Nicolas Sarkozy promet qu'aucun européen ne perdra son épargne

En pleine tourmente financière, le chef de l'Etat a prononcé un discours au nom des 27 membres de l'Union Européenne. Objectif : afficher une unité, jusque là peu claire, en ces temps de crise. Le chef de l'Etat promet de protéger le système financier et les épargnants européens. Il réunit également de nouveau les patrons des banques et compagnies d'assurances françaises à l'Elysée.
Nicolas Sarkozy va de nouveau recevoir ce lundi les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises

Alors que la crise financière continue de faire trembler les places boursières ce lundi, Nicolas Sarkozy reste toujours aussi mobilisé. Le président de la République, qui s'engage aussi en tant que président de l'Union européenne, a affirmé que les 27 membres de l'Union prendront "toutes les mesures nécessaires" pour garantir la stabilité du système financier et protéger les épargnants.

"Aucun déposant dans les banques de nos pays n'a subi de pertes et nous continuerons à prendre les mesures requises afin de protéger le système ainsi que les déposants", a-t-il affirmé dans un discours prononcé sur le perron de l'Elysée. Cette déclaration, lue au nom des Vingt-Sept et qui a fait l'objet d'un accord unanime, sera publiée au même moment dans tous les Etats membres.

Le chef de l'Etat français a notamment évoqué des injections de liquidités sur le marché interbancaire par les banques centrales, des "mesures ciblées" en faveur de certains établissements financiers en difficulté et des "dispositifs renforcés de protection des dépôts".

"Face à la crise, l'unité de l'Europe était une nécessité. Cette unité est aujourd'hui réalisée", a-t-il ajouté. "Aujourd'hui, c'est l'ensemble des gouvernements européens qui disent aux citoyens européens qu'ils sont unis, solidaires et déterminés dans les circonstances financières exceptionnelles que nous traversons. »

Juste après ce discours, Nicolas Sarkozy a reçu les dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises, ainsi que le gouverneur de la banque de France, en présence du Premier ministre François Fillon et des ministres de l'Economie Christine Lagarde et du Budget Eric Woerth.

Une première réunion de ce genre s'était déjà tenue mardi dernier, au lendemain de l'annonce de la recapitalisation par les Etats belges et français de la banque Dexia.

Cette fois, le contexte est encore plus chargé. La banque française BNP Paribas, l'une des plus grandes d'Europe, a en effet confirmé qu'elle allait prendre le contrôle des activités du bancassureur en difficulté Fortis en Belgique et au Luxembourg, pour environ 15 milliards d'euros. En échange, BNP Paribas verra l'Etat belge devenir son principal actionnaire avec 11,7% du capital.

De fait, Nicolas Sarkozy doit recevoir dans la foulée le Premier ministre de Belgique, Yves Leterme, à l'Elysée, pour évoquer notamment cette prise de contrôle de Fortis par la BNP.

Par ailleurs, après le mini sommet européen de ce week-end, le président de la République multiplie encore les contacts au sein de l'Union Européenne. Il doit ainsi s'entretenir également ce lundi avec la chancelière allemande Angela Merkel pour coordonner les réactions européennes à la crise financière internationale. Plus tôt, il a déjà eu au téléphone Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, le Premier ministre britannique Gordon Brown et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

Vendredi, une rencontre avec le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, absent du mini sommet européen, sur la crise financière est également prévue.

La réunion européenne de samedi n'a débouché sur aucun plan global de sauvetage du secteur bancaire en Europe. Mais depuis, de nombreux pays annoncent les uns après les autres une garantie totale sur l'épargne dans leur pays : après l'Irlande, l'Allemagne en a décidé ainsi, suivie notamment du Portugal ou de l'Islande.

Par ailleurs, l'Elysée a démenti lundi les propos du président du conseil italien Silvio Berlusconi, selon lesquels Nicolas Sarkozy soutiendrait une proposition italienne sur la création d'un fonds européen de sauvetage des banques. "C'est une position de l'Italie (...) ce n'est pas une position commune européenne qui a le soutien de la France et de l'Allemagne", a-t-on indiqué à la présidence française. 

"Hier, Angela Merkel n'a pas pu accepter" cette proposition "parce qu'elle n'en avait pas les pouvoirs. Aujourd'hui en revanche elle a dit qu'elle était d'accord. La France fera la même chose", avait assuré le chef du gouvernement italien. Des propos également démenti par le gouvernement allemand.

 

 

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Commentaires 2
à écrit le 09/10/2009 à 6:13
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Non mais sincèrement, vous imaginez Ségolène dans la même situation ? Personnellement je préfère le général Sarkozy à la fille du colonel Royal dans le rôle de sauveur du pays.

à écrit le 09/10/2009 à 6:12
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Et encore, c'est dommage que Sarkozy n'ai pas pu terminer son plan : endetter les francais et hypothéquer leurs biens comme l'indiquait ses promesses de campagne présidentielles. On aurait aujourd'hui des subprimes à la Française, comme si les subpri...

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