L'Espagne annonce le remboursement anticipé d'une partie de l'aide européenne
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Un chômage toujours aussi important (25,93% des actifs), une crise sociale alimentée par une cure d'austérité. L'Espagne est en crise. Une crise qui prend une dimension politique suite à l'annonce, lundi, de l'abdication du Roi d'Espagne, Juan Carlos.
Dans ce contexte morose, le gouvernement de Mariano Rajoy a annoncé vendredi que le pays allait rembourser de manière anticipée, comme geste de "confiance", pour rassurer Bruxelles, 1,3 milliard d'euros (initialement prévue en 2022) sur l'aide européenne qu'elle doit rembourser à échéance de 2024. Estimée au total à 41,3 milliards d'euros. Un signe fort pour Soraya Saenz de Santamaria, porte-parole du gouvernement.
La reprise économique du pays, le retour de la confiance des marchés, dénotent avec l'incertitude ambiante des années 2008. L'Espagne est frappée de plein fouet par l'éclatement de sa bulle immobilière au moment où débutait la crise financière internationale. Un constat alarmant qui a conduit l'Union Européenne, en 2012, à renflouer ses banques.
Après avoir traversé une longue traversée du désert de la reprise, pendant 5 ans, le pays sort enfin de sa deuxième récession au troisième trimestre 2013. Et voit les premiers signes de la reprise au premier trimestre 2014, avec une croissance de 0,4%.
Une bonne santé économique que le gouvernement souhaite mettre à contribution. Au-delà, des 1,3 milliard d'euros de remboursement, le pays réduira en 2014, de 10 milliards, ses besoins de financement nets, à 55 milliards d'euros.
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Boudé par les marchés fut un temps, le virage est violent. La quatrième économie de la zone euro, qui tablait au départ sur des besoins brut, de 133,3 milliards, bénéficie de taux d'intérêt toujours plus bas sur les marchés en raison des signes de reprise. Ce qui lui permet de couvrir 57,7% de son plan de financement annuel.
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