Alain Madelin : " Saurons-nous profiter de l'hypercroissance ? "

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Alain Madelin en est persuadé. Dans une dizaine d'années, l'économie connaîtra une très forte croissance. Mais l'ancien ministre se demande si la France saura en tirer profit ?

Et si l'on abandonnait un temps notre quotidien économique morose pour une brève excursion dans un futur somme toute très proche, disons une dizaine d'années, en observant de plus près les tendances lourdes qui, aujourd'hui, dessinent un nouveau monde ? De ce voyage dans le temps et l'espace, on ne peut revenir qu'avec une bonne nouvelle ! C'est une très forte croissance - sinon même une hypercroissance - qui s'annonce. Propulsée par deux puissants turboréacteurs. Le premier, c'est celui de la mondialisation ; celui d'une croissance que nous qualifierons de « ricardienne » en référence au grand économiste britannique du début du XIXe siècle, David Ricardo, et à sa « théorie de l'avantage comparatif ». Sous une forme plus moderne, elle explique une croissance tirée par l'optimisation de l'emploi de talents toujours plus nombreux à l'échelle de la planète.

Le second propulseur, c'est l'innovation. C'est là une croissance « schumpeterienne » en référence au grand économiste autrichien du début du XXe siècle, Joseph Schumpeter, et à ses théories sur l'importance de l'innovation et de la « destruction créative ».

La croissance « ricardienne » d'abord. Elle est à l'oeuvre depuis la chute du mur de Berlin avec l'arrivée, dans les circuits du libre-échange mondial, de plusieurs milliards d'hommes ayant acquis les libertés de produire, d'acheter et de vendre. Alors que la mondialisation semblait laisser l'Afrique à l'écart et buter sur un monde arabo-musulman soi-disant hostile au progrès et à l'ouverture, voici que l'Afrique trouve le chemin de la croissance et que le monde arabo-musulman bascule, donnant un nouvel élan à notre croissance « ricardienne ». Certes, tous nos nouveaux malthusiens expliqueront que nous n'aurons jamais assez d'énergie, de matières premières, de nourriture pour supporter une telle croissance. Et qu'au surplus celle-ci menace la survie même de notre planète au travers du réchauffement climatique. Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce.

La croissance « schumpeterienne » ensuite. Dans les laboratoires de recherche des universités ou des entreprises, dans les cartons des ingénieurs, de fabuleux projets se préparent. Nous sommes au pied d'un Himalaya de progrès scientifiques et techniques et nous n'avons encore grimpé que de quelques mètres.

Après la civilisation rurale et la civilisation industrielle, voici la troisième grande vague de l'histoire de l'humanité, celle de la civilisation ouverte du savoir numérique. Avec, devant nous, l'augmentation faramineuse des puissances de calcul, de la capacité des mémoires, l'extrême miniaturisation des processeurs, l'extension de la connexion des personnes et celle aussi des objets et des machines.

Devant nous aussi, la « robolution », celle des usines (et la « robocalisation »), celle aussi de notre vie quotidienne. Les nanotechnologies qui dessinent de nouveaux matériaux et de nouvelles formes de vie atome par atome. La révolution des nouvelles énergies, celle de l'énergie solaire, des piles à combustible, de la production de « pétrole bleu » à partir d'énergie solaire de phytoplancton et de gaz carbonique...

Devant nous encore, l'exploration par la science des frontières du vivant avec la nouvelle chimie, la biologie synthétique permettant de créer des micro-organismes génétiquement modifiés pour produire carburants ou médicaments. Les neurosciences encore qui nous apprennent à mieux connaître notre cerveau, à mieux l'utiliser, ou le remplir. À le réparer aussi.

Devant nous toujours, les progrès de la génétique. De la médecine prédictive à la médecine moléculaire, de la thérapie génique à la reconstruction réparatrice de l'homme. Avec tous les défis de l'allongement de la vie et les questions éthiques que poseront les manipulations génétiques qui prétendront à l'amélioration de l'espèce humaine elle-même. Voilà qui donne le vertige.

D'autant que ces inventions - et bien d'autres encore que l'on ne saurait imaginer aujourd'hui - commenceront à se croiser et à se fertiliser mutuellement dans la décennie 2020-2030. Une décennie fabuleuse et déjà si proche.

Mais qui dit croissance « schumpeterienne » signifie qu'à côté de ce processus de création existe un processus de destruction des activités dépassées par le progrès. Car l'invention de l'un (le photocopieur) est la ruine de l'autre (le papier carbone).

Or, nous savons que sur le marché politique de nos vieux États providence, les forces du passé savent se faire entendre. Que le coût de l'argent artificiellement bas freine la nécessaire destruction des vieilles activités moins compétitives pour transférer vers d'autres secteurs plus prometteurs le capital et les talents.

Dans le climat frileux et anxiogène de la France d'aujourd'hui, la tendance est forte à protéger le passé par rapport au futur, à favoriser les rentes et à pénaliser les talents. Notre classe politique, toutes tendances confondues, a les yeux de Chimène pour les politiques malthusiennes et keynésiennes. Nous restons le pays de Méline, de Maginot et du principe de précaution, à l'antipode des croissances « ricardienne » et « schumpeterienne ». Si nous avons d'indiscutables atouts, il nous faudra encore une vraie révolution culturelle et politique pour que nous puissions tirer parti de l'hypercroissance du nouveau monde.

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a écrit le 09/08/2011 à 8:39 :
Madelin se trompe.
L'avenir est à rechercher plutôt du coté de Madmax.
Changer un système agricole, économique, etc... prend du temps, au moins un demi siècle. Or aujourd'hui, on n'a pas le temps de planifier.
Quant aux "talents" et autres ingénieurs, il n'y a qu'à aller à Pole emploi pour les voir...
a écrit le 10/03/2011 à 22:54 :
?
a écrit le 10/03/2011 à 18:18 :
A. Madelin écrit :

"Mais, une fois encore, n'en doutons pas, les sombres prévisions malthusiennes seront déjouées comme elles l'ont toujours été dans le passé par le progrès et l'innovation. D'autant qu'une vague de croissance innovatrice sans précédent s'annonce."

C'est un argument (très) optimiste que l'on retrouve souvent chez les libéraux et certains technophiles, mais j'aimerais bien que M. Madelin me donne un exemple où dans le passé, de tels progrès ont permis de surmonter nos problèmes ? sans en créer d'autres irrésolus. On pourrait parler de la révolution "verte" des années cinquante, mais celles-ci a créé des problèmes irrésolus de pollution aux pesticides, très probablement l'apparition de maladies environnementales, l'appauvrissement des sols, frappantes dans certaines parties de la Chine et des Etats-Unis. Peut-être le trou dans la couche d'ozone, qui semble parfois se résorber, sans grande conviction, depuis l'arrêt de l'usage des CFC?).
Il faut noter que ces deux solutions n'étaient pas le fait d'une croissance libre sur un marché libre, mais le fait de décision des Etats et des instances internationales, donc des choix politiques ? plus ou moins judicieux.

Il semble donc que M. Madelin combine à la fois la foi en la technologie et la foi dans le marché, qui sont deux choses différentes. On pourrait avoir la foi en la technologie mais considérer que le marché ne peut pas opérer le choix de la technologie correcte (il y a différents types de technologies qui ont des impacts sociaux, écologiques, etc. différents), puisque ce choix est un choix politique.
On ne peut pas avoir foi dans le marché sans avoir foi dans la technologie. Et on pourrait rejeter à la fois le marché et la technologie. Certaines personnes défendent cette dernière position, mais beaucoup d'écologistes radicaux (dont je suis et auxquels fait sans doute référence M. Madelin par l'expression "les malthusiens") sont technophiles, s'agissant de certaines technologies. Nous ne pensons pas, toutefois, que le marché peut faire surgir et répandre seuls ces bonnes technologies nécessaires par exemple pour améliorer la productivité en agriculture biologique sans passer par un affaiblissement des règles (comme l'a fait l'Europe) ou pour diminuer la consommation énergétique des bâtiments. Elles se répandront peut-être sur un marché qui n'existe pas encore puisqu'il faudrait le faire advenir en l'aidant à advenir par des décisions politiques.

Il semble bien que l'humanité n'ait jamais connu de situations et de problèmes tels ceux qu'on rencontre actuellement où l'humanité modifie des processus physiques à l'échelle globale, où l'extinction des espèces est aussi rapide, et où les terres agricoles diminuent à une telle vitesse en raison de l'urbanisation (on me dira qu'il y a des terres qui se libèrent ailleurs qu'en France, certes), où nous devrons gérer pendant 30 000 ans des déchets nucléaires (il y a 30 000 ans, c'était l'époque de cro-magnon et quelques civilisations ont eu le temps d'apparaître et de disparaître, ce qui fait du problème des déchets un problème social et pas seulement un problème d'innovation ou un problème technologique).

Sinon, si l'on en croit la thèse de Diamond, dans Effondrement, la plupart des civilisations qui se sont trouvées dans notre situation se sont effondrées. Sa thèse est étayée, j'aimerais donc avoir un étayage précis de la thèse adverse. Si vous avez cela sous la main.

Quant à évoquer les OGM, les nanotechnologies, etc. On sait que ce sont très probablement des technologies génératrices de problèmes et qui ne répondent pas aux besoins de l'humanité (sauf certains besoins précis en médecine et certains besoins de profits) : il suffit de constater les problèmes des agriculteurs américains avec l'amarante qui a développé une résistance au Round-Up, rendant inutilisable les OGM et, de fait, les champs. La FAO pense qu'on pourrait nourrir tous les habitants de la planète par l'agriculture biologique : le problème n'est pas technologique, c'est un problème social lié à l'usage des terres, aux guerres qui empêche leur exploitation, au marché qui détruit les agricultures vivrières ou locales au profit d'agriculture d'exportation, etc.

En outre, on aimerait entendre parler d'autres technologies (même s'il faut noter que M. Madelin parle de quelques-unes) : la chimie organique contre la chimie synthétique en agriculture (au sens où l'on utiliserait des molécules synthétisée sur un modèle naturel/ou extraite de produits naturels, au lieu de molécules synthétiques qui n'existent pas dans la nature), un aménagement réfléchi du territoire laissant la possibilité aux autres espèces de prospérer, voire d'évoluer, etc. Il existe différents types de technologies et les choix en faveur d'une technologie ? s'il est possible ? plutôt que d'une autre sont des choix de sociétés, d'environnement, etc. Le marché ne suffira pas à opérer le choix ? sauf peut-être s'il est vraiment libre, comme le souhaiterait M.Madelin, mais c'est sans doute une utopie et une idéologie qui, même si elle est l'exacte inverse du communisme, n'en est pas bonne pour autant. Les sages ont toujours prôné la juste mesure.

En outre, même si M. Madelin évoque certains problèmes éthiques liés à la manipulation de l'homme, il semble qu'il attende l'avènement d'H+ et qu'il ait un vieux fond de transhumanisme. Qu'en est-il ?

Pour conclure, il me semble que M. Madelin est un libéral naïf, comme beaucoup de libéraux qui évoquent cet argument sans jamais offrir d'exemples précis de ce qu'ils avancent.

J'ai toutefois pris grand plaisir à lire son texte, comme je lis avec plaisir les libéraux, ne serait-ce que pour sa pédagogie.
a écrit le 09/03/2011 à 9:21 :
On a déjà du mal à profiter de la croissance mondiale!
a écrit le 08/03/2011 à 22:01 :
Ce que dit Madellin est toujours complètement déformé par le spectre de son idéologie. Ce type est toujours complètement déconnecté de la réalité, et dit sur un ton péremptoire et pédant des choses toujours totalement contestables.
a écrit le 08/03/2011 à 21:34 :
Toutes les études (Acemoglu et d'autres) montrent que le secteur privé voulait une déréglementation financière et a consacré énormément de temps et d?argent pour y parvenir (lobbying toujours actif ). C?est du secteur privé qu?est venue l?impulsion pour créer un gros marché des prêts à risque, sous la forme "d?innovations" à l?initiative des géants du prêt immobilier comme Countrywide, Ameriquest et beaucoup d?autres, avec le soutien des grandes banques d?investissement. Pour le dire sans fioritures, ce sont quelques-uns des plus grands acteurs de Wall Street, et non les propriétaires individuels surendettés, qui ont bénéficié des généreux plans de sauvetage à l?issue de la crise.
la liste est longue:
Liberté totale de mouvement spéculatifs de capitaux à travers les frontières
Abolition des règles de séparation entre banques commerciales et banques d'investissement (en vigueur depuis 66ans)
Refus du congrès de réglementer les "credit default swaps"
Augmentation délirante des effets de levier légaux autorisés aux banques d'affaire
Un accord international pour permettre aux banques d'auto-mesurer leur propre exposition au risque
etc, etc
OUI il y a bien eu 30 ans de dérégulation folle au profit de certains groupes financiers qui s'auto évaluent.
a écrit le 08/03/2011 à 20:05 :
Et pourquoi pas. Il y a une certaine cohérence. 2010's ? M'étonnerait. 2020's ? L'apocalypse comme un siècle plus tôt ou le rebond ?
Je pourrais me laisser porter par une telle vision, finalement à l'opposé du discours ambiant, mais une donnée est passée sous silence : on assiste à une vraie confiscation de la croissance par les multinationales et la finance, la spéculation de masse, qui fausse tout et surtout CONFISQUE LES TALENTS. Et ça, c'est un remake des trente glorieuses du XIXe siècle (1850-1870) alors que celles du XXe étaient plus démocratiques, profitant à la classe moyenne.
a écrit le 07/03/2011 à 19:28 :
Comme c'est comique . Les théologiens de la providentielle "main invisible" voudraient nous faire croire que la crise vient du trop de régulation ! Je comprends que les 11000 milliards qui dorment dans les paradis fiscaux pestent encore contre de petites règles qui existent encore contre la criminalité financière....On rêve quand on sait que depuis 30 ans de pouvoir de la vulgate néolibérale , on a dé régulé à tout va ...ce qui nous a entraîné dans le mur ,mais ils voudraient nous entraîner dans le trou en continuant encore .Mais cette fois il faudra garantir seulement les dépôts des particuliers (plafonnés) et laisser faire faillite ces donneurs de leçons.L'utopie néolibérale n'a rien à voir avec le libéralisme: lisez Catherine Audard d'urgence.
Désolé mais les acteurs économiques vont devoir se mettre à réfléchir au bien commun , à l'orientation des marché: La pomme de terre acheté 5 cents le kilo et revendue 1,50 euros en hypermarché ,c'est du vol pur, il n'y a pas d'autre mot ,et la liste est longue des escroqueries au nom du marché ....(téléphone, banques ,assurances, immobilier ) etc.Réguler n'est pas fonctionnariser ,mais libérer les vrais acteurs économiques , les vrais innovateurs ,pas les combinards des lois Sellier etc....
Réponse de le 08/03/2011 à 4:38 :
Excellent !! mais par contre pour "L'utopie néolibérale n'a rien à voir avec le libéralisme" , malheureusement suite a cette catastrophe le terme "libéralisme" restera associé a ce système corrompu par la criminalité financière ... il n'y aurait pas un autre nom ?
Réponse de le 08/03/2011 à 17:17 :
Dans quel monde vivez vous? Rien n'a été déregulé ces dernières ces 30 dernières années au contraire. Les Etats Unis ont une dette de 14 trillions dollars l'intervention étatique n'a jamais été plus importante. Examiner le rôle de Fannie et Freddie Mac des entreprises publiques sous les ordres de l'Etat. Elles ont crées des millions de subprimes pour suivre la politique de logement abordable voulu par Clinton,Bush et autres. Le monde qui a sombré dans la crise n'avait rien à voir avec le libéralisme.
Réponse de le 09/03/2011 à 3:43 :
@n1im3 : peut être que tu as raison mais comment qualifies tu les US ? de pays socialiste ? non ! de pays libéral oui ... et on voit le résultat c'est tout. Alors peut être que le libéralisme c'est comme les chasseurs : il y a les bons chasseurs et les mauvais chasseurs ... mais comme personne ne sait faire la différence entre le bon libéralisme et le mauvais nous voilà bien avancé...
a écrit le 07/03/2011 à 18:22 :
A défaut de régler les problèmes de son temps, on peut toujours prédire l'avenir...qui par définition est chaotique et imprévisible.
Il a du prendre un chapitre du livre de Jacques Attali "une brève histoire de l'avenir"
Il fait parler de lui, et puis ca remplit une page dans un journal..c les deux seules vérités de cet article.
a écrit le 07/03/2011 à 14:29 :
Prenons exemple sur la Belgique qui est à moins de 100 jours de sa première année sans aucun gouvernement. Son taux de croissance 2010 est meilleur que le notre à 2% contre 1,5%.
Réponse de le 08/03/2011 à 16:57 :
Vous ne croyiez quand même pas que ce sont les politiques qui créent la croissance ? Des politiques absents, ce sont des entrepreneurs à qui on fout la paix.
Réponse de le 08/03/2011 à 18:57 :
Premièrement, la Belgique, bien qu?elle ne soit toujours pas arrivée à former un nouveau gouvernement, a toujours un gouvernement démissionnaire qui gère les affaires courantes. De plus, ce gouvernement « intérimaire » voit ses compétences s?élargir suivant les différents blocages successifs (élaboration du budget,?).
Deuxièmement, la Belgique est un état fédéral. Les différentes entités aux nombreuses compétences notamment en matière d?emploi, stimulation de l?économie, recherche,? continuent de fonctionner normalement et ne sont en rien impacter par les problèmes du fédéral.
Troisièmement, l?industrie belge, particulièrement dynamique dans les biens intermédiaires, profite pleinement du rebond allemand, ce qui lui permet en autre d?afficher un taux de 2 pourcent de croissance du PIB
Il est donc fallacieux de mettre en corrélation les soi-disant libertés accordées aux entrepreneurs avec une croissance forte.
a écrit le 07/03/2011 à 13:28 :
Cette perspective nécessitera des femmes et des hommes plus et mieux instruits, formés, cultivés mais ce n'est pas en supprimant un enseignant sur deux partant à la retraite que nous y parviendons, et que dire de la misère des universités et des facultés alors qu'il serait aujourd'hui indispensable d'investir massivement sur ces terrains pour compter demain !...M. MADELIN passer donc le message à votre ami à l'Elysée...
Réponse de le 08/03/2011 à 14:16 :
Il fallait écrire: "...passez donc le message...avec un "z" et non un "r" à la dernère ligne! des hommes plus et mieux instruits dites-vous???
Réponse de le 08/03/2011 à 17:17 :
Il n'y a jamais eu aussi peu d?élève par enseignant, et les résultats sont en chute libre. Il faudrait regarder autre chose que le sempiternel "manque de moyen".

De même pour l'Université française complètement centralisé, elle n'est plus adaptée au monde moderne, avec son organisation d'il y a 50 ans. Mais la moindre ébauche de tentative de réforme est bloquée.
De plus, il n'y a en France AUCUNE université privée, et nous sommes les seuls de l'OCDE dans cette situation. Il faudrait une véritable révolution de l'enseignement primaire secondaire et supérieur en France pour ne pas louper le coche. En se basant sur ce qui a fait ses preuves à l'étranger (Chèque éducation, autonomie des établissements au niveau administratif, encadrement et sélection).
Réponse de le 08/03/2011 à 17:43 :
Je suis tout à fait d'accord avec JAE er je suis content d'apprendre que des compatriotes s'intéressent à des alternatives à l'Education Nationale.
a écrit le 07/03/2011 à 12:53 :
Je n'en reviens pas d'un tel angélisme de l'avenir! Vive le néo-néo-libéralisme du futur! Je ne sais pas ce que boit ou fume Madelin mais j'en veux aussi!... Pour changer les choses, faisons toujours plus de la même chose... Aïe-Aïe!... La descente n'en sera que plus rude.
Réponse de le 08/03/2011 à 17:19 :
C'est vrai, en France nous sommes en plein libéralisme. C'est pour cela qu'on est 67eme en liberté économique au dernier classement Heritage.
a écrit le 07/03/2011 à 12:01 :
Et la répartition des richesses créées??!! Si la tendance lourde actuelle continue les pauvres seront encore plus nombreux et pls pauvres encore, et les riches toujours moins nombreux et beaucoup plus riche.
Réponse de le 07/03/2011 à 12:22 :
L'avantage de votre intervention est de montrer la faille des gauchistes, croire que l'on peut distribuer avant d'avoir créer, c'est gauche et maladroit.
Réponse de le 08/03/2011 à 17:19 :
Lisez l'excellent livre de Johan Norberg qui montre que c'est totalement faux. Le capitalisme a permis à des milliards de gens de sortir de la pauvreté. A l'inverse, le socialisme les condamne à le rester toute leur vie.
Réponse de le 08/03/2011 à 17:26 :
Ce qui est dommage, c'est que la réalité ne correspond pas du tout à votre raisonnement. Il n'y a jamais eu aussi peu de pauvres grâce à la mondialisation.
La seule "répartition des richesses" morale c'est que les gens qui prennent des risques et produisent ne soient pas spoliés de ce qu'ils ont crée. Les "richesses" ne tombent pas du ciel, elles sont créées par des personnes.
a écrit le 07/03/2011 à 11:22 :
Quel monde moderne et merveilleux nous allons vivre!
(Bien qu'ancien scientifique, je ne crois plus à ce genre de progrès.)
a écrit le 07/03/2011 à 11:06 :
M. Madelin nous donne les grandes tendances, que tout le monde connaît.
La question est comment on parvient à profiter de cette croissance ? Quelle réforme mettre en place ?
Surtout comment créer des géants économiques dans ces secteurs ? Comment favoriser l'explosion en taille de nos PME.
Il ne suffit que de regarder les US pour voir que la machine à Innovation et à Cash est repartie, au travers des Groupon, Linkedin, Facebook, Twitter, Flickr,
ou encore Tesla Motors, Better Life, First Solar....
De très nombreuses autres sociétés, devenues en moins de 10 ans des géants...
Quand est-ce qu'on sera capable de faire de même en France ?
Il faut pour cela libérer le capital risque, qui permet aux Pme prometteuses de lever des fonds et de grossir très rapidement.
La première étape est de supprimer l' ISF, qui empêcherait par exemple le développement d'un Twitter. En effet Twitter à une valorisation de plusieurs milliards de dollars, mais ne dégage pas de bénéfice son fondateur, serait soumis à une somme considérable d'impôts sans forcément avoir encore des revenus très important.
Il faut donc supprimer les impôts sur le capital, mais plutôt taxer la rente et favoriser l'investissement.
Il faut également supprimer les effets de seuils, ou l'on impose des démarches administratives et des règles aux entreprises en fonction de leur nombre de salariés et non par rapport au chiffre d'affaires et au bénéfice.

Il faut également flexibiliser le marché du travail, beaucoup trop rigide et compliqué. Le code du travail ne cesse de se densifier et de se compliquer. Il faut aujourd'hui être doctorant en droit pour pouvoir bien le comprendre....
Un nouveau CPE généralisé serait une bonne chose....

Enfin il arrêter avec l'instabilité fiscale, on change les règles en permanence sans concertationa avec les acteurs économiques. l'exemple en est la suppression des aides à l'industrie du solaire.

Bref beaucoup de travail en perspective pour 2012.
Réponse de le 07/03/2011 à 13:19 :
Avant celà il faut former les hommes pour répondre à ces enjeux planétaire et faire de l'èducation de nos jeunes une priorité absolue, un vrai plan Marchal des savoirs, mais les comptables de l'Elysée et de Matignon n'en prennent pas le chemin en dépeçant l'éducation nationale comme jamais ce n'avait été fait !.. La facture sera très lourde demain !
a écrit le 07/03/2011 à 11:03 :
pour que il y ait hypercroissance il fait qu'il y ait du pouvoir d'achat ... il faut donc nous le préserver !!! et arrêter de gaspiller notre argent avec des choses stupides comme l'éolien ou le solaire ...c'est pas trés intelligent ni ambitieux ça .!!! il faudarit aussi trouver des solutions pour arrêter la flambée de l'immobilier .... car payé le loyer ou l'emprunt il reste plus grand chose pour consommer !!
a écrit le 07/03/2011 à 8:51 :
Ces politiques et de surcroît, ultra libéraux n'ont pas été capables de prévoir et encore moins d'endiguer la crise, voilà qu'ils se projettent dans le futur en nous annonçant des faits qui ne seront plus d'actualité dans dix ans et encore moins dans les mémoires des français qui pendant cette période auront subi toutes les déchéances économiques et sociales voulues par le libéraux et lâchés par les socialo marxistes.
Je crois que c'est lui qui vantait la nécessité que les produits agricoles fassent l'objet d'une cotation....elle est pas c.. cette idée!
Réponse de le 07/03/2011 à 9:40 :
Ron Paul, homme politique libertarien américain, avait prévu la crise en 2003. La preuve: http://www.lewrockwell.com/paul/paul128.html
La crise a été provoqué par Fannie Mae et Freddie Mac des entreprises gouvernementales ce que dénonçaient Ron Paul à l'époque. De plus, de nombreux économistes de l'école autrichienne avait prédit la crise.
Réponse de le 08/03/2011 à 17:20 :
Rechercher sur Internet le nom de Ron Paul. C'est un homme politique américain libertarien qui avait prévu la crise dès 2003.
Réponse de le 09/03/2011 à 3:52 :
Ma tante aussi et elle est socialiste ...
a écrit le 06/03/2011 à 22:28 :
Ressortir Rcardo du placard pour nous expliquer le grand espoir du marché (mondial)
futur s'appelle enfoncer des portes ouvertes.La particularité des réformateurs est qu'ils n'ont jamais rien réformé du tout !
a écrit le 06/03/2011 à 19:31 :
Madelin ,n'est pas la bande à Leotard , c'est lui qui l'a viré de l'udf au dernier congrès de Vincennes .
a écrit le 06/03/2011 à 19:03 :
Aura-t-il encore la meme couleur de cheveux dans une dizaine d'années ? Mais bien sur que dans une dizaine d'années les effets de la crise seront effacés du moins je l'espère pour tous les Français :mais , nos riches auront-ils le désir de faire travailler leur argent en France eux plutot que dans le monde moderne ailleurs !
Réponse de le 08/03/2011 à 17:40 :
Qui voudrait rester se faire spolier dans un enfer fiscal et administratif ? J'espère que la faillite à venir de l'Etat français changera beaucoup de chose dans ces domaines.
a écrit le 06/03/2011 à 16:42 :
M. Madelain a raison. Je crois que les plus beaux jours sont devant nous. Certaines startups pretendent pouvoir produire du petrol a $30 le baril d'ici 2 ans. Meme elles le produisent a 60 ou meme 90, cela enleve beaucoup d'incertitudes. Les bonnes idees peuvent aller bien plus loin grace a l'interconnexion.
Monsieur Madelain a aussi raison de s'inquieter du fait que nous serons bien positionnes pour profiter de cette croissance.
a écrit le 06/03/2011 à 16:39 :
Ce Monsieur qui a un poste de planqué qui aeu des fonctions politiques qui n' jamais éclaté par ses actions a encore des tribunes pour l'écouter ce que sera demain un livre de lecture qui n'est pas pour liu trop médiocre la bande à Léotard, les révolutionnaires qui n"'ont jamis révolutionné sauf les petuites fafires et dire que M. Longuet jamis très blanc jamis très noir et de la même mauvaise sauce se trouve un poste de planqué au gouvernement pour tenter d'enterrer l'affaire Karachi mais pas pour ses compétences.
Pauvre France on voit toujours les mêmes diseuses de bonnes avantures mais toujours hors du ton et du temps allez Monsieur profité de l'argent qui vous est gracement distribué et cessez de vous croire pour une personne compétente.
Réponse de le 06/03/2011 à 19:06 :
comme je vous comprends ; ainsi que nombre de Français .
Réponse de le 07/03/2011 à 13:08 :
Faites comme moi, pincez vous le nez pour lire les rubriques politiques!
a écrit le 06/03/2011 à 14:31 :
il faut rappeler quand même que les plus grandes découvertes scientifiques du 20e et du 21eme sont faites dans des labo d Universités finances par les États. Y compris aux États Unis, Mr Madelin.
Mais bon, ceci dit, il a raison de dire que les progrès scientifiques et technologiques sont et seront énormes, mais il va falloir réfléchir a comment on les utilise a bon escient et ca c est vraiment pas gagne.
Réponse de le 06/03/2011 à 15:05 :
@ gertrude: le génie humain n'est pas nouveau et on a pas attendu Madelin pour progresser. Le tout est en effet de savoir quelle sera l'utilisation des nouvelles technologies. D'habitude, c'est toujours l'aspect négatif qui l'emporte :-)
Réponse de le 07/03/2011 à 9:30 :
@Patrickb . "Le tout est en effet de savoir quelle sera l'utilisation des nouvelles technologies. D'habitude, c'est toujours l'aspect négatif qui l'emporte". Vous êtes vraiment sérieux quand vous dites cela ? Si c'est le cas, c'est effarant. Regardez le monde autour de vous et comparez le à l'âge de pierre par exemple. Vous croyez sincèrement que c'était mieux avant ? Mais nous touchons là l'essentiel. Comment espérer que les choses s'améliorent avec un mental négatif ?
a écrit le 06/03/2011 à 14:19 :
Beaucoup de commentaires excités et irrationnels ici...
Réponse de le 07/03/2011 à 9:38 :
Effectivement, c'est la peur irraisonné en l'avenir qui provoque cela. Pourtant, la France est de très loin l'un des pays les mieux lotis, mais le mental fait toujours défaut, comme chez beaucoup de nos sportifs. C'est de cela que parlait le général de Gaulle quand il traitait les français de veaux.
Réponse de le 07/03/2011 à 12:45 :
halley : comment voulez vous etre optimiste avec nos politiques qui ne visent que leurs postes et pas le bien de la France !Combien de mauvais exemples de leurs parts , combien de belles realisations utiles ,profitables pour la France ? Regardons juste la réforme des retraites :sont -ils touchés ? Sur les cumuls de mandats ou fonctions privées :comment pouvez vous reussir à nous faire admettre qu'ils puissent accomplir toutes ces taches en 24 h ? Dans toutes les entreprises , nous confions pas plus de 2 projets et encore à une meme personne .....
a écrit le 06/03/2011 à 13:34 :
En effet, grace à la r?election de Sarkozy, qu'il sponsorise, en 2012 un tel miracle peut se produire.
Faites taire ce charlatan.
a écrit le 06/03/2011 à 13:01 :
L'occident s'effondre mais il faut donner de l'espoir au vil peuple pour qu'il ne se révolte pas et accepte de nouveaux sacrifices. Dans 10 ou 20 ans s'a ira probablement mieux mais en attendant il faut vous sacrifier car comprenez, la rente de mon cartel pseudo financier est menacée...
a écrit le 06/03/2011 à 12:32 :
encore de beaux mensonges monsieur Madelin, comme celui de dire que le nuage de tchernobyl n'était pas passé au dessus de la France... quand vous étiez ministre... je pense que certains devraient disparaitre du paysage politique... dommage qu'il y ait encore des secrets d' Etat, les citoyens ont le droit de tout savoir...
Réponse de le 06/03/2011 à 19:09 :
Mais il y a eu des émissions sur le nuage et ,il y a eu révélation de ce qui vous chagrine : bien sur le nuage a traversé la France , la Corse .
a écrit le 06/03/2011 à 9:57 :
madelin c'est ET sans l'humanité et la poésie.il a rien vu venir de la crise financière et li voudrait nous faire croire à son expertise.
Réponse de le 06/03/2011 à 10:44 :
Ils ne l'ont pas vu arriver cette crise? Ce sont eux qui l'ont organisée!!
Réponse de le 06/03/2011 à 12:33 :
que ce soit du cynisme ou de l'incompétence,le problème est le meme.il faudrait les neutraliser.
Réponse de le 07/03/2011 à 9:17 :
Ceux qui ont organisé la crise ce ne sont pas ceux que vous croyez. Je vous mets au défi d'étudier le rôle de Fannie Mae et Freddie Mac dans la crise et ensuite de venir me dire que c'est la faute du "libéralisme" et d'"Alin Madelin", de la "main invisible", d' "Adam Smith" et de Margaret Tatcher.
Réponse de le 09/03/2011 à 3:57 :
Ceux qui ont organisé la crise ne sont pas ceux que l'on croit ... ahbon ??? c'était des socialo-communistes espions infiltrés dans les bureaux de W Bush ??? Bush est socialo-communiste !!! ça c'est de la révélation !!
a écrit le 06/03/2011 à 9:55 :
Je me disais que cela faisait bien longtemps que ce monsieur n'était intervenu pour nous sortir une de ses innombrables "blagues" (pour rester bienséant ) !
a écrit le 06/03/2011 à 9:32 :
Qui peut encore croire à la « main invisible » d?Adam Smith ? Alain Madelin en sera le dernier théologien .Tous les marchés ont des règles et des contraintes, écrites et non écrites, sont sujets à des habitudes, ont des restrictions d?accès etc? Un marché pur et totalement libre est une illusion, c?est un reste de théologie du 18ème siècle . L'idée trop simpliste de la main invisible est une excuse trop facile pour le laisser faire des combinards qui entrainent le monde dans le mur. Aujourd'hui ,il devient urgent d'orienter , de choisir ,d'encadrer des marchés ,La recherche aussi doit être encadrée pour ne pas aboutir au n'importe quoi de la vache folle ou des OGM.
Nous paieront le 20ème siècle très cher : des millions d'années à garder et reconditionner les déchets nucléaires : qui paira? ni Areva ni Madelin ni Monsanto ,mais des centaines de générations....la fainéantise théorique c'est fini !
Réponse de le 06/03/2011 à 10:25 :
Aujourd'hui il n'y a AUCUNE marché qui ne soit pas régulé. D'ailleurs la crise est venue d'un secteur où le gouvernement était omniprésent par l'intermédiaire de Fannie Mae et Freddie Mac. Les naïfs sont en fait les pro-régulateurs. Croyez vous que les régulateurs se contenteront toute leur vie de leur statut de fonctionnaires? Non, ils rêvent tous de travailler pour les banques qu'il régulent. C'est comme ça que Wall Street est devenu dangereux, car avec leur argent ils contrôlent les régulateurs et la politique américaine. Ce genre de collusion n'a RIEN à voir avec le libre marché. La naïveté régulatrice c'est fini!
Réponse de le 06/03/2011 à 16:43 :
@libre "La naïveté régulatrice c'est fini!" ... tu parles , il faudrait qu'elle commence. Et tu viens de démontrer que le Marché libre est une utopie (du même niveau que le communisme ???)
Réponse de le 07/03/2011 à 9:12 :
Pas du tout. Je viens de démontrer que la régulation est une utopie. Si le libre marché n'existe pas c'est que les politiques se laissent influencer par les grandes entreprises.

Un grande entreprise a intérêt à la régulation. En effet, en augmentant les coûts administratifs cela étouffe la concurrence. Les grandes entreprises absorbent l'augmentation de ces coûts par l'augmentation de leurs profits. Les citoyens pro-régulation sont les idiots utiles des grandes entreprises.

Lisez Ludwig Von Mises et particulièrement le site de son institut et vous comprendrez comment on peut être capitaliste et dénoncer le pouvoir des grandes entreprises.
Réponse de le 08/03/2011 à 3:03 :
bon point , effectivement ce que j'appelle et ce qu'appelle les français libéralisme c'est le capitalisme des multinationales (j'en fait partie et leur dirigeants se disent franchement libéraux), et ils est vrai qu'elles ont intérêt a mettre en place certaines règles pour empêcher la venue de concurrents. Mais quel est ce "vrai libéralisme" qu'il vaudrait mieux appeler autrement que neo ... ?
a écrit le 06/03/2011 à 8:46 :
M. Madelin a toujours été un théoricien du libéralisme, ou un ultra réac façon conservateur américain. Quand vous lui écrivez sur son site/blog, il ne répond pas. M. Madelin représente le France des cartels, je ne comprends pas qu'il ne soit pas un proche conseiller du président actuel, c'est son ombre.
Réponse de le 06/03/2011 à 9:31 :
Je confirme ce que has been écrit. Je connais ce Madelin mais La Tribune n'apprécie pas mon commentaire qu'elle a sournoisement censuré...
Jean-Claude Meslin: Le Rescapé de la Bombe d'In-Ekker (01-05-1962)
a écrit le 06/03/2011 à 8:25 :
en gros la monstrueuse montagne financiere mis en place par l'occident s'ecroule et mr madelin , tel un joueur de poker nous dit , je joue tout a quitte ou double , je vais finir par gagner , vous allez voir ce que vous allez voir , par schumpeter , par ricardo et toutes ces divinites qui protegent le joueur de poker , vous allez voir ce que vous allez voir !!!
a écrit le 06/03/2011 à 8:06 :
Nous sommes bien à la fin des temps, la preuve voilà encore un prophète :-))

J'en ai un peu assez de l'antienne sur l'innovation. On vit dans un monde qui innove peu, on a Internet mais à part ça? On vit toujours comme on vivait dans les années 70, sauf qu'on ne sait pas retourner sur la Lune, que les US n'auront même plus de système de transport spatial civil public dans un an, que rien n'a remplacé nos TGV archaïques, que nos Concordes n'ont pas créé une nouvelle filière aérienne.

Nos ingénieurs écrivent des milliards de ligne de code tout ça pour quoi? Ils ne font que se recopier les uns les autres (il y a une blague fameuse sur les programmes Cobol) et le résultat c'est quoi? Qu'on a mis derrière des écrans des légions de travailleurs à la productivité très douteuse et qui eux même ne comprennent même plus en quoi consiste leur travail!

Si on prend des indicateurs vraiment globaux pour avoir une indication sans biais: On ne vis pas non plus vraiment plus longtemps que dans les années 70, n'en déplaise aux politiques spécialistes de la retraite.

En résumé l'innovation c'est du vent. Nos labos ne produisent rien de concret. On a pas besoin d'ingénieurs ou de PhD stériles sur le plan intellectuel mais on a besoin de vrais génies comme Pasteur, Newton ou Edison qui avaient une tête bien faite mais pas de parchemin.
Réponse de le 06/03/2011 à 17:00 :
Et oui, ... ces 10 dernières années nos Ingénieurs aéronautique préféraient travailler dans la finance plutôt que dans les entreprises aéronautique , tout ça parce qu'ils étaient excellents en mathématiques et que la finance était (est) nettement plus rémunératrice .... au final vendre des subprimes à la planète ... Dans notre monde actuel "l'innovation" est entièrement tournée sur le moyen de faire le plus de pognon a court terme (et dans la finance ou autour dans ses bulles) ... L'aéronautique, les transports, l'énergie, les vrai médicaments demandent du long terme .
Réponse de le 07/03/2011 à 12:21 :
Et en plus, de l'innovation, pour quoi faire ? créer une entreprise ! ensuite dès que vous allez grossir et prendre des parts de marché, vous allez finir par marcher sur les plantes bandes des grosses multinationales françaises ou internationales qui ont des appuis politiques. Vous n'avez aucunes chances ! a part de vendre votre bien à ces même entreprises. Le système est complètement sclérosé. Ce n'est pas les gens "qui ne veulent pas évoluer" mais notre médiocratie !
Réponse de le 08/03/2011 à 3:06 :
Produire la même chose que les chinois est stupide - Innover si on suit Candide est médiocre - Que nous reste t'il ?? remettre en place des droits de douanes élevés ?
a écrit le 06/03/2011 à 7:19 :
Très juste. Il ne faut cependant pas se limiter à une vision franco-française. Aujourd'hui 2 pays-continents - les USA et la Chine - jouent à un jeu de "je te tiens, tu me tiens" dangereux. L'interdépendance de ces pays est forte et que se passerait-il si le premier voyait sa croissance demeurer au point mort et si le second voyait ses bulles (immobilière notamment) exploser? Quelles seraient les répercussions mondiales, notamment dans la néo-colonisation de l'afrique par la Chine? Trop de paramètres entre en jeu pour ne pas désapseptiser un peu cette propension tout à fait juste.
a écrit le 06/03/2011 à 7:13 :
Pouvez-vous vérifier votre grammaire puis, corriger votre première phrase ? (et d'une manière générale, vous relire avant de publier). Merci.
Réponse de le 09/08/2011 à 11:57 :
Pauvre homme. On a presque pitié de lui.

Le dernier Stroumpheterien peut rejoindre Thatcher à Londres dans son hospice de luxe et hurler :

" Nous sommes tous des Alzheimer ! "

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