Quatre indicateurs qui signalent une reprise en demi-teinte de l'économie française

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La croissance est bien repartie au deuxième trimestre, mais l'investissement et le pouvoir d'achat ne s'améliorent pas. (Photo Reuters)
La croissance est bien repartie au deuxième trimestre, mais l'investissement et le pouvoir d'achat ne s'améliorent pas. (Photo Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Entre avril et juin 2013, le produit intérieur brut français a grimpé de 0,5% a confirmé l'Insee. Pour le premier trimestre, le niveau de la contraction a été révisé (-0,1% au lieu de 0,2%).

Le rebond du deuxième trimestre est confirmé. Mais l'Insee publie également des indicateurs moins favorables pour les mois suivants. 

  • 0,5%: la croissance en France au deuxième trimestre confirmée par l'Insee

L'Insee évalue à 0,5% la hausse du produit intérieur brut français au cours de cette période dans sa seconde estimation publiée ce vendredi. Elle revoit à la hausse la performance de l'économie française au trimestre précédent: la contraction n'aurait été que de 0,1% au lieu de 0,2% précédemment annoncé. L'acquis de croissance pour cette année reste inchangé à 0,1%. 

La contribution comptable du commerce extérieur à la croissance du PIB est neutre ce trimestre", écrit l'Insee qui pointe une hausse équivalente des exportations et des importations. 

  • -0,4% : baisse de la consommation des ménages en août

Moteurs de cette reprise:les dépenses de consommation des administrations (+0,7%) et de la consommation des ménages (+0,4%). Cette dernière a continué d'augmenter au même rythme en juillet mais la tendance s'est inversée au mois suivant (-0,4%)

Après une baisse en juin (-0,8%), les dépenses en biens durables ont augmenté en juillet (+0,7%) puis diminuent légèrement en août (-0,3%). "Ce profil résulte principalement de celui des dépenses en automobiles (+0,9% en juillet suivi de -0,7% en août)", indique l'Insee. 

Au mois d'août, la consommation de produits alimentaires s'est réduite (-0,7%). En revanche, les achats en équipement du logement ont légèrement progressé (+0,4% en août après +0,1% en juillet), après une baisse en juin (-0,8%). Les dépenses en habillement, textile et cuir ont diminué en juillet sous l'effet des soldes, puis ont remonté en août au niveau de juin.  Par ailleurs, après la consommation en énergie repart à la baisse en août (-0,1%) après une hausse de 0,2% au mois précédent (et une baisse de 4,5% en juin). 

  • - 0,4%: baisse de l'investissement

L'investissement, également très observé car son redémarrage peut signaler une reprise, a continué de reculer au deuxième trimestre. Il a baissé de 0,4% après une chute de 1% en début d'année. L'investissement des entreprises non financières est resté stable après avoir reculé de 1% au premier trimestre.

  • -+0,4%: hausse du pouvoir d'achat

Enfin, le pouvoir d'achat a reculé moins fortement qu'au début de l'année, de 0,4% au lieu de 0,8 au trimestre précédent. 

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Commentaires
a écrit le 29/09/2013 à 17:39 :
C EST VRAIS que les augmentations d impots vont diminue la croissance ;;mais beaucoup de francais reviennent de vancances fauche; donc il va falloir attendre pour y voir plus clair sur la reprisse de cette CROISSANCE ???
a écrit le 27/09/2013 à 18:49 :
Les chiffres parlent d'eux même. La reprise est là, mais pas suffisamment pour sortir de la récession. Donc on continue de détruire de la richesse en France chaque jour...
a écrit le 27/09/2013 à 15:34 :
En décidant de taxer l'excédent brut d'exploitation, qui en gros est la somme des bénéfices ET de l'investissement, le gouvernement a effectivement choisi de TAXER l' INVESTISSEMENT ! Il ne faudrait pas pleurer ensuite que celui-ci régresse !...
Réponse de le 27/09/2013 à 16:26 :
@Yves : Rassurez vous, personne ne va pleurer. Cela ne va pas régresser bien au contraire. Cette mesure ne toucherait que les entreprises de plus de 3 millions de CA.
a écrit le 27/09/2013 à 15:11 :
Message rassurant distillé au bon peuple: ca repart!!! Donc plus besoin de réformer et de supprimer les dépenses inutiles de l'Etat et des collectivités locales. On peut continuer la gabegie et à dépenser comme avant!
a écrit le 27/09/2013 à 13:46 :
"Enfin, le pouvoir d'achat a reculé moins fortement qu'au début de l'année, de 0,4% au lieu de 0,8 au trimestre précédent".
-0,4%, vous appelez ça une hausse vous...
Si on ajoute à ça la baisse la baisse des investissements des entreprises et la morosité de la consommation des ménages, il faudra m'expliquer en quoi cet article présente des signes de reprise, même en demi-teinte....
a écrit le 27/09/2013 à 13:41 :
C'est clair : il n'y a pas plus de croissance que de beurre en broche.
a écrit le 27/09/2013 à 13:14 :
il faut que l'on m'éxplique comment relancer la consommation ! en payant toujours plus d'impôts ?
Réponse de le 27/09/2013 à 14:39 :
"Haavelmo" Je vous donne un indice, mais il va falloir chercher un peu.
a écrit le 27/09/2013 à 12:59 :
le chiffre a retenir :"" dépenses de consommation des administrations (+0,7%) ""... tout est dit !
Réponse de le 27/09/2013 à 16:32 :
@Churchill : Je ne comprend pas votre remarque. On dépense +0,7%, c'est à dire quasi stabilité des dépenses, alors que l'on augmente considérablement les prélèvements sur les millionnaires et les milliardaires. C'est carrément positif, non ?
a écrit le 27/09/2013 à 12:10 :
"-0,1% au lieu de 0,2%". Ca ne serait pas plutôt "-0,1% au lieu de -0,2%" ?
a écrit le 27/09/2013 à 11:40 :
Encore de la propagande après les chiffres du chômage ,voici le chiffre de la croissance qui est bon? tout le monde le voudrait bien, mais nous savons que c'est faut malheureusement. Tous ces statisticiens sont à la botte de l'enfumeur????
Réponse de le 27/09/2013 à 13:19 :
Je trouve ce commentaire insultant vis à vis des statisticiens de l'INSEE. Cet organisme est indépendant, déjà à l'époque, Sarko avait voulu l'"exiler" dans l'est de la France car il contredisait les prévisions que le gouvernement publiées et évidemment elles étaient plus flatteuses que celles que publiées l'INSEE.
Réponse de le 27/09/2013 à 16:37 :
@jkarl : C'est une technique habituelle des ignards et des incompétents. Remettre en cause les chiffres lorsque ceux ci ne leur conviennent pas. L'étape suivante, je vous l'annonce tout de suite : tenter de décrédibiliser l'orateur ("mais vous n'en savez rien", ou "vous devez être un employé de l'INSEE", ou "c'est clui qui dit qui est"). Typique des nullos et des inutiles.

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