Morceaux choisis du "british bashing" à la française
Frank-Paul Weber
Frank-Paul Weber
Les attaques verbales de dirigeants français contre la Grande-Bretagne ont surpris dans le reste de l'Europe. Toutefois, depuis le sommet européen du 9 décembre dernier, les autres responsables européens se montrent soit publiquement, soit plus discrètement, assez critiques envers Londres. Le cas le plus manifeste est celui de la Pologne. Longtemps considérée comme sur la même longueur d'onde que Londres, notamment sur la libre concurrence, la défiance vis-à-vis de Berlin et des positions plutôt atlantistes, Varsovie a fini par désavouer l'attitude britannique. « Il ne s'agissait pas d'une compétition sportive ou d'une partie de poker, ni des ambitions vides du Premier ministre Cameron, mais d'un grand jeu pour l'avenir de l'Europe », commentait à chaud son homologue polonais, Donald Tusk.
Côté italien, le très Européen nouveau président du Conseil, Mario Monti, mais également ardent défenseur de la libre concurrence, note que « la Grande-Bretagne, si elle ne s'était mise de côté sans vergogne, pèserait plus et aurait plus d'influence ». « Vu que dans l'ADN de la Grande-Bretagne il y a le marché, la concurrence, elle aurait exercé une poussée supérieure au bénéfice des 27 pays », ajoute Mario Monti. Sous couvert d'anonymat, un haut responsable d'un autre pays du sud du continent se félicite, lui, que « l'UE n'ait pas cédé au chantage britannique : ils nous compliquent la vie et nous font perdre du temps ! ».
Frank-Paul Weber
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