Couper dans la dépense publique : facile... sur le papier

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Après François Bayrou, qui table sur une baisse drastique de la dépense publique, la Cour des comptes insiste, elle aussi, sur ce moyen de rétablir les finances publiques. Mais entre ces incantations et la réalité socio-économique française, il y a comme un hiatus... Même l'objectif de François Hollande, qui table sur une hausse de la dépense limitée à 1% l'an en volume, sera difficile à atteindre

Pour rééquilibrer les finances publiques, au lieu d'augmenter les impôts, il "n'y à qu'à" baisser la dépense... Après François Bayrou, qui fonde son programme de retour à l'équilibre budgétaire sur une baisse annuelle de près de 2% des crédits publics (une fois défalquée la hausse des prix) jusqu'en 2016, la Cour des comptes insiste, elle aussi, sur la rigueur dans la gestion des crédits publics.

Il "n'y a qu'à"... Mais alors pourquoi Nicolas Sarkozy, qui est parvenu au pouvoir avec une ferme volonté réformatrice ne l'a-t-il pas fait ? Puisque, semble-t-il, il suffit de le vouloir...

Et si les choses n'étaient pas si simples ? D'abord, il faut faire justice du mythe des expériences réussies, à l'étranger. En Suède, pays qui n'a rien de libéral, l'Etat est parvenu à baisser drastiquement sa dépense, au début des années 90. Tout comme l'Etat canadien. Deux pays qui avaient perdu leur précieuse note AAA. Les dépenses publiques en Suède sont passées de 65% du PIB en 1993 à 55% en 2002. Un effort considérable, sans remise en cause du « modèle suédois ». Sauf que... il s'agit là d'un ratio, celui qui rapporte les dépenses au PIB. Même si les dépenses ne bougent pas, il suffit que le PIB augmente plus que les dépenses pour que ce ratio diminue.... C'est exactement ce qui s'est passé en Suède comme au Canada. La dépense a diminué une année, mais elle a augmenté ensuite. Sur le moyen terme, sa progression a été ramenée à zéro (en monnaie constante), ce qui représente déjà un résultat considérable. Mais en aucun cas, in fine, le nombre de milliards de couronnes suédoises ou de dollars canadiens dépensés chaque année par la sphère publique n'a diminué. Le PIB a progressé plus vite, grâce à des dévaluations massives, gage de compétitivité retrouvée.

L'Allemagne a réussi en cassant son modèle social

Le seul pays ayant réussi à baisser ses dépenses publiques, en proportion du PIB, sans croissance économique, c'est l'Allemagne. Mais au prix d'une véritable remise en cause de son modèle social. C'est ce que n'a pas voulu ou pas osé faire Nicolas Sarkozy. « Nous sommes allés aussi loin que possible dans les économies sans remise en cause du modèle social », a pu dire l'un de ses conseillers.

Voilà pourquoi le programme Bayrou, qui table sur une stabilisation en valeur de la dépense publique (soit, donc, une diminution de 2% l'an une fois l'inflation déduite) pendant les deux premières années peut paraître intéressant, voire séduisant. Mais son raisonnement théorique fonctionne surtout sur le papier. Car les calculs d'économistes, sur un coin de table, peuvent-ils vraiment se transformer en réalité budgétaire tangible ?

La dépense publique, c'est avant tout de la protection sociale (41,5% du total, selon la ventilation réalisée par Eurostat), des dépenses de santé (14,8%), d'éducation (11%).... Elle émane beaucoup plus de la sécurité sociale et des collectivités locales que du budget de l'Etat, le seul à même de contrôler vraiment son niveau de crédits. Or, les crédits de l'Etat, c'est seulement 300 milliards d'euros sur un total de dépenses publiques de 1.090 milliards....

Sabrer dans les prestations sociales ?

Comment sabrer dans toutes ces prestations sociales? Des prestations correspondant pour beaucoup à des systèmes d'assurance (maladie, vieillesse...), qui dans d'autres pays, sont tout aussi élevées, mais assurées par des organismes privés : à ce titre, elles ne sont donc pas comptabilisées dans la dépense publique. Voilà pourquoi la France affiche un taux de dépense publique (et donc de prélèvements obligatoires) plutôt élevé.

Que faut-il faire, alors, aujourd'hui ? Geler le niveau des pensions de retraite, pour les diminuer en euros constants, comme le préconise la Cour des comptes ? En réalité, les pensions diminuent déjà, compte tenu des exigences nées des réformes successives....

En préconisant une progression de la dépense limitée à 0,4% par an en volume au cours du prochain quinquennat, l'UMP place déjà la barre assez haut, si l'on peut dire. C'est le cas aussi de François Hollande, dénoncé comme un dépensier par l'UMP, alors que contenir la hausse de la dépense publique à 1% en volume chaque année, nécessiterait un effort important de maitrise des budgets de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités locales. En effet, un regard historique montre que la pente "naturelle" de la dépense publique, c'est +2% par an. En 1997, le Premier ministre d'alors, Alain Juppé, avait serré tous les boulons, pour maîtriser l'ensemble des crédits. Finalement, la dépense avait tout de même augmenté de 1,6%. Et pourtant son budget pour 1997, celui de la qualification de la France pour l'euro, avait été en affichage l'un des plus rigoureux jamais présenté. La droite avait d'ailleurs perdu les élections après la dissolution ratée de Jacques Chirac...

Baisser de 10% le traitement des fonctionnaires

Pour parvenir à une baisse de 2% de la dépense réelle comme l'affiche François Bayrou, il faudrait prendre des mesures drastiques. Par exemple baisser, année après année, les rémunérations des fonctionnaires. Car, qu'ils relèvent des collectivités locales, des hôpitaux (donc de la sécurité sociale) ou de l'Etat, c'est le gouvernement qui détermine l'évolution de leurs traitements, en décidant du point d'indice de la fonction publique. Avec une baisse de 10% des traitements des agents, répétée année après année, Bayrou pourrait peut-être réaliser son programme. Réaliste? Ou alors, il pourrait remettre en cause le caractère entièrement public de l'assurance maladie, qui serait réservée aux plus pauvres ou aux personnes âgées, selon le modèle américain. Les Français sont-ils prêts à une telle réforme? Poser la question, c'est y répondre.

Pour l'instant, le candidat du centre s'est contenté d'afficher un objectif, rigoureux et ambitieux, mais pas très documenté sur les conséquences d'un tel choix politique.

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a écrit le 14/02/2012 à 14:45 :
quelques idées simples a appliquer pour relancer la machine et les emplois je vis dans une région ou l'on paie 500m2 de terrain 250000euros viabilises la commune détient 65% des terrains je voudrais faire construire une maison pour mes enfants mais impossible alors que la maison vaut terminée 120000 euros;si les maires libéraient plus de terrain a prix correct ca relancerait plein de chantier mais ils préferent conserver leur individualisme par contre le maire de ma commune a cédé a 11 euros le M2 je confirme a une société qui va construire des logements sociaux ;c'est tres bien mais pourquoi en tant qu'électeur dans cette commune depuis 24ans je ne pourrais pas faire construire a ce prix d'autre part la france doit réduire sa voilure dans ses dépenses publiques et quand on embauche un fonctionnaire lui réduire son traitement de 30% par rapport a un autre qui occupe le meme emploi puis s'il y a deux fonctionnaires dans un ménage un des deux doit démissioner; puis dans les collectivités locales donner de plus en plus de services a sous traiter pour ne pas embaucher et réserver les emplois uniquement a ceux qui ont 50ans minimum qui ont travaillé dans le privé pour etre sur de ne pas etre jetés au chomage jusqu'a 60 ans
a écrit le 11/02/2012 à 10:18 :
Quelle démonstration....on ne peut diminuer les dépenses publiques !!!!
Dans n'importe quelle entreprise (organisation) soumise à la concurrence, on sait baisser ses coûts à service constant sur de longues périodes avec des taux à deux digits.....ah suis-je distrait !!!! c'est vrai que l'état ne se gère pas comme une entreprise !!! alors comment ?? en bon père de famille ?? non plus !!! alors comme quoi se gère l'état ??? c'est bien simple mon bon Monsieur...l'état ne se gère pas.

En 2000 la France n'était pas sous administrée. Et pourtant, chiffre de l'INSEE à l'appui, le nombre de "PONctionnaires" a augmenté de 600 000 !!! incroyable comme gestion. Vivement que l'on exporte nos élites puisque l'on en a pas besoin et ça ferait peut être baisser notre abyssale déficit extérieur (prochaine découverte de la masse votante). N'y voyez aucun mépris....juste du désespoir pour nos enfants.
a écrit le 11/02/2012 à 10:06 :
Qu'y a-t-il de difficile à ne dépenser que ce que l'on gagne ?
Depuis 40 ans, la France a décidé de faire payer par l'avenir les dépenses du présent.
Les dépenses étatiques et locales ne sont pas financées depuis 40 ans. Pourquoi, dans ce cas, avoir fait croire à une population ignare qu'elle avait vraiment droit à la retraite, à la gratuité des soins, etc... ? A présent que chacun a réalisé que tout ceci (et encore, on ne parle pas des patrimoines constitués grâce à cette dette, manifestement tout le monde ne comprend pas les transferts macro-économiques) n'a jamais existé (vous n'êtes propriétaires d'un actif que lorsque vous avez payé celui-ci,lorsque votre remboursement de crédit est réalisé), pourquoi ne pas faire rembourser la dette par ceux qui l'on créé ? La seule source de richesse est la création de valeur ajoutée : toute autre forme de source de "richesse" est, fondamentalement, non généralisable et par conséquent non pérenne. Tant que nous n'aurons pas assumé cela, nous-même, nos enfants, nos arrières petits enfants seront encore victime de cette vaste fumisterie qu'est l'endettement......
a écrit le 11/02/2012 à 9:52 :
sortons de cette UE et de l'Euro ,rendons à la banque de France ses prérogatives . la France et les français d'abord
a écrit le 11/02/2012 à 9:37 :
Le problème rarement abordé concernant les effectifs de la fonction publique est du à la décentralisation qui impose aux collectivités locales de recruter des compétences pour gérer leurs nouvelles responsabilités sans que les effectifs des administrations centrales ne diminuent dans les memes proportions .
Réponse de le 11/02/2012 à 10:26 :
Est-ce a dire qu'il faut 3 Provinciaux pour faire le travail que faisait un Parisien en l'an 2000 ?
Qu'il est pratique de jouer au "Tennis" entre politiques d'état et politiques locaux afin de cacher les incompétences de gestion du personnel. Merci aux Français qui cotisent.



a écrit le 11/02/2012 à 1:17 :
bon, en gros, Bayrou a raison (et pas depuis 3 jours mais depuis près de 10 ans!) mais les français voudrons pas, mais ils auront pas le choix de toute façon dans 3 ans, donc on fait quoi? vous dites que c'est pas facile... bah, figurez-vous, à part quelques hurluberlus déconnectés du vrai monde, les français sont bien au courant qu'ils vont manger du pain dur et qu'ils n'ont pas le choix alors....
a écrit le 10/02/2012 à 18:22 :
Il est intéressant de constater que lorsque l'on tient compte des activités de l'état qui ne sont pas comptabilisées comme le réseau ferré de France etc... ou le régime assurance on s'aperçoit que la dette de la France est en fait de 3000 milliards d'euros, sans oublier que la sécu doit emprunter autant que l'Autriche et le Portugal soit plus de 41 milliards, vous croyez qu'un tel système d'assistanat social n'a-t-il pas en fait signer son arrêt de mort ?
a écrit le 10/02/2012 à 18:18 :
La restructuration des effectifs et des rémunérations et pensions de la sphère publique est inévitable et le chantier urgent.Ainsi que la recherche d'économies d'échelle,notamment inter collectivités.
Réponse de le 11/02/2012 à 6:52 :
impossible!vous voulez destabiliser le pays?et pourquoi pas proner le mérite en plus!
a écrit le 10/02/2012 à 18:00 :
pour couper les dépenses publiques, il est une mesure à prendre d'urgence : SUPPRIMER purement et simplement toutes des structures parapubliques et publiques inutiles et ruineuses : 1) fermer les agences de développement économiques nationales, régionales, départementales et celles des agglomérations, si elles avaient servit à quelque chose, la désindutrialisation de serait pas aussi énorme ... b) fermer les centres nationaux, régionaux, départementaux d'innovation qui eux non plus n'on rien favorisé à part enfoncer des portes ouvertes ... c) boucler Oseo innovation qui est peuplé de cossard, de potentat, de prétentieux frustrés de n'avoir jamais rien fait eux même de leurs prétentions ...
Réponse de le 10/02/2012 à 19:25 :
Si on commençait par vous, ce serait déjà un début
Réponse de le 10/02/2012 à 21:05 :
Oui c'est exact, toutes ces officines payées par les impôts de la France, des Régions, des Départements ... dans ces officines parapubliques, et publiques, les fonctionnaires planqués pullulent avec des couts salariéux mirobolants, et occupent des batiments luxueux, des bulles de verre ruineuses, pour se pavanner dans des congrès aus contenus et aux sujets affligeants , des colloques inutiles, dont les propos tenus sont lénifiants de leur vacuité... FERMER ces maisons de banquets, d'appéritifs et d'arrosages puants, ruineux pour la France... voilà ce que les Français attendent pour faire des économies, et les salariés virés iront pointer au RSA, ils ne méritent pas plus.
Réponse de le 11/02/2012 à 10:22 :
Tout a fait d'accord.
La France chasse ses chefs d'entreprises et autres investisseurs car ils lui font peur...pas assez immobiles.
Vive l'immobilisme....Vive la France
Que nos enfants se préparent à travailler ailleurs....ici on se meurt.

a écrit le 10/02/2012 à 17:02 :
Regle n°1 : Il faut pouvoir licencier les fonctionnaires
Règle n°2 : Il faut une organisation dite matricelle des administrations (pas pyramidales)

Ah qu'il est doux de rever !
Réponse de le 10/02/2012 à 19:13 :
Règle n° 1 : Supprimer les allocations familiales Règle n° 2 : Supprimer les allocations chomage au delà de 6 mois Règle n° 3 : Réduire les retraites de 10 % pour tous ceux qui en bénéficie depuis les dernières réformes
Réponse de le 10/02/2012 à 19:18 :
gg : Que d'annerie vous pouvez débiter. Supprimons les infirmières des hôpitaux publics (ce sont des fonctionnaires) ; supprimons la police (ce sont des fonctionnaires) ; supprimons les employés de mairies (ce sont des fonctionnaires) ; supprimons les militaires (ce sont des fonctionnaires)...Bref, N'importe quoi !!!
Réponse de le 11/02/2012 à 6:54 :
@n'importe quoi:il faut savoir lire aussi:pouvoir licencier et supprimer sont deux choses différentes
Réponse de le 11/02/2012 à 8:04 :
@coco : Pourquoi s'en prendre aux fonctionnaires. Ils ne sont là que par ce que les élus pour qui "vous" avez votés les ont embaucher.
a écrit le 10/02/2012 à 16:25 :
D'abord, il ne faut pas oublier que Sarkozy s'était présenté avec un programme très néolibéral, très anglo-saxon, et avec une grande conviction. Un seul exemple. Il proposait un système de retraite géré par des fonds de pension privés. Et donc, exit notre système par répartition. Difficile après ça de changer de paradigme. D'où la persistance durant presque 5 ans de décisions conservatrices fortement ancrées à droite. Ou bien, des paroles supposées fortes (Non aux paradis fiscaux) suivies d'une absence d'action révélatrice.
Quant à un Sarkozy qui n'aurait pas touché au modèle social, contrairement à l'Allemagne, c'est oublier très vite le bouclier fiscal et autres avantages multiples aux plus privilégiées. Une preuve ? L'opposition véhémente du Premier Ministre à l'amendement Piron, député UMP, proposant en octobre dernier une tranche d'impôt sur le revenu à 46% sur la fraction de revenus supérieurs à 150 000 ?.
Continuons à décortiquer l'argument de Ivan Best. Pourquoi n'y aurait il, que les économistes de François Bayrou à travailler sur un coin de table. Au vu des 5 dernières années, il ne semble même pas que ceux du gouvernement aient pu s'appuyer sur le moindre coin de table, tant la faillite est visible.
Enfin, démarrer par un titre appelant à couper dans la dépense publique pour ne s'en tenir ensuite qu'à celle des prestations sociales, c'est un peu court dans l'argumentation.
Surtout si l'on sait, comme le signale Arnaud Chevalier dans Alternatives Economiques de décembre dernier, que "Au sein de la dépense publique, on distingue traditionnellement les dépenses de fonctionnement de l'appareil d'Etat, les transferts d'argent public au profit des ménages et des entreprises (à 80 % des prestations sociales), la charge d'intérêt de la dette et l'investissement." Et que "A ce niveau, la principale différence entre la France et l'Allemagne porte sur les dépenses de fonctionnement, rémunération des personnels et consommations intermédiaires de l'appareil d'Etat". Et que si l'on s'en tient aux pays de l'ex Union à 15, ce n'est pas tant la France qui est atypique que l'Allemagne, dont les dépenses sont de 6 points inférieures à la moyenne. Car en effet, l'Allemagne compte 55 emplois publics pour 1000 habitants contre 88 en France qui reste malgré tout derrière les pays scandinaves. Mais il faut rappeler une forte baisse des emplois dans les collectivités allemandes après une sévère crise de leurs finances. Se rajoute à ça des problèmes d'efficacité de la dépense publique en France (Logement, médicaments, enseignement). Mais d'autres dépenses plus élevées en France qu'en Allemagne sont porteuses de croissance à venir (environnement, enseignement, santé, famille).
Enfin, pour conclure sur le supposé manque de documentation du projet de François Bayrou, est il utile de préciser que sortir de l'opposition, à ce jour stérile, droite contre gauche, comme il le propose, ouvre sur une union des intelligences de droite, de gauche et du centre, à l'exclusion des idéologues crispés. C'est le gage d'un rétablissement de la délibération, de la concertation, et du dialogue. Et donc d'une explication des décisions douloureuses mais nécessaires qui seront prises. Et donc d'une acceptation populaire, si tant est que les efforts réclamés soient proportionnels aux situations de richesse.

Bernard LEON
a écrit le 10/02/2012 à 16:10 :
D'après une étude sur les niveaux de rémunération, un agent public à 30% de plus qu'un salarié du privé.
Baisser la rémunération des fonctionnaires serait une bonne solution en plus du non remplacement d'un fonctionnaire sur deux pour combattre le déficit de l'état.
Réponse de le 10/02/2012 à 19:14 :
Commençons par baisser ton salaire (montrez l'exemple), et on verra après.
Réponse de le 10/02/2012 à 19:27 :
D'après vous, cela permettrait il que vous ayez 30% de salaire en plus. En cas de guerre, je ne donne pas cher de la vie de votre voisin.
Réponse de le 11/02/2012 à 5:41 :
@RasLeBol : Pas de bol a raison. Jalouser votre voisin vous rapporte quoi. Facile de regarder dans l?assiette du voisin, mais vous, qu'avez vous fait pour changer votre condition ?
Réponse de le 11/02/2012 à 6:57 :
pendant que vous vous étrippez nos collectivités locales continuent d'embaucher!et pas vraiment des emplois indispensables de fonctionnaires
a écrit le 10/02/2012 à 15:17 :
Délocalisons Bercy à Marne La Vallée pour commencer. Plus de billets d'avions et de train en 1ere ou en classe affaire, salaire variable en fonction du fric récupéré sur la fraude et l'évasion fiscale, salaire fixe plafonné à 4000 euros pour les hauts postes, sur une base de 50 heures par semaine...
Réponse de le 10/02/2012 à 16:22 :
L'évasion fiscale n'est pas illégale, seul les collectivistes font l'amalgame, ceci dit je suis d'accord pour réduire les traitements des ministres, des députés, arréter de leur donner une pension à vie pour avoir été ministre ou parlementaire 6 mois. Arret des alloc aux étrangers, casser les monopoles des dockers, de la SNCF ou de la secu, 3 millions de fonctionnaires en moins, et le tour sera joué.
Réponse de le 10/02/2012 à 16:23 :
j'avais oublié il faut aussi une flat taxe, libéraliser le code du travail et l'économie.
Réponse de le 11/02/2012 à 6:58 :
vous voulez effrayer les élites et qu'elles partent apporter leur valeur ajoutée a l'étranger?
a écrit le 10/02/2012 à 15:11 :
Nul doute que les nombreux profiteurs de l'Etat-providence et de ses succursales communistes, les nombreux destructeurs de richesse, politiciens, hauts fonctionnaires, pseudo-capitalistes copains du pouvoir, aidés sociaux, vont se crisper sur leurs précieux acquis. On devine aisément que la perspective de devoir travailler réellement est insupportable pour toutes ces cigales. Consommer l'argent "gratuit" des fourmis, grâce à la brutalité du fisc, c'est trop agréable. Pendant ce temps, la vraie classe moyenne, celle qui produit toute la richesse, celle des producteurs du privé, salariés, entrepreneurs et investisseurs, est plus que jamais spoliée par les deux socialistes Sarkozy / Hollande. Mais voilà, la fête des cigales est finie et le mur de la dette va leur tomber sur la tête. Ne comptez plus sur nous ! Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 10/02/2012 à 15:40 :
Il n'y a que la vérité qui choque.
Réponse de le 10/02/2012 à 16:07 :
Le problème est plus vaste que les simples "profiteurs". Ne serait ce que le simple ratio actifs/inactifs est un sujet, le financement de notre système de retraite et de santé etc. Les retraités ou les malades ne sont pas des profiteurs mais notre système se finance pratiquement que sur le travail, ça ne peut plus durer. La TVA sociale est un bon premier pas, il faut aller plus loin.

Il faut faire des réformes structurelles, remettre l'entreprise et l'emploi au coeur de la société, casser les positions acquises etc.
On paiera plus de toute façon, avec Hollande comme avec Sarkozy, mais il faut que l'on paie pour avoir des résultats sur l'emploi et le déficit.
Des marges de manoeuvre vous en avez dans de nombreux secteurs. De nombreux rapports ou articles existent pour économiser des milliards sans mettre la France à feu et à sang et sans ponctionner trop de monde.
Réponse de le 10/02/2012 à 17:25 :
Face au mur de la dette, il n'y a plus aucune alternative à la privatisation des succursales communistes de l'Etat-providence obèse. Chaque euro spolié par la force, y compris pour la santé et la retraite, détruit symétriquement les emplois et affaiblit le PIB : c'est le cercle vicieux des collectivismes, communisme, nationalisme ou social-démocratie. Bien sûr que les retraités, les chômeurs et les malades ne sont pas des profiteurs mais des VICTIMES : on les oblige à participer à la gabegie communiste, puisqu'ils ne peuvent choisir librement un autre système. Payer toujours plus pour ce système absurde qui détruit les richesses et nous impose ses pénuries n'est pas inéluctable : la privatisation de la santé, du chômage et des retraites dès le premier euro cotisé est possible très simplement, très rapidement, en abrogeant la dizaine de textes qui imposent les monopoles publics ! Nous sommes déjà trop taxés.
Réponse de le 10/02/2012 à 20:07 :
chiche:réduisons l'etat obèse ET la finance obèse qui ne sert plus a rien.allez deja tt,un ptit effort d'honneteté
a écrit le 10/02/2012 à 14:22 :
yaka fonkon....j en connais des wagons
Réponse de le 10/02/2012 à 14:57 :
Au niveau des collectivités locales, les marges sont énormes. Combien de services publics dans lesquels on va peu souvent (centres des impôts, CAF, Sécu etc.) redondants dans des villes de petites trailles très proches par exemple ? Dans nos villes, on voit une explosion des embauches sans comprendre où ça va.
Il y a aussi de quoi faire en supprimant un des milles feuilles du territoire par exemple le département.
Bref, yaka fonzon, tout à fait. Yapluka ! Les dizaines de rapports sont sur les bureaux. On sait ce qu'il faut faire, il nous manque le capitaine courage !
Réponse de le 10/02/2012 à 16:17 :
@Laurent: les frais de gestion de la Sécurité Sociale (la C-N-AF est une branche de celle-ci) sont parmi les plus faibles du marché des assurances santé et sociales. Fermer des petits centres (ce qui a déjà était fait massivement dans les années 90) génère des gains dérisoires sur les 270 milliards d'euros du budget de la Sécu ... Les agents sont simplement déplacés sur un centre voisin, car le travail, lui, est toujours à faire...
a écrit le 10/02/2012 à 14:17 :
Messieurs, faites preuve d?un peu d?imagination. Si le dénominateur (PIB), ne peut être augmenté, il ne vous reste plus qu?à baisser le numérateur (dépenses publiques) dixit M de la Palisse. Quelques suggestions en partant d?un constat.
Entre 2000 et 2011, en euros constants le PIB : + 34 %, les recettes publiques : + 31 %, les dépenses publiques : +46 % Cherchez l?erreur, elle n?est pas dans le coût des niches fiscales, n?en déplaise à F Hollande., mais dans la fuite incontrôlée des dépenses.
Entre 2000 et 2007, salaires, pensions, des 3 fonctions publiques : + 26 %, sur la même période : prestations sociales versées en espèces : + 46%, dépenses collectivités locales : + 60 %
Préconisations : car si maintien du même mode de fonctionnement : dette pub/PIB : 150 % en 2020.Si même niveau dep pub avec Allemagne = 165 Mds éco/an
1/ effectifs fonction publique : processus déjà engagé par N Sarkozy.
France : 6,7 Fonctionnaire / hab Allemagne : 5, 4 Fonct/hab
avec même niveau = 30 Mds économie/an
2/ politique du logement : 4 fois plus de bénéficiaires allocation logement en Frce qu?en Allemagne. Parc locatif français : 4 millions de logements= 300 millions de M² = 30 % dette publique ; Problème : mal géré
Si vente d?une partie de ce parc locatif : rentrées annuelles : 150 Mds
3/ Protection vieillesse : pension moyenne Allemagne : 12.900? /an, France : 19300 ?/an
4/ Santé : depuis 10 ans : dép santé France : 2,5 % /an , Allemagne : 1,7 %
Nbre de lits par hab : Allem : 1,6 personnel / lit - Frce : 2,4 Pers/lit surcoût : 18 Mds
5/ L?école : trop de personnel administratif : surcoût annuel : 31 Mds
6/ collectivités locales : en 20 ans : Allemagne a baissé ses effectifs de 30 %, France : + 40 % ; politique menée au départ sous l?ère « Mitterand » pour s?assurer un matelas de voies lors des élections. , poursuivies sous Jospin??
7/ chômage : indemnisation maxi : Fce : 5980 ?/mois, durée entre 3 mois et 4 ans -Allemagne : maxi 2.215 ? , durée indemnisation : entre 6 mois et 2 ans ;
8/ budger de la défense : 31,7 Mds en 2011La France est-elle en guerre pour justifier d'un budget aussi élévé, en dehors de participations à des conflits extérieurs qui ne nous rapportent RIEN et coutent très chères aux contribuables.

a écrit le 10/02/2012 à 13:57 :
Quelle confusion entre les budgets, et les dettes respectives des organismes publics (assurances sociales et vieillesse, Etat, collectivités publiques territoriales...) ! Un peu de rigueur analytique avant l'application de politiques de rigueur permettrait peut-être d'éclaircir nos esprits et, qui sait, dégager un consensus sur les coupes budgétaires prioritaires ?
a écrit le 10/02/2012 à 13:51 :
en voilà donc des mesures iconoclastes !!! les mesures drastiques qu'inévitablement vont nous tomber sur la tête ne peuvent concerner les représentants de la République. Il ne faut quand même pas exagérer. Chacun sait que les restrictions c'est toujours pour les autres ...
a écrit le 10/02/2012 à 13:44 :
Le journal Capital a publié un dossier sur les gaspillages publics et propose où cibler les économies (voir notamment la rubrique santé)

http://www.capital.fr/a-la-une/dossiers/gaspillages-publics-80-milliards-d-economies-c-est-possible-687034

http://www.capital.fr/a-la-une/dossiers/gaspillages-publics-80-milliards-d-economies-c-est-possible-687034/sante-11-8-milliards-d-euros-d-economies-possibles


Réponse de le 10/02/2012 à 16:09 :
Tout à fait et le tout sans toucher aux fondamentaux. Mais pour ces nombreuses réformes, il faut du courage. Peut être qu'un Sarkozy en second mandat n'aura plus rien à perdre et fera ce qu'il faut ?
Réponse de le 11/02/2012 à 7:00 :
oui laurent,je suis d'accord.sarko a volontairement caché son jeu depuis cinq ans,il va etre réelu et nous montrer enfin son talent
a écrit le 10/02/2012 à 12:45 :
et diminuer le nombre de députés, sénateurs, conseillers généraux, diminuer leur cout exhorbitant tant en salaires qu'en pension de retraite et indemnités de toute sorte (dont une de chauffage qui est basée sur l'augmentation du prix du pétrole et qui doit froler les 3000 euros mois!! diminuer le montant des dépenses de l'Elysée quelque qu'en soit le résident il y a des choses a faire autre que chercher dans la poche des contribuables ( d'ailleurs tout le monde devrait payer des impots memes minimes) supprimer les allocations familiales au dela du 3 eme enfant quand on veut une famille nombreuse on l'assume ! sans compter tout ces gens qui profitent du système, qui en vivent très bien sans travailler c'est une honte !!!!
Réponse de le 10/02/2012 à 16:44 :
+1 C'est étonnant l'article n'en parle pas... On peut déjà faire sauter les retraites garanties des ministres, limiter le nombre de ministre et secrétaires d'état, fusionner les conseils généraux et régionaux, limiter les nombres de sénateurs et de députés à 1 par département maxi... et abolir les privilèges tels que voitures de fonction et autres... mais non, on tond d'abord les salariés et les chômeurs...
Réponse de le 11/02/2012 à 9:28 :
à Lucian : voila les premières mesures à prendre , mais autant grimper au Mont Blanc à mains nues!...
a écrit le 10/02/2012 à 12:43 :
Le régime maladie de l'ALSACE-MOSELLE vient de baisser à 1.6% la cotisation du régime local car celui-ci est EQUILIBRE.pourquoi le régime général ne copie t-il pas ce régime, plus de déficit.
a écrit le 10/02/2012 à 12:27 :
"Dans d'autres pays, les prestations sociales sont tout aussi élevées, mais assurées par des organismes privés : à ce titre, elles ne sont donc pas comptabilisées dans la dépense publique. Voilà pourquoi la France affiche un taux de dépense publique (et donc de prélèvements obligatoires) plutôt élevé".
Dans les autres pays, pourquoi n'ajoute-t-on pas les dépenses sociales privées quasi-obligatoires aux dépenses publiques pour avoir un chiffre que l'on puisse comparer à celui de la France ?
Réponse de le 10/02/2012 à 14:46 :
Parce que le caractère obligatoire ou volontaire d'une assurance fait toute la différence entre la gabegie et la responsabilité. C'est bien pourquoi il est nécessaire de privatiser les assurances sociales, jusqu'aux retraites ou au chômage.
Réponse de le 11/02/2012 à 7:04 :
@landruc:ah!je n'avais pas compris:alors tous ces impots et cottisations c'etait pour qu'on ait plus de services plus de bonheur.mais je n'ai pas demandé tout ce bonheur moi!
a écrit le 10/02/2012 à 12:08 :
Et pourquoi pas baisser plûtot de 10 % les prestations sociales que les salaires des Fonctionnaires? L'économie serait plus importante.
Réponse de le 10/02/2012 à 14:46 :
Double économie
Réponse de le 11/02/2012 à 1:11 :
et pourquoi pas 5/5?
a écrit le 10/02/2012 à 11:58 :
Si je comprends bien on ne peut rien faire, bien que nous ayons le record du nombre de fonctionnaires, et d'élus par habitants, le record des impôts et taxes par rapport au PIB.
Ajouté le mépris viscéral que nous avons des entreprises qui osent gagner de l'argent: je lis ici que Total aurait une rentabilité "insolente" , Il suffit de regarder du côté de la Grèce pour voir où cela va nous mener.
a écrit le 10/02/2012 à 11:39 :
Il y a la théorie et la pratique. La théorie, c'est le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux dans la fonction publique. La pratique, c'est une informatisation importante du secteur public ces quinze/vingt dernières années, mais aucun emploi administratif n'a été supprimé ou presque. Il y a eu cumul du fonctionnement administratif et de l'informatisation. Comment cela a-t-il pu être possible sans embaucher? Eh bien, d'une part le non remplacement d'une personne sur deux signifie que c'est un poste "à la retraite" sur deux qui n'est pas remplacé, mais cela ne signifie pas que l'on n'embauche pas pour des nouveaux postes (cf concours de la fonction publique). Et d'autre part, il y a le recours aux prestataires de services, pardon, à la location de main d'oeuvre auprès de société de service en informatiques (ssii) très peu regardantes dès lors qu'il y a un contrat à signer.
a écrit le 10/02/2012 à 10:59 :
Quel défaitisme! Qui peut croire que l'on ne pourrait pas encore faire des économies, oui mais pour cela fini la distribution à tout va, l'assistanat éternel pour certains. Multipliez les controles des aides sociales et vous allez en afire des économies.
Réponse de le 10/02/2012 à 11:57 :
@manon D'accord pour les contrôles mais sur les plus gros fraudeurs et ils ne sont pas là où Sarko et vous le croyez mais dans les poches de vos amis des prétendues forces vives!
Réponse de le 10/02/2012 à 12:56 :
exact, ce qui n'empêche qu'avec tous nos mouchards de consommation, il est assez facile de contrôler l'unn et l'autre. de toute façon, si chacun payait un peu en fonction de ce qu'il touche, y'aurait plus d'equité et un sens au service public. pour certains tout est du sans rien faire ou si peu.. en période de crise, le système genereux doit être revu à la baisse, rien de choquant à diminuer les remboursement secu, chomage, retraite et surtout, surtout, le train de vie de notre gouvernement et le nombre d'elus cumulards.. là y'a du non remplacement à faire. et alignement pour tous les secteurs des droits sociaux. effort collectif quoi!
a écrit le 10/02/2012 à 10:51 :
En France on devrait supprimer tout simplement ce qui ne sert à rien, par exemple le congé paternité ... ne soigne pas !

Le rôle de la secu c'est de soigner pas de payer les vacances !... par contre pour les lunettes par exple, elle ne donne pratiquement rien !

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