La réforme des retraites retoquée par l'ensemble des sénateurs

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Retour à la case Assemblée nationale pour la réforme des retraites. Le texte, complètement détricoté par la Sénat, a été rejeté par les l'ensemble des 346 législateurs de la rue de Vaugirard mardi soir. Mais si droite comme gauche ont voté contre la réforme telle que présentée, c'est pour des raisons diamétralement opposées. Pour les élus PS, "le texte tel qu'il a été modifié par la droite du Sénat était devenu inacceptable", comme l'a expliqué le président du groupe PS François Rebsamen.
La ministre des Affaires sociales et de la Santé se félicitait mardi soir de ce rejet :
A droite, Jean-Noël Cardoux (UMP) considère au contraire que les modifications du texte n'ont pas été suffisantes : "Tous les problèmes de fond n'ont pas été abordés". "Nous avons pu corriger en partie ce que nous considérions comme pas profitable dans le texte. Nous avons voté des éléments positifs. Mais, malgré cela, nous ne sommes pas allés assez loin", a-t-il dit mardi soir.
De son côté, le groupe CRC (Communiste Républicain et Citoyen) avait indiqué qu'il s'opposerait à la réforme, lui reprochant d'être financée par les salariés avec l'allongement de la durée de cotisations. Le communiste Dominique Watrin estime que l'échec est aussi celui de la droite, qui a voulu faire reculer l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 65 ans et "veut punir les salariés de la fonction publique et des régimes spéciaux au nom de la convergence".
Les sénateurs avaient également adopté un amendement centriste créant un système de retraite par points, allant à l'encontre du système par répartition défendu par le gouvernement et la gauche. Ils avaient rejeté ses deux dispositions phares, l'allongement progressif de la durée de cotisation et la création d'un compte pénibilité.
Ce rejet n'est donc pas une surprise. D'autant que la commission des Affaires sociales du Sénat n'avait approuvé que 4 articles sur les 52 du projet gouvernemental. Ainsi, le gouvernement ne s'attendait pas à ce que la Haute Assemblée approuve le texte.
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A présent, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat est convoquée ce mercredi pour tenter de mettre au point un texte commun, mais cet objectif n'a aucune chance d'être atteint.
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Le texte de réforme repassera très probablement devant les députés, le 19 ou le 20 novembre. En tout état de cause, l'Assemblée nationale devrait rétablir l'ensemble des dispositions lorsque le texte reviendra devant elle en novembre. Constitutionnellement, les députés ont le dernier mot, ils devraient procéder à la lecture définitive de la réforme fin novembre-début décembre.
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