Vers un référendum sur l'autonomie de la Martinique

Le président Sarkozy a proposé vendredi à Fort-de-France l'organisation d'un référendum sur un éventuel statut d'autonomie pour l'île de la Martinique, aujourd'hui département-région régi par l'article 73 de la Constitution, tout en excluant l'indépendance.
(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)

"Je suis venu vous annoncer clairement que j'ai l'intention de consulter les Martiniquais sur l'évolution institutionnelle de leur territoire comme la Constitution m'y autorise", a déclaré le chef de l'Etat ce vendredi à Fort-de-France. "Les Martiniquais seront libres de choisir en leur âme et conscience le chemin qu'ils souhaitent emprunter", a ajouté le président.

Interrogé par la presse à l'issue de son allocution, Nicolas Sarkozy a confirmé que cette consultation prendrait bien la forme d'un "référendum", un terme juridique réservé à la consultation de l'ensemble du pays. Le chef de l'Etat a pris la précaution de bien délimiter le cadre de cette consultation populaire, précisant qu'elle ne concernerait que le "degré d'autonomie" de la Martinique par rapport à l'Etat et ne proposerait en aucun cas l'indépendance de l'île française des Caraïbes.

"Le débat dont nous parlons n'est pas celui de l'indépendance. Il ne s'agit pas d'organiser, à mes yeux subrepticement, un je ne sais quel "largage" de la République. Le débat qui est ouvert est celui du juste degré d'autonomie, celui de la responsabilité, celui de l'équation unité-singularité", a-t-il poursuivi. "La Martinique est française et le restera, d'abord parce qu'elle le veut, et aussi parce que la France le souhaite (...) je le dis, la France sans la Martinique ne serait pas la France".

"Tant que je serai président, la question de l'indépendance de la Martinique, c'est-à-dire de sa séparation d'avec la France, ne sera pas posée", a-t-il également souligné.

Devant la presse, Nicolas Sarkozy a précisé que les modalités de la consultation seraient définies d'ici à "fin septembre, début octobre", après une large consultation avec les élus martiniquais.

Les élus départementaux et régionaux de Martinique réunis en Congrès avaient voté, vendredi 19 juin, une résolution demandant le report des élections régionales prévues en 2010, dans la perspective d'une consultation de la population martiniquaise sur une évolution institutionnelle.

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Commentaires 2
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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Il faut donner l'indépendance totale à ces braves gens. Qu'ils profitent enfin eux-mêmes des ressources de leurs belles iles. Il faudrait que la Corse suive également ce chemin. Fini l'humiliation de se faire financer par la métropole.

à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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La Martinique fait partie des Caraïbes, et à plus grande Echelle de l'Amerique Centrale. A 6000km, on ne peut décider de tout, car il y a trop de lenteurs administratives, il faut décentraliser les pouvoirs de décision. En outre, il y a une cul...

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