Pourquoi la France perd (ou gagne) en compétitivité selon les classements

 |  | 1005 mots
Lecture 5 min.
(Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La France a perdu deux places dans le classement des pays les plus compétitifs réalisé par le Forum économique mondial. Or, selon un autre indicateur elle a gagné une place cette année. Petit point de méthodologie pour s'y retrouver dans tous ces comparatifs.

Deux places en moins, ou une place en plus? Selon les classements, la France est plus ou moins compétitive. Le dernier en date, celui du Forum économique mondial (le famaux WEF, qui réunit chaque année le gratin des décideurs à Davos), classe le pays au 23e rang mondial, loin derrière le bon élève indéboulonnable, la Suisse. Depuis l'an dernier, quand elle se faisait sortir du "top 20", la France a perdu deux rangs selon cet indicateur très suivi par les investisseurs et publié par le centre de recherche économique du Forum, situé à Genève. Problème: quelques mois auparavant, dans la ville voisine de Lausanne, l'Institute for Management Development publiait son propre classement, lequel indiquait que la France avait au contraire "gagné" une place, passant au 28e rang mondial.

  • Méthodologie, critères, visées

Pourquoi de telles divergences? Évidemment parce que la méthodologie, les critères pris en compte par ces classements diffèrent, en particulier parce que leurs objectifs ne sont pas les mêmes. L'indice de l'Institute for Management Development étant établi par une école, il se focalise surtout sur les éléments que ses concepteurs jugent utiles aux futurs cadres dirigeants qu'il forme. De son côté, le centre de recherche en charge du "Global competititiveness index" du Forum économique mondial affiche se concentrer sur les manières "d'identifier les entraves à la croissance de façon à ce que les stratégies pour atteindre un progrès économique durable puissent être développées". Un objectif forcément sujette à débat.

  • Les 12 "piliers" du WEF

Pour la méthodologie, le WEF indique se fonder sur 110 critères répartis en douze "piliers" : institutions, infrastructures, environnement macro, santé et enseignement primaire, enseignement supérieur et formation professionnelle, efficacité du marché du travail et efficacité du marché des produits, évolution des marchés financiers, maturité technologique, taille du marché, niveau de sophistication des affaires et de l'innovation. Chacun de ces critères est doté d'une pondération spécifique.

  • Chacun son classement...

Il existe bien d'autres classements, s'appliquant à des régions, secteurs ou domaines particuliers comme celui sur la compétitivité dans les pays de l'OCDE, celui sur l'industrie du cabinet Deloitte, celui sur le tourisme. Rares sont donc les "think tank" et les grandes organisations qui ne proposent par leur propre indicateur d'attractivité économique. Outre-Atlantique, la Fondation "Heritage" et le Wall Street Journal publient par exemple un "indice de liberté économique", dont l'intitulé même laisse entrevoir l'orientation idéologique.

  • ...chacun sa critique

Et puisque ni leurs cibles, ni leurs auteurs, ni leur conception ne sont totalement neutres, ces classements font régulièrement l'objet de vives critiques. Surtout de la part des gouvernants dont le pays a été déclassé ou bien par les organisations concurrentes. Au-delà de la remise en question de la définition même de "compétitivité", le choix des critères et surtout leur pondération font l'objet de remises en cause constantes. Dans son propre rapport, l'OCDE pointe par exemple les différences de conception entre certaines notions utilisées telles que les "producteurs nationaux" ou bien encore l'évolution des sous-indicateurs utilisés pour calculer ces indices, comme par exemple ceux qui mesurent les échanges internationaux.

  • Problème statistique

Sont remises en cause, notamment, le principe même des méthodes de calcul choisies. Pour Stéphane Grégoir, doyen de la faculté et de la recherche à l'EDHEC et auteur de plusieurs études sur la question:

La compétitivité est une notion qui recouvre de nombreuses dimensions qu'il est difficile de réduire à une seule dimension synthétique. (...) Les différences de rangs affichées peuvent être associées à ces choix et il est peu pertinent de les commenter. Que dire de la différence de rangs entre le 17ème et le 22ème lorsque l'indice change de 0,05 point? Il faudrait pouvoir illustrer la robustesse des rangs obtenus en modifiant un seul poids sur une des variables considérées et faire l'opération un grand nombre de fois. L'image floue qui en résulterait permettrait d'avoir une idée de la qualité d'information apportée.

  • Alors, que retenir de ces classements?

Enfin, la modification régulière des critères continue de faire tiquer. Le centre de recherche du Forum économique répond à ces critiques. "La méthodologie est restée stable depuis 2006, même s'il y a eu de petits ajustements", explique Oliver Cann, porte-parole du WEF. "Ces changements concernent l'exclusion ou l'inclusion d'un petit nombre d'indicateurs, la réorganisation de certains piliers", ajoute-t-il. Il s'agit en particulier des questions relatives aux infrastructures, à la maturité technologique et au degré de sophistication des affaires. Depuis l'an dernier, trois changements ont été réalisés. Mais "en dépit de ces ajustements (…) l'analyse de la performance d'un pays sur la période 2006-2013 reste possible pour identifier des tendances", assure le porte-parole.

Dès lors, que retenir de ces palmarès? Économistes et investisseurs n'en retiendraient... que très peu d'éléments, selon Stéphan Gregoir. "Du point de vue la communication et de l'impact médiatique, il est néanmoins plus aisé de produire un indice et de le commenter abondamment", estime le chercheur.

Plus que le chiffre final, ce sont donc plutôt certains détails de chacun de ces classements qui sont riches d'enseignements. Et ce, non seulement sur leur objet - l'évolution de la compétitivité du pays - mais plus encore sur la manière dont l'observateur perçoit cette dernière. Ainsi, pour le Forum économique mondial, si la France a perdu en compétitivité, c'est notamment en raison de "l'inquiétude à propos du secteur de la santé et de la finance" dans le monde des affaires. Et elle pourrait améliorer son classement en "injectant plus de flexibilité dans son marché du travail". Cette fameuse "rigidité française" qui faisait déjà l'objet du même commentaire, exactement dans les mêmes termes, quand elle était classée 15e en 2010...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/09/2013 à 13:29 :
Enfin la preuve que les augmentation de salaires ne nuit pas à la compétitivité !
a écrit le 05/09/2013 à 13:15 :
Les classements sont autant de produits différents, avec leurs positionnements, leurs qualités distinctives et leurs clientèles spécifique. Ni plus ni moins. Ils n'ont en ce sens qu'un lien assez distendu avec la réalité, mais correspondent très bien à l'air du temps qui veut que l'image et sa projection soient plus importants que celle-ci.
a écrit le 05/09/2013 à 9:49 :
La France est classée au-delà de la 120e place, derrière les pays africains, pour certains critères comme la fiscalité ou le marche du travail.... histoire de bien faire baisser sa moyenne. Merci pour cet article, car les dindons de la farce, ce sont évidemment ceux qui prennent ce classement pour argent comptant.
Réponse de le 05/09/2013 à 10:30 :
Dans cette étude et sur ce genre de critère, l'Allemagne (une économie semblable) par exemple se positionne comme la France, elle progresse cependant de 2 places à la 4eme. l'aggrégat "flexibilité du marché du travail: France 116 eme place / Allemagne 113 eme dans le détail flexibilité d'ajustement de salaire: France 75 eme place / Allemagne 141 eme; enfin essayez déjà de comprendre cette étude avant de réjouir avec vos commentaires; merci.
Réponse de le 05/09/2013 à 12:16 :
On pourrait reprendre tous les critères... 1) Evidemment que l'Allemagne est favorisé par certains critères, 2) l'Allemagne et la France au-delà de la 100ème place, montre l'ineptie de ce classement, 3) on s'arrange pour avoir un semblant de cohérence et mettre la France au 23ème rang car on voit bien le ridicule de la mettre au-delà de 40è, 4) la Suisse au 1er rang, cela est fait évidemment en toute indépendance par un organisme suisse.
Réponse de le 05/09/2013 à 13:54 :
@ ahuete Le forum économique mondial, comme son nom l'indique, n'est pas suisse, mais basé à Genève. Il n'y a que très peu de Suisses qui y travaillent à vrai dire. Mais tout le monde sait bien que la France est le meilleur pays au monde.... On se rassure comme on peut ;-)
Réponse de le 05/09/2013 à 15:30 :
Et tout le monde sait que la Suisse est la modestie même ; la preuve, elle est première du classement du forum de Genève ou de Davos comme vous voudrez !
a écrit le 05/09/2013 à 9:38 :
S'il y a un biais, c'est dans la perception qu'ont les Suisses de la France... que dire en effet de cinq pays dans un mouchoir de poche (0,02) ! Il suffit de faire varier la pondération d'un critère de quelques points pour bouleverser le classement. Par contre, l'effet médiatique est assure.
a écrit le 05/09/2013 à 9:30 :
La monnaie fait parti de la compétitivité d'un pays et tire a elle tous les indicateurs annoncés! Si l'euro est adapté a l?Allemagne elle est moins bien pour la France!
a écrit le 04/09/2013 à 20:52 :
L?Allemagne est 4ème et a gagné 2 places.
Le fait de gagner une place ou d'en perdre une, d'une année à l'autre, n'est pas important, ce qui compte est le trend à long terme et c'est là ou ce sondage correspond à la réalité surtout en ce qui concerne la France.
a écrit le 04/09/2013 à 18:56 :
nous payons cher le vote de 2012 nous avons elu un dictateur qui devient dangereux pour la paix mondiale , nous sommes une decheance vis a vis du monde, l'allemagne seule peut nous sauver en nous rachatant a elle
Réponse de le 04/09/2013 à 22:13 :
Faut arrêter le schnaps au petit dèj... Ça attaque direct le cerveau !
a écrit le 04/09/2013 à 17:01 :
Sans les classements et les sondages en tout genre les médias manqueraient de travail ...voila à peu pret leur seul mérite faire vivre des journalistes .....aprés à chacun de faire ses propres classements .
Prenons un seul exemple , entre l'ambitieux et celui qui priviligie la qualité de la vie vous n'obtiendrez pas la même hiérarchie dans les classements !
a écrit le 04/09/2013 à 16:47 :
Notons que la France avait déjà perdu en 2012, 3 places au classement WEF. Notons qu'elle se situait, il y 4 ans au 15eme rang. Notons également que l'IMD, (l'Institute for Management Development) publiait son propre classement, lequel indiquait que la France avait effectivement "gagné" une place, passant au 28e rang mondial ET publiait en MEME temps une analyse sur l'inquiétante dégringolade de la France sur une période de plusieurs années. La rédaction rédige par omission. Le comble du ridicule est de citer un certain "Stéphan Gregoir": Les echos par exemple résume autrement: "Critiquable sur sa méthodologie il (le classement) reste cependant attendu et disséqué attentivement par les analystes, les investisseurs et, bien souvent les gouvernements." Pourquoi autant d'effort pour relativiser les abondantes et constantes mauvaises nouvelles sur le développement de l'économie française? Le déni est une exception culturelle?
a écrit le 04/09/2013 à 16:42 :
Voici mon classement où il fait bon vivre, longtemps, en bonne santé, avec du temps pour soi et un salaire décent...Où les droits de chacun sont respectés, riches ou pauvres...
1 France
2 Australie
3 Italie
4 Nouvelle-Zélande
Quelle déception les USA n'arrivent que 32ème et perdent encore 3 places ( 1% de la population est en prison...10 fois plus, en proportion, qu'en France et les 10% les plus riches possèdent 70% de la richesse nationale) et le RU 55ème (plus de services publics, retour du contrat à la journée, 25% d'enfants pauvres, climat dégueulasse, banlieues tristes à se pendre et la Suède sort du top 10 (6 mois de nuits froides par an cela calme le bonheur.....)
Car au bout du compte je suis pas sur terre pour être l?outil d?une quelconque compétitivité mais pour vivre et travailler heureux.
Réponse de le 04/09/2013 à 16:55 :
@lachcor : je ne sais pas d'où ni comment vous sortez ce classement mais je ne peux que saluer votre dernière phrase.
Réponse de le 04/09/2013 à 16:59 :
D'accord , à condition d'avoir du travail.
Réponse de le 04/09/2013 à 17:00 :
+10
Réponse de le 04/09/2013 à 17:08 :
Je suis bien d'accord avec vous. Je reçois pas mal de visiteurs étrangers et tous nous envient notre cadre de vie et le fait que dans 90% des régions, on y vit peinard (beaucoup plus qu'en Europe du Nord par exemple où on est sérieusement enquiquiné par la pression morale) dans un cadre souvent magnifique, on y mange bien, et les gens sont sympas. Je ne range pas Paris dans les 90%. Connaissant aussi les autre pays que vous citez, je suis aussi d'accord avec vous et j'y rajouterais le Portugal.
Réponse de le 04/09/2013 à 17:12 :
Quel chauvinisme crasseux ! Même dans les critère dont vous parlez, plusieurs pays arrivent devant la france! (dont la nouvelle zelande).

Quand au "10 fois plus de pourcentage de gens en prison par rapport à la France", s?est consternant de bêtise, à l'heure ou plusieurs détenu qui aurait du être en prison et qui ne l'était pas ont commis des crimes....

Loin de moi d'adorer le système américain (c'est plutôt l'inverse), mais croire vivre dans le pays le plus parfait...C'est juste arrogant, méprisant, pathétique et pitoyable!

Mais vous avez raison, ne faisons rien, tout est bien!
Réponse de le 04/09/2013 à 18:06 :
Et moi, je connais beaucoup d'étrangers qui n'aiment pas du tout la France et n'envient pas du tout les Français. Car ces étrangers savent que la France n'est ni le nombril du monde, ni de l'univers!
Réponse de le 04/09/2013 à 19:23 :
@ Chaufon ;
Même si on nous classait dernier...et après . Il vaut mieux être pauvre en France que dans ces beaux pays....
Réponse de le 04/09/2013 à 19:41 :
Ça soulage de couiner quand on va pas bien, hein ?
a écrit le 04/09/2013 à 16:30 :
Le défaitisme ne va pas à la France et il faut simultanément avoir foi en son époque et en son pays dans la mesure où notre génie particulier n'est pas plus que par le passé entravé par les conditions actuelles du postmodernisme. C'est une époque bien plus ouverte qu'on ne le pense généralement. Au moment où revient la croissance, malgré la somme assommante des pessimismes ambiants, il faut au contraire refuser pour soi et pour les autres toute menace de recul et créer sans peur et sans reproche les champions industriels de demain...
Réponse de le 04/09/2013 à 16:47 :
@Marchangelo : Bien dit, mais vous allez vous faire atomiser par les pleureuses et les esprits bas de plafond ...
Réponse de le 04/09/2013 à 20:09 :
assommant
a écrit le 04/09/2013 à 16:30 :
Très bon article qui replace les "classements" dans leurs contextes et face à leurs idéologies respectives. Il serait intéressant de faire un classement des classements, suivant leurs critères , méthodologies objectifs et stabilité/variabilité ...
a écrit le 04/09/2013 à 16:26 :
Le seul vrai indicateur est les investissements, et surtout l'intérêt des investisseurs étrangers à investir en France. Pour ma part, je peux témoigner avoir mis 6 mois fin 2011/début 2012 pour obtenir plusieurs mandats de recherche d'opportunités d'investissement en France (ticket minimum à investir de 100 Mio), auprès d'investisseurs étrangers, et de mai à fin juillet 2012 alors l'ensemble des mandats ont été annulés (et pas en raison de mauvais services mais plutot de l'instabilité en France). Ainsi des investisseurs prêts à mettre des sommes conséquentes, s'en ont allé et ne sont pas pressés de revenir. Tant que ce gouvernement sera en place et qu'une nouvelle équipe ne s'engage pas à rendre obligatoire l'augmentation des impots par référendum alors il n'y aura pas de confiance suffisante pour que de nouveaux des investissements se fassent.
Réponse de le 04/09/2013 à 16:45 :
En termes de rétablissement des comptes publics, ce gouvernement a déjà fait mieux que tous ces prédécesseurs. Augmentation des recettes de l'état et diminution massive et sans précédent des dépenses publiques. Que voulez vous de plus. Il faut laisser au remède le temps d'agir.
Réponse de le 04/09/2013 à 16:53 :
@Paulo : bizarrement vous ne remettez pas en cause la qualité de votre travail... Et cela dépend aussi de votre secteur d'activité. Un peu de bon sens et d'objectivité ne font pas de mal. Si je cherche un peu je trouverais bien 2 ou 3 témoignages, parmis mes connaissances, de gens qui ont réussi à capter des investissements depuis l'étranger. Votre commentaire est d'un egocentrisme !
Réponse de le 04/09/2013 à 17:09 :
Je suis désolé mais vous semblez être gravement victime de la propagande du gouvernement ... Les dépenses publiques ont progréssé à fin juin de plus de 3 millairds par rapport à l'an dernier ... L'hyper fiscalité et la pseudo restitution du CICE c'est 30 milliards d'impots en plus et peut etre 20 restitués, et encore cela ne profite pas vraiment aux entreprises qui créent de la richesse dans l'industrie mais à celles des services ... Sans industrie il n'y a pas de richesse suffisante pour faire tourner les services, donc si vous favorisez les services c'est au détriment de l'industrie et donc vous accélérez le plongeon de votre économie ... Cela fait partie des basiques en économie, donc ce gouvernement est soit gravement incompétent soit il est sourd (vis à vis des conseillers) soit il a laissé les clés de la France dans les mains des énarques ... Dans tous les cas cela va mal finir ... Heureusement, pour mes activités, que je ne travaille que dans des pays normaux et limitrophes de la France ...
Réponse de le 04/09/2013 à 18:02 :
@Chich : oui c'est sur ... Quand vous êtes sur un deal très important (xxx Mio) et que soudain aux US on vous dit que ce n'est plus la peine car ils viennent de décider de stopper tout investissement en France ... cela doit être nos services qui sont défaillants ... Mais en plus, quand vous en avez 4 autres en 5 semaines qui vous disent que le mandat de recherche est caduque car ils n'incluent plus la France dans leur zone d'intérêt, oui c'est sur cela doit aussi être encore nos services ... Et pour finir, quand on vous demande si vous pouvez accompagner un dossier de sortie de plusiuers usines de production agro-alimentaire vers un pays voisin (ce que nous ne faisons pas) et que les propriétaires sont étrangers alors en effet cela doit être nos services ... Il faut être pragmatique ... Par ailleurs, on peut aussi parler des fonds de private equity et venture capital, dont les investment managers recoivent une performance fee (pouvant dépasser le million) s'ils atteignent un minimun de return et ce parfois après 3 ans de gestion active sans grands revenus pour eux, alors pourquoi ces fonds s'en vont (ou du moins leur staff d'investissement) ... Ne serait-ce pas du fait de la requalification de leur performance fee de revenus de valeurs mobilières (taxé à 39%) en revenus salarial (taxé à 75% si > 1 Mio). Ces gens représentent 10 milliards d'investissement en France par an. Enfin (car la liste pourrait être longue) les investissements etrangers en France comparés aux investissements francais à l'étranger c'est plus que 10 milliards de déficit par an (donc chaque année on a 20 milliards qui rentrent et 30 qui sortent, l'iNSEE vous confirmera les chiffres) ... Ca doit être aussi de l'égocentrisme ... Pour conclure, avec la nouvelle taxe sur les cessions d'entreprises francaises, les fonds de capital risque, qui collectent les 50% d'ISF pour les contribuables assujettis qui décident de les investir plutot que de les payer à l'Etat, en arrivent désormais à diversifier leur portefeuille en investissant (de l'argent provenant de l'ISF) dans des sociétés étrangères pour garder un rendement à peu prés correct ... Là on touche le pompom ... Mais bon à chacun son avis ...
Réponse de le 05/09/2013 à 14:19 :
bref, vous avez aucun résultats, mais comme toujours, c'est la faute à tous-les-autres-ki-sont-nuls

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :