L'euro au plus bas depuis 2 ans

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(Crédits : BLOOMBERG NEWS)
En attendant le communiqué final de l'Eurogroupe, la monnaie unique reste sous pression. Alors qu'elle se négociait encore au-delà de 1,25 la semaine dernière, la devise européenne reste largement sous le seuil de 1,23 face au dollar, à 1,2285, en baisse symbolique de 0,02%, après avoir touché dans les échanges asiatiques un plus bas qui datait de juin 2010, à 1,2230.

Lors d'une audition devant le Parlement européen à Bruxelles, le président de la BCE a jugé bon de rappeler aux cassandres que "l'euro est là pour durer" et que la zone euro allait  "prendre les mesures nécessaires pour le garantir".  "Beaucoup a été fait, aussi bien au niveau des Etats qu'au niveau de la zone euro en termes de réformes économiques et de gouvernance. Mais nous avons besoin d'une pleine application de ces mesures ", a-t-il ajouté.
Un discours rassurant, qui n'a pas redonné de l 'appétit pour l'euro puisqu'après son décrochage vendredi, suite à la déception relative aux faibles créations d'emplois, la monnaie unique continue d'évoluer sur ses plus bas niveaux depuis juillet 2010, plombée notamment par la confiance des investisseurs de la zone euro qui confirme que le moral des investisseurs a reculé pour le quatrième mois consécutif et a atteint son niveau le plus bas depuis 3 ans, tombant ainsi à -29.6 en juillet contre -28.9 en juin.

Calendrier très chargé

Le moral des investisseurs, tout comme celui des opérateurs est au plus bas lorsqu'on les interroge sur la situation de la zone euro. Des perspectives de croissances moroses, un endettement excessif, ou encore le risque de contagion de la crise souveraine, voila autant de facteurs qui plombent la monnaie unique alors que se tient aujourd'hui la réunion de l'Eurogroupe. L'agenda, encore particulièrement chargé, s'organisera autour de cinq principaux points. D'abord, il s'agit de mettre en place rapidement les décisions prises lors du dernier Sommet il y a près de 10 jours. La France et L'Italie plaident pour que ces mesures soient mises en place le plus vite possible d'autant plus que le Premier ministre italien estime que la crédibilité des mesures prises est remise en cause à cause de l'attitude des Pays-Bas et de la Finlande, qui refusent d'autoriser le MES à recapitaliser directement les banques. La situation en Espagne et la recapitalisation de ses banques sera également un des sujets centraux au moment où le rendement de l'obligation espagnol renoue avec le taux jugé insoutenable de 7%

Baisse symbolique

Autres sujets qui seront sur la table des négociations : les plans d'aide à la Grèce et à Chypre, mais aussi la succession de Jean Claude Juncker à la présidence de l'Eurogroupe.

En attendant le communiqué final, l'euro reste sous pression, mais ne s'éloigne pas de l'équilibre. Alors qu'elle se négociait encore au delà des 1,25 la semaine dernière, la devise européenne reste largement sous le seuil des 1,23, face au dollar à 1,2285 en baisse symbolique de 0,02%, après avoir touché dans les échanges asiatiques un plus bas qui date de juin 2010 à 1,2230. Il restait stable également par rapport au yen en s'échangeant à 97,80 mais reculait de 0,21% face au sterling à 0,7917.

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a écrit le 13/07/2012 à 15:42 :
du coup le pétrole importé devient cher ...
a écrit le 10/07/2012 à 18:13 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, richesse naturelles et matières premières, taille du pays, etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne ou la France (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes hautement qualifiés du au chômage dans les pays périphériques.
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne (et la France) étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
Depuis 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 17 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement d'autres pays importateurs de bien allemand (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes et aussi françaises ont très souvent été réinvesti en dehors de la Zone Euro, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires.
Je ne pense pas que L'UE puisse survivre si l'Allemagne et la France n'acceptent pas de tenir compte de ces réalité et refusent de revoir les accords et de prendre les mesures qui s'imposent et qui permettrait de compenser ces disparités de compétitivité.
a écrit le 10/07/2012 à 12:36 :
ce devrait être tant mieux pour nos exportations !!!

mais que reste- t- il de ventes compétitives, ( non à perte globale, après rabais, commissions , etc , etc..

notre modéle social, que le monde entier nous envie, nos syndicats représentant 8 % du public ( cela fait du monde ! )., nos gouvernants et parlementaires des 2 chambres , plus nombreux qu' ailleurs, des A380 qui se fendillent, des A350 en reteard avant d' avoir décollé.. une industrie automobile, que nos écolos chassent sans permis ( de chasse ) ....
a écrit le 10/07/2012 à 11:29 :
Nous ne sommes pas contents quand l'euro est fort , car cela "bloque" les exportations (pas pour tout le monde...) et ralentit la croissance, nous consommons donc moins de carburant en prévision de jours plus durs. L'euro descend, les rentrées de l'état sont en baisse vu le niveau de nos importations payées en dollar et celles liées aux taxes sur les carburants car nous consommons toujours moins de carburant pour acheter des trucs importés plus chers.. ; ) Va comprendre Charles...
a écrit le 10/07/2012 à 5:44 :
La bonne nouvelle, si nos compatriotes étaient sérieux, c'est qu'on devrait restreindre notre consommation de carburant, les prix montant;
La mauvaise c'est que c'est pas bon pour le déficit vu l'importance des taxes
a écrit le 09/07/2012 à 19:18 :
Je trouve ces titres de plus en plus pénibles car si un dollar US vaut 1.23 euro vos journalistes oublient de dire que par rapport aud ollar australien il est en baisse de plus de 36% ( 2 AUD voilà 2 ans, 1.22 aujourd'hui!) et je ne parle même pas du franc suisse, de la livre et du dollar néo zélandais! Quand on connait le pouvoir d'achat du dollar australien ( moitié moins de l'euro) cela veut tout dire..... je pars en Australie dans 3 semaines et je prie la BCE pourque l'euro remonte!
Réponse de le 10/07/2012 à 11:55 :
Le franc suisse est un peu hors sujet, cela fait un bout de temps maintenant que la BNS a imposé un taux plancher de 1.20 CHF / 1 ? qui évite à l'économie helvétique l'apoplexie. Du coup le franc suisse ne se renchérit plus et par corrollaire, la Suisse est entrée dans la zône euro sans le dire.

Puis d'un autre côté, il y a encore un an, les économistes pleurnichaient (et les journalistes répétaient) que l'euro était surévalué et que sa valeur serait environ 1.20 $ / 1 ?. On y est, non?
a écrit le 09/07/2012 à 19:04 :
L'euro tombe juste avant les vacances cela devient une habitude comme les augmentations des carburants où des péages ....je vais devoir augmenter mon budget vacances !!!

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