Le Medef met la pression sur le gouvernement avant la rentrée

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A quelques jours du lancement de l'Université d'été du Medef, Pierre Gattaz, le nouveau patron des patrons fraîchement élu a décidé d'imposer sa marque en faisant pression sur le gouvernement.
Vendredi, il a en effet déclaré ne ressentir "aucun frémissement particulier" de l'activité économique en France, malgré un rebond de la croissance au deuxième trimestre.
Ce chiffre avait faire dire au ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici que le pays avait pris le chemin d'une reprise "durable."
En affichant ainsi sa prudence sur l'activité économique française, le Medef espère dissuader le gouvernement d'augmenter la pression fiscale sur les entreprises, alors que les discussions sur la réforme des retraites sont dans leur dernière ligne droite, tout comme les arbitrages pour le prochain budget.
Sur ce point, de nombreuses voix s'élèvent à gauche pour appeler l'exécutif à ne pas s'adonner à de nouvelles hausses d'impôts. Mais la hausse programmée de la TVA en 2014 et surtout, l'annonce de la création d'une taxe carbone ont remis de l'huile sur le feu, à gauche comme à droite.
Sur le plan de la fiscalité, d'ailleurs, le patron du Medef a rappelé qu'il était opposé par principe à une hausse des cotisations ou de la CSG pour financer la réforme des retraites à quelques jours d'une ultime réunion à Matignon sur le sujet.
Le message des patrons à Jean-Marc Ayrault est clair: "taxer n'est pas réformer". "Il faut faire des réformes structurelles profondes en France, y compris pour la retraite", a résumé Pierre Gattaz sur France Info, estimant que "les deux rendez-vous de la rentrée", les retraites et le budget, doivent être "réglés sans augmenter du tout les impôts".
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Il préconise d'augmenter "un peu la durée des cotisations de 41 à 43 annuités" et d'"augmenter l'âge légal de 62 à 63 à l'horizon 2020".
En juillet, le Medef avait indiqué dans un document remis au gouvernement qu'il accepterait une hausse de 0,1 point des cotisations vieillesse pour les plus hauts salaires, à condition que les cotisations famille des entreprises soient transférées sur la TVA ou la CSG.
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Quant à la question de la pénibilité, que certains syndicats veulent voir intégrée à la réforme des retraites, Pierre Gattaz a exclu qu'elle puisse faire partie de la réforme.
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