Eric Woerth confirme que le bouclier fiscal sera maintenu

Le gouvernement français maintiendra le bouclier fiscal, déclare ce mardi le ministre du Budget, malgré les voix qui s'élèvent au sein de la majorité pour mettre à contribution les hauts revenus en signe de solidarité face à la crise économique.

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"Il y a deux ans, on a arrêté le bouclier fiscal à 50%. On ne va pas changer d'avis tous les quatre matins (...) Bien sûr, on maintient le bouclier fiscal", a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, ce mardi sur Europe 1. "Le bouclier fiscal est une mesure de justice fiscale, tout simplement. Le bouclier fiscal, c'est dire à des Français qu'ils ne travailleront pas plus d'un jour sur deux pour l'Etat. Ce sont des Français qui paient déjà beaucoup d'impôts et il est logique que, dans l'impôt, il y ait un plafonnement", a-t-il ajouté.

Plusieurs personnalités de la majorité, dont le président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, Pierre Méhaignerie, et le président du Sénat, Gérard Larcher, se sont prononcés ces derniers jours pour une réflexion sur la contribution des foyers les plus aisés.

Dans un entretien aux Echos, l'ancien Premier ministre, Dominique de Villepin, qui ne manque pas une occasion de "tacler" le gouvernement, préconise, lui, de ramener le bouclier fiscal "à 60% le temps de la crise". "C'est une mesure juste sur le plan social qui permet de faire contribuer les plus favorisés d'entre nous à l'effort collectif", dit-il, tout en proposant d'augmenter "de manière transitoire" le taux de la plus haute tranche de l'impôt sur le revenu à 45%.

En revanche, suspendre totalement le bouclier fiscal n'a pas ses faveurs, "par souci d'équilibre entre l'exigence économique et l'exigence sociale". "Le travail doit être récompensé. Mais il faut trouver un juste équilibre", fait-il valoir.

Pour Eric Woerth, le bouclier fiscal est nécessaire pour éviter l'exode à l'étranger des Français les plus riches. "Si vous ne plafonnez pas le taux de pression fiscale, les gens s'en vont", a-t-il dit.

Selon des chiffres publiés en fin de semaine dernière par Bercy, le nombre d'expatriations fiscales a diminué de 15% en 2007 et celui des retours d'expatriés a augmenté de 9%.

Par ailleurs, Le Figaro et Les Echos révèlent que le bouclier fiscal a coûté 458 millions d'euros en 2008. Au total, 13.998 contribuables ont bénéficié d'une restitution d'impôt l'an dernier pour un gain moyen de 33.000 euros, contre 16.000 euros en 2007, écrivent les deux quotidiens. Des chiffres qui sont consignés dans le bilan de la loi "Travail, emploi, pouvoir d'achat" (Tepa) envoyé par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, deux jours avant l'examen du collectif budgétaire à l'Assemblée.

Ce mardi, La Tribune consacre deux pages au débat qui agite la classe politique, sur la mise à contribution des hauts revenus pour financer les mesures sociales.

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Commentaires 12
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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On aimerait que les "journalistes" de la Tribune evitent leurs petits commentaires superflus du genre : "qui ne manque pas une occasion de tacler le gvnt".On connait la méthode qui consiste à caricaturer ou à rabaisser une opinion dans le seul but de...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Eric Woerth a raison. L'exil fiscal a 2 causes : la pression fiscale + l'insécurité fiscale. Même en l'absence de secret bancaire, les paradis fiscaux garderont leur attractivité, car ils protègent de ces 2 risques. En France, la démagogie électorali...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Quelle rhétorique pathétique ! Ses arguments sont une insulte à l'intelligence. Protéger les rentiers alors que les licenciements se multiplient, ça va être populaire. S'il y a des grèves monstres ce printemps, il ne faudra pas s'étonner...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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c'est encore un scandale de plus, combien de riches sont revenus en France, et combien en retrouvent 'on dans les listes des banques des paradis fiscaux. On en entend même plus parlé??? L'état est aussi trouble que les banquiers. Quand on voit les mi...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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cette disposition est une aberration en période de crise.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Que cherche le gouvernement ? Que les citoyens aille chercher l'argent là où l'état se refuse de le faire ? Quand l'idéologie tant décriée, quand c'est le camp d'en face, se substitue à la responsabilité il y a grand danger pour la cohésion sociale. ...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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LE BOUCLIER FISCAL EST UNE BONNE CHOSE MEME SI ON N'Y EST PAS ASSUJETTI COMME MOI, IL EST NORMAL DE NE PAS REVERSEZ PLUS DE LA MOITIE DE CE QUON GAGNE A L'ETAT CEUX QUI SONT CONTRE DEVRAIT S'ELEVER SUR LES SALAIRES EXCESSIFS DES ARTISTES DES SPORTIFS...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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@CARLIER : 1) ben non, ça n'a rien de "normal" de ne pas reverser plus la moitié de ce qu'on gagne à la collectivité ; personnellement, je serais heureux de gagner 1.000.000 ? par mois et d'en reverser 80% par l'impôt car 200.000 ? c'est beaucoup plu...

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Heureusement qu'il y a le bouclier fiscal car autrement toutes les fortunes s'en iront dans d'autres pays ou n'existe pas non plus l'ISF

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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En ces temps extrêmement durs pour le peuple, il n'y a pas de mots assez durs pour qualifier l'attitude de Mr. Woerth qui à lui tout seul justifie la manifestation du 19 mars 2009. Francais, tous dans la rue demain !!!

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Continuez comme ça Mr WOERTH et c'est bientôt BESANCENOT que vous avez fabriqueé pour emm...la Gauche qui va s'occuper de vous.!!!

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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D'accord avec Carlier regardons plutot du coté des professionnels du foot qui n'ont comme responsabilités que de shooter dans un ballon!

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