L'emploi salarié s'est fortement replié au troisième trimestre

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Quelque 41.700 emplois ont été détruits en France au troisième trimestre indique l'Insee ce mardi 11 décembre. Presque tous les secteurs sont touchés par ce recul de l'emploi salarié.

La situation continue de s'aggraver pour l'emploi. La France a perdu 41.700 emplois dans les secteurs marchands au troisième trimestre selon les chiffres publiés ce mardi par l'Insee. Cela représente une un recul de 0,3% sur trois mois. Par rapport à la même période l'an dernier, ce sont 56.600 postes qui ont été détruits. Un niveau identique à celui annoncé par l'Insee en novembre qui tablait alors sur 50.000 emplois perdus au troisième trimestre, soit un recul de 0,3% par rapport à des chiffres pour le deuxième trimestre qui ont, depuis, été révisés.

Même le secteur tertiaire est touché

Premiers touchés: les intérimaires. Les effectifs ont chuté de 5,7% d'un trimestre sur l'autre et de 12,6% sur un an. Comme ils sont comptabilisés dans le secteur tertiaire quel que soit le type d'activité qu'ils exercent, cette forte chute tire les chiffres du secteur tertiaire vers le bas. Mais même hors intérim, le secteur tertiaire est lui aussi touché par ce mouvement avec 2.200 postes détruits contre 14.400 créés au trimestre précédent.

Dans l'industrie, l'emploi diminue de 0,2 % (-5 500 postes). Un rythme analogue aux trimestres précédents. Sur un an, la baisse atteint 0,7%. Dans la construction, 2.700 postes ont été détruits au cours du troisième trimestre et 7.600 en rythme annuel.

Négociations sur l'emploi

Des chiffres qui accentuent encore un peu plus la pression sur le gouvernement à quelques semaines de la conclusion des négociations sur le marché de l'emploi avec les partenaires sociaux, prévue pour fin décembre. A cet égard, pour tenir cet objectif, patronat et syndicats ont décidé de pousser les feux. Il se réuniront les 19, 20 (voire 21 décembre si nécessaire) pour tenter de conclure. S'ils y parviennent, le texte sera repris dans une "grande loi sur le marché du travail", présentée fin janvier, qui comprendra aussi des dispositions relatives au crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE).

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Commentaires
a écrit le 11/12/2012 à 15:44 :
Le scandale des délocalisations d?Eric Laurent, chez Plon

Ce livre révèle que le monde des affaires mène une véritable guerre contre l?emploi. Des milliers de postes même hautement qualifiés, sont constamment détruits en France, en Europe, comme aux Etats-Unis, pour être transférés en Chine et en Inde. Une quête du profit à court terme où les salaires sont sacrifiés à l?avidité des actionnaires.

Le scandale des délocalisations entraîne le lecteur dans les coulisses d?une réalité, dont l?ampleur et la gravité sont soigneusement occultées par les dirigeants d?entreprises et les responsables politiques. Il découvrira comment un fond créé par Nicolas Sarkozy pour lutter contre la crise finance les délocalisations. Il apprendra comment l?Union Européenne, déjà impuissante à créer des emplois, s?empresse de détruire ceux qui existent.

En délocalisant massivement, les industriels occidentaux sont tombés dans un véritable piège, soigneusement tendu par l?Inde et la Chine, et les bénéfices de la mondialisation leur échappent désormais.
Au terme de cette enquête emplie de révélations, Le Scandale des délocalisations pose une question : un pays peut-il perdre ses emplois et continuer de prospérer ?
a écrit le 11/12/2012 à 15:08 :
Si on parle emploi, ne drait-on pas remettre en cause certaines choses. Comparons la situation de l'Allemagne et de la France. Ils sont à l'équilibre, nous avons un déficit gigantesque. Notre industrie est en recul à -70 milliards et -30 pour les comptes en terme de balance, ils font près de 200 milliards de rentrées. Nous avons 6 millions de chomeurs, ils sont presque au plein emploi à 6% ce qui reste insuffisant. Nous avons le double de fonctionnaires pour 20 millions d'habitants de moins...
a écrit le 11/12/2012 à 13:11 :
La logique de l Union européenne et des entreprises, c'est des salariés privés de moyens de résistance qui doivent se contenter des rémunérations les plus basses possible.
En supplément :

Les 10 raisons de sortir de l'Union Européenne" d'Etienne Chouard

1. L?Union Européenne encourage le chômage de masse
2. La création monétaire est abandonnée aux banques
3. Liberté total des mouvements des capitaux
4. Soumission total à l?OTAN
5. Accumulation des pouvoirs exécutif et législatif
6. Les exécutifs contrôlent la carrière des juges européens
7. Les citoyens n?ont aucun moyen de résister
8. Le pouvoir législatif est contrôlé par des organes non élus
9. Les citoyens sont tenus à l?écart du processus constituant
10. Les tenants du pouvoir s?écrivent les règles pour eux-mêmes

Réponse de le 11/12/2012 à 14:12 :
Devriez essayer ailleurs... Corée du nord, Birmanie, Cuba, Chine... Bref, vous avez l'embarras du choix !
Réponse de le 11/12/2012 à 15:36 :
Etienne Chouard ferait bien de retourner à ses (surement très) chères études notament le volet sur la création monétaire. Quant au reste le ton peremptoire de ses affirmations suffit à le décridibiliser quand bien même on peut être critique voir sceptique sur une bonne partie des prérogatives européennes.
Réponse de le 11/12/2012 à 15:42 :
Votre réponse est à côté de la plaque. Il faut comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là et les véritables causes sont cachées au plus grand nombre.
1) si vous courageux allez lire la Constitution Européenne. A défaut allez regarder cet excellent cours d'histoire de 1945 à aujourd'hui
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
Réponse de le 11/12/2012 à 15:50 :
Dans la mythologie grecque, Cassandre (en grec ancien ????????? / Kassándra) est la fille de Priam (roi de Troie) et d'Hécube. Elle reçoit d'Apollon le don de prédire l'avenir, mais se refusera à lui et le dieu décrétera que personne ne croira à ses prédictions !
a écrit le 11/12/2012 à 9:53 :
Ce n'est pas grave, les emplois perdus seront compensés par des allocations payées par la dette.
Réponse de le 11/12/2012 à 13:58 :
Normal, il faut bien compenser l'incompétence des chefs d?entreprises français par un filet de sécurité.
a écrit le 11/12/2012 à 9:32 :
Il est hélas plus facile de détruire des emplois qu'en créer pour faire redémarrer le moteur. Qu'attend donc notre gouvernement pour faire baisser les charges sociales dans le privé qui étouffent l?embauche. Rappelons que pour 2013, une simple mesure comme le blocage des primes des fonctionnaires et des élus à un plafond de 8000 ? annuel sans toucher à leurs salaires dégagerait déjà des milliards et la liste des économies n?est pas exhaustive !
Réponse de le 11/12/2012 à 17:23 :
Et on fait quoi de la petite prime de chauffage (environ 6700Euros par an et par tête de pipe)du modeste personnel du Sénat ??? Vous allez déclancher une grève tout à fait justifiée ! Là je crois que vous y allez trop fort. C'est bien plus efficace de taxer les salaires, les entreprises, la consommation, l'immobilier, le capital, le patrimoine, les successions, les transactions, les assurances, les mutuelles, l'energie, les transports (et j'en oublie...). On n'en a rien à f... faire du moteur, ce qui compte c'est satisfaire un "fond de commerce", avec une énorme machine administrative (=le mille feuille). On ne raisonne pas création de valeur, investissements pour l'avenir, mais prélèvements maxi et redistribution ciblées (diminuée des frais de fonctionnement gargantuesques) immédiates. Tout ce qui coince est - et restera - de la faute des prédécésseurs.L'avenir se limite à la loi de finance en cours, au mieux aux prochaines échéances électorales !
a écrit le 11/12/2012 à 9:31 :
Le Gouvernement actuel est en train de casser méthodiquement l'outil industriel du pays ou du moins ce qu'il en reste. Les riches s'en vont et le manque à gagner devra être récupéré auprès de ceux qui restent et paient évidemment l'impôt.
a écrit le 11/12/2012 à 9:03 :
Pourriez-vous préciser qui est productif et qui ne l'est pas ? J'avoue, pour ma part, qu'entre l'infirmière et le vendeur d'aspirateur, le professeur et le publicitaire, le policier et le trader, je sais en tout cas qui est utile et qui ne l'est pas.
Du reste, cette information prouve qu'à vouloir faire des économies à tout prix, on étouffe tout le pays. Voudriez-vous que l'on licencie des fonctionnaires ? Très bien, mais ne sont-ils pas eux aussi des clients des entreprises pleines de "productifs" ? Et celles-ci ne risquent-elles pas de mettre la clé sous la porte, si tous leurs clients se retrouvent au chôm-du ?
J'aimerais que vous m'exposiez la solution qui a votre préférence. Moi, je propose que l'on investisse dans l'éducation, la santé, la sécurité, la recherche et l'environnement, à la fois parce que le pays en a besoin, et aussi parce que cela permettrait la relance. Et pour financer tout ça, on passe par la fiscalité : les riches n'ont jamais été aussi riches, et les taux d'impositions n'ont jamais été aussi faibles (45 % aujourd'hui, contre plus de 80 % pendant les Trente Glorieuses, pour la tranche supérieure de l'IRPP, par exemple).
Réponse de le 11/12/2012 à 9:47 :
Vous avez raison sur le fait que ce n'est pas en réduisant le nombre de fonctionnaires qu'on va améliorer les choses. Le gouvernement précèdent en ne renouvelant pas un fonctionnaire sur deux n'a pas fait d'économies car les sommes gagnées ont été reversées aux catégories A et plus sous formes de primes qui sont actuellement indécentes par rapport à la situation de notre économie. La plaie de notre fonction publique c'est l'idée que sans prime, le fonctionnaire n'est pas efficace et on en est arrivé à un régime indemnitaire qui empêche tout recrutement nouveau en période où les jeunes ne trouvent plus de travail alors que notre éducation nationale basée stérilement sur les sciences sociales les forme à la fonction publique. Il est temps de faire la vérité sur ces primes dont on a déjà appris qu'elles permettent à 650 fonctionnaires d'être mieux payés que le président de la république !
Réponse de le 11/12/2012 à 12:21 :
Vous êtes gentil de me donner raison Paul, mais par la suite vous n'énoncez que des contre-vérités :
- Le non-renouvellement avait pour objectif de faire faire des économies à l'État, et cet objectif a été atteint (ils s'en sont assez vantés : "Pour la première fois depuis 1945, le budget de l'État décroit..."), ce qui pose d'ailleurs énormément de problème à notre économie, puisque le marché intérieur se contracte (et comme il absorbe 80 % de notre production contre 20 % pour les exportations, logiquement, ça brise la croissance).
- Notre éducation nationale est basée sur les sciences sociales ? Là, vous me sidérez : à part un peu de sociologie en première et terminale ES (soit même pas 10 % des bacheliers), les sciences sociales sont totalement absentes de notre enseignement (avez-vous vu de l'ethnologie, de la démographie, de la linguistique, de la psychologie dans les lycées ?). Il y aurait bien l'Histoire, mais telle qu'elle est faite au lycée, ce n'est pas une science sociale, mais une Histoire bataille, une resucée de roman national sans grand intérêt. Au moins, on peut se consoler avec la qualité de notre enseignement en sciences exactes (la biologie, la géologie, la physique, la chimie et les mathématiques sont à peu près correctement enseignées).
- Les sciences sociales ne sont présentes à aucun concours de la fonction publique. A part une dissertation d'Histoire de loin en loin, qui sert surtout à vérifier la culture générale, les aspirants fonctionnaires ont surtout besoin de solides connaissances en droit et en économie.
- Je suis un peu surpris par votre adverbe ; j'aimerais savoir en quoi les sciences sociales sont stériles.
- Les 650 fonctionnaires, d'accord c'est abusé, mais c'est l'arbre qui cache la forêt : les fonctionnaires sont pour plus de 90 % d'entre eux des profs, des infirmiers, des policiers ou des militaires, qui font tourner la société (encore que pour la dernière catégorie, j'ai de sérieux doutes).
Réponse de le 11/12/2012 à 12:53 :
Vous n'avez raison en rien du tout , le productif c'est celui qui s'auto finance et finance les autres pécunièrement parlant .. donc le privé du secteur marchand .
Le secteur public est censé apporter un service à la collectivité financé par elle non à s'enrichir ! ... or nous sommes arrivé à un niveau où le service n'est plus ou du moins très mal rendu par des corporatismes figés non solidaires qui en plus gagnent mieux leur vie que ceux qui les finance tout en cotisant moins , un comble !! y'a comme un problème là non ?
Réponse de le 11/12/2012 à 13:09 :
+ UN
Réponse de le 11/12/2012 à 13:21 :
@Enjoy, votre analyse à courte vue pourrait très facilement s'inverser : qu'est ce qui permet à "celui qui s'auto finance et finance les autres pécunièrement parlant .. donc le privé du secteur marchand" de faire tout ça ? La liste est longue : son éducation et celle de ses travailleurs, sa santé et celle de ses travailleurs, les infrastructures qu'il utilise (transports et communication), les fluides (eau, gaz, énergie), la sécurité des personnes et des biens - toutes choses crées et entretenues (directement ou indirectement) par le secteur public. Logiquement et chronologiquement, ce n'est pas le secteur privé qui crée de la richesse d'abord, puis le secteur public qui la prélève comme un rapace ensuite ; c'est le secteur public qui investit d'abord, et qui crée ainsi les conditions de l'industrie et du commerce, qui ne viennent qu'ensuite. Au delà de ça, la limite entre les deux secteurs est abstraite et théorique : le vigile et le policier, le professeur d'une école publique et celui d'une école privée, le chercheur du CNRS ou du service R&D d'une grande entreprise, n'ont pas des métiers si différents. Pourtant, d'après vous, l'un est productif, et l'autre non...
Sur l'enrichissement, "l'abus", comme vous dites, je veux bien. Mais qu'on commence par faire le ménage parmi les parasites d'actionnaires qui gagnent de l'argent en dormant, parmi les Arnault et les Bettencourt qui stockent des milliards, et après on s'occupera des hauts-fonctionnaires trop bien payés.
Réponse de le 11/12/2012 à 13:34 :
Rien que le fait que vous traitiez les actionnaires et que vous parliez des bettencourt et autres (exemple typique du fantasme franchouillard de base) de parasites alors qu'ils sont indispensables à la bonne marche d'une entreprise dénature totalement votre propos.
Je considère pour ma part que les critères d'attribution des marchés public (la restitution dont vous parlez) est mal faite et de nature à tirer toujours et encore plus les entreprises vers le bas ...

Quand à ça "Logiquement et chronologiquement, ce n'est pas le secteur privé qui crée de la richesse d'abord" je ne vois d'où vous le sortez ?
Réponse de le 11/12/2012 à 14:15 :
@Enjoy : on évite l'invective, moi aussi je peux traiter mes interlocuteurs de "franchouillards de base", ça n'avance à rien. Si mon propos manquait de clarté, je vais le préciser : la rémunération du capital représente des sommes qui, au sein de la valeur ajoutée de l'économie du pays, sont supérieures à l'investissement, ainsi qu'aux impôts payés par les entreprises à l'État, ainsi qu'aux cotisations sociales versées à la sécu. Ces sommes augmentent année après année, tandis que diminuent les trois autres (investissement, impôts, cotisations). Vous pouvez vérifier tout ça. Après, il ne faut pas s'étonner si nous ne sommes pas compétitifs (la faute au manque d'investissements), et si nous avons des déficits publics (qui ne viennent pas du trop dépensé, mais bien du pas assez perçu). Le propos sur les grandes fortunes, je le maintiens : avec les 41 milliards d'euros de Mr Bernard Arnault, on peut loger plus de la moitié des mal-logés français. Est-il légitime qu'un homme détienne une telle fortune (surtout quand il n'a jamais travaillé) ? Je réponds que non, et je suis prêt à argumenter.
Pour le reste, je crains que nous ne soyons dans une incompréhension mutuelle profonde. Je n'ai pas compris pourquoi vous parliez de marchés publics, et ce disant je suis sincère.
Enfin, je crois avoir expliqué assez que le secteur privé crée de la richesse que parce que dans un premier temps, le secteur public crée pour lui les conditions nécessaires : que ferait une entreprise dans un environnement sans infrastructures, sans éducation ni santé, sans sécurité ? Pour aller vite, connaissez-vous beaucoup d'entreprises qui investissent en république démocratique du congo, par exemple ?
Réponse de le 11/12/2012 à 14:17 :
@Enjoy : + 1 (mais on reste minoritaires !)
Réponse de le 11/12/2012 à 14:18 :
@pierre froide. Je ne dis pas de contre vérité mais je fais référence au rapport qui annonce que le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux n'a pratiquement pas fait faire d'économies car on a profité par remplacer des fonctionnaires de catégorie C par des catégories A et on a augmenté les primes de ces derniers. Les fonctionnaires de catégorie C sont ceux qui sont le plus au contact du public et ainsi on a détérioré le service aux usagers. Quand aux sciences sociales stériles , je pensais aux étudiants que l'on "parquent" dans ces filières sans avenir aujourd'hui avec cette idée bien française qu'il faut donner un savoir plutôt qu'un métier.
Réponse de le 11/12/2012 à 14:42 :
@Paul : pour les sciences sociales à l'université, cela dépend principalement du comportement des entreprises. La plupart des entreprises américaines, par exemple, n'ont aucune réticence à recruter des diplômés en lettres ou en sciences sociales, en sachant pertinemment qu'il faudra les former en interne. L'intérêt ? Ils ont de la culture, de la débrouillardise et une grande capacité d'adaptation. De toutes façons, le diplômé immédiatement employable et efficace n'existe pas - ce que n'ont pas compris nombre de boîtes françaises, qui cherchent cette perle rare au lieu de faire de la formation en interne. Du coup, on inverse tout, et on fait faire des stages à l'infini aux étudiants, qui bossent pour 436 ? par mois. Il existe certaines boîtes ou certains services qui ne fonctionnent qu'avec des stagiaires ! Réglementer un peu ça pourrait d'ailleurs être une piste de réflexion dans la lutte contre le chômage.
Réponse de le 11/12/2012 à 15:32 :
Vous occultez le vrai débat, le secteur public est dispendieux et surdimensionné d'un point de vue budgétaire, il est certes nécéssaire mais prend une place trop importante en France, premier pays de l'OCDE par sa dépense publique et ses prélèvements obligatoires. L'état déjà trop interventionniste le devient encore plus au détriement de l'initivative privée qu'il ponctionne pour assurer son train de vie et les amortisseurs sociaux, plus de la moitié (57%) de la richesse nationale est absorbée par l'état pour le fonctionnement des services publics et la redistribution, c'est juste trop qui plus est d'une relative innefficacité, il faut avoir des oeillères dogmatiques pour refuser cet état de fait. Les chiffres se chargeont malheureusement bientôt de nous le rappeler. Enfin, pire que tout, le discours stigmatisant (et lénifiant) qui est tenu envers l'initiative privée et la création de richesse contribue à créer un climat fort peu propice aux affaires et à l'investissement dont dépendent les subsides de ce même état, la boucle va donc être très rapidement bouclée, dans la douleur..
Réponse de le 11/12/2012 à 16:12 :
Je suis toujours amusé d'être accusé de dogmatisme par ceux qui disent que l'Etat est inefficace et trop lourd, que les entreprises sont écrasées de charges sociales et qu'il faut libérer les forces vives du pays pour que tout aille mieux. Les politiques que ceux-là préconisent sont appliquées partout depuis 30 ans, sans résultats autre que la crise que nous connaissons. Dans les pays qui ont eu la bêtise de les appliquer plus franchement encore, ou qui y ont été forcés par des instances internationales, la catastrophe a été au rendez-vous : jamais l'austérité n'a permis la reprise de la croissance, jamais elle n'a entraîné autre chose que le chômage et la misère. Le pays qu'on nous cite en modèle, l'Allemagne, vit de façon parasitaire sur ses excèdents commerciaux, c'est à dire nos déficits, et paupérise de plus en plus une population vieillissant à vitesse grand V à coup de minijobs à 400 ? par mois.
Je crois que ça vaut le coup de se pencher sur les Trente Glorieuses : la croissance était forte et nous avions le plein-emploi, avec des entreprises publiques nombreuses et en monopole (on appelle ça des services publics), des taux d'impositions marginaux supérieurs à 80 %, un commissariat au plan, des droits de douanes, un contrôle des changes, une tarification administrative des prix et un contrôle du gouvernement sur la politique monétaire et le crédit. A l'époque, ça a permis au PIB de quintupler en Trente Ans ; aujourd'hui, après avoir privatisé, ouvert et déréglementé, nous crevons bouche ouverte, à part quelques fortunés.
a écrit le 11/12/2012 à 8:23 :
Les rentrées fiscales vont chuter en 2013 , ce qui n'empêchera pas les ponctionnaires de chouiner pour avoir leurs sacro saintes augmentations salariales , qui leur seront accordées en plus ... lamentable ..
L'écart entre les non productifs et les productifs va encore s'accroître ce qui est une hérésie et un cas unique au monde !
Réponse de le 11/12/2012 à 8:47 :
Une bonne réflexion d'arrière garde comme on les aime
Réponse de le 11/12/2012 à 8:52 :
+1
Réponse de le 11/12/2012 à 12:39 :
Néanmoins il faut être borné pour ne pas voir que les rentrées fiscales vont baisser.

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