent dans ces régions très proches culturellement et économiquement de la Russie. Elles craignent de pâtir de l'orientation pro-européenne des autorités en place à Kiev depuis la fuite de M. Ianoukovitch fin février.

Mais un tel scénario risque de se heurter à une fin de non recevoir à Kiev, après l'humiliation subie en Crimée et au moment où la bataille pour la présidentielle du 25 mai s'accélère. Les prétendants ont jusqu'à dimanche soir pour s'enregistrer auprès de la commission électorale et les principaux partis se réunissent samedi pour investir leur candidat. Le favori des sondages, le député et milliardaire Petro Porochenko, s'est déclaré vendredi soir, et a aussitôt promis "une nouvelle armée, moderne et efficace, qui défendra la souveraineté et l'intégrité de l'Etat".

Il a reçu un soutien de poids samedi : celui de l'ex-champion de boxe Vitali Klitschko, qui renonce à la présidence pour se consacrer à la mairie de Kiev. Seul oligarque ukrainien a avoir ouvertement soutenu le mouvement de contestation pro-européen qui a abouti à la destitution du président Viktor Ianoukovitch, Petro Porochenko apparaît comme une personnalité de compromis. Il a été ministre des Affaires étrangères entre 2009 et 2010, sous le président pro-européen Viktor Iouchtchenko, puis ministre de l'Economie de mars à novembre 2012 sous le président Ianoukovitch.

La campagne s'annonce rude après l'officialisation de la candidature de la redoutable ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, qui, à 53 ans, semble bien décidée à prendre sa revanche après avoir été battue par M. Ianoukovitch, son ennemi juré depuis la Révolution orange de 2004. "Tant que la Crimée sera occupée par le Kremlin, Vladimir Poutine restera pour moi l'ennemi numéro un de l'Ukraine", a martelé celle qui sort de deux ans de détention.

Mais un sondage paru cette semaine ne créditait Ioulia Timochenko, qui s'est déclarée jeudi, que de 8,2% des voix. Le Parti des régions devrait de son côté apporter son soutien à l'ex-gouverneur pro-russe de Kharkiv, Mikhaïlo Dobkine, qui dispose selon l'influent journal Dzerkalo Tyjnia du soutien de l'homme le plus riche d'Ukraine, l'influent Renat Akhmetov.

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a écrit le 02/04/2014 à 21:43 :
Et La France est, comme d`habitude, hors jeu des grands. Elle n`est là que pour aboyer quand elle a l'autorisation des US.... La Crimée est russe. Que la France et l'UE continuent à aboyer....rien ne changera...
a écrit le 31/03/2014 à 0:26 :
Il n'y a pas de concession particulière à faire à Poutine qui se comporte comme Staline et Hitler. L'Europe doit se consolider dans tous les domaines, se renforcer militairement, se couper à terme du gaz et pétrole et coopérer avec tous les pays qui n'adoptent pas la ligne Poutine en attendant que ce dernier disparaisse du paysage. Les russes ne sont pas gâtés avec ce retardé.
Réponse de le 31/03/2014 à 5:32 :
Nous les Francais on a Hollande, YOUPI ! Nous les Européens, on a le Barroso, qui n'a jamais été élu de toute sa vie de technocrate européen, re-YOUPI ! Nous les Européens on a Von Rompuy le "molosse molusque" comme l'appelle les autres diplomates ...
Réponse de le 31/03/2014 à 6:24 :
On a surtout Barack Bush, le servile porte parole de wall street et dernier copain de flambouille la fripouille !
a écrit le 30/03/2014 à 14:22 :
L'Europe des nations et de la liberté doit s'élargir même si cela fait peur à Casimir nous avons autant de têtes nucléaires que lui .
Réponse de le 30/03/2014 à 14:58 :
Déclaration gratuite, qu'en pense les Peuples ? Ça vous interpelle ce à quoi aspire les Peuples ? Il faut déjà s'assurer que les Ukrainiens veulent un ancrage à l'Ouest, et non à l'Est. Vous remarquerez que chaque virage à l'Ouest ce serait fait sur des barricades (Révolution Orange de 2004, Révolution "Brune" de 2014) et pas dans les Urnes... De l'autre coté, êtes vous sure que les peuples Européens se sentent assez proche des Ukrainiens pour financer un nouveau puits sans fond ? Car l'Ukraine sans la Russie, c'est juste un Pays en complète déconfiture et en faillite que nous récupérons, un truc 5 fois plus gros que la Grèce, non merci !
Réponse de le 30/03/2014 à 20:03 :
@Geronimo : L'UE pseudo démocratique n' a même pas respecté le vote des Francais, Hollandais et Irlandais au referendum de 2005. Ces peuples avaient voté "non", mais l'Europe de Barroso (lui n'a jamais été élu de toute sa vie) a ignoré ces votes qui ne l'arrangeait pas pour faire voter les parlements nationaux qui ont voté "oui" en bonne marionnettes locales de Bruxelles.
Réponse de le 30/03/2014 à 20:03 :
@Geronimo : L'UE pseudo démocratique n' a même pas respecté le vote des Francais, Hollandais et Irlandais au referendum de 2005. Ces peuples avaient voté "non", mais l'Europe de Barroso (lui n'a jamais été élu de toute sa vie) a ignoré ces votes qui ne l'arrangeait pas pour faire voter les parlements nationaux qui ont voté "oui" en bonne marionnettes locales de Bruxelles.
Réponse de le 30/03/2014 à 20:04 :
@Geronimo : L'UE pseudo démocratique n' a même pas respecté le vote des Francais, Hollandais et Irlandais au referendum de 2005. Ces peuples avaient voté "non", mais l'Europe de Barroso (lui n'a jamais été élu de toute sa vie) a ignoré ces votes qui ne l'arrangeait pas pour faire voter les parlements nationaux qui ont voté "oui" en bonne marionnettes locales de Bruxelles.
Réponse de le 31/03/2014 à 0:22 :
@ Nawak : il y a une sacré différence avec un référendum libre et débattu de 17 pays sur un sujet très compliqué qui ne permettait pas 36 options et qui avait été largement accepté par d'autres avant en 2005 en Europe dont 2 référendums précédents en 92 etc et la Crimée qui est un référendum avec un envahisseur et truqué. Vous exagérez totalement mais la parfaite mauvaise foi vous connait bien.
Réponse de le 31/03/2014 à 5:30 :
@Geronimo : Barroso, quand a t il ete elu ? JAMAIS. Donc selon vous, il est legitime que l'UE puisse ignorer le vote de dizaines de millions de personnes, ah c'est beau votre democratie europeenne qui bizarrement ne "marche" qu'en Europe et qu'aucune autre zone geographique dans ce monde n'a repris a son compte, quel signe de succes ... Vivement les elections europeennes de 2014, ca va encore bien claquer dans les urnes.
a écrit le 30/03/2014 à 12:13 :
J'espère de cette crise que l'Europe va enfin s'atteler à se rendre non dépendant du gaz russe !!
Réponse de le 30/03/2014 à 14:49 :
Si c'est pour vraiment attaquer la transition énergétique, pourquoi pas, Si c'est pour détruire notre beau Pays avec des exploitations de Gaz de Schiste, vous n'êtes pas prêt de voir un retournement de l'opinion publique contre les Russes ! Notez que les Polonais, qui haïssent les Russes, est aussi le premier pays d'Europe à démarrer l'exploitation de Gaz de Schiste, je les plains...
Réponse de le 30/03/2014 à 14:49 :
Si c'est pour vraiment attaquer la transition énergétique, pourquoi pas, Si c'est pour détruire notre beau Pays avec des exploitations de Gaz de Schiste, vous n'êtes pas prêt de voir un retournement de l'opinion publique contre les Russes ! Notez que les Polonais, qui haïssent les Russes, est aussi le premier pays d'Europe à démarrer l'exploitation de Gaz de Schiste, je les plains...
a écrit le 30/03/2014 à 11:26 :
Poutine a bien fait passer les messages qu'il voulait en politique intérieure en Russie, il est maintenant temps de se débarrasser rapidement du boulet de la Crimée. Un état soit-disant indépendant aux frais de l'occident lui conviendrait bien.
a écrit le 30/03/2014 à 11:08 :
.....Si les americains ne calment pas les ardeurs des baltes, des polonais et des ukrainiens de l'ouest, on voit mal ce qui pourrait sortir de cette conférence qui exclue les européens.
Malheureuse Europe qui ne va servir qu'à payer la note salée de L'Ukraine ; humilianr pour les européens.
Réponse de le 30/03/2014 à 11:42 :
très exact ce que vous dites ! Poutine essaie de passer au-dessus de l' U.E sans traiter avec l'OTAN et les Américains n'ont rien compris ils foncent droit dans l'impasse , on va voir mais cela est mal parti pour trouver une issue. La seule c'est que les russes quittent la Crimée et Sébastopol.
Réponse de le 30/03/2014 à 16:12 :
Et les suprémacistes du dernier état pratiquant l'apartheid, quand est-ce qu'ils quittent Jérusalem Est, le Golan et les colonies en cis-Jordanie ?
Réponse de le 31/03/2014 à 0:28 :
Les derniers commentaires en réponse à Alex sont stupides, c'est regrettable.
a écrit le 30/03/2014 à 10:43 :
Poutine en Géorgie et en Crimée, et Hitler dans les Sudètes et en Autriche : mêmes méthodes ! On met la communauté internationale devant le fait accompli, on jure ses grands dieux que c'est le dernier coup... et on se prépare pour l'invasion suivante !!!
Réponse de le 30/03/2014 à 11:11 :
Comme les British l'ont fait avec les Malouines, comme les USA et son vassal d'Europe l'ont fait avec le Kosovo, comme la France l'a fait avec les Comorres ...
Réponse de le 30/03/2014 à 11:14 :
Plutôt que de faire dans la géopolitique du comptoir à mimile, certains feraient mieux de cuisine pour servir à leur clientèle autre chose que des plats réchauffés au micro ondes ...
Réponse de le 31/03/2014 à 0:31 :
Lyon69 a raison de rappeler les réalités que la propagande poutinienne voudrait faire oublier.
a écrit le 30/03/2014 à 8:24 :
Plus que deux mois avant que les trolls en CDD de l'UE retrouvent le chemin de pôle emploi. La reconversion va être difficile : malgré leur zèle à répéter les éléments de langage de leur employeur, ils n'ont pas fait montre de grandes compétences ...
Réponse de le 30/03/2014 à 10:46 :
On retrouve dans votre discours tous les éléments de langage du FN : il ne manque que l'accusation de l'UMPS !!!
Réponse de le 30/03/2014 à 19:16 :
@f.haine : le FN est pro-européen comme leurs amis nazis du Svoboda (avec lesquels ils ont d'ailleurs signé des accords en 2009) qui compose le gouvernement auto-proclamé de Kiev, gouvernement reconnu par les USA et l'UE. Ne pas être pro-européen n'est pas synonyme d'être d'extrême droite, qu'on se le dise.
Réponse de le 31/03/2014 à 0:30 :
Le FN est pro-Poutine, voir les thèse du conseiller FN Aymeric Chauprade ou celles de JM le Pen depuis toujours et autres tout comme les collusions.
Réponse de le 31/03/2014 à 5:46 :
Oui et alors ? vous voulez qu'on signe notre soumission aux oligarques de wall street ? Les petits trolls ont perdu la guerre de l'opinion : malgré leur pollution quotidienne sur le net et l'aide des médias collabos, ça ne passe pas ! Adieu la prime de fin de CDD !
a écrit le 29/03/2014 à 23:48 :
Les Russes viennent de voler la Crimée aux Ukrainiens , et ils se croient des interlocuteurs privilégiés pour administrer la démocratie en Ukraine. J'espère que les Ukrainiens travaillent très vite à ce que je pense et ne se laissent pas embourbés par la communauté internationale.
Réponse de le 30/03/2014 à 0:40 :
Êtes vous maitre en total intox ? "ils se croient des interlocuteurs privilégiés pour administrer la démocratie en Ukraine" Ah bon, Catherine Asthon qui soutien les néo nazi de Svodoba est Russe maintenant? Je pensai qu'elle était Baronne du Royaume unie, vice-présidente de la Commission européenne....
a écrit le 29/03/2014 à 23:09 :
les Ukrainiens n'ont pas besoin des Russes pour régler leurs problèmes intérieur , cela se fera naturellement par les élections populaires .
a écrit le 29/03/2014 à 22:35 :
Les blindés russes massés à la frontière ont mis la pression sur les chancelleries occidentales, éviter à tout prix leurs déferlements sur l'Ukraine histoire de ne pas avoir à impliquer l'OTAN militairement. Alors Sergueï Lavrov a la solution la "fédéralisation" (ou pour les occidentaux une forte "décentralisation") qu'il doit faire accepter aux USA et aux européens. Les russes refile la patate chaude de la stabilité ukrainienne aux occidentaux qui doivent réussir à convaincre Kiev ! Kiev qui ne veut surtout pas en entendre parler, mais quand on vous promet 16 milliard de dollars sur 2 ans, a t-on vraiment le choix ?
Réponse de le 30/03/2014 à 0:02 :
La plupart des ukrainiens même à l'Est ne veulent pas d'un démantèlement de leur pays. C'est Poutine et ses agitateurs en interne qui font croire que la partie Est veut être rattachée à la Russie. Ce serait très mal venu de démanteler l'Ukraine, d'autant qu'il y a beaucoup d'ukrainiens à l'étranger qui voient çà aussi d'une très mauvais oeil. Peut-être est-ce l'idée d'une finlandisation, période transitoire, qui est avancée. Mais çà ne se justifie pas et ne réglera pas le problème à plus long terme, Poutine ferait mieux de retirer ses troupes et de laisser voter les ukrainiens, sauf qu'après le retrait de la Crimée, le vote va aller majoritairement désormais à un candidat pro-européen et çà ne l'arrange évidemment pas, c'est le "roi du chocolat" qui est favori dans les sondages, celui dont la Russie a malmené l'entreprise récemment.
a écrit le 29/03/2014 à 22:01 :
Totalement inacceptable de la part de Poutine d'avoir envahie la Crimée après la Géorgie et la Moldavie et désormais de vouloir une Fédération. C'est au peuple ukrainien de décider. Il y a un vote le 25 mai, il doit être contrôlé et son résultat sera à respecter. C'est la meilleure solution et ce sont aux ukrainiens ensuite de régler leurs problèmes internes.
Réponse de le 29/03/2014 à 22:54 :
Effectivement aux Ukrainiens de décider : Un fédéralisme, ou faire la guerre contre d'autre régions qui feront sécession ? Le parti Politique de l'ancien président se nomme justement le "Parti des régions", ça devrait vous aider à comprendre que l'Ukraine n'est pas un Pays homogène...
Réponse de le 29/03/2014 à 23:52 :
La Russie est encore moins homogène avec 21 provinces qui pourraient réclamer leur indépendance. Le problème est que Poutine n'avait pas à envahir la Crimée pour déstabiliser le pays à son profit, ni masser des troupes aux frontières Est et Sud. Ce n'est pas une façon de vouloir une Ukraine stable indépendante et libre dès lors qu'il ne se passait rien de très anormal, Yanoukovitch étant rejeté à l'Ouest comme à l'Est, en plus avec l'organisation d'élections qui ont intérêt à être sous contrôle international, OSCE etc. Les régions dont vous parlez ont été peuplées par Staline pour les soumettre. Il n'y a jamais que 58% de russophiles en Crimée, en 91 lors d'un précédent référendum ils votaient à 54% en faveur d'un attachement à l'Ukraine. On passe à 97% pour un attachement à la Russie sous la menace d'une armée d'invasion, c'est donc du bourrage d'urnes extrême et c'est un référendum que la plupart des pays du monde ne reconnaîtront jamais comme pour la Géorgie et la Moldavie. Il n'y a pas de choix entre fédéralisme et guerre contre d'autres régions qui feront sécessions. Les régions en question sont majoritairement attachées à l'Ukraine. Le tout est que Poutine ne vienne pas les agiter avec ses membres du FSB présents partout en Ukraine. Démenteler l'Ukraine ne sera jamais accepté d'autant qu'il y a de nombreux ukrainiens en dehors de l'Ukraine, notamment au Canada et ce sera une source bien plus importante d'instabilité.
Réponse de le 30/03/2014 à 11:06 :
La France est championne pour donner des lecons au reste du monde. En 2005 il y a eu un refendum parfaitement legal en France....seul probleme le resultat etait pas legal ! Ah ! ils sont forts ses francais.
Réponse de le 31/03/2014 à 0:34 :
@ Amusant : Toujours à rappeler le référendum de 2005 qui n'est pas le premier sur le sujet concerné et n'a strictement rien à voir avec celui de Crimée et l'invasion de Poutine. Veuillez vous pencher un peu sur l'histoire et la réalité avant de faire de la propagande svp.
Réponse de le 31/03/2014 à 6:28 :
En fait les grands démocrates qui vous emploient considèrent qu'il y a des bons référendums (ceux dont les résultats les arrangent) et les mauvais (quand ça les dérange). Tout comme il y a la bonne extrême droite (les néo nazis ukrainiens, les hystériques dépoitraillées, Liebermann etc.) et la mauvaise (les comiques franco-camerounais par exemple)
a écrit le 29/03/2014 à 21:20 :
Les Russes veulent négocier le reste de l'Ukraine avec les Américains et garder la Crimée, je crois que cela va vraiment péter du côté de la Moldavie et l'Ukraine pas du tout d'accord on peut les comprendre. J'espère que la Pologne fait le nécessaire et prend les devants .
a écrit le 29/03/2014 à 20:03 :
Poutine se met à la table , la donne change...isolation-business !! tant mieux .
les Ukrainiens sont gentils mais pas d' accord entre eux ....le fédéralisme devrait être la solution , mais Kiev n' en veut pas...il est urgent de prendre des distances avec ce bâton merdeux ....
Réponse de le 30/03/2014 à 10:53 :
Poutine a envahi et annexé la Crimée ... et n'envisage absolument pas de revenir en arrière : au contraire, il veut une négociation sur le reste de l'Ukraine contre une validation de l'annexion de la Crimée !! Il ne lâche rien, mais veut simplement échanger le fait de ne pas envahir plus avant l'Ukraine...contre des concessions en Ukraine continentale PLUS la conservation de la Crimée par les russes !!!
a écrit le 29/03/2014 à 19:35 :
Il faut aider les forces Ukrainiennes a contenir les Russes avec du matériel moderne, surtout des armes tactiques embarquées , équiper leurs avions du système de visée de nuit .
Réponse de le 29/03/2014 à 19:45 :
Les USA devraient equiper l'Ukraine avec les armes de destruction massive que les GI's ont trouve en envahissant illegalement l'Irak . Ah, Bush, Powell, Rumsfeld et Cheney me soufflent dans l'oreillette qu'il n'y en avait pas ... Bizarre non ?
Réponse de le 29/03/2014 à 20:52 :
Et en même temps vos des armes à la Russie pour relancer l'industrie française;
Réponse de le 30/03/2014 à 0:07 :
@ Titeuf : Commentaire idiot Titeuf, la Crimée était sans histoire, l'Irak avait un dictateur qui a fait un putsch et depuis des décennies déstabilisait toute une région et au delà. La méthode de Bush est critiquable mais c'est un autre sujet qui ne justifie pas que Poutine fasse n'importe quoi pour autant.
Réponse de le 30/03/2014 à 9:34 :
@Louis: commentaire stupide vous meme. Et Allende au Chili, c'etait un dictateur ? Non, pourtant les USA et la CIA l'ont remplacé par le philanthrope et venerable (selon vos criteres) Pinochet. Tout comme la CIA a equipe, finance et forme les talibans dans les annees 80 face a l'Urss. Alors vous les moutons soumis a Barack Bush, svp ne donnez pas de lecons de morale. On pourrait aussi parler des Malouines, du Guatemala, du Nicaragua ...
Réponse de le 30/03/2014 à 11:12 :
C"esr vrai Louis. L"Irak est stabilise a present Et pas de putsch en Ukraine. Allez Louis, prenez donc vos vacances en Irak. On vend meme des allez simples.
Réponse de le 31/03/2014 à 0:37 :
@ Nawak et Coco : vous mélangez tous les sujets car vous êtes à court d'arguments acceptables et réalistes sur le sujet de la Crimé qui est une invasion et un référendum inacceptable. C'est pauvre comme méthode car il faudrait des pages pour développer chaque situation et qui ne justifie pas du tout la Crimée.
a écrit le 29/03/2014 à 17:48 :
On a dégommé les SS allemands...vous ne nous impressionnez pas !!!!
Réponse de le 29/03/2014 à 20:05 :
Revoyez vos livres d'histoire vous êtes sûr que ce sont les français, il me semblait qu'ils y avaient de nombreux alliés dont les soviétiques de l'époque.
a écrit le 29/03/2014 à 17:13 :
Votre monde va trembler
Réponse de le 30/03/2014 à 0:10 :
@ Russie en colère : Buvez un peu de vodka çà ira mieux ;o)) et surtout débarassez vous de Poutine avant qu'il ne vous mène comme la plupart des dictateurs au désastre !
a écrit le 29/03/2014 à 16:41 :
le Peuple Russe est en Colère !!!
Le Peuple Russe décrète le BOYCOTT de TOUT ce qui vient de l'Ouest .
Capitaux , films , Iphones , touristes...
a écrit le 29/03/2014 à 14:11 :
j'ai peur que les Américains se laissent rouler dans la farine par Kasimir Poutine
a écrit le 29/03/2014 à 13:56 :
Avec les russes comme avec les lepen, ce n'est pas ce qu'ils disent qu'il fait prendre en considération c'est ce qu'ils font. Et de facto, on constate qu'ils continuent à alimenter les foyers de contestation anti-ukrainienne en Ukraine.
Et puis accepter un status quo maintenant revient à entériner l'annexion de la Crimée, on comprend que Poutine en soit très demandeur parce que les sanctions financières et diplomatiques commencent à faire mal.
Réponse de le 29/03/2014 à 14:12 :
Comme Colin Powell devant l'ONU avec ses eprouvettes remplies d'eau et fausses photos pour justifier l'invasion illegale de l'Irak et la mort de centaines de milliers de civils irakiens. USA country of Freedom !
Réponse de le 29/03/2014 à 15:44 :
Venant d'un troll de l'UE, les éléments de langage sur l'intox de Poutine me font penser à l'hôpital qui se moque de la charité...
Réponse de le 29/03/2014 à 16:40 :
Je pense que les gens n'ont toujours pas compris que être contre la russie ne veut pas dire adulé les Etat unis ....
Réponse de le 30/03/2014 à 11:13 :
@Zyal : USA, USA, USA !!! On a vassalisé votre Europe, you do as we say fit ! Understood ?! Barroso is our beloved puppet. Soon with the free trade agreement with Europe, you'll be eating tons of beef with hormons. USA, number 1 forever.
a écrit le 29/03/2014 à 13:33 :
Les méchants russes tendent la main aux gentils americains. Et tant pis pour les européens s'ils sont cocus.
a écrit le 29/03/2014 à 13:04 :
C'était d'abord les occidentaux (l'Allemagne en tête) qui ont voulu calmer le jeu avec la Russie dans ce contentieux. Si on ne voit pas CNN ni les titres de la presse "mainstream" on verra que c'étaient les européens qui on tendu leur main à la Russie. En catamini comme on sait bien le faire. C'est l'Europe et les US qui sortent passablement diminués dans cette affaire, pas la Russie.
Réponse de le 29/03/2014 à 16:42 :
L'europe est diminué c'est un constat qui ne date pas de cette crise. En revanche vous avez raison c'est principalement la faiblesse de la réponse américaine qui est inquiétante.
Réponse de le 29/03/2014 à 17:47 :
Natasha...c'est le contraire. retourne ta télé et tu auras la vraie info.

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