Olivier Klein : "à nouvelle crise, nouvelle croissance"

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Chaque jour, cet été, nous interrogeons un grand témoin de l'actualité sur sa vision de l'après-crise. Aujourd'hui, pour Olivier Klein, banquier, la crise est l'indice d'une mutation du monde qui devrait voir la Chine jouer un rôle majeur aux côtés des Etats-Unis, et notre vie quotidienne modifiée par les nanotechnologies.

On dit que la crise va nous conduire vers un monde nouveau, que "rien ne sera plus comme avant", après. Partagez-vous ce sentiment ?

"La crise est ce qui sépare le vieux du neuf" écrivait déjà Antonio Gramsci au début du XXème siècle. Chaque crise fondamentale du capitalisme est en effet le temps d'une profonde mutation, celui de l'apparition douloureuse d'un nouveau mode de régulation, qui se différencie du précédent devenu moins efficace. A posteriori, on peut distinguer sa cohérence en ce qu'il fait apparaître de nouvelles industries motrices, tirant la croissance ; de nouvelles organisations du travail, plus productives ; et de nouveaux modes de consommation. Enfin, apparaît généralement un nouveau centre de l'économie-monde, qui irrigue et domine le reste du monde capitaliste. Cette mutation globale permet d'éviter la dégénérescence du système et lui redonne de la vitalité et de l'efficacité. La première mutation, que nous connaissons aujourd'hui dans notre monde globalisé, est l'apparition d'au moins une puissance nouvelle qui affirme chaque jour davantage son poids économique, mais aussi politique, diplomatique et sans doute demain monétaire : la Chine. Contrairement aux différentes formes passées, il n'est pas impossible que nous connaissions un monde multipolaire, forcément plus instable mais sans doute plus équilibré, avec la coexistence des puissances américaine et chinoise. L'Europe ne pourra prendre sa place dans ce jeu que si elle se donne les moyens de s'organiser en tant que puissance, c'est-à-dire de s'unifier davantage.

Quels seront les nouveaux moteurs de la croissance économique ?

Les nouvelles industries motrices seront liées, semble-t-il, aux enjeux à venir. Les industries de télécommunication, développées depuis le début des années 1990, n'ont pas fini d'apporter de nouvelles sources de gains de productivité. Mais deux grands domaines sont au c?ur des révolutions technologiques et industrielles en cours. La biotechnologie permettra, notamment, de mieux réparer les corps, élargissant par là même le champ de la marchandise ; cet élargissement étant le moteur permanent du capitalisme. Nous pourrons bientôt mieux lutter contre les maladies, mais aussi acheter des machines biotechnologiques pour remplacer telle ou telle partie défectueuse de notre corps, retardant ainsi les effets du vieillissement. De même, nous avons dorénavant compris que nous vivions dans un monde de ressources limitées. Aussi, comme Obama le souligne justement, la nouvelle croissance se fondera également sur toutes les industries permettant d'économiser l'énergie et toutes les technologies qui permettront de produire et de stocker de l'énergie renouvelable. Tant les bio que les green-techs s'appuieront sur le développement des nanotechnologies.

Faut-il vraiment croire à la croissance verte ?

Les innovations "vertes" seront cruciales pour soutenir la croissance, en tant que créatrices de nouvelles industries, mais aussi parce qu'en desserrant la contrainte liée au caractère fini des ressources elles permettront que l'on ne butte pas, dès que se profilera une légère reprise économique, sur des prix des matières premières (et du pétrole) et des taux d'intérêts fortement à la hausse, venant étouffer dans l'?uf tout début de retour de la croissance.

Et le travail, comment va-t-il se trans- former ?

Les nouveaux modes de communication notamment facilitent déjà l'apparition de changements dans l'organisation du travail. Travail à domicile, travail hors du bureau, temps de travail éclaté se développent rapidement et dessineront sans doute des relations au travail et des normes salariales modifiées. De même, les modes de consommation évoluent-ils assez fortement, laissant émerger des consommations incompressibles (téléphones portables, par exemple) différentes de celles d'il y a encore une dizaine d'années.

Le capitalisme restera-t-il notre modèle économique ?

Un nouveau mode de régulation du capitalisme est probablement en train de naître. Ses contours sont encore flous, et il apparaît, comme à chaque fois, avec des heurts, des hésitations, des échecs, qui ponctuent la crise profonde de mutation que nous connaissons aujourd'hui. Comme toujours, les nouvelles technologies comme les nouvelles façons de vivre qui émergent pourront être empruntées d'équité, d'humanisme (lutte contre le vieillissement, la protection de notre planète, etc.) et de démocratie, donc être prometteuses de progrès et d'un monde meilleur. Mais l'on sait aussi qu'une mauvaise façon de s'en servir pourrait soutenir le terrorisme ou le totalitarisme. Le monde semble se trouver à l'un de ses carrefours déterminants pour l'avenir des sociétés humaines. "Never waste a crisis. It can be turned to joyful transformation." Parions positivement sur le futur avec Rahm Emanuel, proche d'Obama.

 

Bio express : diplômé de l'Ensae et d'HEC, Olivier Klein a exercé de hautes responsabilités dans les activités de pointe (gestion de risque, fusion-acquisition, capital-investissement) du monde bancaire (BFCE, Natexis, Caisse d'épargne). Réputé pour ses talents de pédagogue, ce russophone mène parallèlement depuis plus de vingt ans une carrière de professeur associé à HEC.

Demain, suite de notre série avec l'interview de Charles-Henri Filippi

 


 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Que Gramsci penseur marxiste italien vienne au secours de la pensée libérale : voilà qui n'est pas courant ! Quant à la croissance c'est bien parce que la mondialisation est à l'oeuvre que la croissance actuelle dans tous les pays dits développés est en chute libre depuis trente ans. Inutile d'espérer sur un retour important de cette même croissance ( celle des années 1960 années fastes) pour résorber le chomage alors que la mondialisation entraine immanquablement la polarisation à des extrêmes opposés avec disparition des classes moyennes pivot des secteurs industriels en déclin et qui précisemment entrainaient la croissance vers le haut. Une autre type de croissance doit être à l'oeuvre !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A part quelques philosophes (comte-sponville) et certains rares (vrais) économistes, les super-diplomés interwievés dans cette rubrique me font penser à des astrologues entrain de rédiger un horoscope. Ils débalent une série de poncifs et de lieux communs désarmants. D'ailleurs quand on lit le CV de votre super banquier d'aujourd'hui, peut-il expliquer pourquoi il n'a rien vu arriver quant à l'action Natixis vendue 19,50? il y a un peu plus d'un ne valant à ce jour guère plus que 2 euros?
Où allez-vous pêcher tous ces champions du monde?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Jolie vision optimiste. En effet, la croissance viendra de ces domaines. AU long terme, probablement du domaine de l'assurance au niveau mondial avec l'ouverture de nouveaux marchés, même si c'est secondaire pour le moment.

Mais tout de même, une autre crise est inévitable.

De même qu'étant banquier, vous devez savoir que la création monétaire allouée au privé, à vous, est à l'origine des déséquilibres économiques et donc de crise.
Jusqu'à quel niveau par ailleurs, réussira-t-on à accroître la productivité ? En ayant des bras robotifiés pour taper plus vite sur pc ? en vivant 210 ans pour consommer toujours plus sur le long terme ? des ordinateurs qui tiendront 6 mois pour maintenir une demande toujours forte ?

Vous n'y voyez pas comme une limite, au potentiel de l'homme ? Heureusement que l'on va savoir créer une intelligence artificielle d'ici 2020 ayant un potentiel similaire à la nôtre, pour réflechir à nôtre place !

Que de folies de votre part et des autres !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@ max : cela s'appelle le nivellement par le bas. D'ici quelques décennies, après la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie, l'afrique est le reste des pays émergents vont potentiellement se développer.

Mais comme monde aux ressources finies... probable ordre mondial nouveau après une grosse guerre de plusieurs milliards de morts.

Cordialement,
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est analyse de banquier poète est tout sauf réaliste. Vous voulez parler d'humanisme ? Demandez aux stars de la City ou de Wall Street ce qu'ils en pensent.
On parle des nouvelles technologies comme de l'innovation sans rien y connaître..les biotech ou nanotech se développent, mais delà dire que ce sera les moteurs de la croissance de demain..j'attends de voir.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Tout à fait d'accord avec Yves !
Encore un super-analyste (banquier, en plus !) qui nous dit que que le monde sera plus instable mais... plus équilibré (sic!) - il faudrait peut-être lire "mieux réparti"...
Toujours d'après ce Monsieur, il y a des consommations émergeantes incompressibles, comme le téléphone portable, differentes de celles d'il y a dix ans - oui, il y a dix ans j'avais l'abonnement France Télécom, aujourd'hui j'ai le forfait mobile, il y a une difference : dans le nom!
Quand je pense que l'on est obligés de mettre nos sous dans une banque (le lobby a fonctionné - bien joué, Messieurs les banquiers!) et que ces banques sont gérées par des analystes si subtils et si profonds que la personne que l'on nous présente dans l'interview, cela me donne des frissons!
Et puis, quand la banque risque de couler (maintenant j'ai une petite idée de la cause...), elle est sauvée avec notre argent (!). Car il ne faut pas se leurrer, quand l'état a injécté des milliards dans les banques, c'était notre épargne, étant donné que l'état vit à crédit...
Donc nous avons (sans le savoir, ni le vouloir) fait un crédit GRATUIT aux banques!
Cherchez l'erreur...

Pantois Lecon, à votre service!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
En tous cas yves tu ne peut pas nier, il a une bonne tête de vainqueur.
Sa force c est son ptit air de patrick sabatié.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
tout a fait d´accord avec vous Yves, c´est exactement ce que je me disais à la lecture de cet article. On croirait entendre les projections futuristes et quelque peu fantaisistes des fréres Bogdanov dans leur emissions sur la science fiction
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
de mieux en mieux , les biotechnologies bientot vaincront la mort , dejà que la santée devient marchandise comme les autres , celà suit la logique de retarder l'age de la retraite , bientot vivre a 155 ans et avoir sa retraite a 148 ans ? , non serieusement , vivre encore plus vieux via ces technologies c'est faire insultes aux enfants qui naissent et qui devront partager les ressources avec ces vieillards du 6eme age , quand au travail des jeunes , c'est dejà si difficile aujourd'hui alors si on suit le raisonnement donné ben celà va devenir invivable avec la demographie galopante , quand a la croissance verte ce n'est qu'un leurre pour nous faire croire qu'il y'a encore a pomper quelque chose avant la fin inevitable des matieres premieres , j'ai trouvé l'analyse tres science fiction et pas du tout credible ni sur le plan humain ni sur le plan economique
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Allez, Mr Klein, on retourne à l'école car il semble que vous n'ayez pas encore intégré (dans ce qui est supposé être entre vos deux oreilles et plus communément appelé cerveau) l'expérience de la boite de Pétri.

Elève Klein, veuillez vous lever et nous faire savoir à partir de quel moment dans un espace à périmètre constant toute croissance devient impossible ???
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
monsieur Klein est un grand opportuniste et sa carriere d 'employe de banque ne m 'impressionne guere .
Ses reflexions sont une addition de poncifs eculés
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La croisance et son corollaire la consommation ont toujours etaient tirés par du "pas cher"ou le credo liberal"la concurence doit etre libre et non faussée"tirait les prix vers le bas,les marges etant minces,le pouvoir d'achat des consommateurs s'en trouvaient augmenté.Mais l'emergence du renouvelable et du bio va etre une formidable pompe aspirante à pouvoir d'achat qui n'aura aucune incidence sur la création d'emplois,car si ils en créent,les industries traditionnelles en perdront.Quand au pouvoir d'achat,sa chute brutale qui ne serra pas un grain de sable dans la machine,mais un rocher dans un mecanisme d'horlogerie,va cataclismer l'économie,le chaumage à 25 ou30 %voire plus?Si on fait ça tout seul bien sur,mais vus se qui se passe aux usa,les restrictions enormes dans la classe politique et l'opinion,il y a fort à parier qu'obama se presenterra à minima pieds et poigs liés dans les instances internationalles.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
A Yves Remord et aux autres : Qui te dit qu'il n'a rien vu venir ? Connaîs-tu la position de ses comptes titres ? Finalement ce que j'aime dans tous ces commentaires, c'est qu'ils sont écrits, le plus souvent, par des penseurs qui ne maîtrisent ni les fondamentaux économiques, ni les principes économiques plus spécifiques (à savoir comptabilité nationale ou mécanisme de création monétaire)... Natixis est un SPV ou entité Ad hoc avec tout ce que cela implique. A bon entendeur...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
P.S : Se renseigner sur Schumpeter, Kondratiev etc...

a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
GESTION DUS RISQUE CHEZ NATIXIS CAISSE EPARGNE?
C'EST A MOURRIR DE RIRE.
VRAIMENT QUE CE MONSIEUR S'ADRESSE EN PERSONNE AUX SOUSCRIPTEURS DE TITRES NATIXIS.
TOUS CEUX QUE CETTE OPERATION A MIS DANS LE ROUGE REMERCIENT VRAIMENT CE GENIE...
PARMIS CES SOUSCRIPTEURS IL Y A UN CERTAIN NOMBRE DE RETRAITES QUI ONT FAIT CONFIANCE A LEURS CONSEILLERS CAISSE EPARGNE.
POUR LE RESTE AUTANT NE RIEN DIRE...
PONCIF, POUSSIF, A CONSIDERER COMME CELA DOIT ETRE CONSIDERE QUAND ON DIT LA MEME CHOSE QUE TOUT LE MONDE ET RIEN DE PLUS.
POUR CELA IL SUFFIT JUSTE DE SAVOIR LIRE ET RIEN DE PLUS.
OU SONT LES KEYNES?
NON SEULEMENT IL N'Y A PAS GRAND MONDE AUX COMMANDES.
MAIS IL N'Y A PERSONNE AUSSI POUR CONSTRUIRE CE MONDE RADICALEMENT AUTRE...
A TOUS, CONSTRUISONS NOTRE AVENIR...
C'EST A LA SOCIETE CIVILE DE SE PRENDRE EN MAIN...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les énergies fossiles ne sont pas inépuisables. Les matières premières ne sont pas inépuisables. Il est peut être temps de revoir nos modes de vie pour limiter ce gâchis.
Les gens voudront toujours se loger, se nourrir, voyager.
La mutation doit être profonde maintenant et non superficielle durant des décennies. Le délai devient chaque jour plus court.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Accumulation de lieux communs, sans interêt...Leur auteur s'est d'ailleurs fait tirer les bretelles à la vue des résultats catastrophiques des CE Rhône Alpes par Claudio K...Il faut arrêter d'aller au cinéma et de rêver devant Alien et Robocop, affligeant
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
@Rémy : La productivité ce n'est pas forcément taper plus vite sur un ordinateur c'est plutôt 1 homme + 1 ordinateur + 1 organisation efficace = 10 hommes.
@La plupart des autres : Quels ignares se cachent derrière des propos si acerbes? La mondialisation la France en profite et en a bien profité. Europhobes et arc boutés sur des "acquis" comme la retraite à 60 ans, totalement franco-centrés (La France n'est qu'une périphérie des moteurs économiques et culturels mondiaux), en bref inadaptables : vos "modèles" alternatifs allez les imposer à Pékin et Washington à moins de vouloir commencer par ici et faire de la France une maison de retraite.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Merci à tous
Vos commentaires sont rassurants: ils expriment encore un peu de bon sens et de lucidité, voire d'impertinence que n'ont plus certains des personnalités de ce forum de l'après crise. le substrat culturel de toutes ces analyses de personnalités est toujours le même, alors qu'ils n'ont pas été capables ni de voir venir la crise , nià fortiori de l'anticiper: quelle légitimité auraient-ils pour nous dire ce qui va se passer après?
Nous sommes tous persuadés que le défi à venir n'est pas économique mais bien culturel.Hier Stéphane ROSES s'en approchait: il n'a pas osé aller au bout du cheminement même s'il a eu le courage d'évoquer de nouvelles valeurs... il eu fallu qu'il aille un peu plus loin sur les modes opératoires de ces nouvelles valeurs mais c'est un pas important qu'il a osé pour nous inciter à une pédagogie de l'imagination ( pour mieux gérer l'imaginaire qu'il évoque).
pour prendre un exemple dans la sphère économique, mais qui fait peur ( autant aux Etats qu'aux entreprises...) c'est le développpement des échanges non marchands: le troc. On reviendrai ici à la base d'une construction plus solidaire, autorégulée, dans une sphère d'échanges rapprochés donc durables pour fonder une vie sociale allant à l'essentiel.
L'enjeu vital est ici pour nos sociétés égocentriques et malthusienne... et encore capitalistes. Mais pour combien de temps encore?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les commentaires sont très lucides et en opposition aux rêveries de M. Olivier Klein qui n'a rien compris à la crise et qui raisonnent toujours comme avant en faisant des plans sur la comète. Je ne trouve qu'une seule qualité à Olivier Klein, celle de pouvoir chanter avec beaucoup d'entrain "j'ai bien manger, j'ai bien bu..."
FL/Ing./Diplômé en mangement
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est bien ce que je disais, des penseurs et des termes abordés le premier mois de la première année d'une prépa HEC quelconque ou d'une licence standard. Avant de critiquer des extraits résumés d'une entrevue, et d'insulter quelqu'un qui n'a rien à prouver, créez vous une culture économique. Vos commentaires sentent la frustration pure et simple, il n'y a rien derrière, du vent.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
De la part d'un frustré : Les théories économiques expliquent le passé sans prise en compte de la raréfaction des matières premières. Hors le stock n'est pas infini et nous le consommons sans limites. On peux imaginer sans éplucher toutes les théories qu'il y a une faille dans les raisonnement de reprise qui n'intègrent pas cette donnée. Quand aux experts qui nous garantissent une croissance sans limite il semble que l'histoire ne leur donne pas raison. Trois lignes suffisent à notre interlocuteur pour le signaler. Qu'y a-t-il dans le reste du texte si ce n'est des shémas du XXième siècle. Si tout s'accélére ne faut-il pas accélérer les changements autour de l'énergie et des matières premières avant de clonner un passé qui est la cause profonde des 3 dernières crises ?
Est il envisageable qu'un des interlocuteurs de cette tribune soit plus novateur que la grande majorité des précédents ? Voir même, soyons fous, en activité dans un pays emergent ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les commentaires méritent de s'y attarder.

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