Campus de Jussieu : un gouffre financier, selon la Cour des comptes

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La Cour des comptes a annoncé jeudi avoir saisi la Cour de discipline budgétaire du dossier du désamiantage du campus universitaire parisien de Jussieu, dont elle dénonce le bilan financier accablant. REUTERS
La Cour des comptes a annoncé jeudi avoir saisi la Cour de discipline budgétaire du dossier du désamiantage du campus universitaire parisien de Jussieu, dont elle dénonce "le bilan financier accablant". REUTERS (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Dans un rapport présenté ce jeudi, la Cour des comptes dresse un bilan accablant de la réhabilitation du campus de Jussieu. Ce chantier, qui devait durer trois ans et coûter 183 millions d'euros, s'étalera finalement sur près de vingt ans pour un coût estimé à 1,8 milliard. La juridiction a transmis le dossier à la Cour de discipline budgétaire et financière.

Lancé en 1996, le chantier devait durer trois ans et ne que coûter "que" 183 millions d'euros. Las, il sera achevé "au mieux" en 2015 pour une facture totale estimée pour l'heure à 1,8 milliard d'euros, sachant que les 2 milliards sont déjà évoqués. Ce gouffre financier, c'est celui de l'imposant campus de Jussieu, connu pour son architecture des années 60 mais surtout pour l'opération de désamiantage lancée en 1996 à grands renforts de relais médiatiques. La Cour des comptes en a dressé un bilan accablant ce jeudi dans un rapport thématique. Le constat est d'autant plus sévère que les magistrats de la rue Cambon avaient déjà effectués deux contrôles en 1999 et 2003 assortis de recommandations qui "n'ont pas été suivies", a regretté le président de la Cour des comptes, Didier Migaud. D'où la décision de la Cour de se livrer à un "bilan d'ensemble", axé principalement sur les opérations de travaux menés par l'établissement public du campus de Jussieu (EPCJ) chargé de la maîtrise d'ouvrage et sur les modalités de pilotage de cette opération.

45.000 étudiants au lieu de 25.000

Le constat majeur est sans concession, même si la Cour reconnaît que ce projet qui concerne une surface de 311.000 m2 . "Cette opération a subi d'importantes dérives en matière de coût et de délais. C'est un cas d'école d'opération mal conduite", a résumé en préambule Didier Migaud en présentant les trois grandes faiblesses de l'opération Jussieu. Tout d'abord, celle-ci est né sous de mauvais auspice, caractérisée dès le départ par une "grande complexité", note la Cour, du fait notamment d'une absence de plans de structure et de documentation sur les méthodes de construction des bâtiments et leur occupation. A cet égard, la "sur occupation" des locaux rendait dès le début le chantier complexe du fait des transferts d'étudiants et de personnels à prévoir pendant les travaux.

"En 1996, chaque mètre carré était occupé [...] au mépris des règles les plus élémentaires de sécurité", pointe le rapport. Prévu initialement pour 25.000 étudiants, le campus accueillait en 1996 45.000 étudiants et 10.000 personnels. Selon le rapport Larrouturou de février 2010 sur l'immobilier parisien, le ratio m2/étudiant est de 15,87 à l'université Paris 6-Pierre et Marie Curie (qui occupe la majorité des lieux) contre 2,02 à Paris 1...Par ailleurs, les phases de préparation ont été délaissées et les études et diagnostics négligés.

Dès le départ, le coût de l'opération a été "sous-estimé" et les solutions alternatives (deconstruction-reconstruction) délaissées. Le choix de procéder par tranches, obligeant à reloger à tour des rôles des occupants a entraîné des surcoûts de loyers. Chaque tranche a été marquée par une dérive financière (hausse de 61% pour la tour centrale, 38,6% pour l'Atrium, 25% pour le secteur ouest...).

Deuxième grande critique, la "dilution des responsabilités". Les parties prenantes (Paris 6, Paris 7, l'Institut de physique du Globe, l'établissement public du campus de Jussieu chargé de la maîtrise d'ouvrage, depuis remplacé par l'Epaurif...). Manque de pilotage, un EPCJ mal calibré, des établissements universitaires "dans une situation de clients qui ne paient pas le coût de leurs exigences" mais aussi des blocages internes. Certains services ou laboratoires ont parfois refusé de quitter leurs locaux provisoires, entraînant des prolongations de baux et des surcoûts de loyers, parfois de 22 millions d'euros par an (ilôt Cuvier). Quant à l'Etat, qui a montré "un sens aigu du compromis", "il n'a pas assuré son rôle d'arbitrage", juge la Cour des comptes.

Les loyers ont alourdi la facture

Bref, le bilan est jugé "désastreux", avec des délais par deux fois repoussés et un coût total multiplié par 10. Au final, le coût du désamiantage ne pèse que... 6% de la facture globale et les loyers de locaux provisoire... 33% ! Le coût de la réhabilitation s'élève ainsi à 3.646 euros par m2 contre 2.476 euros pour la Zac Paris Rive-Gauche, nouveau campus de Paris 7-Diderot. Au vu de ces dérives, la Cour des comptes a décidé de saisir la Cour de discipline budgétaire et financière. Elle formule aussi une série de recommandations : que l'Etat s'assure des compétences et des moyens des porteurs de projet, que les établissements soient responsabilisés et définissent leurs besoins notamment en fonction de la carte francilienne des formations et enfin que soient créées les conditions d'un pilotage stratégique par l'Etat des opérations immobilières universitaires.

Dans un communiqué publié jeudi, le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a assuré qu'il "serait attentif à ce que toutes les améliorations possibles puissent être apportées à l'organisation des projets, et les recommandations formulées dans le rapport de la Cours des Comptes seront donc mises à profit pour progresser encore dans les processus qui assureront une meilleure maîtrise des opérations immobilières universitaires".

Faute de pouvoir réduire la facture financière et la dérive temporelle, Didier Migaud a estimé que "la compréhension de leurs causes et de la chaîne de responsabilités" doivent "servir de leçon dans le cadre des nouvelles opérations telles que l'opération campus (5 milliard d'euros dont 1 milliard pour Saclay) et les investissements d'avenir".

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Commentaires
a écrit le 21/11/2011 à 20:02 :
Bon, l'UNEF a détourné combien, encore? ... Et ce grâce à Yoyo... qui devait emmener certains aux pays des idées.
Je crois qu'ils en sont encore loin!
a écrit le 20/11/2011 à 18:03 :
Qui était au pouvoir en 1986 ? Qui a fait croire aux gogos que l'amiante était dangereuse en tant que telle ? Ce qui est "dangereux", ce sont les travaux sur l'amiante : poussière générée par le sciage ou le polissage.
Réponse de le 21/11/2011 à 16:42 :
sauf que c'est 1996.
a écrit le 19/11/2011 à 18:53 :
Oui il faut que ce campus déménage, quel qu'en soit le coût, mais à condition qu'on démolisse l'horrible tour qui défigure la perspective sur la Seine depuis Notre-Dame !
a écrit le 19/11/2011 à 18:53 :
et oui encore une dérive de notre grand système, mais c'est bien tous ces rapports et ces bilan, mais la cour des comptes n'a aucun pouvoir, alors ben on va continuez a produire des rapports et des bilan pour remplir les belles étagère que le contribuable paie, car il faut bien une justifier de l'achat d'étagère et deuxièmement de tout ces gens qui travaille a la cour des comptes, qui laisse tout notre belle politique souriante des divers bilan que celle ci peu pondre !!!!
c'est pas grave, très chère cour des comptes, c'est le contribuable qui va payer ne vous inquiétez pas, ça sort pas de votre poche mais de la notre, c'est pour cela que vous pouvez vous permettre de tel abus, de tel incompétence et de tel débordement, je serai curieux de voir comment vous gérer vos revenu vois si c'est en si piteuse état ??????
Réponse de le 20/11/2011 à 0:22 :
La Cour des Compte pointe les dérèglements du système afin que le citoyen/contribuable puisse sanctionner les décideurs par son vote. De plus, comme vous le dîtes, cet organe ne possède pas de pouvoir de décision et par conséquent on ne peut lui reprocher "de tel débordement", ce n'est pas elle qui décide de l'emploi des deniers publics. Avant de critiquer un système, cherchez à le comprendre, votre critique sera peut-être pertinente...
a écrit le 19/11/2011 à 4:06 :
Jussieu, certes complexe à construire car sur un sol instable (passage de la rivière souterraine Bièvre) à une époque où les marchands de vin refusaient de partir pour les travaux, est durablement excessivement coûteux en exploitation et en chauffage. De plus ses fondations ne sont pas non plus achevées (l'architecte Albert est décédé avant la fin des travaux s'inspirant de l'Escurial près de Madrid) et si un incendie se déclarait la température critique d'effondrement du métal de structure, soit 520°, serait atteinte en moins d'une heure contre 1h30 minimum requise (voir Twin Towers septembre 2001) En cas de sinistre les étudiants et les personnels ne disposeraient que d'un temps limité pour évacuer entièrement le campus. La rénovation n'intègre absolument pas les mises aux normes nécessaires vus les coûts, entre autres compte tenu des équipements technologiques nécessaires. De plus il y a quotidiennement des manipulations de produits dangereux : radioactivité, produits chimiques polluants, explosifs, transgéniques etc. pour le quartier. Les étudiants sont en surnombre, l'université et les équipements sont ouverts à tous les vents et font l'objet de dégradations et vols réguliers sans pouvoir être sécurisés vue la configuration des lieux et il est clair qu'au prix de l'immobilier une université n'est pas justifiée dans ce quartier de Paris surtout dans le contexte économique actuel. Un rapport du Sénat décrit assez bien certains problèmes et l'historique de la situation http://www.senat.fr/rap/r02-213/r02-21312.html
Réponse de le 19/11/2011 à 9:56 :
Bel argumentaire !
a écrit le 19/11/2011 à 3:38 :
J'espère que certains étudiants auront trocqué leur avenir de Bac+5+chomage pour un seau une truelle et un emploi extensible à vie.
Réponse de le 19/11/2011 à 9:01 :
En effet très drôle, cela les ferait passer du rêve de l'ascenseur social français au brick and mortar.
a écrit le 18/11/2011 à 22:28 :
Etrange: personne ne parle de l'architecte en charge de la rénovation de Jussieu: Jean Nouvel
Réponse de le 19/11/2011 à 3:44 :
Ce n'est plus lui depuis 2002.
a écrit le 18/11/2011 à 14:50 :
À l'image de la Fac

Cette Fac est une véritable caricature du fonctionnariat, j'y suis depuis 2 ans et je n'ai jamais vu ça.
Les locaux "temporaires" sont déjà en ruines, les multiples secrétariats ont des horaires d'ouvertures différents et les 3/4 du personnel (prof ou administratif) n'est composé que de baby-boomers blasés qui n'en branlent pas une.
Sans parler de l'aspect esthétique de cette véritable verru en plein Paris (au bord de Seine dans le Vème arrondissement !).

On a des affiches du NPA et des conférences sur le Marxisme (c'est une Fac scientifique où 80% des étudiants se moquent bien de ces conneries de jeunes bobos-gauchos) l'architecture du bâtiment est une honte, certaines barres HLM sont mieux pensées (pour ce qui en doute, expliquez-moi l'utilité de DOUVES et l'énorme perte d'espace lié à l'agencement foireux des "barres" ?)

Cette Fac devrait être rasée, un mauvais souvenir d'une époque où le béton faisait sa loi et où les grands ensembles étaient à la mode.
Regardez donc la réalité en face et rasez cette horreur :
http://tielens.free.fr/Jussieu.jpg

Si certains veulent en savoir plus sur ce monstre qu'est Jussieu, je recommande la petite histoire d'un ancien prof, c'est drôle et ironique (mais on rit jaune en se disant qu'il a écrit cela en 1999) :
http://perso.ens-lyon.fr/eric.boix/legacy/
Réponse de le 18/11/2011 à 15:12 :
+1
Réponse de le 18/11/2011 à 22:30 :
2 questions:
Quelle est valeur de cet ensemble à la vente?
Quel est le COS (coefficient d'occupation des sols)?
Il est peu probable de pouvoir reconstruire une telle surface au même endroit.
Les loyers étaient pourtant à prévoir. Quelle est la part du seul désamiantage?
Réponse de le 19/11/2011 à 4:20 :
Merci à Etudiant@Jussieu, très intéressant et passages très marrants ;o)))
@Tulipe : Le prix de l'ensemble Jussieu peut être, sous toutes réserves, de l'ordre de 2,5 à 4 milliards d'euros pour donner une idée. Le Cos est de 3 à Paris zone urbaine, la part du désamiantage, comme indiqué dans l'article, est de 6% de 2 milliards d'euros.
a écrit le 18/11/2011 à 12:43 :
il faut creuser plus avant dans cette affaire et trouver qui a intérêt à "héberger" l'université pendant son désamiantage.
qui touche les valises?
a écrit le 18/11/2011 à 10:30 :
Pourquoi la Cour des comptes ne dispose-t-elle pas d'un pouvoir juridictionnel de sanction comme les autres juridictions françaises ? Ses rapports seraient plus suivis d'effet, c'est garanti !
Réponse de le 18/11/2011 à 10:54 :
c'est juste pour se donner conscience devant les francais.
a écrit le 18/11/2011 à 10:30 :
il fallait tout raser et faire du neuf: les solutions existaient et Jussieu aurait pu devenir une vitrine sur le plan international, au lieu de cela on a fait du méli mélo scandaleusement coûteux, il va falloir l'expliquer au contribuable. Qui en a profité?
a écrit le 18/11/2011 à 10:22 :
La cour des comptes a beau année après année stigmatiser les énormes dérives de l'ETAT.; rien n'y fait et les dépenses somptuaires non maîtrisées continuent et pas qu'à JUSSIEU. L' hydre tentaculaire de l'état est devenu incontrôlable avec toutes ses cours et commissions "Théodule" qui peuvent apparaitre responsables mais jamais coupables.
a écrit le 18/11/2011 à 10:20 :
"Selon le rapport Larrouturou de février 2010 sur l'immobilier parisien, le ratio m2/étudiant est de 15,87 à l'université Paris 6-Pierre et Marie Curie (qui occupe la majorité des lieux) contre 2,02 à Paris 1"
ce n'est pas plutot le ratio éudiants/m² ? Sinon vous semblez dire que les étudiants de Jussieu sont mieux lotis qu'à Paris 1.
Réponse de le 21/11/2011 à 21:13 :
15etudiants/m² n'est pas non plus raisonnable :D
ca doit tourner autour de 5m2 par étudiants peut etre
a écrit le 18/11/2011 à 10:04 :
architecture stalinien ... l'hiver, le vent tourbillonne entre les tours ... horrible.
Réponse de le 20/11/2011 à 14:41 :
+ 1000
a écrit le 18/11/2011 à 10:04 :
Des gouffres financiers il y a des centaines . J'aimerais qu'on présente devant le citoyen
combien coûte la gestion des différentes administrations .
Beaucoup seraient étonnes.
Réponse de le 18/11/2011 à 15:22 :
ahhhh c'est pour ca que tout les bobos sont decoiffés! !! ! ! ! je pensais que c'etait un style !
a écrit le 18/11/2011 à 8:37 :
Budget initial multiplié par plus de 10 ! Délais multipliés par 4 ! Encore une gabegie incroyable de l'Etat, incapable de mener à bien le moindre projet d'envergure, écartelé entre les intérêts concurrents et les rapports de force des multiples profiteurs de la providence étatique. Nos impôts ne servent pas l'intérêt général mais financent les meilleurs morceaux que les carnassiers se disputent. Il faut privatiser Jussieu et la plupart des universités. Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 19/11/2011 à 9:46 :
Bien vu !
Tous ces gâchis, d'argent de temps, de ressources humaines devraient faire parti des débats aux élections présidentielles.
a écrit le 18/11/2011 à 8:20 :
L'admisnistration française dans toute sa splendeur...
a écrit le 18/11/2011 à 8:19 :
Une fois de plus les services de l'Etat sont pris en défaut de gestion, et ce sont les français qui payent la note. Il faut parvenir à des sanctions telles que le licenciement des personnes irresponsables.....et surtout un suivi qui permette de bloquer les dérives en temps utiles. et que dire du gouvernement qui veut se mêler de la gestion des banques....voire Dexia ou il est actionnaire majoritaire....surtout pas.....les énarques et assimilés sont une plaie pour la France....cqfd
a écrit le 18/11/2011 à 6:33 :
Bonjour,

abonné à la tribune, j'apprécierai une relecture des articles pour éliminer les fautes d'orthographe avant publication.
Cordialement,
Réponse de le 19/11/2011 à 22:28 :
le conditionnel, j'apprécierais !
Réponse de le 20/11/2011 à 10:09 :
@abonné : Ah ça, c'est pas de chance. Se faire tacler sur une demande pertinente.
a écrit le 17/11/2011 à 22:04 :
n'importe quelle personne un tantinet sensée savait dès le départ que l'opération était une idiotie, sauf ... vous pouvez deviner qui : maîtres d'oeuvres, démolisseurs, spécialistes du désamiantage... près à saigner l'état et fort de conseillers en communications et lobbyistes de tout poil. De plus cette université est d'une laideur sans égale. Alors pourquoi y a-t-il encore des bênets pour s'étonner et du coût final et du résultat de l'opération. Vous êtes sourds, muets, aveugles et sans mémoire, les journalistes ?
a écrit le 17/11/2011 à 21:49 :
Merde, et il aurait été bien mieux pour tout le monde que l'on détruise cet horrible campus en plein milieu de Paris, après avoir construit une superbe université moderne dans une des ZAC parisiennes (12e, 13e ou 18e arrondissement) pour les reloger et leur donner des conditions de recherche et d'étude digne du 21e siècle ! Le coût de la construction aurait pu être totalement transparent pour l'Etat (enfin franchement je me demande s'il mérite son E majuscule) par la vente du terrain et autre opération immobilière. Vraiment la crétinerie des ces gens est insondable, c'est affligeant.
a écrit le 17/11/2011 à 21:42 :
Et s il n'y avait que cette Fac , malheureusement tout est comme cela , beaucoup de gens qui veulent des titres, de l'argent ou des honneurs mais aucun n est responsable tous des incompétents. Et puis ils vont vite étouffer ce rapport comme les autres et tous les politiques s'en foutent car seule les elections et le poste les interessent. L'interet des citoyens français du pays ils en ont rien à foutre!!
a écrit le 17/11/2011 à 20:22 :
N'importe quel particulier qui a fait de la restauration de vieux logements sait qu'entre les devis de départ et le coût à l'arrivée, il y a souvent un écart. En plus, quand il s'agit d'immeubles laids et mal commodes, quel intérêt de les conserver ?
Il vaut toujours mieux détruire et reconstruire avec de nouvelles normes et des locaux plus fonctionnels. Mais pour cela, il faut des décideurs capables de prendre des décisions qui dérangent parce que le confort, c'est garder ses petites habitudes, sans dire que les millions d'euros ne sont pas perdus pour tout le monde... Vive la transparence !
S'il faut encore 4 ans, il est peut-être temps d'arrêter une partie des travaux pour détruire, ce qui n'a pas été réparé, remplacer par des espaces verts et mettre l'argent économisé dans un autre projet de fac ailleurs.
Pour information : à part faire rire jaune, les Français à la lecture de ses rapports, à quoi sert la Cour des Comptes ? Depuis des années, les rapports ne sont jamais suivis d'effets, autant faire des économies en supprimant la Cour puisque les politiques sont tous d'accord pour ne pas suivre ses avis.
Réponse de le 18/11/2011 à 3:51 :
Surtout pas ! Ils n'ont pas grand pouvoir sur les politiques mais ils ont au moins le mérite d'exister et d'avertir le public sur des dérives budgétaires qui, autrement, ne seraient jamais connu ! C'est exactement l'inverse qu'il faut faire: augmenter ses pouvoirs, lui donner une vraie capacité de sanction sur les gouvernements qui jettent l'argent public par les fenêtres !
a écrit le 17/11/2011 à 20:02 :
La cour des comptes c'est bien ; rapport et rapport et puis rapport . Ensuite la gabegie continue mais tout cela n'est pas grave car le cochon de contribuable est là pour contrebalancer les notoires incompétences de nos dirigeants . Comme disait Coluche :
donnez leur le Sahara et ils vous achèteront du sable dans six mois ?
a écrit le 17/11/2011 à 19:30 :
Allocution présidentielle (14 juillet 1996)

"Il n'y aura plus d'étudiants à Jussieu d'ici la fin de l'année."
(En réaction au problème de l'amiante dans les bâtiments de l'université parisienne, )

Ah, ces gouvernants, que dis-je, ces élites, quels visionnaires.
a écrit le 17/11/2011 à 19:18 :
Mais qui donc :les noms des responsables car là , pour de tels travaux , il devait bien y avoir des architectes à la tete des commanditaires non ? Cela ne devait surement pas etre suivi ,organisé que par le monde de l'éducation !
a écrit le 17/11/2011 à 18:05 :
Qui va rembourser le contribuable ?
Idem pour la sécu et le scandale des vaccins H1N1 ...
Ce pauvre Wauquiez a déjà perdu bien des occasions de se taire avec sa "droite sociale" dont la simple dénomination prête à exploser de rire.
Réponse de le 17/11/2011 à 18:44 :
Ecrire de telles bêtises,démontre votre ignorance du dossier.
Quand à M.Wauqiez,il ne fait que constater une gestion hasardeuse,et cherche à établir un redressement honorable.
Il existe suffisamment de Bouffons,pour ne pas en créer à loisirs.

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