Retraites : deux nouvelles journées de manifestations en vue

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(Crédits : Reuters)
Les syndicats opposés à la réforme des retraites se sont réunis ce jeudi. Ils auraient décidé d'appeler les Français à deux nouvelles journées de mobilisation, le jeudi 28 octobre et le samedi 6 novembre.

Les syndicats opposés à la réforme des retraites se sont réunis ce jeudi. Ils auraient décidé d'appeler les Français à deux journées de mobilisation, le jeudi 28 octobre et le samedi 6 novembre, selon le figaro.fr, qui cite des sources syndicales.

"La première, de manifestations et de grèves, se déroulera le jeudi 28 octobre, au moment de la réunion de la commission mixte paritaire députés-sénateurs qui doit harmoniser les points de divergence des textes votés par les deux assemblées", écrit le Figaro dans un communiqué.

"La seconde [...] se tiendra le samedi 6 novembre, juste avant la promulgation de la loi."

"Il n'y a pas de terrain de sortie possible puisque le gouvernement reste dans son intransigeance" et il n'y a "aucune raison d'arrêter ces protestations", avait affirmé plus tôt dans la journée, sur RMC, le secrétaire général de l' CGT, Bernard Thibault. "Nous préconisons un nouveau temps fort dès la semaine prochaine", "tout le monde n'est pas en vacances" à cette période, avait-il également déclaré.

Jeudi matin également, FO s'était montré favorable à une nouvelle "journée de grève public-privé [...] qui permet de redonner du souffle à un mouvement", avait déclaré sur LCI son secrétaire général, Jean Claude Mailly. "Je ne remets pas en cause la légitimité du Parlement mais ce n'est pas pour ça qu'on doit être d'accord avec la loi", avait souligné le leader de FO .

Les syndicats veulent capitaliser la mobilisation (de 1,1 à 3,5 millions de manifestants dénombrés mardi, selon les sources), mais savent qu'ils sont contraints par le processus législatif : les sénateurs pourraient voter la loi vendredi, d'autant que le gouvernement a décidé de passer en force en imposant la précédure du "vote unique". Elle pourrait être adoptée définitivement par les deux assemblées durant la semaine du 25 octobre. 

Entre-temps, les syndicats devront éviter que la pénurie de carburant ne retourne l'opinion publique, alors que cette dernière affirme, à 59%, être favorable à ce que les syndicats poursuivent leur action après le vote des sénateurs, selon un sondage BVA mercredi dernier.

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