Un handicap pour l'industrie française

Les PME souhaitent que cette taxe n'augmente pas le poids de leur charge fiscale globale.

C'est une question cruciale. Au-delà du probable effet positif qu'une économie "décarbonée" aurait à terme sur le plan sanitaire, inévitablement un impact sur les coûts de production des entreprises industrielles. En attendant de trouver des énergies substituables à coût comparable, la compétitivité industrielle de la France, déjà mis à mal ces dernières années en raison d'investissements en R&D insuffisants et de la montée en puissance des pays émergents comme la Chine et l'Inde, serait encore affaiblie.

C'est la raison pour laquelle la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) réclame que cette nouvelle taxe n'augmente pas la charge fiscale globale des entreprises. "Elle doit être lisible, compensée par une diminution équivalente de fiscalité et s'inscrire dans une dynamique globale de refonte de la fiscalité", précise l'organisation patronale. Elle souhaite également que le gouvernement tienne compte de ce qui se passe au niveau européen pour éviter que la France, en agissant seule, ne "se tire une balle dans le pied". Un argument qui remet sur le devant de la scène la taxe carbone aux frontières, proposée par la France en 2008, pour lutter contre la concurrence des pays non signataires des accords internationaux sur le climat.

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Commentaire 1
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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La taxe carbone en France et en Europe permettra d'éviter l'hécatombe que connaîtront les pays comme l'Inde et la Chine qui vont vivre dans des conditions de vie infernales avec des taux de pollution généralisés records et une mortalité conséquente. ...

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