Mieux formées, les femmes continuent de gagner moins que les hommes

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Selon une étude de l'Insee publiée ce mercredi, les femmes qui débutent leur vie active sont mieux formées et moins souvent au chômage que les hommes. Mais elles sont aussi moins bien payées...

L'égalité professionnelle entre les sexes s'est-elle améliorée ? On serait tenter de dire oui, et... non, à la lecture de l'étude de l'Insee publiée ce mercredi, qui portent sur la situation professionnelle des jeunes actifs (entrés depuis moins de six ans dans la vie active).

Les taux de chômage des hommes et des femmes en début de carrière se sont progressivement rapprochés depuis 1984, alors que traditionnellement, les femmes étaient plus souvent victimes du chômage. Le rapport s'est même inversé ; ainsi, en 2008, 14% des femmes en début de vie active étaient au chômage, contre 16% pour les hommes.

Les femmes sont en effet avantagées par un niveau de formation plus élevé. Ainsi, en 2008, 37 % des garçons et 51 % des filles entrés dans la vie active depuis moins de six ans sont diplômés de l'enseignement supérieur.

En revanche, pendant leurs six premières années de vie active, les hommes ont des salaires médias supérieurs de 10 % à ceux des femmes: 1.380 euros par mois, toutes primes comprises, pour les hommes et 1.260 euros pour les femmes en 2008.

Le temps partiel n'explique pas tout

Le temps partiel explique une partie des différences de salaires, écrit l'Insee. Une jeune femme sur cinq travaille à temps partiel, contre seulement un jeune homme sur quinze. Ainsi, les jeunes femmes sont moins au chômage, elles sont plus souvent en situation de sous-emploi. Mais chez les diplômés du supérieur par exemple, "le temps partiel est peu fréquent et n'explique qu'une faible partie des écarts salariaux".

Enfin, note l'Insee, parmi les diplômés de l'enseignement supérieur, le taux de chômage des femmes reste supérieur (8%) à celui des hommes (7%). La raison ? "Les filles choisissent rarement une spécialité de la production ou des sciences exactes. Or, ces spécialités de formation conduisent en général à une meilleure insertion professionnelle que celles des services ou des sciences humaines et sociales", explique l'Insee.
 

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Commentaires
a écrit le 25/02/2010 à 15:37 :
On nous cite souvent l'exemple des entreprises et fonctions publiques pour les critiquer mais là on ne dit pas que les inégalités salariales hommes-femmes sont quasiment totalement le fait du secteur privé ! En effet, dans le secteur public, à indice de rémunération égal salaire égal ! Pour prendre l'exemple de l'éducation nationale, hormis temps partiel (choisi!) un enseignant et une enseignante auront à échelon égal et situation semblable strictement le même niveau de rémunération. Alors, comme c'est étrange (!?), pourquoi ne cite t-on pas le public en exemple dans ce cas ?

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